INSANE – La meilleure danse

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SOLIPSIST

Autour du Gwoka « Le Lewoz » au MIX’ART MYRYS; collectif d’artistes autogéré- Un autre continent

Spectacle participatif dans le cadre du festival fêtant les 20 ans de l’ APCA ’Association pour la Promotion de la Culture et des Arts

Autour du Gwoka « Le Lewoz »

Spectacle présenté en coréalisation avec Mix’Art Myrys et la Fédération des Associations Ultramarines de Midi-Pyrénées

Le Lewoz est une manifestation Guadeloupéenne, qui traditionnellement rassemble des initiés, percussionnistes, chanteurs, danseurs, dans une ronde d’expression (lawonn) autour des différents rythmes de la musique Gwoka tel que toumblak, kaladja, mendé, woulé, etc…

Musiciens et danseurs rivalisent de créativité, tous les spectateurs participent également et chacun fait le spectacle en improvisant et en se laissant porter par les rythmes du Gwo Ka.

L’improvisation est très importante pendant les soirées Lewoz, elle laisse ainsi chacun s’exprimer très librement.

Le Gwoka est la forme musicale née en Guadeloupe de l’apport des cultures africaines emmenées par les esclaves au 17ème siècle, qui les ont adaptées à leur nouveau cadre de vie.

Rassemblement emblématique de la culture guadeloupéenne le Lewoz est une entité vivante qui subsiste grâce aux participants qui sont à la fois intervenant et spectateur.

* Pierre Serin (musicien)

Pierre Serin dit Tipyè est un musicien gwoka aguerri de l’école du maître Ka (percussionniste) Henri Delos artiste dont la générosité du jeu et la personnalité ne laissaient pas indifférents. Longtemps considéré comme l’un des plus grands solistes gwoka de sa génération, Tipy(è) est aussi un fin pédagogue dans le domaine de la musique traditionnelle. Il a contribué en grande partie à la création de la musique Gwo Siwo au sein du Mouvman Kiltirel Voukoum notamment en tant que responsable de la section musique et chant. Reconnu dans l’ensemble des communes de la Guadeloupe Tipyè est un ardent défenseur de la culture Africano-Guadeloupéenne.

* Vincent Blancus (chanteur)

Fils d’un grand maître Ka (percussionniste), Vincent Blancus est un chanteur de l’école de la lignée de Christen Aigles (maitre Ka). Il est actuellement le chanteur le plus accompli de la culture Guadeloupéenne. Il magnifie le gwoka dans ce qu’il a de plus grand et de plus noble. Il est aussi un très bon musicien et un excellent soliste. Emmanuel Blancus est l’un des dernier à maintenir et à détenir les clés, les codes de la tradition orale.

Ce spectacle se jouera aux ateliers MIX’ART MYRYS , Toulouse .

Les Ateliers de Mix’Art Myrys : C’est un collectif d’artistes autogéré. Né en 1995. Actuellement , dans le Nord de Toulouse , 4000 m2, dans un ancien entrepôt, au départ dans une usine  de chaussures à l’abandon , occupée par des SDF et des sans papiers et des artistes . Ce squat artistique ( Fabrique Myrys, quartier de Saint Cyprien), déménagement , occupation de l’ancienne préfecture de Toulouse de 2001à 2005, prochain déplacement , dans  une halle en friche au cœur d’un futur écoquartier à La Cartoucherie ( desservie par le tramway, en rapport plus étroit avec la population.

Leur slogan pourrait être : » Liberté, solidarité , Précarité  » .   A disposition se trouvent de salles de répétition, ateliers, containers multimédia, TETALAB, atelier de construction, serre dédiée aux plasticiens, sérigraphie, espace d’exposition, hébergements, bureaux associatifs.

Des projets artistiques personnels et collectifs pour des échanges , des partages ,  la mutualisation de moyens humains, techniques, de savoirs et savoirs faire. Ce principe de diversité génère de la mixité possible et de la démocratie culturelle avérée.

L’ autogestion est également proposé aux public par le biais de la participation libre et nécessaire à l’entrée. Les visiteurs sont invités à évaluer eux même ce qu’ils donnent et/ou sont en mesure de donner, à jauger leur rapport à l’œuvre, à l’artiste vivant, … Notion d’économie sociale et solidaire .

Au delà de la notion d’accessibilité financière, la programmation artistique souvent appréhendée en contraste d’univers esthétiques et de forme, participe également d’une diversité voire une mixité des publics renvoyant à ces notions de démocratie culturelle, ou comment partager, différents, ensemble…

En réseau , ils créent Le Collectif d’ Urgence des Acteurs Culturels ( COUAC) action de réflexion sur la définition des politiques culturelles locales

ARTfactories/Autre(s)pARTs pour une action culturelle, par la recherche et l’expérimentation de nouveaux rapports entre populations, arts et territoires

La FRAAP, Fédération des Réseaux et Associations d’Artistes Plasticiens

Milanga – Un groupe à la croisée des mondes

Milanga – Diphonic au Festival Magic Bus

Composé de Ben et Pierrot, l’un passionné de musique instrumentale et l’autre de groove machines, décident de créer ce projet. Ils montent  « l’Atelier Milanga » : au fil des rencontres et des collaborations ponctuelles, des artistes de tous horizons , influences pour des  musique sans frontières… Des notes de violon, de saxophone et parfois du chant, agrémentent alors sur scène des morceaux aussi puissants qu’éphémères.

De nouveaux membres : Zalem au didgeridoo, souffle ses vibrations, tantôt saccadées tantôt douces, la voix de Noémie nous étonne par sa puissance et sa subtilité, et Yshar nous transporte aux confins du monde par sa danse tribale fusion.
Ce groupe devient  vibrant, détonnant, aérien… où tradition et modernité cohabitent avec élégance.

Discographie : Danse de lianes nov 2010; Diphonic sept 2011

Sur scène, le mystère, les ombres, et les silhouettes se dessinent… sur fond de sonorités orientales et rythmiques tranchantes, le tout habillé de lumière. Les artistes vont et viennent tels des créatures insaisissables, distillant goutte à goutte leurs talents en un élixir rare.

On entre dans un rêve éveillé avec plaisir et émerveillement. Découvrir, sourire, danser, imaginer… Plus qu’un concert, un spectacle onirique à la croisée des mondes.

Einstein on the beach- 1976 à 2012 – Re-création

Extrait d’un documentaire sur l’Opéra de Philip Glass, Robert Wilson :  » Einstein on the beach »  1985

Traduction approximative du clip.

Rob  fut le premier d’entre nous à aller à Broadway et de monter quelque chose pour  un » autre Broadway ».  Rapidement , Nous avions discuté d’une pièce , mais sans savoir quel genre se serait. Nous est venu le titre « Einstein on the beach » . Einstein est un Dieu de notre temps. Nous connaissons toutes les histoires autour de lui . Nous sommes allés au théâtre partager quelque chose ensemble et , dans un sens  pas besoin de raconter l’histoire car nous la connaissions déjà,  cette moisson qu’est l’homme mais aussi un pacifiste ayant contribué à l’explosion » de l’atome.

Einstein était l’esprit dans la pierre de l’édifice de la  plus sauvage des revendications d’égalité. Il a permis tous ces spectateurs et a créé l’opéra. Je pense que c’est la première fois dans l’histoire de l’opéra qu’ une musique est écrite pour tourner autour de ce point de départ.

.Je crois que j’ai vu Einstein  40 fois. C’est peut être le plus grand opéra du 20 eme siècle , il n’y a plus rien de tel . Et  cela  a rendu encore plus.  Des que j’ai fait Einstein , je suis allé au Metropolitan Opera Ballet( MOB) et je leur ai demandé s’ils le monteraient . Je suis allé au National Dance  pour savoir s’ils soutiendraient  en disant que ce n’était pas une pièce pour un théâtre commercial en ville . Tous étaient effrayés de n’avoir aucun public  pour ça.  Le public ne se déplacerait pas pour un truc pareil. .Ils avaient  » leur public. ». J’ai essayé partout pour  obtenir e l’argent.

Je suis allé à Paris, France  et ai  été reçu par Michel  Guy  qui était ministre de la culture à cette époque, ( Secrétaire d’état, précisons de PL ). Le monde a perçu que quelque chose d’inhabituel se passait là.

Jane Herman avait la charge des événements spéciaux.  Elle est venue voir la pièce et  a dit  » peut être , comme un événement spécial , nous pouvons la faire venir  au Metropolitan Opera , mais ils me voulaient  « moi » Robert Wilson   »  pour trouver les fonds et fonder le spectacle pour le produire  sur les jours de fermeture . Ils m’ont permis de louer les lieux , un dimanche  au triple du tarif en vigueur. Je ne m’avouais pas vaincu par le manque d’argent. Allons y , faisons le » .

Benedicte Pesle :   » Phil, Rob, Lu (  Lucinda, la chorégraphe ) se sont absolument crevés pour mettre leurs mots pour un public bouffeur de bacon. Et , non,  l’ œuvre  trouve un public européen mais  l’Amérique n’est pas l’ Europe. Ils veulent des américains , ils les veulent  comme çà fonctionne aux U.S.  »

R.W : « J’ai vendu des tickets de 2 à 2000 dollars. Nous avons vendu  2 pas.  Et j’ai posé le ticket à 2 dollars à coté de celui à 2000.

« Nous y sommes allés en famille ,  assez impressionnés . Je n’étais jamais allée au Metropoloitan ( mob)  pour une représentation brillante  et nous semblions très spéciaux, importants. Mon père était un gros fumeur et de rester en place pour un temps si long était une mission , et mon père est resté  pendant toute la durée sans faire une coupure ,  c’était incroyable . A la fin, quand les gens se sont levés « en standing ovation » applaudissant and sharing  leur enthousiasme pour les artistes , , il y avait des larmes et de la fierté sur son visage, incroyable . « ( précision  PL : Le spectacle dure 5 heures avec liberté d’entrer et de sortir de la salle pour les spectateurs !!!!)

David Byrne :  le fait que c’était au MOB l’a fait aller de la périphérie au centre Ville.  Ce qui a été choquant pour de nombreuses personnes de voir l’idée et l’historique , de ce que je pourrais appeler les éléments du centre-ville, les corps ennuyeux ne cédant pas à la baisse de  professionnalisme , en tout point égal que ce soit un show de  théâtre de Broadway ou un Opéra. C’était une façon de dire  » nous sommes égaux » .

RW /  » Mon père a dit , oh ce doit être impressionnant;  ça a dû te faire beaucoup d’argent.  j’ai non, papa , j’ai produit  ce travail , il m’en a couté 1 million de dollars; , j’ai récupéré 850.000 dollars. Je suis endetté de 150.000 dollars.  150.000dollars de dette? Oui, Monsieur il m’a dit : mon fils :  je ne savais pas que tu étais aussi  » smart » pour perdre 150.000 dollars,  » c’est probablement la chose la plus magnifique qu’il m’est dite.  Je lui ai répondu que cela m’avait demandé beaucoup de travail , cela avait été vraiment dur !!

Nous avons toujours à la célébrité et au succès financier allant de soi. Mais non, en fait. Le succès peut venir en premier et l’argent suivre ou non.
Eventuellement, qui sait , mais qu’importe . Peut être devrions nous faire quelque chose de plus petit et rester à New York? La grande scène fut à N.Y. Il n’y avait pas d’autre endroit en Amérique pour la monter convenablement .

Rappelons que cette œuvre fut créée en France à l’ouverture du festival d’Avignon en 1976. Le reportage date de 1985 . La reprise de cet opéra et sa tournée européenne en 2012/2013 ont  vu cette fois  se fermer les portes d’endroits tel que le théâtre du Châtelet pour Paris , la Scala  de Milan , Le Theatro Real de Madrid. Coupes budgétaires et demande exorbitante de la production  Pomegranate Arts. Pour la France , seul l’Opéra Berlioz du  Corum de Montpellier a relevé le défi pour 3 représentations mi Mars 2012. Re Création mondiale, après Avignon 1976, Montpellier 2012 ( et oui tout ne se passe pas qu’ à la capitale !!!). L’avant première eut lieu en janvier aux U.S.A, dans le Michigan. Tournée prévue après 2 représentations  ces jours passés à Reggio Emilia en Italie, Londres, Toronto, New York, Berkeley, Mexico , Amsterdam en janvier 2013 et Hong Kong pour Mars prochain. Baroud d’honneur pour certains directeurs de salle, prise de risque avec recherche de mécénat pour contrebalancer les frais demander par la production américaine , équipe de marketing à la made in U.S.A.

Cette nouvelle visite de  » Einstein on the beach » est constituée de différentes séquences s’articulant les uns aux autres comme autant de facette d’un prisme. Le monde américain de 2012 se regardant dans le miroir de fin 70 se regardant lui-même dans celui des années 50. Une mise en abyme, un œil critique à travers Einstein et son procès.

Certains textes sont écrits par Christopher Knowles le fils adoptif de Robert Wilson , un jeune autiste rencontré dans un c entre lorsqu’il était éducateur . d’autres par Lucinda , la chorégraphe, Samuel L Johnson , et des bribes, des phrases des notes  et  des chiffres psalmodiés.. Construction de l’œuvre sur les dessins de Robert et les notes en commun de Rob et Phil. Philip Glass et sa musique répétitive, Robert Wilson pour la mise en scène  et les visuels, Chorégraphie de  Lucinda Childs

Extrait  / The train

Philip Glass , exercice de musique répétitive. Opéra  » Einstein on the  beach »

Out of Context- For Pina / Alain Platel

Blush- Compagnie de danse Ultima Vez / My Russia: David Eugene Edwards& Woven Hand