Senoble, attention où tu achètes ton lait

Agriculture , de la grêle qui met sur la paille et des vaches folles de colère.

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Va-t-on revoir une flambée des matières premières agricoles comme en 2012 ?
Encore des sceptiques sur le réchauffement climatique ? Regardez donc en France si l’herbe est toujours aussi verte comme chez nos voisins . Le tour de France cycliste , bien médiatisé dans de nombreux pays , offrira des vues aériennes de la campagne ou devrait-on dire des campagnes françaises . Cette année encore , les moissons ont commencé plus tôt que sur le calendrier traditionnel, en réponse aux conditions météorologiques . La sécheresse n’a pas permis une deuxième pousse de fourrage et a considérablement réduit le rendement au M2 de terre cultivée. Les agriculteurs, éleveurs d’ animaux à viande ou allaitantes (production laitière et dérivés)cherchent désespérément des aides et des solutions pour assurer l’ alimentation de leur bétail ou cheptel ainsi que l’irrigation de leurs cultures.
Cette chère viande. Trop chère, trop goulue en eau . Il est vrai que les français ont diminué leur consommation de viande , mais que cette particularité de régime alimentaire est en train de voir des transformations dans certains pays émergents. Quelques chiffres à rappeler et qui font réfléchir :
Les chiffres fréquemment cités d’une consommation de 1 500 litres d’eau pour produire un steak (ou 15 000 litres d’eau par kg de bœuf) sont issus de la méthode Waterfootprint  appliquée aux bovins. Cette méthode comptabilise 3 types d’eau :
• « L’eau bleue », qui représente 3 à 4 % des 1 500 litres évoqués. Il s’agit du volume d’eau douce capté dans les eaux de surfaces et nappes phréatiques. Pour la filière bovine, cela correspond principalement à l’eau d’abreuvement des animaux, l’eau d’irrigation des cultures fourragères qui nourrissent les animaux et l’eau nécessaire à la transformation de la viande. L’Institut de l’Elevage évalue cette consommation d’eau en France à 20 litres par steak de viande bovine.

• « L’eau grise », qui représente 3 % des 1 500 litres évoqués. Il s’agit du volume d’eau théorique requis pour maintenir la qualité de l’eau aux normes en cours, dans les systèmes de production de viande.

• « L’eau verte », qui représente 94 % des 1 500 litres évoqués. Il s’agit du volume d’eau de pluie stocké dans le sol sous forme d’humidité et qui s’évapore via les surfaces cultivées ou surfaces de prairies qui alimentent les troupeaux.
En France, les fermes d’élevage produisent sur l’exploitation 90 % de l’alimentation destinée à leurs troupeaux. Ce sont donc 13 millions d’hectares de prairies, 2 millions d’hectares de maïs et 1,5 millions d’hectares de céréales qui réceptionnent naturellement l’eau du ciel. Sur l’ensemble de ces surfaces, seules 8% sont irriguées.
Une de ces études concerne la consommation d’eau. Cependant, l’étude de la bibliographie internationale montre de fortes variations dans les ratios calculés : 210 litres d’eau par kg de bœuf selon Foran et al (2005) ; 410 litres d’eau par kg de bœuf selon Peter et al (2010), 1800 selon Beckett and Oltjen (1993) et 17000 selon Hoekstra et Chapagain (2007).

La prise en compte de l’eau de pluie dans le calcul de l’impact environnemental de l’élevage aboutirait paradoxalement à élever les bovins en bâtiments et à cesser de les alimenter à l’herbe. Souhaitons nous voir pousser des fermes « industrielles » comme celle de la Somme surnommée Ferme des 1000 vaches ? La confédération paysanne est là pour se battre et préserver les emplois dans le monde agricole.

• 13.500 litres d’eau pour 1 kg de viande de bœuf ;
• 5.263 litres d’eau pour 1 kg de coton ;
• 5.000 litres d’eau pour 1 kg de riz inondé ;
• 900 litres d’eau pour 1 kg de soja ;
• 590 litres d’eau pour 1 kg de pomme de terre
• 590 litres d’eau pour 1 kg de blé ;
• 524 litres d’eau pour 1 kg d’orge ;
• 454 litres d’eau pour 1 kg de maïs grain ;
• 238 litres d’eau pour 1 kg de maïs ensilage ;

7 à 16 kg de céréales ou produits végétaux pour produire 1kg de viande ..1/2 hectare de terre cultivable est nécessaire pour produire 70 kg de bœuf. Cette même surface permet de récolter 10.000 kg de pomme de terre .
Autant d’exemples à méditer .
La paille s’invitait même dans un problème mathématique à l’épreuve du BEPC,
brevet d’études du premier cycle du second degré . Cependant , l’utilisation de celle-ci , non pas en alimentation animale , est décrite comme isolant naturel dans la construction d’un toit.

Exercice 7 : (7 points) Un agriculteur produit des bottes de paille parallélépipédiques.
Information 1 : Dimensions des bottes de paille : 90 cm´45 cm´35 cm.
Information 2 : Le prix de la paille est de 40 € par tonne.
Information 3 : 1 m cube de paille a une masse de 90 kg.
1)Justifier que le prix d’une botte de paille est 0,51 € (arrondi au centime).
2)Marc veut refaire l’isolation de la toiture d’un bâtiment avec des bottes de paille parallélépipédiques. Le bâtiment est un prisme droit dont les dimensions sont données sur le schéma joint.. K J G  5m I F 7,7 m 15,3 m A 3,6m B etc…
Il disposera les bottes de paille sur la surface correspondant à la zone grisée, pour créer une isolation de 35 cm d’épaisseur. Pour calculer le nombre de bottes de paille qu’il doit commander, il considère que les bottes sont disposées les unes contre les autres. Il ne tient pas compte de l’épaisseur des planches entre lesquelles il insère les bottes. a)Combien de bottes devra t’il commander ?
b)Quel est le coût de la paille nécessaire pour isoler le toit ?
« Ah, la vache  » se sont dits certains élèves . Ils ont sué ou séché sur leur copie, ce jour là .
Autre effet météorologique, autre calamité venue du ciel, les orages et les grélons étaient de la partie pour saccager les plants juste sortis, les fleurs et fruits portés par les arbres. Apres le Bordelais et sa région de Médoc à Cognac, au tour de la Bourgogne de voir ses futures récoltes compromises .
La grêle est tombée notamment sur les communes de Santenay, Meursault, Volnay, Pommard et Beaune pour la troisième année consécutive.

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Des récoltes qui tombent à l’eau , de l’eau qui refuse de tomber du ciel sauf sous la forme de balles de tennis ou de golf. Des vaches en colère qui ne veulent pas être internées en batterie industrielle. Des éco-citoyens qui veulent apprendre toujours plus sur l’origine des produits alimentaires. Même, l’image d’ Epinal, le cliché du français franchouillard , béret vissé sur la tête , baguette de pain et litron de « rouge » va se transformer. Surveillez donc la valse des étiquettes de tous les produits de consommation issus des céréales, des produits laitiers . Effet coupe du monde de football, les pizzas et la bière font recette . Combien de litres d’eau pour une petite mousse ? Combien de terres agricoles transformées en monoculture de soja au Brésil ou de quantité d’eau pour irriguer les pelouses des stades sportifs ? Mais revenons à nos moutons (enragés) , vaches ( ne sont plus folles mais en colère), cochons( qui s’en dédit) , couvées de cette bonne Perette et de son pot de lait. Monsieur de la Fontaine en avait fait une fable , à défaut d’un fromage. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse , tout comme ceux qui se cassent pour voir si à côté l’herbe est plus verte… Une question de dynamique agricole peut -être ?

Pour comprendre le fonctionnement de l’usine à gaz des 1000 vaches :

http://enviedepaysans.fr/blog/2013/10/tout-comprendre-aux-1000-vaches/

Tradition sumérienne « Lorsque les Dieux faisaient l’Homme » -Jean Bottero

3IsOne – Closer to Irreversible ( Guest: Franck Carducci)

Sounds Like The End Of The World – Free Fall

IQ – Until The End ( The Road Of Bones)

La petite machinerie

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