Voyage au coeur d’un rêve

Oh Amour, laisse -moi te conter le rêve que j’ai fait.

Si loin de toi , mes songes au creux des draps ont fait voler le lit dans les méandres sensuels entre ton âme et ton cerveau. Contre ton torse endormi, mes mains se tordaient de vouloir se promener sur le grain de ta peau, le sable de ton désert aux creux de tes reins. Me pelotonner dans ce bras fort  qui me frôle en tendresse. Désirer grimper ces deux dunes modelées   par le souffle de mes caresses, y laissant leurs empreintes.  Mes lèvres se joignent à l’aventure  , découvrant les chemins escarpés du lobe de ton oreille, chuchotant , dans une langue baladeuse, des douceurs suaves ( ces mots  tendres ou païens, paillards mais pas piaillards).

Descendant la cascade de ton cou, elles visitent la salière au creux de ton épaule, y tatouent un signe cabalistique  tandis que mes mains avides de toucher et d’émouvoir ton cœur, épousent les reliefs de tes cuisses et s’arrêtent aux jarrets.

D’une pulpe légère , elles y dessinent une spirale d’envie et y tracent la vie en vers. De dunes en collines, de foret en vallon, la carte de ton corps s’imprime loin derrière mes rétines. Le feuillage et la mousse dégagent mille parfums chargés de la rosée perlant comme un ruban. Voluptés de tes hanches qu’il enserre en vague de frissons et en écume blanche.

Au creux de cette tiédeur animale, ta fourrure m’attire irrésistiblement. Y frotter ma nudité, dans un désir ardent, exaspérée et agacée, je m’éveille dans la trahison du néant, du silence , de ton absence.

texte: Pascale Lafraise

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Ad Orgasmum Aeternum – Hubert Felix Thiéfaine

Discours d’ amour, arme fatale

Marre des complots

De c ‘monde idiot

T’es qu’un facho,

T’es qu’un blaireau.

Dans une geôle

tu me ligotes

Là dans ta grotte

Tu te joues un rôle

Tu te joues un rôle

En primitif

Tu t’es changé

Tu sors des griffes

qu’on t’a rogné

Tes crocs actifs

Sont élimés.

Elimés ….

Et contre toi

Princes et rois

De leurs pouvoirs

Et de leurs lois

N’font plus le poids.

Ensorcelé

Tu te débats

Un sort jeté

Comme un octroi

Et piraté, piraté…

Sans un recours

Tu plongeras

En maux d’amour

Et te noieras

Des mots d’amour

Changent le discours

Un feu brulant, une étincelle

Une résistance universelle

Rêvons d’espoir

Et respirons

Sortons du noir

Tous sur le pont.

De mon regard de vipère

Je t’ai mordu pendant qu’à terre

Dans mes bras, pieuvre,

Dans nos ébats

Dépose les armes

Sans un combat.

Cœur chaviré par le poison

Qui dans tes veines devient chanson

Et dans un songe une déraison;

Racines et tige en floraison

Délice, plaisir et pâmoison

Englue ton âme dans ma moisson

Dans ma toison ,

Dans  la passion

La passion…

Des mots d’amour

Changent le discours

Un feu brulant, une étincelle

Une résistance universelle

Rêvons d’espoir

Et respirons

Sortons du noir

Tous sur le pont.

Prenons nos mains

Crions , chantons

À l’unisson

Nous murmurons

Graines  et pardon

Ames enfantines

Nous envoleront

Dans les comptines

Mille et une nuits

Ne suffiront

A fondre nos envies

Du désir en fusion

En fusion.

Et d’un sourire

Cueillir tes soupirs

Y franchir la ligne de mire

Se réfléchir dans tes désirs

Y périr ou s’en nourrir

S’évanouir et revenir

Encore  et pire

Défaillir sur ta lyre

Te haïr et te fuir

Se dédire e t mourir

Pour finir, de toi , jouir

Et renaitre dans un rire

Eclat de rire ..

Des mots d’amour

Changent le discours

Un feu brulant, une étincelle

Une résistance universelle

Rêvons d’espoir

Et respirons

Sortons du noir

Tous sur le pont.

Photographie : J M Auradon

Texte : Pascale Lafraise

Je suis une nuit de tempête – Elista

Que ce soit clair chers partenaires
Dans une salle de séminaires
Je veux vous voir savoir vous taire
Je veux revoir votre salaire
Pensez à moi mon pauvre ami
J’obéis à l’économie

N’ayez pas peur pour votre emploi
C’est mon bras droit qui les renvoie
Ceux qui traversent le désert
Je suis très fier de nos carrières
Je ne veux pas entendre un mot
Tu es en bas je suis en haut

Refrain :
Je suis une de tempêtes
Qui souffre de son appétit
Qui sait que vous souffrez aussi
Mais qui se fout de qui vous êtes
Jamais de moi je ne rougis

Je suis une nuit de tempêtes
Je frappe à partir de la tête
Je frappe ceux qui voient petit
Puisque personne ne m’arrête
Jamais de moi je ne rougis
C’est vous qui m’avez fait ainsi

Pensez à vos futurs enfants
C’est leurs futurs que l’on défend
Souvenez- vous futurs défunts
C’est aujourd’hui qu’on fait demain
Jamais de moi je ne rougis

A défaut de travailler libre
Profitez des déséquilibres
Pourquoi toujours courber le dos
Plutot que d’y planter des couteaux
Lorsque plus rien ne vous suffit
Mordez la main qui vous nourrit

Refrain x1

Je suis une nuit de tempête
Je frappe ceux qui voient petit
Jamais de moi je ne rougis
C’est vous qui m’avez fait ainsi
Je frappe ceux qui voient petit
Jamais de moi je ne rougis
C’est vous qui m’avez fait ainsi
Je suis une nuit de tempête x3

Comme dit Verlaine – Les Tit’ Nassels

Debout – Elista