Toulywood, quand  » The Artist » peut mettre de l’or sur un plateau.

Alors que le cinéma français sera représenté par  10 nominations aux Oscars, le 26/02/2012 avec  » The artist » de Michel Hazanavicius, mais aussi le dessin animé « une vie de chat » d’Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli, production  Studio Folimage,  dans la catégorie film d’animation , Hollywood risque de s’implanter dans la banlieue toulousaine.

En effet armé de son audace et de son culot, Bruno Granja a exposé par courrier son «projet fou» aux studios hollywoodiens. Architecte à Cugnaux passionné de cinéma, il avait appris quelques mois plus tôt que dans le cadre d’une réorganisation générale, la base de Francazal allait être abandonnée par l’armée de l’air. 150 hectares de foncier situés en plein cœur de l’agglomération, d’immenses hangars, une piste d’atterrissage, dont Bruno Granja a probablement été le seul à repérer l’étonnante ressemblance avec l’allure des grands studios de cinéma américains. « Pourquoi ne pas vous installer ici ? », suggérait-il alors aux patrons de la Fox, de la Métro-Goldwyn-Mayer, de la Paramount.

Un an plus tard, c’est Raleigh, le partenaire des productions Disney, Marvel mais également du cinéma américain indépendant, qui s’apprête sans doute à réaliser son rêve. Devenu le patron de la société française appelée à exploiter les studios de Francazal, familier de Michael Moore, le président de Raleigh, des élus locaux et des représentants de l’Etat en Haute-Garonne avec lesquels il enchaîne les réunions de travail depuis le mois de juin, Bruno Granja touche au but. Ou presque.

« De notre côté, tout est prêt », affirme-t-il en brandissant, par exemple, les plans des 45 hectares de la base aérienne reconvertis en site dévolu à l’industrie cinématographique. « Ici, c’est la zone des décors extérieurs, là, les plateaux, et puis les bureaux, les ateliers, la zone commerciale ouverte au public avec hôtel, restaurant, bar, salles de projection ». Comme Michael Moore , il y croit.

« La France est le troisième marché de la production cinématographique après l’Inde et les Etats-Unis. Le potentiel est là, et l’agglomération toulousaine peut l’exploiter, comme le prouve l’étude réalisée par les Américains qui passe au crible les caractéristiques sociales, culturelles, démographiques, culturelles, géographiques, météorologiques du Grand Toulouse », souligne Bruno Granja, qui n’attend plus que le feu vert de l’Etat. « Dès que nous l’aurons, plus rien ne s’opposera à la réalisation de notre projet… ».

Natacha Laurent dirige ce qu’elle appelle humblement « L’autre cinémathèque », par respect hiérarchique pour celle de Paris. Depuis sa naissance en 1964, le temple toulousain dédié au cinéma et à son histoire joue dans la cour des grands, enrichit et cultive ses fonds qui recèlent de nombreux trésors, et contribue finalement à la renommée artistique de la Ville rose.

Pour cette spécialiste du cinéma soviétique en particulier et passionnée de cinéma en général, « le projet d’implantation de studios sur la base de Francazal est une affaire enthousiasmante. On nous promet un véritable pôle économique qui intégrera de nombreux métiers du cinéma. Pour tous les amoureux du 7e Art, pour notre territoire, c’est une chance extraordinaire », considère Natacha Laurent. « Songez qu’aux côtés de la Cinémathèque, de la section cinéma de notre université, Toulouse peut devenir une ville du « cinéma en train de se faire ». C’est un privilège rare qui doit logiquement renforcer la légitimité cinématographique de notre territoire », souligne Natacha Laurent, en évoquant « la formidable perspective qui se dessine ». La directrice de la Cinémathèque de Toulouse s’interroge toutefois sur le modèle économique des futurs studios de Francazal. « Raleigh n’est pas un producteur. Il commercialise des outils de travail au service de l’industrie cinématographique. Les seules questions qui valent touchent aux besoins des producteurs et réalisateurs qui seront les clients des studios. C’est aussi savoir quand, comment, et avec qui ce projet sera réalisé ».

Rappelons que l’aménagement de l’ancienne base militaire de Francazal doit faire l’objet d’un appel à projet qui doit démarrer avant la fin du mois de juin.  Etape du 07 février 2012 : la tenue d’une réunion de pilotage sur le devenir du site organisée avec  les élus des communes concernées ( Toulouse, Cugnaux, Portet sur Garonne, Plaisance du Touch, Communauté Urbaine du Grand Toulouse, Communauté d’Agglomération du Muretain).

A l’issue du comité de pilotage, la préfecture de Midi-Pyrénées a annoncé que « deux procédures allaient être engagées de manière concomitante : l’une pour la cession de l’ex zone de vie, sur 45 ha, l’autre pour la sélection de l’exploitant de la zone aéroportuaire. Le lancement de l’appel à la concurrence aura lieu fin mars. Une pré-sélection des candidats sera effectuée début juin. Ces derniers devront remettre leur offre vers la mi-octobre. Enfin, la sélection du concessionnaire interviendra fin 2012. »

La préfecture indique également que « l’aménagement de l’ex -zone de vie a donné lieu à la présentation de plusieurs orientations dont celle de l’implantation des studios de cinéma. Les activités aéronautiques, quant à elle, seront concentrées sur la partie jouxtant l’aérodrome. Un schéma d’aménagement sera donc arrêté. Il devrait délimiter précisément les deux zones et garantir l’équilibre économique de la concession aéroportuaire et le développement harmonieux de l’ex zone de vie.

Depuis la reprise de l’aérodrome par SNC Lavallin, le 3 janvier 2011, plusieurs entreprises se sont s’installées sur le site, annonce également la préfecture, énumérant : « Atlantic Air Industries, ULM Technologies (vente de pièces pour ULM), Intersud (location de voitures), SIP (nettoyage d’avion), Aeropilot (formation), et AirPlus. D’autres sont en cours d’installation. Des entreprises industrielles ont également manifesté leur intérêt pour le site, les négociations seront menées avec le futur repreneur. »

Affaire à suivre dans l’attente des futurs scenari et des distributions des prix !

Ohé du bateau, opération sauvetage. Défense : Qui coule l’autre?

« Il était un petit navire

Qui n’avait ja-ja-jamais navigué

Ohé ! Ohé !

Ohé ! Ohé ! Matelot,

Matelot navigue sur les flots

Ohé ! Ohé ! Matelot,

Matelot navigue sur les flots

Il partit pour un long voyage

Sur la mer Mé-Mé-Méditerranée

Ohé ! Ohé !  »

(extrait d’une chanson populaire de notre patrimoine français…)

Il était un très grand navire qui n’a pas navigué plus d’un an  !  Le « Yogi » yacht le plus long (60m) immatriculé en France avait vu le jour en mars 2011 , chantier naval turc,  a coulé en mer Egée, le 17 Février 2012. Son propriétaire, Stéphane Courbit, et les membres d’équipage ont été secourus par hélitreuillage grâce au sang froid  de l’ HAF ( Hellenic Air Force).

2 super pumas et une frégate étaient engagés dans cette action  bravant la tempête et les coups de vent en rafale  secouant les eaux en mer d’ Egée. Quand la crise grecque vient au secours de la gente des nantis français. Nanti qui , au même titre que la Grèce, s’est engagé à rembourser 143 millions d’ euros que Mme Liliane Béthencourt avait investi dans les « affaires Courbit », ( audiovisuel, paris sportifs et jeux en ligne).

Il se souviendra de cette excursion entre les iles de Skyros et Psara , tres proche des cotes turques. Une polémique  sur les territoires de recherche et d ‘intervention sauvetage ( SAR: Search And Rescue) dépendant des équipes turques  ou  grecques s’en est suivie .

Mettre à l’honneur cette situation , paradigme de la complexité des liens et conflits historiques entre ces 2 pays, de la précarité d’une action de « sauvetage » entre la France et la Grèce. Qui coule l’autre?

Un méga salut à ces hommes, couillus soient-ils. Des héros? Non , ils ne font que leur devoir. Un rappel cependant s’impose. Austérité oblige, c’est maintenant devenu un acte quasi bénévole de la part des membres de l’HAF d’intervenir. Diminution de leur solde une fois de plus . Je vous laisse imaginer le petit chiffre affiché sur leur feuille de salaire. Diminution du nombre de fonctionnaires, diminution globale du budget de la Défense. Mais que vaut la vie d’un homme? Rien, plus rien en ce monde et quel beau coup de publicité pour l’aérospatiale européenne et son magnifique hélicoptère, non ??? La France, encore 4eme rang mondial des exportations d’armement  ! Alors que la Russie et la Chine engagent un projet de réarmement à outrance , l’Europe pose les siennes .

Les « grands » de la planète n’ont pas fini de jouer . Apres le Monopoly, le poker menteur, les dominos ou le jeu de dames, la bataille navale pour l’ Asie-Pacifique , des bras de fer entre USA, Chine, Russie. L’Inde, l’Indonésie, le Vietnam, Tawain , la Corée du Sud semblent avoir passé commande de nouveaux jouets pour les années à venir.

Le Brésil et l’ Afrique du sud ne sont pas en reste dans cette liste au père Noël. Sur l’échiquier du monde , une partie de Risk  sans trêve a débuté. Déplacer ses petits soldats de plastique ou de plomb d’Irak , en Afghanistan , passer par la case Iran.

Et qui va s’engraisser ?? Bon , je vous laisse . Moi, je vais jouer à la poupée !!

Out of Context- For Pina / Alain Platel

Emil Alzamora

Blush- Compagnie de danse Ultima Vez / My Russia: David Eugene Edwards& Woven Hand

Kimbra- Settle Down

Si Dali m’était conté à la Mae West