Histoire d’H2O- Anti Grise Mine Ambiante

                  

Dimanche 22 Mars , journée de l’eau. Arte , son documentaire « Water Makes Money »  dénonce le business des multinationales autour de la gestion de l’eau. Veolia et autres sociétés « propres » sur elles attaquent en diffamation ces vérités qui salissent une image de marque  collée à cet élément vital , cette richesse qui risque de disparaitre et plus porteuse actuellement que leurs jeux ou enjeux dans le nucléaire.

Combien de calculs savants proposés par des  journaux comme le Huffington Post regroupant des données du Nature Conservancy sur la production couteuse en eau de la viande bovine, de la fabrication des jeans, de celle du chocolat( he oui , jeunes écolos en herbes, les cloches de Pâques ou Lapins qui dissémineront ces chers œufs, poules et objets en tout genre le Dimanche de Pâques  en chemin vers Rome, seront gloutons en cette eau si importante à la vie )

Journée sans viande, journée avec coupure volontaire d’électricité, journée sans tabac , journée sans .. Journée sans eau … Non  impossible, trop nécessaire à l’organisme humain . Les conséquences d’une déshydratation peuvent être mortelles , comme arrêter d’arroser la centrale japonaise. Eau douce, il fallait de l’eau douce… encore faut il en posséder? Je ne peux m’empêcher de penser à ces millions d’êtres humains sur le globe à être dépourvu de cette eau de Vie, à ces femmes et enfants qui, comme sortis d’un autre âge, d’un autre siècle, parcourent des kilomètres pour aller récupérer le sang de la terre à des puits, des norias ou des distributions par certains organismes non  gouvernementaux.

Je pense aussi à ces nourrissons empoisonnés au lait sec ( distribution de lait en poudre aux mères africaines qui, au lieu d’être aidées et incitées à allaiter leurs petits comme tout mammifère , complètent les biberons par un peu d’eau croupie, polluée, impropre à la consommation et en quantité trop faible);

Je pense à la globalisation, marché mondial et l’abandon des cultures agraires propre à l’hydrologie du pays ou de la région au profit d’une plante plus « soiffarde « mais soit disant de meilleure rentabilité, sans tenir compte des flux du marché. Le flux et le reflux des océans et du traitement de ses eaux pour abreuver les golfs clairs . Ah oui les golfs et leur green impeccables .

Je pense à tous ces »  Géo trouve-tout », ces professeurs Tournesol qui s’ingénient à bricoler , qui des machines à laver à récupération d’eau de pluie, des toilettes sèches , des filtres pour remettre les eaux usées ( non elles ne sont pas usées , sales certes mais  toujours porteuses d’énergie ) dans le circuit de la Nature en source d’arrosage pour leur potager. L’eau ruisselle , retourne à la terre féconde et ce cycle magnifique reprend son cours.

Ode à l’eau… elle ne sera pas à » l’eau de rose « , quoique en parlant de fleurs, un peu de douceur dans ce monde de brutes, de malpolis, de voyous, de faux- jetons , de faux amis (voyez Sarko et son copain d’avant Kadhafi, Ben Ali  et tutti quanti ) , de  » je refais le monde mais je n’ai pas été voté « ,  moi qui suis un peu rêveuse , beaucoup révolte, passionnément  Terrienne  d’adoption , à la folie anti, entière encore un peu, je souhaite longue vie à une campagne  » Laissons pousser les fleurs entre les pavés », 2 eme édition de cette opération : je sème dans les interstices des routes, des boulevards, des avenues , aux pieds des arbres en cage de nos villes, dans les fentes de l’asphalte et du macadam et entre les pavés , s’il en reste et oui y a eu la plage et l’enfer du Nord , ceux qu’on a arraché en 68 ou qui ont été bien recouvert afin que cela ne recommence pas à voler ( si ça peut voler un pavé, parfois dans la mare, parfois ailleurs). Distribution gratuite de sachets de graines de 18 espèces de plantes nectarifères dont la violette (eh eh, fierté toulousaine) coquelicot, marguerite et bleuets…. Toutes ces variétés qui enchantaient les champs et les bas cotés de nos chemins de campagne . Préserver la biodiversité  tant des végétaux que des insectes , abeilles, bourdons et autres pollinisateurs , papillons avec leurs trompes  aspire nectar enroulée en spirale…. Je deviens bucolique . Ces  grains  légers de paradis pourront égayer les jardinières et pots sur le rebord de fenêtre ou pour les nantis sur la rambarde du balcon  arrosés par les larmes des nuages et le »  pluie pluie  « de leurs petits .

Ecolo moi? Au sens strictement poli tic  non , encore verte j’avoue en rougissant, boutonneuse   tout de même pas, mais florissante j’avoue . Ah , la délicatesse d’une fleur de fraisier des bois ….

L’Enfer(Essais) -Henri Georges Clouzot

L’Enfert d’Henri Georges Clouzot- Film Documentaire Serge Bromberg

                                                                        

Henri Georges Clouzot, en 1964 ,devait raconter la folie de Marcel Prieur ( Serge Reggiani), victime d’une jalousie pathologique à l’encontre de son épouse Odette ( Romy Schneider) trop jolie qu’il souçonne à tort d’infidélité. Marcel  va sombrer lui-même dans un délire d’expérimentations…

 Les acteurs comme les équipes techniques sont malmenés, au bout de deux semaines, Reggiani, exaspéré (il l’appelle « La Clouze »), claque la porte, blessé dans son perfectionnisme , il est hospitalisé.  Il ne reste alors du projet de « l’Enfer » que  les images des essais de Clouzot : 185 bobines bloquées juridiquement dans le placard d’un assureur pendant près d’un demi-siècle, 15 heures d’images…   Clouzot sort d’une dépression nerveuse  suite à la mort de son épouse Vera. Il vient de se remarier  et veut dépeindre de l’intérieur les affres et méandres de la jalousie . Lors des essais , il s’enferme dans une suite de l’Hôtel georges V et
se lance dans une interminable série de recherches qui le mèneront très loin, tentant de trouver dans le mariage de l’art cinétique et de la musique électro-acoustique, mais aussi bien dans la mise à l’épreuve des limites morales et physiques de ses acteurs, un équivalent plastique à la folie de son personnage.

Clouzot avait l’ambition de révolutionner le cinéma en utilisant notamment pour la forme  cinétique, des œuvres comme celles de Vasarely, des images sériales comme ce visage de Romy décliné à l’infini sur tout l’écran, des images déformées, distordues (le regard de Reggiani, par exemple) un peu comme « Les Montres molles » de Dali. Sur le fond, il semble que le projet avait l’objectif de pénétrer en caméra subjective le cerveau malade de Marcel Prieur en proie au démon de la jalousie et aux hallucinations : .  les scènes des crises de jalousie  filmées en couleur s’opposent de manière surréaliste aux scènes de la vie quotidienne en noir et blanc. D’autres hybrides, le visage de Romy recouvert d’une sorte d’huile pailletée fumant, lascive, la tête renversée, d’une indescriptible sensualité. Première apparition de Romy femme femme, femme fatale, Femme avec une Majuscule. Elle devient le principal objet de l’expérience :  surface de projection pulsionnelle à haute teneur érotique. Romy Schneider, telle que jamais on ne l’a vue : ligotée, dégradée, répulsive, fascinante, dominatrice, fragmentée, scintillante, hybridée, peinte de la tête aux pieds, captive d’un démiurge qui la soumet à ses plus folles visions.

  « la Piscine » ne sortira qu’en 1968 . L ‘image de l’actrice, connue alors par ses fans est  celle de la série « Sissi » . Elle est alors âgée de 26 ans et l’essence de Romy Schneider transparait sur l’écran , perce et transporte loin de la Romy souriante , légère, pétillante et joyeuse  hors champs caméra. 

  Clouzot  , précurseur ayant été tenté de filmer l’infilmable : à la difficulté de filmer les sensations, les hallucinations,  les névroses, voulant aller encore au delà, le réalisateur s’est heurté à l’impossibilité de la représentation de la paranoïa, de la folie envisagées de l’intérieur de la psyché d’un personnage en proie à un délire hallucinatoire, un projet incroyablement novateur et moderne. Mais aussi un projet mégalomane de « création absolue » aliénant, l’arrêt cardiaque fatal signant la fin des essais  de « L’Enfer » ayant peut-être sauvé le réalisateur de la folie.

Rappelons que le documentaire de Serge Bromberg a gagné le César 2010 du meilleur documentaire.

A Contre Idées – Didier Nordon

          

A contre-idées – Pour jouer avec les mots… Et les idées textes D.Nordon, illustrations: Matyo

Editeur : pour la science

Collection: regards sur la science

Didier Nordon est  né le 23/02/46 , voué aux mathématiques dés cette date , philosophe, chroniqueur entre autre pour la revue  Pour La Science . Humour, parfois grinçant, la vision désabusée, caustique, clairvoyante  jetée  sur le monde  de la recherche et de l’enseignement  ou sur le monde en tant que tel. Ce livre est une  sélection de certaines de ces  chroniques .

Considération de langage, vision de l’éducation et de l’enseignement , il joue sur les mots : le mamihlapinatapai en indien de terre de feu qui signifie  » rester à se regarder dans les yeux en espérant  que l’autre va proposer de faire quelque chose de bénéfique pour les deux parties, mais qu’aucune ne veut faire elle-même. » et de sa conclusion , comme Von Neumann et la théorie du jeu , commençons par apprendre la langue des indiens pour énoncer clairement ce qui se conçoit bien , les mots viendront aisément. De la sagesse indienne  par Didier Nordon.

Tirée d’un autre de ses écrits, une phrase que je fais mienne :

«Il n’existe guère de texte, si ennuyeux soit-il, qui ne contienne une perle susceptible de faire rire.»

[ Didier Nordon ] – Des cailloux dans les choses sûres.

Ce que l’auteur en dit : A contre Idées

 Trouver du comique dans une idée sérieuse (et inversement), du local dans une idée générale (et inversement), de l’absurde dans une idée sensée (et inversement), de l’esprit littéraire au sein des sciences (et inversement)… Aller à contre-idées n’est pas être contre les idées, mais tenter d’élargir leur spectre. C’est participer du jeu de massacre permanent qui veut qu’une idée ne soit à peu près jamais comprise de la façon escomptée par son auteur.

Amouraison

           

Un regard qui frôle

Ta ligne d’épaule

Descend vers les cuisses

Là où la peau est lisse

Et le creux de tes reins

De mes lèvres, de mes mains

Réclament qu’on les touche.

La muse de ton ventre

Et la roue de tes hanches

Tanguent et vers moi se penchent,

Invitent que je m’y ancre.

La sagaie qui  peut frapper

Enfle avant d’entrer

Comme un pilier dressé,

D’un Totem sacré.

De mon ventre , des lianes

S’enchevêtrent et se pâment

D’accrocher ce piton

Et dans un doux frisson,

Mes yeux en point de mire

Rient de le voir frémir,

Froisser, fouiller

Sans cesse visiter

Pétrir et malaxer

Pourfendre et chavirer

Dans l’océan laiteux,

Nos  sens  vers les cieux

s’embrasent en un frisson

Et se nouent nos âmes,

Avant qu’elles ne se damnent

Au son de l’oraison

Très loin de l’horizon.

Autant en emporte l’Europe

            

Alors que la petite fleur de nos « paniers gourmands » en pots , laitages de la marque Yoplait devrait être rachetée par , certainement des américains (General Mills ou .. ) ;la France , elle via Lactalis met main basse sur le lait italien Parmalat. d’ici qu’on glisse dans le Nutella avec des petites surprises dans des œufs chocolatés pour les kids ( kinder surprise et autre douceurs archi sucrées , mais où est donc passée ma pate de cacao???)

Pendant que la guerre du lait fait rage , sans pour autant mettre du beurre dans les épinards( pas encore contaminés en France , mais impropre à la consommation dans certaines zones proche de la centrale nucléaire japonaise) Le Président de la République Française , Mr Sarkozy n’a pas attendu l’arrivée du nuage pour soulever le sien en zone libyenne. Redorer un blason en se voulant tête de file des armées pour une guerre humanitaire . Paradigme, coup de pub diplomatique pour troquer les chaussures de clown dont l’avait affublé le fils de Kadhafi pour  des rangers  à talonnettes?

Prendre les devants , demander l’autorisation ensuite et finir par présenter des excuses ou dire à Kadhafi  » casse toi pauv’con » comme il nous l’a déjà fait . Ce macho là  semble préférer les rations des soldats au Viagra pour reconquérir sa belle . Hé , Nicolas , on donne toujours du bromure ou des produits dérivés dans le paquetage français . Ah non ! C’est pour profiter des innovations pharmaceutiques en matière de lutte contre l’hypersomnie, je comprends mieux . On ne sait jamais si l’ AFSSAPS  les retirait du marché avant qu’il ne puisse réveiller la citoyenneté et le vote utile  de la population française .

Peut être souhaiterait-il faire intervenir le projet de loi  d’internement  en psychiatrie manu militari qui vient d’être voté en première lecture par l’assemblée nationale . Ce serait plus économique , non??? Les positions de certains pays sont moins érigées droits dans leurs bottes, voir même opposés à ces interventions à la « Superman » pour des intérêts divers et variés : en « croisade », La Démocratie  s’apprend en théologie, étrange!

Les Etats Unis D’Europe à ce régime ne sont pas prêts à éclore et le particularisme  national de chacun a de beaux jours à vivre .

Illustration à travers un article pour une fois humoristique  tirée  de  » La Libre Belgique » où on apprend ce jour que le nuage de Fukushima ne devrait pas passer en Belgique , des relents de Tchernobyl et de la France à l’époque , drôle de météo européenne , non ?????

« Le paradis européen, c’est quand vous êtes invités à un lunch officiel, que vous êtes accueilli par un Anglais, que le repas est préparé par un Français, qu’un Italien assure l’ambiance et que tout est organisé par un Allemand. L’enfer européen, c’est quand vous êtes invités à un lunch officiel, accueilli par un Français, que le repas est préparé par un Anglais, qu’un Allemand chauffe la salle et que l’organisation est confiée à un Italien. »

Un Belge propose que cette plaisanterie devienne la blague officielle de l’Union européenne et qu’elle soit enseignée dans les écoles pour améliorer les relations entre les nations, promouvoir notre humour et nos cultures.

Herman Van Rompuy convoque le Conseil européen pour qu’il décide si, effectivement, cette blague doit être instituée blague officielle (et inscrite dans le traité). Avec le flegme qu’on lui connaît, le représentant britannique annonce qu’il la trouve hilarante. Le Français proteste contre l’image donnée de son pays (quand on rit de la France, ce n’est plus drôle). Le Polonais est vexé de ne pas être cité. Le Luxembourgeois pose la question du copyright. Le Suédois ne dit rien, mais regarde les autres avec un sourire énigmatique. Le Danois demande pourquoi, si c’est une blague, elle ne comporte pas d’allusion sexuelle. Le Hollandais ne comprend pas la blague et le Portugais le concept même de blague. L’Espagnol explique qu’elle n’est drôle que si l’on sait que le lunch a lieu à 13 heures, qui est le moment où l’on prend le petit-déjeuner. Le Grec se plaint de ne pas avoir été invité au lunch. L’Estonien se plaint d’avoir reçu le texte letton, le Letton le texte lituanien et le Lituanien le texte estonien. La Slovénie, qui n’a pas reçu de traduction du tout, dit qu’il ne faut pas en faire tout un plat. Le Slovaque pense qu’il y a eu une erreur de traduction, à moins que la blague ne soit celle du plombier et du canard – « Ça a l’air très drôle aussi » , ajoute le Britannique. Le Hongrois n’a pas fini de lire les 120 pages de sa propre traduction. Le Belge demande si celui qui l’a proposée est flamand ou francophone pour savoir s’il doit ou non la soutenir. L’Allemande propose de clore le débat à Bruxelles, parce qu’il faut aller à Strasbourg, où le Parlement doit donner son avis. Ajoutant qu’il faut réveiller l’Italien pour ne pas rater le train et rentrer à l’heure à Bruxelles pour annoncer la décision. « Mais quelle décision ? », demande l’Irlandais. Puis tout le monde se met d’accord pour commander des cafés.

Affaire à suivre .

Urne funéraire, mon rève a voté

                           

Comment d’une rencontre improbable peut naitre un livre de 2 vies , des souvenirs , des parfums, des instants volés à l’enfance ? Nostalgie des contes de fées , confrontation au mythe aux légendes . Pas de paillettes , ni de strass, des mots vrais qui fusent en instantané et se propagent , qui rebondissent dans la mémoire . Une chanson, un refrain , une ritournelle, une image . Un coup de cœur , un artiste, une sonorité , un film , un héros … tout se bouscule et efface dans ces minutes de grâce tous les cris, les larmes, les vrombissements d’oiseaux de feu , de mitrailles, de recherche de disparus, de toiles froissées, de dévastation , de misère , de futur noir et incertain , de rumeurs guerrières , de pacificateurs armés, de campagne désertée ou menteuse , de boudeuses , de délires coloniaux, de tyranausores édentés, de sorcière empaillée, d’igloo en plein désert , de yourte  en pleine mer, de couvertures de câlins qui feraient »  la une  »  sur tous les magazines .

 Serait – ce la victoire du bordel ambiant , l’ascension de la grande faucheuse ,  le déboulonnement des statues des Dieux aux abonnés absents, l’ère des robots moins humains et plus actifs à mesurer , quantifier , protéger qu’à mimer sans émotion aucune la bêtise , l’idiotie humaine jusque dans les plus grands de ce monde ?  Quitter l’ orbite  de gravitation, ,gondoler son axe de rotation pour s’enfuir de la spirale infernale des cercles vertueux et réécrire un conte pour mal grandis , mal élevés, mal finis, mal léchés qui luttent et remportent des victoires sur eux même .  Des lettres sorties d’un crayon , des  verbes imaginaires d’un dictionnaire à l’envers. Le héros de ce conte aurait le visage blafard  zébré de larmes  de ce sang rouge , épais ( confitures de baies ramassées au prix de griffures, d’entailles de fin d’été qui sentent bon la rentrée des classes , le cartable neuf, la gomme et la craie). Des phrases sans sujet s’emboitent ici et là et comme un roi déchu  du haut de son ridicule trône, jettent un pont vers un appel longue distance , en transe  et en stance. Des sujets  sans verbe, sans verve  vaine en auto suffisance font vibrer le diapason  et diffuser l’hypnotique torpeur de la diaspora qui sommeille. La vague de l’injustice se gonfle en déferlante et le drapeau accroché au fil à linge ne se couvre ni de rouge, ni de blanc, ni de bleu , il se pare de transparence hallucinatoire. Les merles , rouge gorges, faucon maltais ou non, aigles des cimes, éperviers de campagne, mésanges charbonnières, oiseaux lyre et  colibris s’y perchant tour à tour , en solidarité se balancent , lèvent la queue et puis s’en vont dans un battement d’ailes unanimes . Et si le printemps était là?