Et si la Vie était du cinéma

Vie-cinema-pellicule

Une salle de projection , comme la caverne de Platon

de la réalité , les ombres sur les strapontins

Ou les images exhibées jusqu’au générique de fin

Privés de sous titres, sous entendus et bande son ,

En connaitre l’instigateur, nous ne saurions.

 

Voir défiler le film de sa vie

Vision panoramique ou haute définition

Emotionnel film d’animation

Et du 3D , Désir, Destin, Décrire

En dompter les dimensions.

D’un ego  dithyrambique démesuré,

Sourires, rire, larmes et émotions

Remplir l’écran imaginaire

D’un scenario colorisé

Science -fiction de souvenirs

En doublage post synchro

Visions, rêves , anticipation

Intégration sur l’écran vert

De flash mémoire si éphémère

Où les erreurs cognitives

Seraient autant d’anachronisme

Qu’une script aurait oublié, quelle fautive

De signaler  au grand réalisateur de prisme

Comme autant de séquences

Supprimées au montage, mauvaise balance

surexposition ou volontairement saturées

Faire la lumière ou pellicule voilée.

Non pas un documentaire

Richement illustré, renseigné

Sur l’humain et ses facettes animales,

Ou d’une comédie dramatique

Catégorie d’avant-garde, nouvelle vague

D’art & d’essais, expérimental

Sera votre film d’auteur.

 

Hauteur …

Plongée, contre-plongée

Zoom et travelling ou plan unique?

Incrustation d’images subliminales ,

Projections mentales de fractals

Offrant moults interprétations,

D’aucune , la récompense par Oscar Cesar;

Car aucun prix ne vous mérite plus

Que d’oser la vie elle-même.

Et du jeu de l’acteur

Bruler le story board

En improvisation totale

A surjouer en imposteur

Aux excès qui débordent

Du cadre de l’écran , ayez le cran

Sureté et sincérité pour l’heure

Grand guignol loin du croquignolet

Avant la  grande scène finale.

Des adaptations de romans

D’auto -biographie en prendre la fantaisie

Le sel du vécu, en couche argentique

Page de vie en peplum antique

Flash back d’une péripétie

Numériser les ombres et les lumières

Slow- motion antidatée d’hier

Et des dialogues pompeux

En oublier  les verbes.

 

Sans verve à quoi ça rime

Que tout ce cinéma

Si pour l’action, seuls des cascadeurs

Vous servent de doublure?

A moins que vous ne froliez le plagiat

d’un scenario sans envergure

Sans dialogue, tout juste un mime

Et d’un piètre « navet »

Branchez vos projecteurs

Quittez donc cette scène

Faites vous voir ailleurs

Que dans les salles obscures ,

Et avant que n’arrive la dernière séance

Expérimentez, osez, vibrez, vivez !

Vous ne craignez ainsi que de vous exposer

A commettre le seul long métrage

Chef d’œuvre d’anthologie

Reflets à travers les ages

De votre vie

Et ça ce n’est pas du cinéma !

 

 

Silence plateau demandé …

On tourne

Coupez..!

Clap de fin ..

C’est dans la boite.

 

texte : P Lafraise

 

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