Mort annoncée 2011- Naissance programmée 2012- Début de la fin ou bien …

Parler d’amour est très aisé; donner au cœur le pouvoir d’ouvrir sans  jamais fermer   les volets du mot espoir: âme et corps en total accord, aimer l’autre , non pas un soir .. Eternité retrouvée, paix intérieure. Apprendre à s’aimer soi même pour ne pas s’oublier en cours de route. Peut être le bilan de cette année qui s’éteint et voir les lueurs de l’année nouvelle. D’un monocycle en déséquilibre imparfait sur le fil de la vie, ces 365 jours me mèneront , si je ne tombe avant, vers un tandem : un VelovelO. Aimer la vie même si elle ne vous ménage pas, qu’elle vous écorche le dos, la poitrine, le cœur. Elle vous fait tomber à genoux et vous broie tel un étau. Mais elle vous remet en selle parfois en insufflant un élan, une énergie insoupçonnée face à des épisodes tragicomiques qui vous changent en ombre de vous-même, en fantôme. Coup du sort ou destinée, quel bilan en retirer?

Une année difficilement débutée, un veuvage, un deuil d’amour qui fendille l’âme, une voie d’entrée pour une vague d’écume marine et ses crustacés. Le crabe , de ses pinces en déchet toxique, vous mine. Bombardement nucléaire comme la centrale de Fukushima  suivi du tsunami qui fera que rien ne sera plus comme avant. Le cancer du zodiaque a décoché la flèche du sagittaire.

Un Don Quichotte a pour quelques temps adouci d’un regard , d’un geste, d’une ébauche de sentiment le zombie pour le rendre plus humain , plus souffreteux encore. Réveiller la douleur lancinante de refaire une à une les erreurs de jugement, les divagations , les errances d’une carte du tendre qui se serait trompée d’échelle, de légendes. Les moulins de mon cœur seraient des moulins à vent, à prières, à grain de poivre. Le blé en herbe, quant à lui, de homard en rebelle pousse et ne plie pas sous le vent et la houle. Des tempêtes s’amoncellent, des zébrures volontaires sur sa carapace si fragile, si jeune . D’automutilation , de signes d’appel vers l’anorexie, de fugues en désaccord mineur, il cherche à résister sans se résigner, occupé qu’il est à croitre , à défaut de croire que plus loin , l’herbe est plus verte. Que de mini victoires remportées , chaque jour que Dieu fait, à chaque bouffée d’air, à chaque note de musique égrenée, à chaque nouvel ami rencontré,  à chacune des peines essuyées.

Les champs de radiation ont, eux aussi , laissé des traces. Malhabile de ne plus sentir, de ne plus offrir de discrimination fine , je parle de sensibilité non politique , plus poétiquement ou anatomiquement sémantique, romantique, épicrytique avant de l’être en état critique de paralysie. Monoplégique, je ne puis être adroite de cette main gauche qui se creuse mais qui se tend encore, simiesque et si plate, simagrée parétique apocalyptique, elliptique risque de ne pouvoir redonner la vertu du salut, du retour à la profession de foi, une fois , ma fois. De quoi seront fait les lendemains qui déchantent ou  enchantent , qui rejouent ou déjouent les tours de   » passe passe  » du temps? Nerfs et récepteurs à fleur de peau, cette peau qui demain s’offrira au bistouri et d’une amputation  d’auréole, la sainte ou l’ange ,en poupée Barbie relookée en sera pour ses frais.

.  » Jamais de chirurgie esthétique avait -elle dit, jamais de tatouage  » . Ne jamais dire jamais, fontaine , je boirais de cette eau de jouvence et d’un grand dorsal , en faire le berceau d’un nouveau sein dessein , dessin, d’essaimer un chant d’espoir de renouveau à défaut de chant d’amour. Et si le ramage se rapporte au nouveau plumage, sans laisser de ravage, devenir le phénix des hôtes de vos bois, et aux abois, si la caravane passe, quitter le sérail , et enfin peut être trouver l’oasis en plein désert. La cerise , sur le gâteau, en grand dessert, suivre le lit de la rivière ou remonter son cours jusqu’à la montagne d’où elle est issue . La gravir , franchir le col enneigé et au sommet de cette nuit de passage d’un an à l’autre regarder les étoiles du firmament, faire un seul vœu solennel : résister encore et toujours, lutter non pour la survie mais pour la pleine vie, pour voir se lever les lunes et autre galaxie et vous donner son cœur palpitant, son espoir, sa prière universelle, sa paix intérieure, son amour , ce soir, cette nuit, cette année, cette décennie, ce siècle, ce millénaire, ce …………ce sera toi , mon sauveur. Non ce sera moi. Allez bon réveillon de la saint Sylvestre, Titi n’est pas loin , il a cru voir un gros minet passer par là. N’abusez que de l’ amour sans modération et bon réveil en 2012. Bonjour chez vous !!!

Photographie 2012 Tandem et texte :  Pascale lafraise

Autres photographies: anatomy back – diana Eastman;  Don Quichottte Fernando Vicente  ; autopsy – ? trouvé sur le Net

Quand Didier Graffer illustre le Sous-Marin

Séquence cinéma , flash back : Le Grand Bleu d’Eric Besson( Musique magnifique d’ Eric Serra) , Patricia Arquette , dernière réplique du film  » go, my love go and see », déclenchant la fonte qui entrainera Jacques ( Jean Marc Barr )au fond des abîmes noires et encre  pour aller voir si , comme Jules Verne le faisait dire à son capitaine Némo :  » Ah ! Monsieur, vivez, vivez au sein des mers! Là seulement est l’indépendance! »

En ces temps postmodernes , les abyssales eaux des mers et océans  paraissent n’être plus qu’une vaste poubelle, un territoire désolé où sa population meure de l’excès de pêche et ratissage des hommes. Le grand bleu est entaché de noir, entre le délestage intempestif des cargos ,  des naufrages de tankers éventrés et polluant sans vergogne les richesses sous marines. Les navires et les engins submersibles de toute nature et de toute nationalité sillonnent sans respect dame Nature Aquatique. Un exemple encore aujourd’hui avec ce sous -marin russe.

20 mille lieux sous les mers , œuvre de Jules Verne, écrite au XIXème siècle , uchronique et prémonitoire de l’ avènement des sous-marins nucléaires a été illustré par Didier Graffer. Il se décrit comme  un contemplatif , un peu naïf  traçant  des petits bonshommes dans un grand univers qu’ils regardent . Cet illustrateur de livres et créatif de Bandes .Dessinées laisse transparaitre ses propres  fragilités , un rêveur qui, à travers ses toiles ,offre un voyage eternel , un spectacle permanent . Toutes les significations peuvent y être données par chaque œil qui s’y pose . Un de ses secrets : il intègre les visages de  ses proches  comme son propre enfant sans que le lecteur ne le sache . Didier Graffer  et son site  Internet à visiter :  un univers à part entière.

Aaron Kuehn- Skeleton Typogram

« Memories » Benjamin Lacombe, Illustrateur feérique.

Benjamin Lacombe est un jeune illustrateur français ( né en 1982)  , au centre d’une exposition de ses œuvres actuellement dans la capitale . Des contes d’enfants à E. Poe, il berce, intrigue , réjouit l’œil du lecteur par ses couleurs et les techniques graphiques mises en œuvre . Il aime travailler  toutes les dimensions du livre. Du pop up en relief se dépliant en éventail enchanteur à chaque page , c’est à l’inverse, en trous et en combinaison de calques ,que s’habille en profondeur le livre qu’il a réalisé avec Sébastien Perez: L’herbier des fées- Editions Albin Michel (Oct 2011) La technique de découpe laser en est une spécificité donnant le besoin de toucher du bout des doigts cet ouvrage . Un sens de plus mis en éveil dans ce carnet d’ un botaniste russe  de Raspoutine découvrant de minuscules êtres aux détours de ses promenades en forêt de Brocéliande. Période de guerre mondiale et de début de révolution russe , sa démarche scientifique  d’étude et de dissection, pour classifier ce qui ne peut l’ être ,se transforme en contemplation.  L’éveil du découvreur a donné l’idée de publier dans le même temps une version numérique ( Ebook Store, itunes ) collant ainsi à la modernité et évolution  du livre, en collaboration avec les studios d’animation françaises  » PrimaLines ».

Il revisite , par ses illustrations, de nombreux contes : Blanche Neige, Alice au pays des merveilles etc. Une de se fiertés est l’adaptation  de Notre Dame de Paris de Victor Hugo en 2 tomes Collection Métamorphoses , aux vues de l’imposante œuvre initiale en essayant d’ y être le plus fidèle possible.

Son expo  » Memories  » , actuellement à la Galerie Daniel Maghem à Paris , jusqu’à mi Janvier, hormis , les planches issues de ses illustrations de livres , présente  des grands formats pour montrer son univers et 5 poupées crées avec Julien Martinez ( créateurs de poupées étranges et fascinantes  et ours peluche ) , pièces uniques , de véritables  sculptures ayant nécessité un travail en commun de plus de 60 heures par modèle  , un vitrail  réalisé par Emmanuelle Andreux , son catalogue de fabrication artisanale  où il se livre de façon étonnante avec un cadeau signé et numéroté.

Coco Rosie- Gallows / Illustrations Benjamin Lacombe

Tromper l’ œil – De l’illusion d’optique à la perception bistable

Quand le sens de la vue est trompé par une confusion  d’interprétation cérébrale faisant appel à des images mentales enregistrées au préalable dans votre bibliothèque mnésique , on parle alors d’illusions d’optique que les artistes savent ingénieusement utiliser dans l’ art du trompe l’œil.

La perception visuelle, via les cônes et bâtonnets , cellules réceptives du stimuli dans l’œil (rétine) , chemine à travers le nerf optique pour aboutir aux zones cérébrales, premier relai sur les corps genouillés, puis  cortex striés,  lobe occipital v1-V2, une voie ventrale au lobe temporal pour la reconnaissance  et une dorsale pariétale pour la localisation . Il en découle un mécanisme d’identification des informations, par un codage sensoriel  accédant à la conscience, pour être décrypté dans une fonction cognitive. Cette perception peut souvent être dupée : les illusions d’optique.

Pour le réveillon de la Saint Sylvestre, étonnez les plus petits, rappelez des souvenirs aux plus grands. Au moment de trinquer pour la nouvelle année , récupérez la cage métallique qui maintient en place le bouchon de la bouteille de Champagne ou de vin mousseux. Tournez vers votre regard le cercle de plus grand diamètre de ce cône à 30 centimètres environ , petit au loin. Fixez ce grand cercle, puis regard vague… Etonnamment le plus petit semblera vous apparaitre au premier plan  et en bougeant lentement la structure , elle paraitra se déformer. Sans une focalisation précise du regard, le système visuel a perdu les informations stéréoscopiques  et bascule entre 2 interprétations de profondeur. Perte d’une des 3 dimensions, cette perception appelée bistable est liée à des informations ambigües.

Variabilité de la gestion de ces informations d’un individu à l’autre en fonction de l’organisation perceptuelle personnelle : certaines personnes n’alternent pas les informations ou n’ont encore ou n’ont plus des données suffisantes en stockage mnésique. Beaucoup d’internautes ont vu danser la ballerine dans un sens ou dans l’autre, certains arrivent en clignant des yeux à inverser le sens de rotation faisant appel tour à tour à ce mécanisme d’alternance visuelle sur ce stimuli bistable. A noter qu’une équipe du laboratoire Psychologie de la perception (CNRS,ENS) sous l’égide de Mr D?Pressnitzer et de celle du Centre de recherche cerveau et Cognition (Cerco, CNRS, Université Paul Sabatier Toulouse 3)) pour Mr J.M Hupé  ont comparé ce mécanisme visuel avec celui de l’audition.  Phénomènes d’informations auditives ambigües  , soit par entrelacement de mélodies par le même instrument de musique , soit  différents instrument sur une même mélodie , polyphonie virtuelle ou rythme émergent par l’interprétation d’illusions auditives .

Quand l’esprit vagabonde et se laisse leurrer, le cerveau est loin d’être une machine sans faille, sans source d’erreur, sans doute. Pour respecter le principe d’entropie de Shannon, juste quelques exemples d’illusions d’optique glanées ça et là sur le Net. De nombreux sites ou blogs vous convieront à d’autres informations.

Fixez le portrait et déplacez vous de quelques centimètres  de votre écran.

Un jeune enfant ne verra que 9 dauphins, l’autre interprétation n’ayant enore imprégné son cortex.

Positif ou négatif : fixez l’image puis  en fermant les yeux tournez vous vers une source de lumière .

Craig Tracy – De l’animal à la Femme