Si tu savais : Aimer de plus belle la Vie

« La vie , c’est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit » disait Louis Ferdinand Céline , et Georges  Brassens de rajouter « Pour connaître une femme, il faut toute une vie. »
Point de fin pour connaitre vraiment l’autre, celui ou celle qui donne , peut être un sens à la Vie. Doit-on être au quotidien  à deux , en couple, pour vivre sa vie? Aimer serait le feu, la lumière qui finit au bout de la nuit. Se jeter dans le vide , se tuer comme le cygne blanc , pur , le fait pour gagner sa liberté d’aimer à jamais , ce que le cygne noir , sa jumelle, face sombre de l’humain  lui vole par jalousie  dans l’éphémère de la vie terrestre. Liberté d’aimer toujours, un rêve, un paradigme dans ce monde de consommation à outrance , de changements, de vitesse, de  challenge . Je te prends , je te consomme, je te jette , de jour comme de nuit.

Aimer : éprouver  une profonde affection, un attachement très vif pour quelqu’un(chérir) Je t’aime

Eprouver une inclination très vive fondée à la fois sur la tendresse et l’attirance physique ( définition du dictionnaire un peu restrictive, non ? ) Je t’aime , je t’aime .

Avoir un penchant, du gout , de l’intérêt pour quelque chose ou quelqu’un ( apprécier,
gouter) J’aime le chocolat

Se développer, croitre particulièrement bien dans un lieu ou un environnement ,les tomates aiment le soleil

Avoir un mouvement de dévotion , de dévouement qui porte vers quelqu’un, une divinité,
un idéal.

Ces définitions montrent que l’amour n’est pas un mouvement vertical , ni horizontal. Inclination, penchant . Il vous bascule, vous secoue, vous chavire, vous renverse, vous bouleverse. La relation amoureuse vous attache, vous lie. Une notion de dépendance à l’autre , aux sentiments que vous espérez qu’il vous renvoie, tendresse, passion, dévotion, dévouement. Ces termes vous nouent dans une relation dominant/ dominé , un pas pour une dépendance affective pouvant aller jusqu’à la soumission , la disparition de soi pour le dieu amour ou ce que vous croyez être tel. L’amour nous meut au plus loin et la solitude nous donne le courage de continuer et effort  pour  nous donner une solidité de vivre pleinement.

 » Pour aimer , il faut  travailler, dans la solitude » : Rainer Maria Rilke ( Lettres à un jeune poète, Gallimard , 2006). Il faut apprendre à le laisser grand ouvert, à ne pas le restreindre, ni à l’ enfermer. A nous dépasser en lui . A 22 ans , Rilke  tombe éperdument amoureux de Lou Andreas Salomé, son ainée de plusieurs années et mariée. Il part en voyage ave le couple et mue son amour en amitié fidèle jusqu’à la fin de leur vie. . Aimer c’est apprendre à ne pas trop s’attacher ( devenir esclave des sentiments de l’autre, en attendre l’expression telle qu’on l’imagine ), ne pas devenir affectivement dépendant ( comme une addition  incontrôlable). Cette dépendance quasi pathologique est signe d’un manque de confiance en soi. Ce sentiment devient une demande auprès de quelqu’un estimé plus fort de  vous prendre en charge vos affects. La relation d’  attachement peut alors pervertir, basculer dans le domaine de la soumission, revêtant les habits de la fascination, de l’imitation , du mimétisme, de la perte d’identité et de ses propres valeurs allant jusqu’à l’humiliation consentie. Ce n’est pas la personne qui est en face de soi, l’objet de l’amour mais l’idée qu’il s’en fait et de chercher à répondre en imaginant ses désirs, ses attentes.

Aimer s’apprend dans un cheminement de découvertes, de communication,  d’expérimen tations partagées . C’est  une générosité émotionnelle, de gestes, de paroles, un dialogue s’établissant dans la confiance en respectant l’intégrité de chacun.

«L’amitié vit de silence, l’amour en meurt. » exprimé par Jacques Deval.Faire un pacte , non un sacrifice de soi. L’ amour des autres se nourrit de l’ amour de soi, fier de ses singularités , en éprouver du plaisir sans attendre d’amour en retour. Une démarche de don, d’offrande , une acceptation de recevoir  les particularités , les différences qui enrichissent plus que les similitudes. On ne peut vivre pleinement cet amour  que si on est capable de vivre en harmonie seul, avec soi même. Un travail sur soi, dans la solitude pour aimer, la construction stable et sereine d’un capital de sensibilité, de tendresse et de
douceur , éprouver et nourrir sans appropriation. Celui qui attend dans l’angoisse et la peur de ne se livrer dans son acte d’amour qu’en attente d’être aimé en retour , trans -forme ce sentiment en marchandise , un troc. Quitter la dépendance intérieure , s’ouvrir
à l’amour et à la liberté. Les paroles et discours que vous transmet l’objet de votre affection ne sont que des informations sur ce qu’il ressent ou perçoit .

« L’amour de soi passe chez tout le monde avant l’amour du prochain. »Euripide. Loin de
l’image de l’amour transcendé par les « romantiques », le dévouement total pour l’être chéri, sublimé comme seule et unique raison de vivre en s’oubliant soi même, la crainte pouvant conduire au désespoir  de se sentir abandonné, guettant en permanence les réactions, les variations de comportement amoureux et de l’intérêt témoigné, l’idéali -sation voire la déification de l’objet de son affection. La relation devient souffrance, angoisse, peur de perdre et de se perdre dans les abymes  de ce qui apporte au contraire émerveillement, apaisement, jubilation, sérénité, allégresse et légèreté, tendresse et volupté, épanouissement et estime, confiance et complicité, énergie et bien- être.

« L’amour, l’amitié, c’est surtout rire avec l’autre, c’est partager le rire que de s’aimer. » en disait , Arletty, une actrice pendant qu’une autre femme , Marylin Monroe notait :« C’est l’humeur et l’état d’esprit d’une femme qu’un homme doit stimuler pour que le sexe ait un intérêt. L’amant, le vrai, est celui qui vous fait fondre rien qu’en vous touchant la tête, en vous souriant droit dans les yeux. » Pourquoi ne citer que de grands auteurs , philosophes , érudits. L’amour est universel, il est dans les hommes, les plantes , le soleil et la terre . Il vous transporte à vous faire toucher les étoiles , à vous faire déplacer des montagnes , traverser les océans vous fait voyager plus vite que la vitesse de la lumière , vous tombe dessus en coups de foudre, vous en fait voir de toutes les couleurs . Il se  chante , s’écrit en proses et en vers , il se trace, se peint , se grave jusqu’à l’écorce des arbres , la pierre .

Il est plurielles dans ses formes. Il est volontaire, patient, profond et durable. Il défie le temps et survit à la séparation , à l’absence , à la mort. Loin du désir de possession, de la jalousie, de l’éphémère, inconstant, infantile , imaginaire et démesuré de la passion incontrôlée et destructrice, il s’apprend, se construit, évolue, se nourrit  de l’instant présent, reste humble et vous grandit dans votre humanité. « Il est des moments où il faut choisir entre vivre sa propre vie pleinement, entièrement, complètement, ou traîner l’existence dégradante, creuse et fausse que le monde, dans son hypocrisie, nous impose. » Oscar Wilde. Apprendre et accepter de s’aimer, un chemin qui passe par la solitude et que seul vous pourrez faire pour mieux vous ouvrir pleinement à la vie, à l’ amour.  Aimer la vie et la vie vous aime sans contrat, sans mensonge, sans duperie .

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Oslo à la « Une ». Dépèche Mode aux « news » planétaires

 photo: Batsceba Hardy

L’  évènement qui endeuille la Norvège n’est pas sans rappeler à plus ou moins grande échelle le 11 Septembre 2001 pour les Etats Unis d’Amérique. Quand un pays pleure, s’indigne du traumatisme de la mort de « victimes » innocentes  lors d’une tuerie. Qu’elle soit commise par un seul homme , par des kamikases  érigés en héros ou en bourreau, au nom d’un acte de folie, un acte politisé, elle sera reprise, déformée, manipulée pour la masse des lecteurs et futurs électeurs. Plus saignant et effrayant que
n’importe quel livre ou film de science fiction, la nouvelle va interpeler  les représentations de chaque individu face à l’agression, la violence, le barbarisme, l’esprit du mal n’est pas loin.   Génératrice de peur et d’angoisse ,  la « Une » des journaux internationaux se saisissent de l’aubaine à véhiculer les messages racistes de tous bords.
Extrémiste, alarmiste, la « guerre froide » des médias est ouverte. Le monde du fantasme reprend du service. Le terrorisme entre en globalisation , lui aussi. La question du « pourquoi un tel acte, qui a commandité?? »
et un nouveau complot de plus se profile. Combien diront posséder la réponse, mais ne pouvoir la dévoiler de peur d’enflammer le monde ou de dévoiler un des secrets qui changeraient la face de la planète?

Une conspiration de plus pour nommer l’ennemi à abattre : al quaïda n’est pas loin et l’amalgame une fois de plus entre le monde arabe, les musulmans et les groupuscules terroristes plus ou moins franchisés, loin de l’organisation centralisée et hiérarchisée qu’on souhaiterait nous faire croire pour lancer un combat
efficace .Encore une légitimation de la lutte et répression contre les « méchants ».

Promouvoir le fichage, l’étiquetage , le « puçage » de toute la population sans exception pour mieux maitriser les individus déviants. Espionner tous les citoyens du monde, les clandestins, les ennemis non repérables pouvant transporter des armes, des bombes, des virus et qui passeraient à l’acte, le « border line » ayant franchi la ligne, le fou de « dieu », le frustré pathologique, le jaloux et l’envieux . Diminuer les libertés concrètes pour faire accepter la  mesure de contrôle et de surveillance . Voilà la société de surveillance totale qui se dresse en statue pour  lutter contre les causes  du terrorisme . Croire qu’elles sont morales ou religieuses, c’est enfourcher le cheval du  » chevalier » médiéval et appeler ses vassaux à la cérémonie d’obédience avant de se lancer dans une nouvelle croisade contre l’impur ! Elles sont politiques , si on ne lutte pas contre,  point  de lutte efficace contre le terrorisme !

Depuis la fin de la « guerre froide  » , la chute du mur de Berlin, les  » guerres » ne se déclarent plus , elles prennent une forme plus sociales. Soldats de la Paix, police, lutte contre des réseaux, procès , condamnation, exécutions sous l’égide des lois et des droits de l’humanité;  contournement des objectifs initiaux en prenant très souvent la route du « pétrole » ou des  « opinions publiques »  à guider vers une vérité.

De cet évènement tragique d’Oslo, les extrémistes sont pointés du doigt. Qu’il s’agisse de « néo nazistes » contre des islamistes intégristes, ils rallieront les plus affairistes pour donner du poids au vote utile de l’indécis . C’est monter un nouvel écran de fumée sur la réalité de l’utilisation massive de la désinformation, valider la démarche globalitaire du lavage de cerveau, promouvoir l’image apocalyptique de l’ Occident contre l’Islam. Un véritable amalgame  des  problèmes de l’ immigration, des conflits et du réveil des banlieue ,  de la colonisation  de la Tchétchénie, ,du  pro conflit Israël Palestine , Irak Indonésie et ailleurs .

Les U.S.A en perdant leur  » ami-ennemi » l’URSS,  ont encouragé tous les groupes islamistes au détriment des laïcs . Lors de la  guerre afghane, Ben Laden  travaillait avec la CIA . Stratégie que de choisir comme nouveau terrain de manœuvre le pays le  moins lié et le plus laïc , l’Irak pour  contaminer  du  virus du chaos et donner le  pouvoir aux  shiites iraniens les moins laïcs . Le Kosovo, le Koweït …

Le  soutien inconditionnel à l’état d’  Israël préoccupe ceux qui pensent au sort des palestiniens ; les efforts
de  politique extérieure américaine n’a qu’un but :  prévenir l’  émergence d’un bloc pouvant faire de
l’ombre  comme Chine , Inde , Brésil … La vieille Europe , escale incontournable vers les pays pétroliers ou source d’énergie en tout genre doit impérativement baisser la tête devant l’hégémonie des « grandes puissances », reconnaitre son statut « tiers mondiste » et accepter la souveraineté de celui qui se meurt , mais ne veut abdiquer. Quel sera le prochain état à servir de repoussoir de rechange.  La guerre Est/ Ouest, Nord/ Sud n’a plus de sens , elle est géopolitique.. Vassaux , venez porter serment d’allégeance à votre suzerain, souverain, pour une protection étroitement surveillée, espionnée.  Jihad  et Bush  ont fait des adeptes, des « chevaliers des temps modernes » . Ah le bon temps des croisades. Cathares de Norvège, d’Asie, d’Afrique, D’Océanie, d’Amérique, d’Europe et même d’Antarctique , réveillez -vous !!

Sagittaire , né le 11 Décembre 1943, A.De Benoist, tes écrits et tes mots résonnent , contemporain  et postmoderne, espace-temps 10 ou 11 ème dimension, un miroir où les fumées et les brumes ne cachent pas les « abymes ».

Extra Terrestre, langage d’un instantané

Aux détours d’un chemin de pierres et d’ombrage

Une chimère : un être hors des temps des passages

Juché sur une échelle d’un drôle d’échafaudage,

Bâtisseur de rêve, écosophiste sans âge,

Bonne humeur et humour de gamin très peu sage.

Remontant la rivière à la source des orages.

Cet extra- terrestre , hors espace et temps,

Vous pare de verdure , il  se joue du présent.

Ephéméride , une à une arrachant

Les pages jaunies écornées par le vent,

Du lit de l’ éventail à ailes déployant

La roue de l’aube au soleil couchant

Baigne de ses lanternes aux lumières adoucies;

Non pas les rames du métro

Mais celles des haricots,

Croisant leur bois de hêtre, essence de la vie,

Se courbe et flexible  rameau

Ne rompt point et résiste , offrant son dos

De son écorce , veste cintrée,

Mais jamais jetée ou retournée.

Au plaisir des mots sans écorcher

Ni le sens , ni le ton , ni le passé des amours parfumées

Des objets  d’hier,

Leur histoire est contée.

En tandem de la Vie, il vous fait gouter

La madeleine de Proust dans une tasse de thé,

Pince à sucre , pied de nez :

« Haddock » en capitaine , vous traite de paltoquet

Papou des Carpates, chenapans,  emplumé

Bachibouzouk et  crétin diplômé

Mille milliards de mille sabords, on les aime

Tonnerre de Brest, le roi des apophtegmes,

Nietzsche des aphorisme plus que des proverbes,

Maxime post adage, dicton paradoxal

Pas d’axiome  jeté telle une vérité

Qu’il faudrait en logique ne jamais démontrer.

Accepter en devise , la sienne , ne veut avouer

Qu’aux amis de confiance , ceux qui de dignité

Et d’aucune méfiance,  jamais n’ont à juger.

Médire, mais dire , même dit penché, bancal

Le mot juste, l’idée, image ancestrale

Du vrai , du pur, du beau , de l’élan de vos cœurs

Décryptera, sans clé, sans code les valeurs.

Honnête et sans crainte cherchez à l’approcher

De son vaisseau alors saura vous visiter

Et ouvrir les portes de la paix retrouvée.

Homme-Perroquet: Accords à la Vie

Man with Parrot-circa1902

« Tout homme porte sur l’épaule gauche un singe et, sur l’épaule droite, un perroquet »  Jean Cocteau dans Thomas l’imposteur.

Quand les toulousains débarquent en Ariège, ils ramassent, ils grappillent, ils détruisent tout sur leur passage tels les doryphores, ces gros insectes, espèces de coléoptères, d’olibrius ostrogoths, d’ectoplasmes à roulettes, marins d’eau douce, mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest….Mille et un jurons prononcés par François chevalier de Hadoque, capitaine de la Marine du Roy et commandant du vaisseau La Licorne, ancêtre du capitaine Haddock ainsi que ceux des descendants de ses perroquets.

Autre homme illustre au perroquet : Louis Ferdinand Céline  interviewé plusieurs fois  à Meudon, marié à Lucette Almanzon, professeur de danse donnant ses cours au premier étage ; jamais il ne grimpa l’escalier de ce domaine privé. Céline alias  Dr Destouches , médecin des pauvres , plein de colère et enveloppé de misère , entouré de  chiens batards et rageurs ,  ses amis « mon petit père » comme ils les appellent  avec tendresse . Son  ami le plus intime est son perroquet . Son bureau est aussi un cabinet de consultation . Il  ne fume pas, boit de l’eau , mange et  dort très peu, il travaille .  Céline se bat  contre l’ époque du monde moderne et de la publicité , monde de l’objet …  Né a Courbevoie , département de la Seine à l’époque . Mangeait souvent des nouilles , car à la cuisson  cela  ne produit aucune odeur .  Sa mère était  » réparatrice de dentelles « dans la mode , donc  fournir à sa famille une nourriture qui ne créait aucune odeur, ne dénature pas et ne souille son labeur.  L.F.C a  arrêté la scolarité traditionnelle au certificat d’étude  et en faisant des petits boulots a travaillé les cours par lui-même jusqu’à passer le bac, une partie en 1912, puis s’est engagé pour la guerre , a passé haut la main la deuxième partie en 1918. Soigneur de l’homme , il se sentait, avec la vocation de médecin , préférant   les constructeurs et détestant les destructeurs .

 » Les gens , boivent, mangent , dorment .. La fonction humaine ainsi, est  assez vulgaire , l’ esprit est lourd  , l’homme est lourd.  Très peu de légèreté chez l’homme , il est lourd extraordinairement lourd  .  l’auto, alcool, ambition, politique le rend lourd . La révolution de l’esprit contre la lourdeur n’est  pas pour demain . Les hommes  sont jaloux comme un percheron contre un pur sang,  cotillon contre dentelle . Ils sont lourds , quand ils boivent ; c’est un marteau pilon sans contrôle,    il  active et  augmente le poids au lieu de se rendre léger.la lourdeur les rend infirmes  »

D’écrivain est devenu  » chroniqueur » , se définissait comme un pauvre travailleur contre le  vice de la civilisation, petite imitation de la civilisation grecque , dont la priorité et le défaut est de vouloir faire très vite . Il ne se définissait pas comme un être de joie, un passager  . Ne croit pas en Dieu , se dit mystique , ne s’intéresse  pas aux hommes , il s’intéresse  aux choses . « Prophète d’apocalypse » les hommes ont le désir de mourir . Si les hommes disaient qu’ils ne veulent pas aller à la guerre , il n’y en aurait plus , les hommes aiment et la font .

A la question  » que vous manque t’il? Il répond : Manquer d’égoïsme , ce qui est rare car l’homme en est plein. »  Louis Pauwels,Jean Feller , Jacques Mousseau .. En français dans le texte , interview de
F.L.Céline .

 » Je suis femme du monde , pas putain  » disait Céline , sacrificiel pour les semblables , être gratuit !! Ne cherchant  pas les avantages , il  n’est pas homme politique , ni acteur . Ses pistes de travail  :
les Turpitudes humaines . Son Chef d’œuvre , » Voyage au bout de la nuit  » , 2500 pages manuscrites assemblées avec des  pinces à linge en fait une étoile dans le ciel du style littéraire, on l’encense   puis décrié par des délires , des critiques, des prises de position , on le jette plus bas que terre, on le diabolise.

Deux réflexions de Céline à méditer :  La France n’est rien en face des Blocs humains , n’a  pas le nombre . Dans la  petite Europe , elle  n’est pas plus importante que , les Deux Sèvres,  la Drôme ou l’Ariège.

Napoléon disait que la Chine est un géant qui dort , quand il remuera le petit doigt il fera trembler le monde . Et il bouge le petit doigt . La France n’a  plus sa souveraineté depuis longtemps;  enlevée , elle  la prend là où on lui prête , en Russie ou aux USA.

Autre médecin, neuropsychiatre, qui, dans son dernier livre » On peut se dire au revoir plusieurs fois » , David Servan Schreiber parlait de la capacité vitale à reprendre le pouvoir sur soi même . Il s’est éteint , rechute du cancer dont il s’était fait « porte parole ». Modifier ses habitudes de vie, renforcer ses moyens d’auto défense par l’exercice physique, la méditation, la lutte contre le stress d’une mauvaise alimentation, des addictions. Critiqués par les détracteurs en tout genre , son ego semblait démesuré par la notoriété, une cupidité en réponse au succès populaire de ses écrits. Cynique gourou pour certains, jalousie familiale du poids patronymique. « On ne saurait être l’homme de sa spécialité que si l’on est aussi victime » écrivait Nietzsche
dans  » le gai savoir »

 » Est-ce ainsi que les hommes vivent , Et leurs baisers au loin les suivent ,Comme des soleils
révolus.  » écrivait Aragon dans un poème. Est-ce ainsi que les hommes
meurent et   doivent être dépossédés de leur squelette; dépouille mortuaire que les charognards se délectent. D’ Aragon aux  » Fleurs du mal » de Baudelaire à « J’irai cracher sur vos tombes » de Boris Vian , il est facile de dénaturer les propos, de calomnier et de médire. La vie n’est pas un long fleuve tranquille , la mort non plus . Elle n’est pas , comme le chantait Gérard Manset un « jardin des délices » :

Quand le monde autour de toi aura tant changé

Que toutes ces choses que tu frôlais sans danger

Seront devenues si lourdes à bouger

Seront devenues des objets étrangers

Où l’a-t-on rangé

Ce bout de verger

Avec ses fleurs grimpantes

Sa lumière en pente

Couleur de dragée

Quand le monde autour de toi sera mélangé

Que le drap de ta chambre dans l’ombre restera plongé

Que viendra la nuit aux pourpres orangés

Et sans rien de plus peut-être pour te protéger

Où l’a-t-on rangé

Ce bout de verger

Avec sa glycine

Comme une racine

Dans la terre plongée

Jardin des délices

Tourne comme une hélice Dans le fond du crâne

Tourne comme une hélice.

Est-ce ainsi que les hommes meurent( Extrait) , Gérard Manset :

Depuis bien longtemps,

Je ne dirige plus les musiciens.

Depuis bien longtemps,

Laissé pendu l’habit de magicien

Dans le parc, devant la mer.

Les robes blanches,

Enfants fragiles comme du verre,

Jouent sous les branches,

Enfants fragiles comme du verre,

Jouent sous les branches…

Est-ce ainsi que les hommes meurent ?

Et leur parfum, au loin, demeure.

 A qui n’a pas aimé (Extrait) : Gérard Manset.

Mais c’est sans doute là-haut,

Dans la félicité,

Que ceux là seront atteints

De cécité

Et réunis sans devoir se cacher,

Aveugles sur le monde

Et sur sa cruauté

Comme une fleur arrachée

A la terre, au fumier,

Comme une main

Qu’on a lâchée.

A qui n’a pas subi sur lui

Cette caresse,

A qui n’a pas touché du doigt

Cette herbe épaisse

Qui frissonne et se courbe

Comme avant

Mais ces trous sont ses yeux

Par où passe le vent

Et tout ceci finit par m’être indifférent.

Peut-être disparaître

Dans le pli du néant,

D’avoir été ensemble,

De n’être plus

Que ce qui dans les larmes

Et dans l’eau se dilue

Comme une plante arrachée

A la terre, au fumier

Qui par sa tige reste attachée

Et ne peut ni grandir ni périr ni passer,

Simplement dépérir,

A qui n’a pas aimé.

Au milieu de nulle part, en Scandinavie,  en corne d’Afrique, en terre Adélie, en terre de pleurs, de famine, loin du jardin d’ Eden , des portes du paradis, dans un crâne d’oeuf, une ile ou dans le désert, n’être imparfait que de petits rien, ne rêver ni d’or, ni d’argent , ni de gloire , ni de reconnaissance.  Juste vouloir vivre  et chanter une chanson d’amour avec l’accent de vérité du cœur : Je t’aime la Vie , car comme un enfant du soleil au bout de la nuit , jusqu’au bout de la  vie quoiqu’elle te réserve, quoiqu’elle te fasse subir , sois l’homme de ton destin , forge toi dans tes rêves, dans tes peurs, tes joies, tes découvertes enfantines , arme toi. Ta parole est sacrée, elle doit être impeccable. Respecte le vivant et embrasse l’ange de la mort, ne pose pas de si, de mais . Digne de tes gestes , apprends de tes erreurs. La flamme, petite lumière , prière , incantation brillera sous ta peau, dans tes yeux, au creux de tes mains. Offre la sans retenue . Aime et laisse toi aimer en retour.

Sur les Enfants- Kahlil Gibran (Poême)

Sur les enfants : Kahlil Gibran

Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont les fils et filles de la Vie elle-même.

Ils viennent à travers vous mais non de vous,

Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,

Car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,

Car leurs âmes habitent la maison de demain,

Que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,

Mais ne cherchez pas à les faire comme vous.

Pour que la vie n’aille pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs desquels vos enfants

Comme des flèches vivantes, sont projetés.

L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini,

Et Il vous tend de Sa puissance

Que Ses flèches puissent voler vite et loin.

Que votre tension par la main de l’archer soit pour la joie;

Car de même qu’Il aime la flèche qui vole,

Il aime également l’arc qui est stable.

Grèce, destin croisé: rève ou réalité

Grèce vers 392 avant J.C,  Aristophane , dans sa comédie grecque antique  » l’assemblée des femmes »,  tourne en dérision , avec une pointe d’amertume la dégradation des institutions politiques athéniennes ayant abouti au retour de la tyrannie  dans les années 400 avant J.C.

Sous l’impulsion de Praxagora, les femmes se réunissent à l’Agora pendant que les hommes d’Athènes y siégeant habituellement dorment. Elles décident de les remplacer dans leur
fonctions de décideurs et prennent de réformes pour sauver la cité: mise en commun des biens et choix prioritaires des partenaires pour les plus âgées ou les moins avantagées par dame Nature. Critique acerbe du manque de portée politique, d’un sens pratique peu développé se tournant plutôt vers la mise en valeur des intérêts particuliers au détriment de la communauté et des causes justes et fondées.

Ne considérant pas une quelconque misogynie mais l’art de la satire et de la parodie, Aristophane serait étonné de découvrir l’énergie que les femmes peuvent déployer pour dénoncer les injustices, les dérives , les manquements et les abus de la société actuelle et
cela quelque soit les continents, les religions, les couleurs de peau, les tendances politiques et croyances.

Ne point parler des membres féminins des assemblées, commissions, des candidates potentielles à l’élection présidentielle . Non , mettre à l’honneur ces inconnues dans les rues qui montent au front des barricades policières , fleurs et bannières au cœur et au corps, qui manifestent sur les places depuis des décennies dans les pays en guerre ou aux mains de tyrans , pour réclamer leurs morts, leurs disparus , connaitre la vérité ou la vérité à la face du monde. Droits à l’éducation, à la santé, au respect, à la dignité de décider de leurs vies, droits de s’exprimer et ne pas être sous la coupe machiste des vides et des riens (quant elles ne sont pas traitées comme des moins que rien ou comme des valeurs marchande ).

Grèce : dans les lumières des médias, comment renflouer les caisses, réduire les dettes, arrêter
l’effet domino, sortir de la « Zone Euro », retomber à Zéro. Quant au retentissement sur le marché mondial , le capitalisme libéral et son symbole , le taux de remplissage des bourses mondiales ! Grèce , son rôle dans le noyautage des navires en partance pour la flottille de la liberté ( sujet déjà développé, mais affaire à suivre au travers des péripéties du « Dignité Al Karama », de son équipage mixte, du relai international pour suivre la progression et dévoiler les manœuvres d’intimidation, de menaces et de répression  pour garder le silence sur
les exactions de l’Etat d’Israël, et ses  vis-à-vis de la Palestine ( magnifique démonstration d’hégémonie d’un pays pour transformer ses alliés en vassaux , retour à la période médiévale).
Le bateau français ne passionnait  pas la presse et les médias nationaux( jusqu’à son arraisonnement en eaux internationales , débarquement des 16 occupants de plusieurs nationalités ) occupés à « checker D.S.K », à nous endormir avec le « retour » de Laure Manaudou, les échappées du tour de France , vélo( tiens on attend avant de nous resservir les articles sur le dopage , laissons passer les épreuves de montagne avant d’ offrir en pâture ce qui fait le spectacle pour vendre les images à pont d’or .. Ne tuons pas la poule aux œufs d’or !!!).

Loin de la France et de ses habitants de montrer leur soutien et leur encouragement pour le symbole ayant navigué vers les rivages de la parole . L’Italie se mobilise dans toutes ses cités pour un soutien  à travers des mouvements associatifs , des manifestations dans les rues prochainement afin de mobiliser les différents gouvernements pour la libération des pacifistes
séquestrés par les pirates officiels du gouvernement israélien , ou gardés contre leur gré pour assurer leur soi disant sécurité .

Le ministère des affaires étrangères  français a dû trouver une formule de politesse pour tancer fraternellement l’attitude musclée d’Israël et garantir le retour des français embarqués) Mais qu’allaient-ils donc faire dans cette galère?  aurait pu titrer  un certain journal !  . Encore une démonstration que le débat d’idées en France et l’engagement citoyen sont d’une pauvreté effarante . Le relai éventuel par une presse ou média classique se fait à travers 3 magazines
: Le  Monde , le  Figaro et Libération .En Italie, la presse d’idées regroupe  au moins 50 titres
différents à chaque ville italienne ou presque,  cette pluralité est inexistante en France . Une démarche plus active, plus engagée, plus citoyenne du côté trans- alpin , dont un des créateurs de la revue « Nouvelle école », en mai 1968 avant le début des troubles  signant la fin de la période moderne à l’origine du groupe de réflexion et de pensées « Nouvelle Droite » Alain .De Benoist ne s’est pas trompé et multiplie les conférences , colloques, publications, entretiens et débats.

G.R.E.C.E :   Groupement de Recherche et d’Etude pour la Civilisation Européenne.   Le but est de regrouper des personnes issues de différents milieux intellectuels scientifiques, littéraires, philosophiques; études sociales, des touche à tout avec le projet  de soulever des thèmes de
réflexions et de nouvelles façon de penser .Chercher à comprendre et à faire comprendre le monde dans lequel nous vivons par le moyen des analyses théoriques semblant  les plus
pertinentes, de porter un regard attentif sur les aspects les plus concrets de la vie politique et sociale  et de faire un va-et-vient entre l’analyse théorique et l’actualité.

Le terme de « Nouvelle Droite » ne  convient pas à cette mouvance qui n’est pas dans la  continuité  des pensées convenues Droite/ Gauche. Il fut inventé  par les medias en été 79  , quand le mouvement de penseurs ont pris des  positions originales et novatrices  pour déconstruire les idées de droite et d’extrême droite . Les slogans de 68  » sous les cailloux , la plage » , « jouir sans entrave » , immense   vague libertaire , révolutionnaire s’est dissipée rapidement . Un  recentrage caractérisant la vie politique  et intellectuelle  apparait et des anciens militants de  68 se recyclaient dans  une économie de marché , pulsion hédoniste
vers  le capitalisme libéral .  » Jouir sans entrave »  se colore d’un tout autre sens, l’ individualisme marchant entrainant la  perte de la pensée critique de la gauche.

Y a-t-il encore une démarcation Droite/ Gauche en France?

L’ effondrement  de la droite française date des évènements jalonnant le  20 eme siècle .  Plus de grands écrivains de cette droite comme fin du 19  eme siècle , citons des Ronan, Barres, Tocqueville  etc. . Apres les  massacres de la 1 ère guerre mondiale , on note la survie dans un cénacle sans vrai penseur de droite . La gauche a aussi baissé .Les grandes figures historique  comme Foucault , Sartre, Bourdieu n’ont pas  été remplacées . La  pensée critique est  ralliée plus ou moins  vers un modèle proche de la société de marché . La société française droitisée vire vers  plus de libéralisme, d’ animisme autour des valeurs de marché ; la droite va plus vers la gauche alors que la  gauche penche dangereusement à droite . Mr François Mitterrand est
défini parfois comme le dernier grand homme de droite. On trouve pèle mêle des hommes politiques aux idées de gauche et de valeurs de droite.

« Je suis de Droite ». Un autre fourre tout où se côtoie le royaliste  et le républicain , le  révolutionnaire  ou anti révolutionnaire qui est  pour ou contre l’Europe . Ce recentrage des
partis rend  indiscernable  les particularités des partis et le discours vide de charpente, de questionnement sur les problèmes de fond, s’édulcorent au contraire des courants ( mariage homosexuel, dépénalisation du cannabis , redressement de la dette en Grèce ). d’aucun ne propose une étude sur un nouveau modèle économique qui, au lieu de mesures d’austérité, d’augmentation de prélèvement sur le dos déjà rasé et saigné à blanc du contribuable
permettrait  de gravir une marche d’escalier et non des solutions ponctuelles pour éviter d’en descendre plusieurs dans une chute sur le cul du monde. Aucune temporalité , être dans l’immédiat loin des problêmes concrets que vivent et se posent les gens, les électeurs. Il
n’y a plus d’idéologies, d’ambition sociétale, rien de novateur. Aucune raison que ne se continue pas le  » turn over électoral  »  alternance des chefs d’état Droite/Gauche. Déçus par Sarkozy, ils  s’abstiendront de voter? Non! Certains hésiteront, d’autres voteront pour éviter le pire. Laisser
parler les sondages, les querelleurs de clocher.

 » Un homme politique peut dire le contraire de ce  qu’il pense, car la finalité de son propos est d’accéder au pouvoir. Un intellectuel ne le peut pas, parce que son œuvre est la seule chose qui restera de lui .  » Phrase tirée d’un entretien d’Alain de Benoist. Dans une démarche de transversalité, ouvrir des débats, des colloques, publier des entretiens , participer à des
conférences, penser, réfléchir, échanger et s’interroger, ne pas faire table rase et vouloir recommencer à zéro , mais apprendre du passé pour mieux appréhender le présent qui prépare demain . 2012, pas seulement 2030, 2050. Travailler plus du chapeau et de la cervelle pour que les valeurs transmises ne soient plus marchandes mais constructives.

Quitter la désillusion et l’amertume   des débats des Athéniennes d’Aristophane et de nos hommes et femmes politiques français qui prêtent à rire par leur manque de portée profonde , mais aussi par leur défaut de sens pratique et la défense immodérée des intérêts particuliers qui transparaissent. Pas la tyrannie en France, mais le chaos…..

Brassens-Chanson pour l’auvergnat