Mario Giacomelli

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« Mes photographies sont la représentation du déplacement des signes et la fracture de la pure réalité afin que l’image se présente dans une architecture intérieure entre l’idée et l’abstraction, la traduction de la réalité en états d’âme, la recherche de nouvelles énergies. « 

 Mario Giacomelli

un uomo,una donna, un amore

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When the Universe has a bigger plan for your life

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Boite de Pandora

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Et si Sisyphe était une femme ? – Mythe revisité

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Voilé dans la pleine lueur matinale, le soleil invisible …par sa seule intensité diffuse .

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Crise ou dépression, quand la satisfaction dans la vie cree des inégalités. Du bilan officiel d’une jeunesse en péril!

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En cette période de crise mondiale qui perdure et semble annonciatrice d’un bouleversement comme la fin annoncée  d’une civilisation vers une nouvelle à venir , la jeune génération du XXIeme siècle porte en elle les stigmates des angoisses et terreurs nées de la perte de repères et de valeurs fondamentales tant dans le monde du travail, de l’éducation, la santé, dans la propagation d’images d’insécurité, d’un accroissement des inégalités . L’état de santé, de bien- être et de satisfaction de vie des enfants et adolescents ,semble révélateur et préoccupant comme le montre l’ analyse faite au travers de différentes études dont le bilan Innocenti 13 lancé par le centre de recherche de l’UNICEF   2016, « Équité entre les enfants : tableau de classement des inégalités de bien-être entre les enfants des pays riches ».  La France n’est pas épargnée par cette crise et sa jeunesse développe de plus en plus des signes alarmants de troubles et pathologies psychiques ou réservés jusqu’à présent aux adultes comme le « burn out ». De la vigilance à la prévention , comment reconnaitre les  signes de souffrance et faire la part des choses entre la crise d’adolescence et la souffrance, les troubles psychiques et/ou psychologiques faisant émerger parfois des comportements ou de lourdes  pathologies dans cette période charnière, invalidant et handicapant la future vie d’adulte.

 

Les moins de 20 ans représentent en France 24, 6 %  chiffre 2014 sur 66 millions d’habitants, environ. Le suicide des jeunes y est la 2eme cause de mortalité  , après les causes accidentelles . La France a le triste privilège d’être un des pays d’Europe avec le plus grand taux de suicide  chez les enfants et les adolescents et ce taux ne diminue pas , ces dernières années. Chiffre difficile à dresser de façon précise car ne tient pas compte des morts déclarées accidentelles chez de jeunes enfants 4-5 ans , mis dans le déni par certains adultes directement concernés( parents, cellule medico-sociale…) . Un chiffre révélé par l’UNICEF dans son bilan innocenti 13 a été repris dans de nombreux médias , celui concernant le classement sur 38 pays entrant dans cette étude sur le critère: Inégalité dans l’enseignement , la France  se positionnant 35 / 39 d’après l’étude de l’écart de réussite et le pourcentage d’enfants sous le niveau de compétence 2 dans 3 matières (mathématiques, lecture, sciences) aux tests PISA(  programme international pour le suivi des acquis)passé par l’OCDE, passés par des jeunes à 15 ans. D’autres résultats , plus alarmants sur les incidences des inégalités tant de revenus, de santé et sur l’évaluation par ces jeunes sur leur niveau de satisfaction dans la vie sont à  débattre. Les scores concernant la satisfaction dans la vie reposent sur l’évaluation par les enfants eux-mêmes de leur satisfaction dans la vie, sur une échelle de 0 (« la pire vie possible») à 10 (« la meilleure vie possible « ). 28eme position de la France . Les jeunes, eux-mêmes signalent le malaise, leur mal-être .Pas étonnant de voir augmenter le chiffre des adolescents souffrant de mal -être et de comportement à risque  désorganisant la trajectoire  d’insertion de vie   dans leurs parcours personnels et/ou intimes. Rappelons que la santé est définie  comme étant « un état complet de bien-être, physique, mental et social, ce qui ne consiste pas seulement en l’absence de maladie ou d’infirmité.  »

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Extrait du bilan Innocenti 13,  Centre de recherche de l’UNICEF – Innocenti, Florence.  ( intégralité à lire sur le site UNICEF) L’adolescence peut être une période de grande transition, où les jeunes vivent de nouvelles expériences et prennent des risques. Analyser dans quelle mesure un faible niveau de satisfaction peut coïncider avec des comportements à risque ou des troubles du comportement chez les adolescents justifie de manière évidente la nécessité de remédier aux inégalités. L’analyse des données HBSC montre que les enfants faisant état d’un faible niveau de satisfaction dans la vie (c’est-à-dire ceux affichant des scores inférieurs à la moyenne des scores de la moitié inférieure de la distribution dans leur pays) courent en moyenne deux fois plus de risques de déclarer se livrer à au moins trois types de comportements à risque différents que leurs pairs. Cette corrélation reste vraie même après avoir pris en compte l’âge, le sexe et le statut socioéconomique de la famille de l’enfant. Dans plus de 20 des pays étudiés, les enfants les moins satisfaits dans leur vie courent jusqu’à trois fois plus de risques que leurs pairs de se battre fréquemment, d’être victimes de harcèlement et de fumer régulièrement.

Dans 19 de ces pays, ces enfants sont également plus susceptibles de harceler les autres ; et dans 11 d’entre eux, leurs probabilités d’encourir davantage de blessures augmente.

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Doit-on attendre les signes de gravité définis par la Haute Autorité en Santé comme  accident, suicide, violence , délinquance , consommation de produits psycho actifs, hospitalisation aux urgences pour coma éthylique pour prendre en compte les signes de troubles psychologiques et psychiques touchant 15 à 20%  de la population adolescente dans des niveaux variés de gravité allant d’un état subdepressif, dépressif avéré , jusqu’à l’éclosion de troubles psychiques plus inquiétants. Ce sont les psychoses, et particulièrement la schizophrénie, dont les prémices sont souvent insidieux. Le diagnostic ne doit pas être porté à la légère et ne doit être retenu que lorsque les manifestations sont durables, comme les troubles graves de la pensée,les bizarreries sérieuses du comportement, des hallucinations et des propos délirants.Il peut y avoir à l’adolescence des épisodes délirants, voire même hallucinatoires,extrêmement saisissants et angoissants pour l’entourage. Ils présentent un caractère brutal, aigu, s’associent à des troubles de l’humeur et des manifestations d’excitation ou de dépression ; ils sont souvent transitoires et passagers, ils nécessitent certes des soins spécifiques, mais n’entachent pas nécessairement le pronostic d’avenir.D’autres troubles, comme des comportements hystériques, des phobies, des obsessions ou des états dépressifs, nécessitent un dépistage et un traitement par des spécialistes. Selon les cas, le thérapeute envisagera une approche individuelle ou avec participation familiale, et parfois une brève période d’hospitalisation . On ne  parlera  que de troubles  en période d’adolescence car le diagnostic de pathologie psychique  fixée ne peut être posé qu’une fois l’âge de jeune adulte. La santé psychique d’un citoyen se construit dans la continuité de sa vie, elle se comprend à partir d’une origine et en fonction d’un avenir, l’adolescent en difficulté doit être considéré dans son environnement : famille, amis, école, lieu de vie, quartier et société.

Les signes d’alerte peuvent être dépistés par les différents intervenants dans l’environnement du jeune.

Crise d’angoisse  , crise de panique , hyperventilation, crise de pleurs   ,somatisation:  tremblement irrépressible , céphalée, douleur abdominale ,  perte de sommeil  ou très perturbé , nombreux réveils nocturnes succédant à difficulté d’endormissement , nuit agitée , terreur nocturne .. Trouble alimentaire , spasmes , nausée , vomissement , perte d’appétit , modification dans le choix alimentaire mais aussi une rupture subite dans les résultats scolaires , dans la concentration , la motivation . Isolement, enfermement progressif dans un état de morbidité, de passivité, de négligence, de silence où seuls  les rires  ou sensation de bien- être relatifs s’expriment lorsqu’il est en contact virtuel , rivé à son écran d’ordinateur ou qu’il donne le change avec des personnes extérieures à la cellule familiale. En présence seule des parents cette gaieté passagère , parfois trop exubérante se transforme  en passivité, en  tristesse avec un déni ou un refus d’exprimer ce qui perturbe ou ce qui fait souffrir le jeune instaurant une perte du dialogue  avec l’adulte .

Frustrant en tant que parent que de voir son « petit » se renfrogner , s’enfermer , s’isoler et entendre les sanglots . Soit il manque de mot pour exprimer ce qui lui arrive soit il ne souhaite pas vous en parler , vous ne pourriez pas comprendre . Le jeune en souffrance est tel un animal blessé. Il se terre dans son antre (sa chambre) , cherche à cacher, à camoufler ses sentiments, ses ressentis, ses angoisses ( il se calfeutre sous des vêtements même quand il fait chaud ) ou vous attaque toutes griffes dehors si vous essayez de l’approcher sur le mode de l’impulsivité, la rupture, les variations d’humeur, l’intolérance, la frustration, l’incapacité d’attendre, la violence contre eux et contre les autres.  Il n’a pas les mots pour exprimer ou considère que vous , parents êtes incapable de l’écouter et de l’aider.

L’isolement quand le mal -être s’installe ne touche pas seulement la cellule familiale .L’absentéisme scolaire en devient un symptôme . Nuit agitée du dimanche au lundi, fatigue. La sonnerie du réveil- matin qu’on n’entend pas , du simple retard à la somatisation ( douleurs abdominales, maux de tête,  spasmes, haut -le cœur, vomissements ou malaise vagal…Autant de raisons de ne pouvoir aller en classe  .Les fléchissements scolaires avec chute des résultats, peur inconsidérées du retentissement d’un mauvais carnet scolaire sur la suite des études ,les  retards, absences non motivées , une phobie scolaire, une demande subite de déscolarisation ou d’alternative comme des cours à distance sans justification autre : s’absenter à soi même ,la fatigue d’être  soi!

Quand à fleur de peau , la jeune fille en fleur et le jeune homme  bouton en éclosion  s’enfoncent les propres épines en plein cœur . Le rite de passage prend des allures de meurtrissures et pour l’adolescent en souffrance vient le marquage du corps . Des accidents de vie , prise de risque, automutilation ( coupures, brulures).Même si ces cicatrices sont souvent cachées dans un premier temps , elles  doivent être décryptéés comme signe de rupture avec la communication verbale, geste de traduction de langage corporel exprimant un manque, une difficulté identitaire , une blessure psychologique dont l’adolescent essaie de cacher la cause ( maltraitance, harcèlement à l’école, abus sexuel dans le cadre incestueux ou non…). Transformer en sensations physiques  la souffrance psychique , s’approprier autrement un corps en métamorphose , corps sexué qui peut déranger, angoisser.

Idées noires, Idée suicidaire , chronicité et intentionnalité  . Comment  en tant que parent  le savoir , en prendre conscience  alors qu’il est , parfois, dans le déni de souffrance   » je ne ressens rien « . La violence n’est pas toujours présente , c’est par le mutisme , par une apparente indifférence totale et par un renfermement affectif avec la disparition de toute forme de tendresse ou de colère , de manifestation de contentement ou de désaccord .Les couples » action/inaction, activité/passivité, intérêt/désintérêt, mouvement/inertie « même si elle est verbalisée sur un blog ,   partagé sur un réseau social , le jeune lorsqu’il commence à aller mal en verrouille l’accès libre pour ne pas porter le poids du jugement , de la critique . Il cherchera d’abord de l’aide compatissante par un de ses pairs .Qui  autre qu’un ado puisse comprendre cet état de mal -être ?certainement pas un alien d’une autre planète qu’est l’adulte , vécu comme juge et non comme personne à l’écoute bienveillante. Génération jeune plongée  dans une vie très différente de celle que vécurent leurs parents à même tranche d’âge . On peut parler d’une société adolescente . Un microcosme dans un univers vécu parfois comme hostile, source d’angoisse, d’incompréhension .

Simon Siwak

Il n’y a pas une adolescence  mais des adolescences … aussi multiples que les jeunes dans leur histoire familiale, culturelle, éducative , sociale , religieuse , ethnique . Cette période de transition entre la petite enfance, passée sous la dépendance étroite des parents, et l’âge adulte qui serait celui de l’autonomie semble d’autant plus difficile que les « événements » familiaux traversés sont déstabilisants. Séparation , divorce, déménagement, précarité professionnelle, chômage, perte de revenus, maladie des parents, handicaps de vie sont autant de fardeaux à porter . l’enchaînement des interactions et des événements qui l’ont marqué et l’ont prédisposé à cette souffrance psychique qu’il semblait cependant traverser sans trop de heurts et qui brise sa capacité de résilience, la capacité à réussir, grandir et des compétences alors même qu’on subit des circonstances de vie défavorables. Soudain , lors d’un événement de plus faible impact l’aptitude d’un corps à résister à un choc laisse place à l’engrenage infernal

L’ adolescent refuse toute limite et multiplie les transgressions et mises en danger graves, y compris contre lui-même : tentatives de suicide, explicites ou masquées. C’est aussi le cas quand il décroche des autres et de la réalité : il est prostré, il refuse de communiquer, il est saisi de moments d’angoisse extrême, il tient des propos sans queue ni tête et un brin mégalos ou mystiques, il entend des voix. Dans un cas comme dans l’autre, le jeune est la proie d’une souffrance sérieuse qui ne doit jamais être laissée en l’état ou méprisée, même lorsque cette douleur s’exprime par des actes inacceptables. Ce qui lui arrive va au-delà de la crise d’adolescence ordinaire et ne s’améliorera pas de manière spontanée.

Manifestations émotionnelles et affectives,bruyantes mais transitoires ou au contraire insidieuse et silencieuse , si on n’y prend pas attention , elles  peuvent prendre l’allure d’une souffrance dépressive. La dépression clinique de l’adolescent ne doit pas être ignorée ; on sait qu’elle touche en moyenne 2 à 8 % de la population de cette tranche d’âge. La prise en charge, dans sa spécificité infantilo juvénile fera, ultérieurement,  l’objet d’un autre article , dans ce blog.La prévention de la dépression passe par son repérage précoce : certaines questions posées aux jeunes pourraient aider à repérer ceux pouvant être déprimés ou sub-déprimés, ce qui permettrait de proposer rapidement un soutien adapté.

Quelques pistes de réponses appropriées pour un état de « crise »:

Etre sage et performant , correspondre à l’enfant idéalisé , répondre aux attentes des parents , on fait voler tout cela en éclats en cherchant à détruire  cette image . Le rire « avec » devient ironie , le vocabulaire comporte des noms d’oiseaux . Cynique , arrogant et provocateur ou passif zombie silencieux , renfrogné, refusant  ou omettant les gestes d’entraide ménagère, hygiène corporelle, et de son environnement.  La maison devient un hôtel de passage, sa chambre un taudis  , grand écran cinématographique où se projette un film 3D d’éclats de voix, de portes qui claquent, de murs où on se fracasse, de rires hystériques au débordement tsunami , flot de larmes incontrôlables, ou sanglots étouffés, plaintes et cris lors de cauchemars ou terreurs nocturnes.

Calmer le jeu . l’adolescent attend de ses parents la conservation d’un modèle de stabilité . Comment vaincre l’agressivité et la violence du jeune si vous-même sortez de vos gongs  . Effet rebond ou miroir . Tension , nervosité et réponse impulsive parfois inadaptée  à son comportement odieux , à sa provocation . Trouver les mots pour transformer la violence  en colère  parlée , montrer son opposition à certains débordements et à la mise en danger  réelle . Réaffirmer les limites en étant apaisant , montrer qu’on est attentif  , éviter l’humiliation .

Essayer de relancer une communication .Faire preuve de patience, ne pas chercher à brusquer. Créer une atmosphère de confiance, de calme , chercher à désamorcer tout conflit qu’il tente  de provoquer . Le jeune cherche à tester toutes les limites , que ce soit les siennes par des comportements de prise de risque ou celles de l’adulte .  Difficile  parfois de rompre l’isolement volontaire et le mutisme dans lequel il s’enferme .réponse classique  en leitmotiv :  » tu ne peux pas comprendre , cela ne te regarde pas  » .

Lui faire sentir que vous prenez en considérations ses sentiments, ses problèmes sans le rabaisser ou banaliser sous couvert de  la crise adolescente . Le  » ce n’est qu’un mauvais moment à passer , tu verras plus tard ….  » Le jeune vit avec douleur le moment présent , il est en rupture avec sa petite enfance dont il cherche à s’extirper et ne peut se projeter dans un avenir incertain .  L’engagement positif  , par de petits gestes, par le sourire , le contrôle de sa propre colère , de ses émotions négatives , (ne pas réagir de façon impulsive) régler ses propres problèmes personnels  ou en minimiser l’impact ., montrer  qu’on se préoccupe de lui , , lui témoigner son affection , passe du temps avec lui , lui renvoyer cette image positive dont il a tant besoin pour l’aider dans la réappropriation de l’estime de soi .Proposer des activités ou des sorties qu’il affectionne . Même si vous essuyez des refus systématiques, vous lui envoyez le message que vous ne baissez pas les bras . Tel un funambule sur une corde raide l’adulte doit jongler entre autorité et bienveillance, ne jamais tomber dans le laxisme du « laisser faire » .

Les jeunes qui perçoivent une bonne cohérence familiale, qui ont le sentiment d’être objet de l’estime de leurs parents, et qui arrivent à parler avec un membre de leur famille ou même un professeur ont moins d’idées suicidaires.L’aider à trouver cette personne « ressource » vers qui il pourra se tourner pour exprimer ce mal- être qu’il ne peut verbaliser avec vous . Argument qu’il développe , le fait de s’entraider entre jeunes, ils  sont dans la même galère comment trouveraient-ils une solution  à leur propre problème existentiel lorsqu’ils se transforment en véritable éponge à émotions , se chargeant des ondes négatives , de la tristesse et n’ayant pas les clés pour  essorer ,(prendre de la distance  être dans l’empathie  , avoir conscience de la souffrance de l’autre sans s’y identifier) . Les partages et échanges entre les membre de la tribu des amis ne fournissent pas , la plupart du temps , les réponses adaptées.  Le paradoxe est que ces adolescents ont besoin, pour se construire et se comprendre, de cette évasion dans un monde à eux, autre que celui des adultes. Montrer un intérêt pour leur passion , valoriser un projet exposé, une requête , accepter le  surinvestissent dans la vie relationnelle extrafamiliale, l’appartenance à la tribu dont il vivra comme rituel d’autonomisation  cette étapes dans la construction d’une identité après imprégnation d’un langage, d’une mode vestimentaire, d’activités communes ,mimétisme et identification réciproque dont les parents  sont exclus.

Inégalité de bien -être entre les enfants et les adolescents dans les pays riches , progression des manifestations de souffrance psychiques et psychologiques , idées noires, violence, comportements à risque , suicide touchant toutes les couches de la société française mais dont les inégalités en matière de revenus influent tant sur la réussite scolaire que sur la prise en charge précoce des problèmes de santé chez les jeunes. L’instabilité et la  précarité face sociale qu’il vit à l’intérieur de lui-même, le ressenti d’un faible niveau de satisfaction dans la vie au travers des conditions socioéconomiques, d’un monde en remaniement perçu comme chaotiques, des angoisses et doutes émis par les adultes quant à l’avenir incertain exposent-ils les jeunes à des risques pour la santé ou est-ce l’inverse ? Education et Santé sont des fers de lance de programme politique voulant lutter contre certaines inégalités, mais   aucun programme politique soucieux du bien -être de l’enfant ne peut négliger cet autre  aspect et en rejeter la pertinence.

 

Références :

Bilan  Innocenti 13 lancé par le centre de recherche de l’UNICEF   2016, « Équité entre les enfants : tableau de classement des inégalités de bien-être entre les enfants des pays riches ».Innocenti 13,  Centre de recherche de l’UNICEF – Innocenti, Florence.

 » LA SOUFFRANCE PSYCHIQUE DES ADOLESCENTS ET DES JEUNES ADULTES « Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, Haut Comité de la santé publique

Yakapa.be  (une action de la communauté française) manuel de survie pour parents d’ados qui pètent les plombs ;44, Boulevard Léopold II – 1080 Bruxelles -yapaka@yapaka.be

Illustrations : Simon  Siwak

Louise Attaque – L’insouciance (lyrics)

A l’antenne aujourd’hui

J’entends que l’on meurt, que l’on vit

Et l’insouciance qui nous fuit

L’insouciance qui n’a pas de prix

Ressentir petit à petit

Plonger sans trouver d’abri

Et l’insouciance qui me fuit

Sentir son coeur qui s’amoindrit

Il est si tard aujourd’hui

Pas envie, pas envie, pas envie

Et l’insouciance qui me fuit

Voila le train qui me conduit

Les images, les images et le bruit

La douleur, la douleur et l’ennui

Et l’insouciance qui me fuit

Voila le vide qui me remplit

Je ne me ressemble plus aujourd’hui

Mais si car c’est moi tous ces plis

Et l’insouciance qui me fuit

L’insouciance qui n’a pas de prix

Qui a dit que c’est long la vie?

Perdre la parole de ses propres nuits

Et l’insouciance qui me fuit

Voila le vide qui me remplit

Ressentir petit à petit

Plonger sans trouver d’abri

Et l’insouciance qui me fuit

Sentir son coeur qui s’amoindrit

Il est si tard aujourd’hui

Pas envie, pas envie, pas envie

Et l’insouciance qui me fuit

Voila le train qui me conduit

J’improviserai encore, c’est promis

Qui a dit que c’est long la vie?

Et l’insouciance qui me fuit

Voila le vide qui me réduit

Ressentir petit à petit …..