Dionysos -Skateboarding sous morphine (albumVampire en pyjama) audio&lyrics

 

 

Skateboarding sous morphine
A la tombée de la nuit
Charlie Chaplin
Vole un vélib
Pour m’escorter à Belleville
Gainsbourg est de retour
Pour réparer les étoiles
Explosées sous mon crâne
De nouveau, nouveau né hanté

Oh mes héros
Qu’est-ce que c’est beau
De se faire sauver la vie
A la tombée de la nuit

Oh mes héros
Qu’est-ce que c’est beau
De se faire sauver la vie
A la tombée de la nuit

Oh Capitaine, mon capitaine

Le voyage n’est pas terminé
I’m your man, Walt Whitman
Comme des livres sauvés
Jean slim, repetto
C’est mon costume de ton super héros
Un grand chapeau pour garder les rêves au chaud

Oh mes héros
Qu’est-ce que c’est beau
De se faire sauver la vie
A la tombée de la nuit

Oh mes héros
Qu’est-ce que c’est beau
De se faire sauver la vie
A la tombée de la nuit
Sous la neige et sous la pluie
A la tombée de la nuit

Devant Libé
Un policier me regardait passer
Un oiseau s’est posé au bout de son fusil
Et je me suis envolé

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Foxy Lady

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Sur l’omoplate , un extrait du Roi Lear de Shakespeare : « We will all laugh at gilded butterflies » (“Nous rirons des papillons dorés”)
Sur le flanc, une citation de Nietzsche : « And those who were seen dancing were thought to be insane by those who could not hear the music » (« Ceux qui dansaient étaient considérés comme fous par ceux qui ne pouvaient entendre la musique”).Extraits de littérature sans rature pour tatouer et ne pas oublier .

Litterature dans la peau

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Lacer ou délacer ?

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Alessandro Bosetti – Lisa Gerrard: Musicalité des langages

 

Pendant 2 mois de voyage aux frontières de la France, l’Italie et la Slovénie, Alessandro Bosetti enregistre des séries de mots prononcées en 5 langues , dialectes ou patois de la région alpine.
Chaque mot change légèrement ou radicalement de sonorité quand nous passons de vallée en vallée. La délocalisation de mots cause un re-locution qui est en effet une nouvelle énonciation.
Le choix de l’artiste est au travers de ces fragments des Alpes où aucun pin, vaches ou sommets neigeux ne sont visibles de montrer à travers son corps un paysage purement linguistique. Le paysage alpin est ici défini par les métamorphoses linguistiques du son q dansées.
Les langues que nous rencontrons comme nous nous déplaçons vers l’est sont : Franco-provençal une langue Gallo-romaine parlée dans les vallées italiennes Valle D’Aosta. Walser une variété de germanique nordique parlé au sud de Monte Rosa . Romanche, langue rhéto-romane parlée en Suisse, Cimbrian, une langue germanique liée au bavarois parlé en Italie du Nord-Est et Resian un dialecte distinct de Slovènie parlé dans la Vallée Resia, Province d’Udine en Italie, près de la frontière avec la Slovénie.

Alessandro Bosetti travaille sur la sonorité des langues et décline aussi sa recherche sur le langage à la radio en jouant à la limite de celle-ci, sur l’incompréhension linguistique. De l’ art de l’onde  radiophonique, art sonore et musique expérimentale ~ il ne souhaite pas être associé à un domaine en particulier, l’important pour lui étant de trouver du musical là où on ne l’imagine pas : “dans les vocalises d’une personne qui chante faux, dans la langue parlée, dans les cris des enfants, dans le chant d’un handicapé, dans les instruments cassés, dans une pause entre deux phrases, dans les sons qu’on jette à la poubelle…”

Musicalité des langages , des dialectes . Incompréhension linguistique ou création pure comme un chant sacré universellement perçu au-delà de toute traduction impossible par le biais du magique, du mystique, du mystère en glossolalie ou langue idiosyncrasique .En exemple Lisa Gerrard connue et reconnue , fondatrice du groupe Dead Can Dance .Elle explique ainsi :  » Je chante dans le langage du cœur. C’est une langue inventée que j’ai depuis très longtemps. Je crois que j’ai commencé à la chanter quand j’avais 12 ans, à vue de nez. Et je croyais que je parlais à Dieu quand je chantais dans ce langage.  »

Lisa Gerrard – Come Tenderness

 

Métaphorique et métaphysique voyage sonore

Comment l’existence a-t-elle commencé?
Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Quelle force a causé la création de l’Univers?
Est-ce que l’existence est un accident ?
Est-ce que l’existence a été planifiée , par qui ?? Et quoi d’autre de planifié encore ,
Est-ce que Dieu existe?
Avez-vous une âme? Que devient votre âme quand vous mourez?
Etes vous juste un arrangement particulier fait de paradoxe?
Combien de liberté avez-vous vraiment ??
Seriez vous plus heureux si vous saviez comment l’existence fonctionne?
Que connaissez vous de sûr et certain ?
Que savez vous sur l’absolu certitude?
Est-ce qu’un paradis est certifié ?

Autant de questions sans réponse dans ce collage radiophonique et métaphysique proposé par l’artiste canadienne Sarah Boothroyd dans ce voyage sonore vers les continents de perception différente du monde, du temps, de l’existence, de la vie, de la mort, de la genèse de l’univers ..beauté sonore de mélodie parlée dans ses pièces comme un livre ouvert dont les images seraient peintes par les fréquences et les ondes extraites de bruits, de fragments d’archives, de documentaires . Pour ce  » Castles in the sky » elle propose de nous embarquer dans une dérive mentale, une méditation à travers les mots du neuro-scientifique David Eagleman : Bis 40 chroniques de l’au-delà ( Sum: forty tales from afterlives).Questions existentielles certainement sans réponse, invitation à explorer les autres facette de la réalité suivant l’hypothèse d’Albert Einstein : « La réalité est simplement une illusion, quoique très persistante »
Séduite par l’hypothèse que l’existence n’est peut être qu’une immense hallucination collective, Sarah Boothroyd rêve à plusieurs voix et soulève les limites de notre condition humaine, de notre entendement : « J’aime mettre en avant des questions existentielles qui resteront certainement toujours sans réponse. C’est une invitation à contempler le côté magique de la réalité. Je cherche à susciter le doute : la réalité n’est pas tout à fait l’idée que l’on s’en fait. » Et elle cite de nouveau Einstein : « La plus belle chose que nous puissions éprouver, c’est le mystère des choses. »

Univers où fantasme, fiction,projection de fragments de réalité, de documentaires, de bruits dans la foule, de slogans, de narration polyphonique et collective à découvrir à travers ce parcours sonore initiatique métaphysique.

Fumeuse

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