Tony & Jordan , de la réalité des illusions – Quand les jeunes frenchies montrent leur talent aux U.S.A

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Peut -être avez-vous noté le nom de ce blog : » pourquoi je n’aime pas le beurre de cacahuète, on ne le dira pas le dire aux américains …. ».Et bien  Tony et Jordan, les french twins   eux, sont allés montrés à nos amis outre- Atlantiques d’où venaient certains talents .. De France. Ces jumeaux parisiens de 21 ans ont mis au point un numéro d’illusions digitales digne de faire rougir certains artistes « magiciens illusionnistes » de Las Vegas . Leur exhibition à America’s got talent , saison 2017, même si elle ne les a pas emmené jusqu’en finale,  a créé le buzz et leur vidéo reprise par de nombreux médias,est devenue virale .

Les french twins :

Émerveillés dans leur enfance par un numéro de magie , ces 2 frères parisiens ont décidé de jouer de leur gémellité pour s’y frotter aussi . L’origine de leurs tours de magie ou illusions , ils les cherchent à eux d’eux, soit née d’une idée , ils se donnent les moyens de trouver l’astuce, le mécanisme pour lui donner forme , soit par hasard. Lors de la création d’un gimmick , l’un des deux s’aperçoit d’un effet inattendu , les 2 cerveaux se mettent alors à décortiquer avec méthode la manière de pouvoir reproduire cet effet afin de l’intégrer dans un de leurs numéros . Un exemple : dans leur chambre  en bazar total , Tony note un sachet de thé posé sur une carte à jouer épousant parfaitement la forme de celle-ci .Le tour Instant T est né

Premiers pas dans la magie à 17 ans , ils auto financent le tournage de leur DVD Blaze en faisant du baby- sitting et autres petits boulots .

Ils commercialisent sur leur site lesfrenchtwins.com, leur ‘tours de magie’ pour pouvoir les partager, donner l’envie à d’autres de se lancer dans cette aventure mais aussi pour financer leur spectacle avec du matériel mis au point par des professionnels  . Illusions digitales mais aussi close-up ( tours effectués directement en contact avec le public comme à une table de restaurant, au plus près du spectateur). Les 3 qualités indispensables pour eux sont  de créer de l’ émotion, faire  passer un moment unique à l’audience et s’amuser .  Exigeants sur la présentation comme sur la technique , les 2 frères privilégient leur naturel  et se montrent tels qu’ils sont .

Vivre sa passion , prendre le risque de croire en son rêve et se donner les moyens de l’accomplir. Une preuve par 2 que ces french twins !

Métaphorique et métaphysique voyage sonore

Comment l’existence a-t-elle commencé?
Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Quelle force a causé la création de l’Univers?
Est-ce que l’existence est un accident ?
Est-ce que l’existence a été planifiée , par qui ?? Et quoi d’autre de planifié encore ,
Est-ce que Dieu existe?
Avez-vous une âme? Que devient votre âme quand vous mourez?
Etes vous juste un arrangement particulier fait de paradoxe?
Combien de liberté avez-vous vraiment ??
Seriez vous plus heureux si vous saviez comment l’existence fonctionne?
Que connaissez vous de sûr et certain ?
Que savez vous sur l’absolu certitude?
Est-ce qu’un paradis est certifié ?

Autant de questions sans réponse dans ce collage radiophonique et métaphysique proposé par l’artiste canadienne Sarah Boothroyd dans ce voyage sonore vers les continents de perception différente du monde, du temps, de l’existence, de la vie, de la mort, de la genèse de l’univers ..beauté sonore de mélodie parlée dans ses pièces comme un livre ouvert dont les images seraient peintes par les fréquences et les ondes extraites de bruits, de fragments d’archives, de documentaires . Pour ce  » Castles in the sky » elle propose de nous embarquer dans une dérive mentale, une méditation à travers les mots du neuro-scientifique David Eagleman : Bis 40 chroniques de l’au-delà ( Sum: forty tales from afterlives).Questions existentielles certainement sans réponse, invitation à explorer les autres facette de la réalité suivant l’hypothèse d’Albert Einstein : « La réalité est simplement une illusion, quoique très persistante »
Séduite par l’hypothèse que l’existence n’est peut être qu’une immense hallucination collective, Sarah Boothroyd rêve à plusieurs voix et soulève les limites de notre condition humaine, de notre entendement : « J’aime mettre en avant des questions existentielles qui resteront certainement toujours sans réponse. C’est une invitation à contempler le côté magique de la réalité. Je cherche à susciter le doute : la réalité n’est pas tout à fait l’idée que l’on s’en fait. » Et elle cite de nouveau Einstein : « La plus belle chose que nous puissions éprouver, c’est le mystère des choses. »

Univers où fantasme, fiction,projection de fragments de réalité, de documentaires, de bruits dans la foule, de slogans, de narration polyphonique et collective à découvrir à travers ce parcours sonore initiatique métaphysique.

Ethnique Psychédélique, azéri à Toulouse et bien au delà :Araz

Araz prayer for love

Non pas pour la promotion d’une émission de télévision qui certainement sélectionne parfois en double aveugle les candidats  » élus » à continuer une aventure télé pseudo réalité qu’est « The Voice », mais mettre en avant un homme, un artiste, un parcours , une vie au-delà des quelques minutes de diffusion de la petite boite à sons et à images ,qu’un autre musicos ,il y a quelques années avait mis en rengaine et en couplets sous le satirique intitulé « la lucarne à blaireaux « .

C’est sur le site Toulangues.org, portail toulousain des langues du monde que Viviane Bergue nous trace le portrait d’ Araz ou plus exactement d’ ArazÔzarA. En rebloguer l’intégralité est un choix délibéré, quant à mettre en avant l’accueil de la région toulousaine, toujours les bras grands ouverts à s’enrichir de la culture de la différence et montrant qu’à travers les sciences et les techniques , les arts , les ponts construits pierre à pierre entre l’Orient et l’Occident sont des actes d’amour.

En 2013, Piera fait la connaissance d’Araz, jeune artiste azéri, alors qu’elle est responsable de l’Institut français en Azerbaïdjan, en charge de l’organisation de la Fête de la musique à Bakou, la capitale. Quelques mois plus tard, les voilà mariés et installés en France, à Toulouse. Une telle rencontre n’aurait pu être possible sans la passion de Piera pour les langues orientales et notamment le russe. « Mon père est franco-grec et ma mère est franco-polonaise donc j’ai grandi dans un milieu pluriculturel, explique-t-elle. Quand j’avais 5 ans, mes parents ont fait un voyage en Europe de l’Est, notamment en Ukraine et en Pologne, les pays de ma grand-mère maternelle. Ils ont profité de la chute de l’URSS pour y faire un grand voyage et pour que ma mère puisse découvrir la culture de sa mère parce qu’elle n’a pas pu bénéficier de cette richesse interculturelle. Et ils sont revenus avec des contes, des balalaïkas, des jouets, etc., et moi, j’ai baigné dans ce monde slave. » De fait, l’histoire familiale de Piera est en partie liée à la grande Histoire, celle qui a vu les frontières européennes se modifier et la domination soviétique s’étendre à d’autres pays à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le village où est née sa grand-mère était polonais avant la guerre, mais une fois celle-ci terminée, il était désormais ukrainien. Pour Piera, apprendre la langue de ce pays était une nécessité. Trouver des cours d’ukrainien était mission impossible ? Eh bien, soit, elle apprendrait le russe, parlé dans tout l’ancien espace soviétique. Par chance, dans son collège, elle pouvait choisir le russe comme première langue vivante. « J’étais tellement passionnée par le russe et par les langues en général que j’ai ensuite décidé de faire mes études à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) à Paris. C’est une université complètement géniale où on peut apprendre 92 langues rares. J’ai appris le russe, le biélorusse, le géorgien, et avant de partir en Azerbaïdjan, un peu d’azéri. »
Grâce à sa connaissance de langues peu étudiées en France, Piera s’est retrouvée à travailler dans l’humanitaire et la diplomatie, ce qui l’a conduite, lors de sa dernière mission, en Azerbaïdjan, un pays hélas bien peu connu sous nos latitudes. La patrie d’Araz, que ce dernier est fier de présenter. « Partout où je vais, je porte l’hospitalité et la douceur de mon peuple, et la grande Histoire de mon pays en moi, et plus que tout la musique d’Azerbaïdjan. Je suis musicien, et pour moi, la musique de mon pays, c’est un vrai trésor. Quand je l’écoute, ça me donne envie de rester heureux tout le temps parce que chaque fois que j’entends le chant traditionnel azéri, je revois les montagnes, les forêts de mon pays, et la mer Caspienne, le goût de la mer Caspienne, le son de la mer Caspienne,… C’est un trésor qui vit en moi. »

« Dans ma famille, on parle tous le russe et l’azéri »
Situé sur la ligne de division entre l’Europe et l’Asie, sur les rivages de la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan est un pays du Caucase frontalier de l’Arménie, la Géorgie, la Turquie, l’Iran et la Russie. L’ancienne puissance soviétique a laissé des traces dans cette république, autrefois membre de l’URSS. La langue russe notamment est encore parlée par une minorité de gens à Bakou. Rien d’étonnant à cela puisque à l’époque soviétique, le russe était la langue vernaculaire, celle que tout le monde parlait, sauf dans les campagnes. Bakou, ville portuaire et cosmopolite par excellence, a, du reste, toujours été au confluent des échanges commerciaux avec les Perses, les Turcs et les Russes. « Dans ma famille, on parle tous le russe et l’azéri, raconte Araz. Et c’était pas vraiment difficile à apprendre. Je peux parler couramment le russe et couramment l’azéri. En fait, les jeunes originaires de la capitale parlent tous russe couramment. Quand j’étais enfant, à l’école, tout le monde parlait russe. Les Bakinois parlaient russe mieux qu’ils parlaient azéri à mon époque. Mais maintenant tout a changé. » En effet, depuis la chute du mur et l’indépendance de l’Azerbaïdjan, le russe disparaît progressivement, au profit de l’azéri, désormais langue nationale. Une évolution qu’Araz ne remet guère en cause. Après tout, l’azéri est la langue originelle de l’Azerbaïdjan, et il est normal que ses habitants s’expriment enfin dans leur langue et non plus dans celle du pays qui les a longtemps dominés. « Il faut parler azéri parce que l’Azerbaïdjan a de grands poètes, de grands écrivains qui écrivent en azéri, et il faut que ma génération et les futures générations parlent azéri et lisent ce que les poètes et les écrivains écrivent en azéri parce que c’est une vraie richesse. » Cependant, le jeune homme est d’accord pour reconnaître qu’il serait dommage d’abandonner complètement la langue russe car celle-ci ouvre la possibilité d’accéder à une autre culture et notamment aux grands écrivains russes que sont Pouchkine et Dostoïevski, qu’il est préférable, selon lui, de pouvoir lire dans le texte original et non en traduction. Piera partage son avis. « Je trouve que le bilinguisme est une énorme richesse. C’est dommage qu’en Azerbaïdjan mais pas seulement, en Arménie, en Géorgie, dans presque tous les pays qui étaient autrefois russophones, les jeunes délaissent le russe au profit de l’anglais qu’ils ne peuvent pourtant pas pratiquer autant pour la bonne raison que grand voisin, c’est la Russie et le russe reste la langue de communication dans cette zone. Un Arménien, un Géorgien et un Azéri qui se rencontrent, parlent en russe. » Piera souligne tout l’avantage qu’il y a à parler nativement plusieurs langues, par opposition au monolinguisme français qu’elle voit comme l’une des raisons des difficultés des Français dans l’apprentissage des langues étrangères. Néanmoins, force est de constater que pour les jeunes Azéris, ce sont désormais l’Europe et les États-Unis qui font rêver, d’où la perte de vitesse du russe, concurrencé par l’anglais, sans compter la forte émigration des populations russophones. Les temps ont changé.
Araz fait peut-être partie de la dernière génération d’Azéris qui peuvent encore considérer le russe comme une deuxième langue maternelle, ce qui permet au jeune homme d’affirmer : « On peut dire que j’ai appris seulement deux langues, l’anglais et le français. » C’est son père qui l’a poussé vers l’anglais et aujourd’hui il lui en est reconnaissant car c’est la langue qu’il préfère. Le français, c’est une autre histoire. « Le français, c’est une langue que j’étais obligé  d’apprendre, mais c’est aussi une langue que j’aime vraiment. J’ai du respect pour le peuple français, et je suis là en France, je vis en France,… Je pourrais parler anglais mais j’ai pris la décision d’apprendre le français pour bien m’intégrer, pour respecter les Français. »

« L’autre partie de moi que j’appelle Zara »
L’intégration, un point souvent problématique pour tous ceux qui font le choix de s’installer dans un autre pays. Heureusement, Araz peut compter sur l’aide et le soutien de sa femme. Piera l’a en effet aidé à s’acclimater aux coutumes françaises, aux différences qui peuvent exister entre notre conception des rapports hommes/femmes ou encore des rapports entre amis, et celle en vigueur en Azerbaïdjan. Bien plus que cela, elle a mis sa propre carrière entre parenthèses pour le soutenir dans ses projets musicaux, car Araz est avant tout un artiste qui espère bien percer sur la scène musicale. Auteur, compositeur, interprète, il a son propre groupe, The Preachers, dont le son mêle funk, soul, rock, blues. Si jusqu’ici le groupe a surtout interprété des reprises de titres en anglais, ils préparent des morceaux inédits, dont cinq sont déjà enregistrés, et qu’ils interprèteront lors de leur prochain concert le 5 février.
En parallèle, Araz développe sa propre musique, mélange d’influences soufies, de sons psychédéliques des années 60, et de musique traditionnelle azerbaïdjanaise, le mugam. Celui-ci, à l’instar de la musique soufie, est basé sur l’improvisation, la répétition des motifs, et le thème spirituel de l’amour divin, l’amour pour la nature et l’amour pour la femme. « Le mugam c’est très compliqué, il y a énormément de nuances, et je ne peux pas dire que je suis chanteur de mugam parce que je ne fais qu’utiliser quelques motifs de mugam et beaucoup de nuances de musique soufie et je mélange tout ça avec ma propre vision du monde, ma propre vision des choses. » Piera et lui en profitent au passage pour évoquer la particularité du soufisme, courant mystique de l’islam qui prend ses distances avec les dogmes musulmans traditionnels. Araz évoque notamment le poète soufi azéri Saiyid Imad ad-din Nassimi qui vécut de 1369 à 1417 et qui fut exécuté par les autorités de l’époque pour ses propos progressistes, entre autres concernant l’éducation des femmes. « Mais dans le domaine musical, c’est plutôt le chanteur soufi pakistanais Nusrat Fateh Ali Khan qui m’a inspiré. Quand je l’ai écouté, je suis vraiment tombé en transe et j’ai trouvé l’autre partie de moi que j’appelle Zara, parce que je m’appelle Araz et Zara, c’est Araz à l’envers. Zara c’est l’autre côté, c’est comme la face obscure de la lune. Il y a la lune qu’on voit et il y a la lune qu’on ne voit pas. »
Araz n’en oublie pas pour autant son amour du blues et des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique anglo-saxonne : les Beatles, les Rolling Stones, les Bee Gees, Led Zeppelin, Pink Floyd, des groupes dont il doit surtout la découverte à son père qui lui a offert la première cassette des Beatles lorsqu’il n’avait que 8 ans. Contrairement à ses camarades de classe qui n’écoutaient que de la pop commerciale, Araz a ainsi baigné dans un univers musical plus riche. Aujourd’hui, c’est fier de ses racines et de ses différentes influences musicales qu’il peut participer à l’édition 2016 du célèbre télé-crochet de TF1, The Voice, une expérience qu’il ne regrette pas, même s’il n’a pas pu continuer au-delà de l’épreuve des battles. S’il a tenté l’aventure, c’est entre autres parce que certains de ses amis chanteurs en Azerbaïdjan ont participé à des versions étrangères de The Voice, ce qui leur a ouvert de nombreuses opportunités. Alors pourquoi ne pas essayer ? Il aura bien fait car, ainsi que nous pourrons le découvrir samedi prochain, tous les coachs se sont retournés et il a choisi Zazie. « J’ai rencontré plein de musiciens et de chanteurs intéressants. Je ne regrette rien. Le plus marrant, c’est que les gens nous voient deux minutes à la télé mais ils ne savent pas qu’on a passé des heures de préparation. Ils me voient deux minutes et ils pensent : “Ah ouais, il a chanté bien” mais ils ne savent pas que j’ai attendu seize heures pour chanter ces deux minutes. J’avais les yeux complètement rouges au moment où je suis passé et Zazie m’a demandé : “Est-ce que tu as fumé quelque chose ? Est-ce que tu as pris quelque chose ?”J’ai dit que c’était seulement la fatigue. »
Il espère bien que son passage dans l’émission lui donnera davantage de visibilité pour promouvoir sa propre musique.

Nous pourrions laisser Araz et Piera sur cette note musicale et positive et les laisser retourner à leurs divers projets, comme celui de café culturel que Piera projette de créer à Toulouse, un lieu où tous, Français comme étrangers, pourraient se retrouver et échanger pour apprendre les uns des autres en dépassant les barrières culturelles, sociales et linguistiques. Mais Araz tient encore à nous parler de son pays pour mentionner des faits bien peu connus en Occident, qu’ainsi l’Azerbaïdjan a accordé le droit de vote aux femmes bien avant la France, en 1918, lors de la trop brève période démocratique que le pays a connu, qu’il a été le premier pays musulman à permettre aux femmes de ne pas porter le voile, d’aller à l’école et d’étudier dans des classes mixtes. Enfin, Araz voudrait également que l’on sache que 20% du territoire de sa patrie est aujourd’hui occupé par l’Arménie, dans le cadre d’un conflit armé qui dure depuis la chute de l’URSS. Et comme un message à tous ceux qui ne connaissent pas ce petit pays situé à la frontière du continent européen et de l’Asie, il nous invite encore une fois à faire preuve de curiosité et à découvrir la culture extraordinaire de cette terre.(Viviane Bergue)

 

Son site , sur wordpress : http://www.arazozara.com/

Quand la devise française se dévalue

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Devise de la France gravée sur les frontons de bâtiments encore « publics » , Liberté – Egalite, Fraternité . Cette devise républicaine n’a été adoptée officiellement qu’en Février 1848 lors de la 2eme république . Acte antipatriotique que de la remettre en cause dans les valeurs et symboliques héritées de la Révolution française ou au contraire traitement de choc, à l’instar d’une psychothérapie que de chercher à tirer des conséquences de ce que la nation qui s’en glorifie les réduit comme peau de chagrin depuis d’autres révolutions ( industrielle, consumérisme, numérique…) et bouleversements de la société. Laissons aux futurs bacheliers le plaisir d’en étudier toutes les facettes philosophiques , aux femmes et hommes politiques d’en proclamer leur défense et leur sauvegarde . Constatation de quelques symptômes « psychosomatiques » dont souffre la patiente France semblant résister à tout traitement mis en œuvre et dont les médias en dévoilent, avec subjectivité, les facettes ces jours-ci à  la manière d’un Docteur Knock (J.Romain), David Livingston, Henri Laborit,Oliver Sacks, Freud et Lacan ou d’un Diafoirus du Malade imaginaire de Molière. Malade déclaré ou hypochondriaque, à moins qu’il ne s’agisse d’une hystérie collective Liberté , égalité , fraternité ou la mort, qu’en est-il aujourd’hui?

Liberté :
Liberté d’expression brandie comme un étendard et dont les événements du 7 Janvier continuent à faire couler de l’encre et du sang . Magnifique prétexte pour placer tous les français bientôt sous  » liberté surveillée » par l’adoption du projet de loi sur le renseignement, dont la première étape vient d’être franchie.
La France qui semblait outrée par les histoires des grandes oreilles de l’ Oncle Sam via nos voisins allemands , lorsqu’on apprend que la NSA a mis sur écoute la chancelière allemande Merkel crie au scandale et cependant légifère la mise en application des mêmes techniques d’espionnage, de contrôle que Big Brother.
Une profession va avoir le vent en poupe dans l’hexagone : analyste , non pas l’adepte de Freud , c’est une psychothérapie autre qu’ individuelle que l’ Etat français risque d’adopter celle de masse .
Le grand public semble muselé ou purement et simplement anesthésié . Seuls des groupes de défense des droits, de la presse et des entreprises d’ Internet se sont mobilisés, bien loin des manifestations d’unité nationale.L’écoute administrative et la surveillance d’un individu, sur le territoire français seront justifiées par une des 7 causes
Indépendance nationale , intégrité du territoire et la défense nationale.
Les intérêts majeurs de la politique étrangère et de la prévention de toute forme d’ingérence étrangère.
Les intérêts économiques , industriels et scientifiques majeurs de la France
La prévention du terrorisme
Prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions, des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ou a la re constitution ou d’actions tendant au maintien de groupements dissous en application de la loi L 212-1
Prévention de la criminalité et de la délinquance organisée prévention de la prolifération des armes de destruction massive.

Pour cela l’utilisation de nouveaux outils sera autorisée : récupération des métadonnées téléphoniques et numériques , poser un micro , traqueur GPS sur le véhicule, emploi d’ Imsi catcher ( antenne relai pouvant capter tous les numéros de téléphone à proximité ainsi que les métadonnées de communication de l’individu « sur écoute » mais également de toutes les personnes alentour) .Dérive aisée pour basculer d’une surveillance d’un suspect à un contrôle de masse lorsque le peuple descend dans la rue : Vive le droit de manifester et de s’exprimer « librement » . Cette proposition de loi va plus loin . Pour pouvoir identifier des  » suspects » encore inconnus , l’état français devient expert post-crash aéronautique par la mise en place de la « boite noire » .. Tout le trafic internet par l’intermédiaire des operateurs sous contrainte, transitera par ce dispositif ( immense filet) .Par l’intermédiaire d’un algorithme alertant les membres d’une commission de contrôle sur un comportement suspect .Un conseil, retournons dans les bibliothèques plûtot que de surfer sur les moteurs de recherche en cas de besoin de documentation, de recherche de références pour les articles ou l’étayage d’exposés ou d’interventions pour soutenance de mémoires, de thèses ou tout autre exposé( lycéens, étudiants, journalistes et nous, Madame et Monsieur tut le monde , nous sommes suspects!).Surveillance de masse mais chut tout ceci est et sera Secret Défense .
Les bien pensants ou dits libre penseurs , les « intellectuels « de l’hexagone étaient les premiers à s’insurger des contrôles dictatoriaux de l’accès internet dans certains pays . De la filtration ou voire même interruption d’accès comme en Corée du Nord ou autre nations lors des événements et troubles ( à retrouver les références vous-même, je n’ose plus taper certains mots-clés à moins que je ne sois déjà fichée ) .

Liberté d’échanges . Le libre échange et les traités . Un article à part entière y sera consacré. La marchandisation de l’humain, de ses productions et de ses créations. Liberté de vendre, d’acheter , d’exposer . D’un traité à une traite , du pis au pire autre traitement et pas de faveurs que celui de la femme :

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Liberté et égalité d’être femme en France.
Liberté de se vêtir à son gré et d’être féminine . Oui mais au risque de se faire siffler , insulter, tripoter, harceler, réprimander, vilipender . Attitude paternaliste lubrique des hommes politiques comme le montre leur attitude vis-à-vis de leurs coreligionnaires féminines dans la tribune politique de l’Assemblée Nationale . Qu’une élue ose porter une jupe ou une robe , elle se voit couper la parole sans ménagement , ou de façon plus insidieuse , les hommes s’empressent d’adresser des remarques sexuelles .Ils déploient une attitude de condescendance ou de pression sexuelle plaçant la gente féminine en position de subordination . Du harcèlement à la « représentation » machiste de la femme objet sexuel conscient ou inconscient, objetisation ou instrumentalisation d’un être humain dont on dispose, dont on use l’image à travers les publicités, les clichés, qu’on victimise . 100% des jeunes filles et femmes françaises reconnaissent avoir été l’objet de gestes ou de paroles déplacées lors des trajets en métro , un exemple parmi d’autres.

Comme le chantait Le forestier  » je demande à voir l’égalité
L’égalité qui était gravée
Sur le fronton de ma mairie.
Égaux, ta femme et toi
Mais pas la paie de fin de mois. »

Egalité des salaires et de condition d’avancement , obligation de l’application de la parité institutionnalisée pour voir des femmes à des postes de cadre, de représentants des élus , combien à la tête de directoire, de conseils d’administration ?

Egalité des chances en toute fraternité : un exemple comme la dérive supposée à Béziers du maire, élu avec les voix du front national , de ficher les élèves inscrits dans les écoles de la ville de par l’origine de leur prénom et d’une conclusion hâtive quant à leur appartenance à une communauté religieuse associée . Statistique ethnique , discrimination positive et égalité des chances ( exigence qui veut que le statut social des individus d’une génération ne dépende plus des caractéristiques morales, ethniques, religieuses, financières et sociales des générations précédentes) .Or la République française fait des distinctions parmi ses enfants . 20130219112008H

Je voudrais voir la fraternité,
La fraternité racontée
Dans le linteau de cette église.
Fraternel dans les moeurs,
Mais en tenant compte de la couleur.
Fraternel avec celui
Qu’a pu apprendre à dire merci.
Fraternel, on est tous frères,
Mais à la guerre comme à la guerre… Continuent ainsi les paroles de Maxime Le forestier.

Fraternité : Geste fraternel et compassionnel de venir en aide et en soutien logistique et armé pour des opérations de maintien de la paix , lutter contre le terrorisme comme le fait l’armée française sur le sol africain . Paradoxe de ce pays qui s’enorgueillie encore d’être terre des droits de l’homme et du citoyen et qui viole les enfants. Action humanitaire ? Mais que fait encore l’armée française sur le sol africain ? La françafrique toujours vivante ? Terrain de jeu expérimental de certains laboratoires, pillage à huit clos des richesses du sol africain, post colonisation , le rôle et les responsabilités de la France et des autres pays industrialisés dans le mouvement d’immigrants clandestins de l’autre côté de la Méditerranée n’est plus à démontrer. Dénoncer les guerres et les conflits, chercher à se poser en médiateur, en chevalier blanc salvateur ou réprobateur tout en étant pourvoyeur d’armes , c’est cela la fraternité?
Fraternité : les actes antisémites, homophobes, islamophobes, anti ceci, anti celà , autant de faits divers banalisés et pourtant preuve irréfutable d’une guerre quotidienne fratricide contre ces valeurs républicaines , citoyennes et simplement humaines ensanglantant honteusement la bannière dont la nation veut voiler les frontons des bâtiments , la laïcité.

L’instrumentalisation du concept de l’insécurité , les techniques de manipulation, domination et soumission , les représentations mentales ,les habitus et reproductions des inégalités sociales sont autant de rouages et de mécanismes expliquant les limitations et les fausses croyances de liberté au sein de la société . Esclaves du système , égaux devant la loi sans oublier les passe droits, les exceptions, les exclusions, solidaires dans l’individualisme et dans l’acceptation de la dévaluation de la devise Liberté Egalité Fraternité. Quant à vous, Mr Maxime , je ne m’en fous pas de la France, même si comme à vous , » on a profité de mon enfance pour me faire croire à des conneries « .
Pour aller plus loin : Liberté, Egalité, Fraternité l’autre intervention Eric De Mongolfier en novembre 2006 à l’ université de Bordeaux
https://www.canal-u.tv/video/universite_bordeaux_segalen_dcam/liberte_egalite_fraternite.3950

La quadrature du Net :
https://www.laquadrature.net/fr/lassemblee-nationale-vote-la-surveillance-de-masse-des-citoyens-francais

Solitude – Du sociopolitique à la métaphysique, réflexions sur la solitude de l’homme contemporain

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« La grandeur d’un métier est peut-être avant tout, d’unir les Hommes.
Il n’est qu’un luxe véritable et c’est celui des Relations Humaines.
En travaillant pour les seuls biens matériels,
nous bâtissons nous-mêmes notre prison,
avec notre monnaie de cendre
qui ne procure rien qui vaille de vivre. »
Antoine de Saint Exupéry
Dans le monde occidental où n’ont jamais autant existé de moyens diverses de communication entre les hommes, existe le paradoxe de s’y sentir parfois tres seul. La solitude , acte volontaire ou subi n’a pas le même sens , les mêmes conséquences. Les nouvelles technologies relayant les réseaux sociaux et les centaines de contacts, « d’amis » permettant de rester connectés quelque soit l’heure ou le lieu avec la multitude (près d’ 1 milliard d’inscrits sur Facebook) ne nous rendent – elles pas prisonniers d’un virtuel monde social, d’une pseudo réalité ? Se sentir seul ou être solitaire , notions totalement différentes…

La définition du mot Solitude : état ponctuel ou durable d’un individu seul qui n’est engagé dans aucun rapport avec autrui.Elle est vécue différemment selon qu’elle est choisie ou subie.Lorsqu’elle devient synonyme d’isolement, séparation, éloignement, absence et perte, elle s’associe au manque , au refus de relation sociale ou à l’absence physique d’autrui.Parfois, elle est choisie intentionnellement suite à une épreuve de vie, perte d’un proche, maladie, divorce, séparation amoureuse, perte d’emploi ou besoin de se retrouver, d’avancer dans une introspection.
Elle est réponse psychologique à la perte d’un être cher . On se sent seul face à cette épreuve même au sein de son entourage . Elle est cheminement personnel face à la mort. La peine ou la souffrance de la perte d’un proche ne semble pas pouvoir être partagée ou soulagée par l’empathie de « l’autre » . Comprendre sans s’approprier cette douleur, cette souffrance, cette expérience. Isolé dans sa bulle, les mots, les gestes ne peuvent consoler ou aider .Faire son deuil, accepter le départ « définitif », l’absence, l’envol de l’être aimé se vit individuellement. La solitude est aussi une période nécessaire ou dictée par les us et coutumes socioculturels.

La solitude : conscience douloureuse de l’absence matérielle d’autrui autour de soi ou sentiment intérieur d’être seul . Il est ainsi possible de se sentir seul dans une foule ou au sein même de sa famille, de son couple. Abandon , délaissement, l’impression de n’exister pour personne : tels sont les termes que l’isolement de l’homme moderne face à des idéaux extérieurs, à sa superficialité et son narcissisme . Le monde occidental est le reflet d’une société oubliant de vivre dans le présent , aliénée au passé ou au futur où le dernier gadget high-tech est érigé en idole. Loin du sens profond de l’existence il présente, dans cette solitude, les signes d’un syndrome d’irréalité : plus individualiste, égocentrique angoissé, dépressif ou en confusion intérieure, manque de confiance en autrui et en soi-même. Devenu machine à gagner d l’argent pour réponde à de faux besoins, c’est dans cet isolement qu’il mène une course effrénées après une continuelles insatisfaction. Notre société industrielle d’hyperconsommation où la domination économique prévaut sur celle de la politique ( au sens général du terme) et de la culture est une société de masse urbanisée ayant perdu les racines du clan , de la famille ou de la tribu. C’est dans l’anonymat que cohabitent des personnes ayant quitté leur région d’origine pour répondre à la mobilité professionnelle . Famille éclatée devenue nucléaire, population vieillissante dont leurs descendants rejettent la prise en charge , lors de leur perte d’autonomie, couple ne vivant pas sous le même toit en grand principe de ne pas tuer le « capital amour » par l’usure du quotidien…Les socionautes, tels qu’ils sont appelés , utilisateurs des réseaux du Net ont tendance à modifier leurs usages et leurs comportements. L’utilisation  » intime » laisse place à un profil « Socio-Conso « . Plutôt que d’échanger des événements de la sphère privée, les français , en ligne, se mettent à  » liker », à suivre une marque, une entreprise ouvrant les portes vers les webs vendeurs. Un clic pour annoncer à la terre entière être le nouvel acquéreur d’un livre, d’une voiture, d’un appartement au même titre que la naissance d’une idylle ou d’un enfant n’empêche pas cependant d’ignorer jusqu’à l’identité même de ses voisins de palier. Qui sait si un des 1500 (ou plus) individus , en France, surveillés et suspectés d’appartenir à la mouvance Djihadiste n’est pas l’un d’entre eux???

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Des études contradictoires sur les internautes vivant par réseaux sociaux, jeux en lignes etc. montrent soit l’image d’ isolés volontaires , prisonniers dans une geôle de la virtualité ( hors de la vie quotidienne réelle, les No-Life à l’instar des Hikikomoris japonais), soit au contraire enrichis d’une ouverture sur le monde en interaction avec d’autres . Certains mettent en avant la richesse de leurs échanges, de la communication avec des personnes qu’ils ne pourraient rencontrer dans leur village , localité où ils résident . Loin des zones urbanisées, en déplacement perpétuel au sein d’une famille nomade ou rendue comme telle par des mutations professionnelles régulières ou par les aléas de la vie ( déplacés climatiques, réfugiés, émigrés ou voyageurs volontaires ) se sent ainsi citoyen du monde . De sa propre initiative, il se connecte ou non avec ses semblables ou , au contraire, avec des êtres totalement différents de lui apprenant au travers d’une amitié dûment choisie une langue, une culture, une pensée, une philosophie et un mode de vie lui permettant d’appréhender et de chercher à mieux comprendre autrui, l’Humain, lui-même.
Le temps solitaire n’est pas synonyme d’enfermement volontaire dans une cellule d’isolement carcérale ou psychiatrique lorsqu’elle est période de méditation, temps de réflexion . Il est nécessaire de s’isoler dans sa bulle, son jardin secret, son espace encore plus intime et privé . Temps d’introspection , de prise de recul pour mieux analyser ou ressentir (selon l’ utilisation du raisonnement ou de l’intuition), il ouvre tres souvent la voie à une production personnelle de songes, de pensées constructives , de désirs. Il peut alors se traduire par un besoin créatif d’expression ( écrits, photographiques, picturaux ou des formes plus singulières « artisanales » de bricolage voire même culinaires. A chacun sa recette ! Ce n’est pas devenir misanthrope en rejetant et en détestant le genre humain ou se croire au dessus de tous , un peu comme un dieu ou un monstre ( Aristote). Inverse du temps de fuite née d’attentes ou d’espoirs déçus ou de pessimisme excessif. Ce solitaire volontaire, est vécu comme suspect, comme pathologique ou « anormal ». Il est pourtant , par son autonomie, plus sociable et plus libre, loin de la massification de nos sociétés. Rien ne l’empêche d’aider les autres lorsqu’il le peut, d’offrir une qualité d’écoute sans aucun jugement, d’être en connexion étroite et profonde au travers d’une neutralité bienveillante. Loin de proposer un bien matériel ou financier, le solitaire philanthrope s’octroie d’abord un temps pour lui , un voyage intérieur de lucidité, de paix et de sérénité , ouverture vers la pleine conscience, aux confins du royaume de la sagesse . C’est cette piste, ce sentier qu’il peut alors donner comme un trésor, une lumière, une chaleur humaine, un réconfort, une source d’inspiration aux autres.

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Certaines activités demandent à être solitaire. Il en est ainsi de la lecture. Certes, les lectures publiques revêtent une autre dimension mettant en action les zones cérébrales liées à l’audition (temporale). Le ton , le phrasé, l’accent du « lecteur » donnent une version subjective, une interprétation. La lecture solitaire est un acte d’identification ou d’analyse en comprenant ce qui est lu révélateur des sentiments et pensées exprimées qui existent déjà (partagées ou non ). Cette solitude intérieure se peuple et s’aménage d’autant de source de plaisir, petits bonheurs, richesse, foisonnement de questions.. Les autres moyens éducatifs ou distractifs télévision , conférences, spectacles, jeux ne sauraient remplacer cette nourriture de l’esprit. Elle est moment propice à la pensée, la créativité, le rêve, la lucidité ou le délire. La solitude est toujours accompagnée de folie ( Marguerite Duras). La dépendance systématique à autrui, le besoin en permanence du regard, de l’avis, de l’approbation d’une tierce personne proche ou étrangère voire quasi anonyme n’en serait-il pas plutôt un signe?

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La solitude revêt donc plusieurs dimensions, une sociopolitique, métaphysique et pratique. Destructive, pouvant mener à une traversée de désert social (dépression, troubles psychologiques et psychiatriques, addictions toxicologiques ou médicamenteuses, suicide), elle est constructive , nécessaire dans les étapes d’acquisitions, d’engrangement et de mémorisation Elle n’est donc pas vécue comme un cachot, un malheur , une pénitence. Cette mise en relation avec soi-même pour apprendre, comprendre, créer, innover permet alors une mise en relation de qualité avec autrui pour échanger, communiquer, partager . Elle n’est ni individualisme, ni indépendance, ni indifférence, ni désordre, ni marginalité avec lesquelles elle est souvent associée ou confondue. Elle est autonomie : gestion de soi, dans nos relations avec notre environnement et avec nous-mêmes ce qui suppose la capacité de gérer nos propres actions dans notre durée et dans notre espace , de nous auto-positionner , de nous auto-évaluer , d’être responsable du sens que nous donnons au réel.

Réflexions sur la solitude, les relations humaines suite à la lecture d’articles ou de remarque sur le thème de la solitude de l’homme moderne , d’une enquête de société sur l’influence des réseaux sociaux ( enquête menée en France en 2013 par l’institut Harris interactive sur le baromètre des réseaux sociaux en France)

Photos:1 trouvée sur le Net- 2 Tommy Ingberg-3 Ahmed Emad Eldin(illustration pour pochette de l’album The Endless River-Pink Floyd)-4 Joachim Beyrowski

Fini de rire – Documentaire ARTE (2012) sur la liberté d’expression et ses limites pour les dessinateurs de presse dans le monde, rediffusé hier

Des dessinateurs de presse du monde entier racontent « leurs » années 2000 et la manière dont les frontières de la liberté d’expression se sont déplacées.
« Si vous voulez un baromètre de la liberté d’expression et comprendre les tabous dans un pays, il faut aller voir les dessinateurs de presse. » Ce conseil de Plantu, Olivier Malvoisin l’a suivi à la lettre : Fini de rire revient sur les événements qui ont jalonné le début de ce XXIe siècle à travers les dessins et les témoignages de dessinateurs de presse des quatre coins du monde : de Plantu à Avi Katz (Israël), en passant par Danziger (États-Unis), Kroll (Belgique), Rainer Hachfeld (Allemagne), Khalil (Palestine)… Au fil du récit, le film trace les contours des tabous contemporains et pose la question suivante : où en est la liberté d’expression aujourd’hui ? L’affaire des caricatures de Mahomet en 2006 a soulevé bruyamment la question de la représentation religieuse. C’est en partie ce que l’on observe dans le documentaire, mais on constate aussi l’émergence de nouveaux tabous : la censure économique, le poids de l’histoire, les murs réels ou imaginaires, qui sont autant de freins à la liberté d’expression.

Une contre-histoire de l’Internet – English Subtitles

Joyeux Anniversaire , Empire Google.

A l’heure du Bash bug, du droit de l’oubli Google, des iPhone6 (affaire IOS 8.0.1), Hadopi et autres évènements info ou intox high tech et web business, il est bon de voir ou revoir ( comme une piqure de rappel) ce documentaire réalisé par Sylvain Bergère diffusé sur Arte France et dans certaines salles de cinéma été 2013. . Version sous-titrée en anglais pour les non francophones. Merci Vimeo. 87 minutes à creuser. Liberté ou censure du Net, régulation, contrôle, codage et décryptage, vulnérabilité, retour sur les mouvements de défense des libertés sur Internet, enjeux politiques et économiques où concepteurs, activistes et hacktivistes s’expriment.
Jean-Marc Manach et Julien Goetz interrogent John Perry Barlow ( Cofondateur d’ Electronic Frontier Foundation) , Richard Stallman ( Logiciel Libre , créateur de GNU, Linux) julian Assange,qu’on ne présente plus,(Wikileaks) Benjamin Bayart ( pionnier du Net français) ; Rickard Falkvinge( fondateur du parti pirate suédois) ; Philip Zimmermann, ( inventeur du système de chiffrement PGP) , Valentin Lacambre, (fondateur d’Altern.org puis de Gandi ), Bernard Benhamou,( à l’époque,délégué aux usages de l’Internet auprès du ministère de la Recherche) ; le hacker français Bluetouf ou encore Jérémie Zimmermann( cofondateur du collectif La quadrature du Net ) et d’autres . Liste complète dans l’article de wikipedia.
Phrase finale :  » Ce film n’est qu’un chapitre. A vous d’écrire la suite. »