Avant de faire maigre un Mardi gras – Recette Scarpégienne: Stuffi perugini – Castagnole di carnevale

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Tradition du Mardi gras , avant le Mercredi de cendres annonçant les 40 jours de carême (durant lequel les chrétiens observent en souvenir de la retraite de Jésus dans le désert)précédant les fêtes Pascale , il était une règle de  » liquider » les éléments qui ne prendraient plus place dans les repas « maigres » sans œufs ni viande.

Ce dernier jour voit fleurir selon les régions et les pays de nombreux mets à base d’œuf . Crèpes et beignets….
• Beugnets (Franche Comté), souvent aux pommes.
• Beugnons ( Le Berry)
• Bottereau (Pays Nantais, Anjou)
• Bougnettes (Pays catalan)
• Bugnes (Lyon), à base de pâte levée
• Chichi frégi (Provence)
• Craquelins (Savoie, Limousin, Bretagne)
• Corvechets (Lorraine)
• Croquignolles (Anjou)
• Crouchepette (Landes)
• Frappes (Corse) sont aromatisées à l’eau-de-vie de myrthe.
• Faverolles ou Frivolles (Champagne)
• Foutimassons (Vendée,Poitou)
• Fritelles (Corse)
• Ganses (Nice)
• Guenilles (Auvergne)
• Mascottes (Côte d’Azur)
• Merveille (Sud Ouest)
• Oreillettes languedociennes craquantes ou à base de pâte levée.
• Pets-de-nonne (Franche Comté)
• Rousettes (Alsace)
• Tourtisseaux (Vendée)
• Etc …..

Pour rendre honneur au travail d’archivage et de diffusion des meilleures recettes familiales , partager à mon tour ce cadeau offert par mon père
Préface du livre document adressé à tous les Scarpégiens , membres de la tribu famille et amis se retrouvant au cours des cousinades annuelles : cuisine des Scarpégiens

Ce sont des plats que les parents, grands parents, oncles et tantes de la famille de mon père aimaient préparer et dont ils nous régalaient.
Nombre de ces recettes sont la copie fidèle de manuscrits que nous ont laissés nos anciens et dans lesquels on retrouve leur touche personnelle et leur savoir-faire ; c’est ce qui en fait toute la valeur.
D’autres, peut-être un peu moins authentiques, sont la reconstitution dans nos mémoires (et parfois avec l’aide d’internet) de la manière et des tours de main qu’ils utilisaient pour préparer les spécialités qu’ils aimaient mitonner.
cuisine savoureuse, souvent d’inspiration italienne, qui n’avait d’autre objectif que de nous régaler.
Donc, à vos fourneaux et découvrez ou redécouvrez cet héritage somptueux que nous ont légué nos parents.
Bon appétit, les Scarpégiens ……..

Les castagnoles ou « stuffi perugini »
Les castagnoles ou « stuffi perugini » sont une spécialité en principe réalisée
pour le Mardi Gras que tantine Marie réussissait à la perfection.

Ingrédients
v 500 grammes de farine
v 6 œufs
v 50 grammes de beurre
v 125 grammes de sucre fin.
v 1 citron râpé
v ½ verre d’eau de vie
v Huile d’arachide
v 500 grammes de miel
Préparation
Mettre la farine, les œufs, le beurre ramolli, le sucre, le zeste du citron râpé et l’eau de
vie dans un saladier. Bien pétrir l’ensemble pour obtenir une pâte homogène.
Dans une poêle remplie aux ¾ d’huile d’arachide, déposer par petites cuillerées à café
la pâte dans l’huile bouillonnant à feu doux.
Les castagnoles ainsi cuites comme des beignets doivent se fissurer à la cuisson et
rester jaunes.
Ne pas aller trop loin dans la cuisson car cela voudrait dire qu’elles ont « pompé »
l’huile. Si elles deviennent brunes, c’est trop tard : la cuisson est allée trop loin et les
castagnoles seront moins présentables.
Les mettre dans un plat et les arroser avec 500 grammes de miel de lavande ou de
châtaigne chaud.
Si elles sont réussies, c’est un vrai délice, hélas un peu bourratif (d’où le nom de
« stuffi »).

Les recettes de famille sont agrémentées de quelques remarques ou anecdotes , comme une image saisie des petits secrets échangés, autour de la table, au coin de l’évier , les mains dans la farine, dans un petit coin de cuisine. Petit plaisir que de vous en divulguer certaines .   »  Magari  far piacere magro ma non  troppo stuffa , é  Martedi grasso!  « 

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Influenza aviaire : Qui seront les vaincus au jeu de l’OIE, le grand Sud Ouest a la chair de poule

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Vae victis , Brennus (dont les fans de rugby à 15 connaissent le fameux bouclier), chef gaulois , qui , pour la grande Histoire ne sont pas les ancêtres des français, n’aurait pu envahir Rome et son Capitole que gràce  ou à cause du signal donné par des oies . C’est  après un siège de plus de 7 mois que les romains, épuisés, affamés se rendent . De la mythification historique : Ce que nous appelons  peuple gaulois étaient
des Ambiens, des Helvètes, des Séquanes, des Sénones, des Carnutes, des Parisii, des Vénètes, des Pictes, des Rèmes, des Bellovaques, des Ménapes, des Aduapes, des Allobroges……. Rappel que Jules César mena la guerre des Gaules .Pluralité que ces gaules là.

Vae Victis : malheur aux vaincus . Ce sont bien les oies,les jars, les canes et les canards, du Capitole toulousain aux fins fonds de tout le Sud Ouest de la France qui vont être vaincus. Point de foie gras ou de magret, pas de destruction massive des élevages pour enrayer la grippe aviaire. Les palmipèdes vivants actuellement dans les élevages non infestés par l’influenza aviaire iront à maturité avant d’être tués et commercialisés . Un sort tout autre touche les œufs, qui eux seront détruits systématiquement pendant au moins 4 mois, suivis d’un vide sanitaire de 2 autres pour un retour à la normale fin juin, début juillet.
La formule adoptée prend effet dès lundi : les élevages ne recevront plus de canetons. La production va ensuite être progressivement arrêtée. Au fur et à mesure, ils vont se vider.
L’objectif est que dans quatre mois, il n’y ait plus aucun volatile dans les huit départements concernés : la Dordogne (13 cas), les Landes (28), la Haute-Vienne (1), le Gers (10), les Pyrénées-Atlantiques (12), les Hautes-Pyrénées (3), le Lot (1) et la Haute-Garonne (1).

Ainsi en a-t-il été décidé en haut lieu par le Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale du ministère de l’ Agriculture .
«de quoi vivront les éleveurs, comment rembourseront-ils leurs investissements, quelles importations vont venir remplacer les volumes non produits chez nous? Et que dire des abattoirs et de toute la filière aval concernant cette production à haute valeur ajoutée?»a demandé Patrick Franken, président de la Coordination Rurale 47 ( Lot et Garonne)

Réponse de Enrico Brivio
C’est la France qui décidera du montant de l’enveloppe pour les indemniser. Elle en financera 50%, le reste étant à la charge de l’Europe, s’engage Enrico Brivio, porte-parole du commissaire Européen à la santé et à la sécurité alimentaire, qui salue les mesures prises ce jeudi.

En cas de confirmation de grippe, les mesures obligatoires en Europe sont  : l’abattage et la destruction sur place de toutes les volailles et des œufs de l’exploitation, le nettoyage et la désinfection de l’exploitation suivis d’un vide sanitaire de 21 jours, la mise en place de zones de protection (rayon de 3 km) et de surveillance (rayon de 10 km) autour de l’exploitation a rappelé le docteur Bernard Vallate patron de l’OIE ( Office international des épizooties.)
«Nulle part ailleurs dans le monde, nous n’avons jusqu’à présent vu se développer aussi vite et en même temps trois souches de grippe aviaire». Surpris, le patron de l’OMS animal se dit néanmoins «optimiste» pour la suite. L’épidémie va s’arrêter assez vite, dit-il. «Le consommateur n’a rien à craindre. Le risque de transmission du virus de la grippe aviaire à l’homme est quasi-nul et en tout cas il ne se transmet jamais par ingestion de produits de volailles, crus ou cuits». Les dégâts économiques eux ont déjà eu lieu. Nombreux sont les pays fermant leur porte aux exportations françaises de volailles et produits de volailles .

La France fait face à une épizootie inédite : près de 70 foyers détectés dont une trentaine dans les Landes. Inédite aussi par l’identité du virus : jusqu’à présent, l’épidémie était asiatique, elle arrivait chez nous par les oiseaux migrateurs. Visiblement le virus a muté, il est désormais européen. « Ce type de H5N1 est un peu différent du type asiatique. On donne aux Etats membres la possibilité d’appliquer des mesures plus drastiques » dans ce cas, explique Enrico Brivio.

Capito ? Capitale que cette éradication programmée. Vae victis ! Avis aux auques, aux « avica, ganz, gaaz,chen, iouaz » ..de quoi donner la chair de poule aux oies blanches . Et pendant ce temps là le canard était toujours vivant ( tiré de :la chasse aux canards, Robert Lamoureux). De quoi déchainer un autre canard d’une plume acerbe et ironique Le Canard enchainé . Finis de se gaver, les repas de fêtes de fin d’années sont digérés.

Bonne fête Serge – Latouche à l’honneur, en toute simplicité

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Le philosophe Français Serge Latouche , qui se définit lui-même comme ex économiste a fait une intervention devant une assemblée , délégation de jeunes agriculteurs du futur, venus de 120 pays pour Terra Madre Giovani ( les jeunes de Terra Madre) à l’initiative de Slow Food( fondateur de SF : Carlo Petrini)-We feed the Planet début Octobre à Milan lors da la grande Expo , Italie. Plus médiatisé que dans son propre pays, ses paroles sont reprises par de nombreux journaux . Le marathonien des congres , exposition universelle ou non multiplie ses témoignages et la sensibilisation dans de nombreux pays, diffusant les principes et fondements de la simplicité volontaire, du bien être simple et autres appellations plus parlantes que le terme initial de « décroissance ».

Pour ces 4 jours de réunions où se côtoyaient , jeunes agriculteurs, agronomes, étudiants, chefs de petites entreprises, pécheurs, activistes , c’est Serge qui a eu le privilège de débuter la série de colloques et de débats .
Extraits de journaux italiens relatant son intervention :
La Repubblica du 4 Octobre 2015, rubrique Economie et finance

MILAN : réévaluer, redéployer et relocaliser. Et encore une fois : réduire, recycler, réutiliser et restructurer. Seulement de cette manière, à travers le « cercle vertueux des R » il est possible d’inventer un mode durable de survie. Serge Latouche, le théoricien de la décroissance heureuse, le répète comme un mantra à Milan. Le philosophe Français qui aime se définir comme ex économiste (« parce que j’ai perdu confiance dans l’économie, c’est un mensonge »), a conté une autre façon de voir la production, la consommation et les rapports sociaux : » un mode plus équitable, plus humain, plus juste « parce que le système de production dans lequel nous sommes plongés génère partout des situations d’inégalité, d’exploitation et d’abus. Et les mêmes indices de richesse (comme le PIB) sont complètement évincés des paramètres financiers et monétaires, qui ne correspondent pas au bien-être réel des populations: « l’économie est une religion occidentale qui nous rend malheureux. »
« Aujourd’hui , a dit Latouche, nous vivons dans une société fagocitée par une exigence de croissance qui n’a plus de motifs économiques, mais qui est la croissance pour la croissance. Illimitation du produit, puis illimitation de l’exploitation des ressources naturelles renouvelables ou non. Illimité de consommation, puis des déchets et du gaspillage, autrement dit pollution de l’air et l’eau « . Une recherche de croissance alimentée par la publicité qui vous fait désirer ce que vous n’avez pas ; soutenue par la banque  » prompte à prêter de l’argent, quasi à l’infini » et influencé par l’obsolescence programmée: « nous sommes condamnés à consommer parce que nos outils sont programmés pour se détériorer aussi rapidement que possible ».
L’alternative proposée par Latouche est la décroissance en réponse à la non-soutenabilité sociale et écologique de notre réalité. « Nous, occidentaux sommes moins de 20 % de la population mondiale mais nous consommons 86 % des ressources naturelles. Notre mode de vie détruit la résilience, la capacité de l’organisme terrestre à faire face au choc du changement climatique comme la perte de la biodiversité « .
Les critiques de Serge Latouche sont autant de révoltes contre le modèle de la société individualiste qui  » a permis de libérer les forces destructrices, sur lesquelles se fonde la société de consommation et la croissance. » En fait, la recherche d’accumulation est « une guerre de tous contre tous. C’est une guerre contre la nature, car nous ne remarquons pas que de cette façon nous détruisons la planète plus rapidement. Nous faisons la guerre contre les hommes. Même un enfant comprendrait ce que les politiciens et économistes font semblant de ne pas voir :une croissance infinie est par définition absurde dans une planète finie, mais nous ne comprendrons pas tant que nous ne l’avons pas détruit. Pour faire la paix, nous devons renoncer nous-mêmes à l’abondance frugale, obliger. Nous devons apprendre à reconstruire d’autres rapports sociaux « .
Pour les économistes néo-libéraux, ajoute Latouche, l’option la plus terrible est le protectionnisme, « Mais, en réalité, c’est un instrument de défense parce que c’est la compétition pour alimenter la guerre, comme en témoigne le cas de Volkswagen. Le libre -échange est comme le renard dans le poulailler . Nous avons détruit l’agriculture de la Chine, et en pleine réciprocité l’industrie chinoise a détruit la notre : 800 millions d’ anciens paysans chinois s’entassent dans les banlieues, créant des millions de chômeurs dans nos sociétés « .

À l’appui de son point de vue Latouche cite la New Economics Foundation qui calcule l’ « indice de bonheur » sur trois dimensions : empreinte écologique, l’espérance de vie à la naissance et bien-être subjectif ( sentiment individuel de bonheur). « Avec ces paramètres, comme dans la Bible – conclut , le philosophe Français les derniers deviennent premiers et les derniers, premiers . Vanatu et le Costa Rica sont en haut du classement, tandis que le mensonge des États-Unis en 160eme position et l’ Italie autour de 60eme ».

Corriera de la sera : La recette de Latouche pour les jeunes agriculteurs :  » La globalisation est une arnaque »
La bataille pour une culture alimentaire différente est possible seulement si nous unissons nos forces ». S’adressant pendant deux heures aux jeunes agriculteurs du monde entier qui se sont réunis dans la salle rouge du Superstudio Più , rue Tortona, à Milan, Serge Latouche, l’économiste et philosophe Français , partisan de la décroissance, ennemi juré de la mondialisation et du libre-échange qui, dit-il, est comme « le renard dans le poulailler en libre service », a eu pour tâche d’ouvrir le deuxième jour de la réunion de Terra Madre Giovani. Il cite Thomas Piketty : « la sociétés dans laquelle les inégalités grandissent sont malheureuses aussi pour les riches. »
Pointant du doigt la « cupidité » et les universités qui produisent les économistes « nous enseignons comment faire autant d’argent que possible ». Il parle au pied levé, sans support audiovisuel. Mais son charisme n’a pas besoin de support technologique, de pc « victimes d’obsolescence planifiée. » Il répète que « la mondialisation est la plus grosse escroquerie de l’histoire, un jeu de massacre à l’échelle mondiale ».
Thèmes abordés « 800 mille paysans chinois chassés de la campagne et l’exportation de produits fabriqués dans les usines en Chine à perte créant du chômage en occident ». Il invite à se méfier de l’opulence, de la « société de croissance qui a trahi les promesses de la modernité ». Il a parlé de migrants, exploités par le système alimentaire mondial, avec le procureur de Calabre Nicola Gratteri. Il aborde le sujet « alimentation et religion « avec les invités des différentes communautés. D’autres intervenants ont ponctué cette journée autour de la Slow Food et des mouvements en faveur d’une alimentation Biologique , du bien fondé de réintroduire des techniques ancestrales en matière d’agriculture , de respect de l’environnement.

Serge Latouche ne refuse aucune invitation ou presque et c’est l’homme qui se dévoile , ainsi que ces idées, à travers ce petit questionnaire accordé lors d’une intervention en Alsace pour un club de réflexion réunissant dirigeants et cadres dirigeants . Le theme était : Le décroissance comme solution de sortie de crise . Etonnant ce Serge là, quand il touche tout public. A lire ses nombreux ouvrages et à méditer. Bonne fête Mr Serge !

Moches( pas méchant,mais marchand) quand » les gueules cassées » végétales jouent aux stars.

 

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La beauté ne se mange pas en salade , mais les moches , les pas beaux, les bizarres , les hors- normes oui !

gueules-cassees-carotte-piedSont concernés :

• les produits présentant un défaut d’aspect
• les produits de petits calibres et moins jolis à la base
• les produits présentant des marques suite à des intempéries (pluie, grêle ou chocs au vent)
Ces « gueules cassées » avec leurs petites particularités ne doivent plus être boudées ou écartées tant ces produits sont bons et dignes de notre attention.

gueules-cassees-fraiseQui a dit qu’ils n’étaient pas beaux !!

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Pomme-Amourhttp://lesgueulescassees.org

Joli coup que cette campagne publicitaire , esprti casseur de pub , pour une fois, je m’incline . il faut être clément « in » , de temps en temps.

 

Ma loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt .

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Senoble, attention où tu achètes ton lait

Agriculture , de la grêle qui met sur la paille et des vaches folles de colère.

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Va-t-on revoir une flambée des matières premières agricoles comme en 2012 ?
Encore des sceptiques sur le réchauffement climatique ? Regardez donc en France si l’herbe est toujours aussi verte comme chez nos voisins . Le tour de France cycliste , bien médiatisé dans de nombreux pays , offrira des vues aériennes de la campagne ou devrait-on dire des campagnes françaises . Cette année encore , les moissons ont commencé plus tôt que sur le calendrier traditionnel, en réponse aux conditions météorologiques . La sécheresse n’a pas permis une deuxième pousse de fourrage et a considérablement réduit le rendement au M2 de terre cultivée. Les agriculteurs, éleveurs d’ animaux à viande ou allaitantes (production laitière et dérivés)cherchent désespérément des aides et des solutions pour assurer l’ alimentation de leur bétail ou cheptel ainsi que l’irrigation de leurs cultures.
Cette chère viande. Trop chère, trop goulue en eau . Il est vrai que les français ont diminué leur consommation de viande , mais que cette particularité de régime alimentaire est en train de voir des transformations dans certains pays émergents. Quelques chiffres à rappeler et qui font réfléchir :
Les chiffres fréquemment cités d’une consommation de 1 500 litres d’eau pour produire un steak (ou 15 000 litres d’eau par kg de bœuf) sont issus de la méthode Waterfootprint  appliquée aux bovins. Cette méthode comptabilise 3 types d’eau :
• « L’eau bleue », qui représente 3 à 4 % des 1 500 litres évoqués. Il s’agit du volume d’eau douce capté dans les eaux de surfaces et nappes phréatiques. Pour la filière bovine, cela correspond principalement à l’eau d’abreuvement des animaux, l’eau d’irrigation des cultures fourragères qui nourrissent les animaux et l’eau nécessaire à la transformation de la viande. L’Institut de l’Elevage évalue cette consommation d’eau en France à 20 litres par steak de viande bovine.

• « L’eau grise », qui représente 3 % des 1 500 litres évoqués. Il s’agit du volume d’eau théorique requis pour maintenir la qualité de l’eau aux normes en cours, dans les systèmes de production de viande.

• « L’eau verte », qui représente 94 % des 1 500 litres évoqués. Il s’agit du volume d’eau de pluie stocké dans le sol sous forme d’humidité et qui s’évapore via les surfaces cultivées ou surfaces de prairies qui alimentent les troupeaux.
En France, les fermes d’élevage produisent sur l’exploitation 90 % de l’alimentation destinée à leurs troupeaux. Ce sont donc 13 millions d’hectares de prairies, 2 millions d’hectares de maïs et 1,5 millions d’hectares de céréales qui réceptionnent naturellement l’eau du ciel. Sur l’ensemble de ces surfaces, seules 8% sont irriguées.
Une de ces études concerne la consommation d’eau. Cependant, l’étude de la bibliographie internationale montre de fortes variations dans les ratios calculés : 210 litres d’eau par kg de bœuf selon Foran et al (2005) ; 410 litres d’eau par kg de bœuf selon Peter et al (2010), 1800 selon Beckett and Oltjen (1993) et 17000 selon Hoekstra et Chapagain (2007).

La prise en compte de l’eau de pluie dans le calcul de l’impact environnemental de l’élevage aboutirait paradoxalement à élever les bovins en bâtiments et à cesser de les alimenter à l’herbe. Souhaitons nous voir pousser des fermes « industrielles » comme celle de la Somme surnommée Ferme des 1000 vaches ? La confédération paysanne est là pour se battre et préserver les emplois dans le monde agricole.

• 13.500 litres d’eau pour 1 kg de viande de bœuf ;
• 5.263 litres d’eau pour 1 kg de coton ;
• 5.000 litres d’eau pour 1 kg de riz inondé ;
• 900 litres d’eau pour 1 kg de soja ;
• 590 litres d’eau pour 1 kg de pomme de terre
• 590 litres d’eau pour 1 kg de blé ;
• 524 litres d’eau pour 1 kg d’orge ;
• 454 litres d’eau pour 1 kg de maïs grain ;
• 238 litres d’eau pour 1 kg de maïs ensilage ;

7 à 16 kg de céréales ou produits végétaux pour produire 1kg de viande ..1/2 hectare de terre cultivable est nécessaire pour produire 70 kg de bœuf. Cette même surface permet de récolter 10.000 kg de pomme de terre .
Autant d’exemples à méditer .
La paille s’invitait même dans un problème mathématique à l’épreuve du BEPC,
brevet d’études du premier cycle du second degré . Cependant , l’utilisation de celle-ci , non pas en alimentation animale , est décrite comme isolant naturel dans la construction d’un toit.

Exercice 7 : (7 points) Un agriculteur produit des bottes de paille parallélépipédiques.
Information 1 : Dimensions des bottes de paille : 90 cm´45 cm´35 cm.
Information 2 : Le prix de la paille est de 40 € par tonne.
Information 3 : 1 m cube de paille a une masse de 90 kg.
1)Justifier que le prix d’une botte de paille est 0,51 € (arrondi au centime).
2)Marc veut refaire l’isolation de la toiture d’un bâtiment avec des bottes de paille parallélépipédiques. Le bâtiment est un prisme droit dont les dimensions sont données sur le schéma joint.. K J G  5m I F 7,7 m 15,3 m A 3,6m B etc…
Il disposera les bottes de paille sur la surface correspondant à la zone grisée, pour créer une isolation de 35 cm d’épaisseur. Pour calculer le nombre de bottes de paille qu’il doit commander, il considère que les bottes sont disposées les unes contre les autres. Il ne tient pas compte de l’épaisseur des planches entre lesquelles il insère les bottes. a)Combien de bottes devra t’il commander ?
b)Quel est le coût de la paille nécessaire pour isoler le toit ?
« Ah, la vache  » se sont dits certains élèves . Ils ont sué ou séché sur leur copie, ce jour là .
Autre effet météorologique, autre calamité venue du ciel, les orages et les grélons étaient de la partie pour saccager les plants juste sortis, les fleurs et fruits portés par les arbres. Apres le Bordelais et sa région de Médoc à Cognac, au tour de la Bourgogne de voir ses futures récoltes compromises .
La grêle est tombée notamment sur les communes de Santenay, Meursault, Volnay, Pommard et Beaune pour la troisième année consécutive.

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Des récoltes qui tombent à l’eau , de l’eau qui refuse de tomber du ciel sauf sous la forme de balles de tennis ou de golf. Des vaches en colère qui ne veulent pas être internées en batterie industrielle. Des éco-citoyens qui veulent apprendre toujours plus sur l’origine des produits alimentaires. Même, l’image d’ Epinal, le cliché du français franchouillard , béret vissé sur la tête , baguette de pain et litron de « rouge » va se transformer. Surveillez donc la valse des étiquettes de tous les produits de consommation issus des céréales, des produits laitiers . Effet coupe du monde de football, les pizzas et la bière font recette . Combien de litres d’eau pour une petite mousse ? Combien de terres agricoles transformées en monoculture de soja au Brésil ou de quantité d’eau pour irriguer les pelouses des stades sportifs ? Mais revenons à nos moutons (enragés) , vaches ( ne sont plus folles mais en colère), cochons( qui s’en dédit) , couvées de cette bonne Perette et de son pot de lait. Monsieur de la Fontaine en avait fait une fable , à défaut d’un fromage. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse , tout comme ceux qui se cassent pour voir si à côté l’herbe est plus verte… Une question de dynamique agricole peut -être ?

Pour comprendre le fonctionnement de l’usine à gaz des 1000 vaches :

http://enviedepaysans.fr/blog/2013/10/tout-comprendre-aux-1000-vaches/