Et la dignité ?

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Oxymore à part entière en un seul mot, la dignité revêt  différents sens et notions qu’elle englobe , en fonction des mouvements philosophiques, culturels, juridiques et éthiques.

Marque de respect adressé à une personne envers un lieu ou un objet, nous dit Mr Larousse.Autonomie de la volonté, chacun, esclave ou maître, était libre de s’engager dans la recherche de la sagesse (selon Adam Schulman dans son rapport sur la bioéthique et les questions de la dignité humaine , 1998)Du droit de vivre et de mourir dignement dans le respect de l’intégrité de la personne,quels que soient l’âge, le sexe, la santé physique ou mentale, l’identité de genre ou l’orientation sexuelle, la religion, la condition sociale ou l’origine ethnique.A vous de consulter wikipedia ou toute autre source sur ce sujet : Dignité

Mais …..

….Rappelez-vous Madrid, le 15 Mai 2011, Puerto del Sol, les Indignados du  » 15 de Mayo », de la propagation en « Occupy Wall Street » et les 99% aux USA, les tentes sur le boulevard Rothschild à Tel Aviv( Israel), les Aganaktismeni (en colère , en grec),sur la place Syntagma à Athènes et le  » petit livre » du grand Monsieur Stéphane Hessel ( alors agé de 93 ans) – Indignez-vous paru fin 2010, ouvrage symbole des indignés.Soulignant que l’indifférence est « la pire des attitudes », il enjoint ses concitoyens à trouver leurs propres motifs d’indignation dans le monde contemporain. Et rappelle que cette indignation doit se poursuivre par un engagement clair : le vote, le bénévolat, le militantisme, car « résister, c’est créer », conclut-il.

 

Le respect , plus que la dignité, est d’accorder, de protéger toutes les libertés de l’humain . Les exprimer, quelque soit la forme et l’apparence. Il peut se travestir de manière provocante pour susciter une réaction , une réflexion, un avis, bousculer les clichés, les à- priori, les croyances erronées, engrangés dans les leurres cognitifs. Tout sauf l’indifférence, tout sauf le jugement sommaire . Alors, creez, exprimez-vous à votre tour!

Lafraise, digne d’intérêt d’être lue ? Qui sait !

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Liberté de choix, état de conscience: l’entre-deux

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Au moment de glisser un bulletin de vote dans l’enveloppe, le citoyen est théoriquement seul face à sa décision, son choix dans l’isoloir. Face à sa conscience, a-t-il vraiment la liberté de choisir? Agir en son âme et conscience, cette petite expression a de quoi éveiller plus qu’un intérêt en philosophie politique. Les français , au nom de la démocratie et de leur étendard tant revendiqué ces temps ci « liberté-égalité-fraternité » sont-ils libres de leur choix? Sont-ils conscients ou vont-ils se réveiller d’une période de coma où ils étaient plongés avec de lourdes séquelles neurologiques comme un état végétatif ou une conscience minimale ? Lire la suite

Koyaanisqatsi (1982)

Premier volet de la trilogie des Qatsi, de Godfrey Reggio et musique de Philip Glass . Ron Fricke ( Chronos, Baraka, met en image cette vie ( qatsi en langage des indien Hopis) de déséquilibre ( koyaanis) 1982. Suivis par Powaqqatsi 1988 (usurpateur de vie) et de Naqoyqatsi 2002 (violence extrême civilisée). Montage sonore et visuel utilisant des échelles différentes d’espace et de temps . Signalés au générique de fin comme inspirateurs de ce projet : Jacques Ellul, Ivan Illich, David Monogoye, Guy Debors et Leopold Kohr.

Je hais les indifférents, par Antonio Gramsci.

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Je hais les indifférents. Je crois comme Friedrich Hebbel que « vivre signifie être partisans ». Il ne peut exister seulement des hommes, des étrangers à la cité. Celui qui vit vraiment ne peut qu’être citoyen, et prendre parti. L’indifférence c’est l’aboulie, le parasitisme, la lâcheté, ce n’est pas la vie. C’est pourquoi je hais les indifférents.
L’indifférence est le poids mort de l’histoire.  C’est le boulet de plomb pour le novateur, c’est la matière inerte où se noient souvent les enthousiasmes les plus resplendissants, c’est l’étang qui entoure la vieille ville et la défend mieux que les murs les plus solides, mieux que les poitrines de ses guerriers, parce qu’elle engloutit dans ses remous limoneux les assaillants, les décime et les décourage et quelquefois les fait renoncer à l’entreprise héroïque.
L’indifférence œuvre puissamment dans l’histoire. Elle œuvre passivement, mais elle œuvre. Elle est la fatalité; elle est ce sur quoi on ne peut pas compter; elle est ce qui bouleverse les programmes, ce qui renverse les plans les mieux établis; elle est la matière brute, rebelle à l’intelligence qu’elle étouffe. Ce qui se produit, le mal qui s’abat sur tous, le possible bien qu’un acte héroïque (de valeur universelle) peut faire naître, n’est pas tant dû à l’initiative de quelques uns qui œuvrent, qu’à l’indifférence, l’absentéisme de beaucoup. Ce qui se produit, ne se produit pas tant parce que quelques uns veulent que cela se produise, mais parce que la masse des hommes abdique devant sa volonté, laisse faire, laisse s’accumuler les nœuds que seule l’épée pourra trancher, laisse promulguer des lois que seule la révolte fera abroger, laisse accéder au pouvoir des hommes que seule une mutinerie pourra renverser. La fatalité qui semble dominer l’histoire n’est pas autre chose justement que l’apparence illusoire de cette indifférence, de cet absentéisme. Des faits mûrissent dans l’ombre, quelques mains, qu’aucun contrôle ne surveille, tissent la toile de la vie collective, et la masse ignore, parce qu’elle ne s’en soucie pas. Les destins d’une époque sont manipulés selon des visions étriquées, des buts immédiats, des ambitions et des passions personnelles de petits groupes actifs, et la masse des hommes ignore, parce qu’elle ne s’en soucie pas. Mais les faits qui ont mûri débouchent sur quelque chose; mais la toile tissée dans l’ombre arrive à son accomplissement: et alors  il semble que ce soit la fatalité qui emporte tous et tout sur son passage, il semble que l’histoire ne soit rien d’autre qu’un énorme phénomène naturel, une éruption, un tremblement de terre dont nous tous serions les victimes, celui qui l’a voulu et celui qui ne l’a pas voulu, celui qui savait et celui qui ne le savait pas, qui avait agi et celui qui était indifférent. Et ce dernier se met en colère, il voudrait se soustraire aux conséquences, il voudrait qu’il apparaisse clairement qu’il n’a pas voulu lui, qu’il n’est pas responsable. Certains pleurnichent pitoyablement, d’autres jurent avec obscénité, mais personne ou presque ne se demande: et si j’avais fait moi aussi mon devoir, si j’avais essayé de faire valoir ma volonté, mon conseil, serait-il arrivé ce qui est arrivé? Mais personne ou presque ne se sent coupable de son indifférence, de son scepticisme, de ne pas avoir donné ses bras et son activité à ces groupes de citoyens qui, précisément pour éviter un tel mal, combattaient, et se proposaient de procurer un tel bien.
La plupart d’entre eux, au contraire, devant les faits accomplis, préfèrent parler d’idéaux qui s’effondrent, de programmes qui s’écroulent définitivement et autres plaisanteries du même genre. Ils recommencent ainsi à s’absenter de toute responsabilité. Non bien sûr qu’ils ne voient pas clairement les choses, et qu’ils ne soient pas quelquefois capables de présenter de très belles solutions aux problèmes les plus urgents, y compris ceux qui requièrent une vaste préparation et du temps. Mais pour être très belles, ces solutions demeurent tout aussi infécondes, et cette contribution à la vie collective n’est animée d’aucune lueur morale; il est le produit d’une curiosité intellectuelle, non d’un sens aigu d’une responsabilité historique qui veut l’activité de tous dans la vie, qui n’admet aucune forme d’agnosticisme et aucune forme d’indifférence.
Je hais les indifférents aussi parce que leurs pleurnicheries d’éternels innocents me fatiguent. Je demande à chacun d’eux de rendre compte de la façon dont il a rempli le devoir que la vie lui a donné et lui donne chaque jour, de ce qu’il a fait et spécialement de ce qu’il n’a pas fait. Et je sens que je peux être inexorable, que je n’ai pas à gaspiller ma pitié, que je n’ai pas à partager mes larmes. Je suis partisan, je vis, je sens dans les consciences viriles de mon bord battre déjà l’activité de la cité future que mon bord est en train de construire. Et en elle la chaîne sociale ne pèse pas sur quelques uns, en elle chaque chose qui se produit n’est pas due au hasard, à la fatalité, mais elle est l’œuvre intelligente des citoyens. Il n’y a en elle personne pour rester à la fenêtre à regarder alors que quelques uns se sacrifient, disparaissent dans le sacrifice; et celui qui reste à la fenêtre, à guetter, veut profiter du peu de bien que procure l’activité de peu de gens et passe sa déception en s’en prenant à celui qui s’est sacrifié, à celui qui a disparu parce qu’il n’a pas réussi ce qu’il s’était donné pour but.
Je vis, je suis partisan. C’est pourquoi je hais qui ne prend pas parti. Je hais les indifférents.
11 février 1917
Traduction de l’italien par Olivier Favier. Texte reblogué depuis le site site www.dormirajamais.org..Historien de formation, traducteur littéraire de l’italien Il s’est spécialisé dans la littérature de la fi n du XIXe siècle, la poésie et le théâtre contemporain, et s’emploie en particulier à faire connaître le «théâtre de narration» et ses auteurs-acteurs (Marco Paolini, Marco Baliani, Ascanio Celestini, Roberta Biagiarelli, Mario Perrotta) en France. Il coordonne le comité italien de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale, collabore à différentes revues – Europe, Siècle 21, Frictions – Bastamag.net etc ….

A propos d’Antono Gramsci : (1891-1937), philosophe et homme politique italien. Secrétaire du parti communiste italien à la création duquel il avait participé en 1924, il fonda le journal L’Unità. Il est arrêté le 8 novembre 1926 et passe plus de dix ans en prison. Il est libéré en avril 1937 et meurt quelques jours plus tard. Les cahiers qu’il laisse comptent parmi les textes politiques les plus importants du XXe siècle.
Une des plus hautes figures de résistance intellectuelle que l’histoire européenne nous ait donné la possibilité d’admirer. Chez Gramsci, l’indignation ne suffit pas, si elle est le simple mouvement du coeur : elle commande l’analyse. Haïr l’indifférence, c’est à la fois haïr l’acceptation des choses comme elles vont et détester la confiance faite aux experts qui n’est autre que la paresse qui contribue au cours des choses quand elle ne se contente pas de la justifier.
Pourquoi je hais l’indifférence- Collection Rivages poche -Edition Rivages ( Aout 2012) est un bréviaire de rébellion contre les choses comme elles vont et des instruments d’analyse.

Exil, Exode, Exclu « France, quelle excuse ? »

Thomas Flichy de La Neuville       En ces temps de grand bouleversement touchant le Moyen Orient, l’ Afrique  et l’ Europe, ce nouvel épisode d’exode de population ( notons que le dernier en date mobilisant autant de personnes fuyant leurs pays d’origine fut lors de la Seconde guerre mondiale). Certains pays , véritable plaques tournantes, n’ont historiquement pas été touchés par ces évènements et prennent de plein fouet cette vague humaine en transit vers les voies maritimes ou transfrontalières terrestres . Nouveaux Eldorado que l’ Allemagne et le Royaume Uni, la France ne semble plus flamboyer de son aura terre d’asile, pays des droits de l’homme , terre de Liberté, Egalité , Fraternité .
Serait ce lié à sa participation aérienne sur les zones de conflit , serait-ce lié à son rôle non négligeable de marchands d’arme ayant depuis des années attiser les braises sous la marmite qui explose désormais ? Où sont les humanistes hormis peut -être dans les associations et organismes non gouvernementaux ?
L’individualisme forcené et aliéné, intoxiqué par un ras le bol, un  » c’est la crise » , une crainte d’être envahi par la différence . Le français devient bavard, il épand ses contradictions sur les réseaux sociaux, il twitte (fini les longs discours ou les idées étayées, réfléchies, développées avec une argumentation solide). Le français vit dans l’instant et la peur de demain, il traine encore le paradigme « c’était mieux avant… » .Il en devient amnésique sélectif. S’il agit , c’est parfois en catimini ou sans prendre parti . » Ah le temps des partisans « ,  » ils veulent partir , mais qu’ils partent  » pense t-il dans son bon appartement , bien à l’abri sous un toit, portes et fenêtres blindées ( on ne sait jamais avec tous ces terroristes qui risquent de débarquer ) .
La France ne fait peut-être plus rêver. Y séjourner comme touriste pour une visite éclair, investir dans les vignes, dans la pierre, dans les équipes sportives ou dans les affaires ( demandez au Qatar, à la chine, aux russes et autres nouveaux riches pègres contre pingres), pour ça ils disent oui.
D’autres vous rétorqueront : » c’est bien beau d’accueillir à bras ouverts tous ces étrangers menacés de famine et de mort dans leurs pays en guerre. Mais comment allons nous faire alors que dans nos rues continuent de mourir des Sans Domicile Fixe( certains d’entre eux sont des travailleurs précaires ne pouvant bénéficier d’un logement décent, certes!). Et que penser de la situation de ceux qui avaient déjà migré comme les Roms et d’autres communautés dont on ne parle jamais. Ils vivent , non ! Ils survivent dans la jungle urbaine ou sont les invisibles , les ombres entraperçues dans quelques petites clairières au centre de nos forets .
Vont-ils s’agglutiner aux portes de Calais, dans des camps de rétention aux fortes concentrations de personnes prêtes à tout pour continuer leur route quitte à en perdre le peu de vie et de dignité qu’ils leur restent?
L’élite réfléchit, calcule savamment des quotas, des pourquoi pas, des pour -parler , des blablablas .Comment agir sans perdre une seule voix ? Un bulletin dans une urne, un défunt dans une autre. Qu’importe! Nous sommes poussières et cendres. Le français , dans tout ça , étudie sa prochaine feuille de paie ou ses allocations, sa baisse d’impôt, sa redevance télé ; sa chère télévision où il visionnera le sort de ces migrants, et avec de la chance s’y verra t’il un jour , héros de 20 secondes , interview du passant pour donner un avis . Encore mieux qu’un selfie !
Quel que soit le choix stratégique, économique, financier, politique ou social face à ce problème la CIA l’a annoncé: la France ne comptera plus en 2030. Plutôt que de plagier, je préfère me taire et vous conseiller la lecture d’un livre coécrit par Thomas Flichy De la Neuville et Gregor Mathias au cours d’un programme de recherche international de prospective géopolitique au centre Roland Mousnier ( CNRS Université Paris IV La Sorbonne), à l’instar du National Intelligence Council Global Trend 2015 : 2030 Le monde que la CIA n’imagine pas . Bernard Giovanangeli Editeur (  juin 2015). La France, l’Europe, la Russie, l’Amérique, l’ Afrique, L’Iran, l’ Inde et la Chine y sont abordés par cette analyse de rapport de la CIA et du National Security Council, revue et corrigée par anticipation et prévision par nos petits français prospecteurs. Passage en revue en contrepoint des évolutions probables ou non des grands acteurs stratégiques de la planète . Cette prospective est complétée par la mise en scène d’un conte fantastique dont le Chevalier bleu nous amène autant à rêver qu’à méditer .

Grèce-Espagne, qui sera le suivant ?  » Ne vivons pas comme des esclaves »

En septembre 2013 , Yannis Youlountas présentait son film documentaire : Ne vivons plus comme des esclaves . Eteé 2015, il remet ça avec sa vision filmée témoignage du combat Grèce – Espagne , la lutte, l’action pour un autre présent , pour un autre demain loin du fatalisme et de la passivité avec  » Je lutte donc je suis ». Version intégrale du documentaire de 2013 et bande annonce de 2015 en attendant la projection intégrale d’ici quelques semaines .

Ne vivons plus comme des esclaves

Je lutte donc je suis

Quand la devise française se dévalue

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Devise de la France gravée sur les frontons de bâtiments encore « publics » , Liberté – Egalite, Fraternité . Cette devise républicaine n’a été adoptée officiellement qu’en Février 1848 lors de la 2eme république . Acte antipatriotique que de la remettre en cause dans les valeurs et symboliques héritées de la Révolution française ou au contraire traitement de choc, à l’instar d’une psychothérapie que de chercher à tirer des conséquences de ce que la nation qui s’en glorifie les réduit comme peau de chagrin depuis d’autres révolutions ( industrielle, consumérisme, numérique…) et bouleversements de la société. Laissons aux futurs bacheliers le plaisir d’en étudier toutes les facettes philosophiques , aux femmes et hommes politiques d’en proclamer leur défense et leur sauvegarde . Constatation de quelques symptômes « psychosomatiques » dont souffre la patiente France semblant résister à tout traitement mis en œuvre et dont les médias en dévoilent, avec subjectivité, les facettes ces jours-ci à  la manière d’un Docteur Knock (J.Romain), David Livingston, Henri Laborit,Oliver Sacks, Freud et Lacan ou d’un Diafoirus du Malade imaginaire de Molière. Malade déclaré ou hypochondriaque, à moins qu’il ne s’agisse d’une hystérie collective Liberté , égalité , fraternité ou la mort, qu’en est-il aujourd’hui?

Liberté :
Liberté d’expression brandie comme un étendard et dont les événements du 7 Janvier continuent à faire couler de l’encre et du sang . Magnifique prétexte pour placer tous les français bientôt sous  » liberté surveillée » par l’adoption du projet de loi sur le renseignement, dont la première étape vient d’être franchie.
La France qui semblait outrée par les histoires des grandes oreilles de l’ Oncle Sam via nos voisins allemands , lorsqu’on apprend que la NSA a mis sur écoute la chancelière allemande Merkel crie au scandale et cependant légifère la mise en application des mêmes techniques d’espionnage, de contrôle que Big Brother.
Une profession va avoir le vent en poupe dans l’hexagone : analyste , non pas l’adepte de Freud , c’est une psychothérapie autre qu’ individuelle que l’ Etat français risque d’adopter celle de masse .
Le grand public semble muselé ou purement et simplement anesthésié . Seuls des groupes de défense des droits, de la presse et des entreprises d’ Internet se sont mobilisés, bien loin des manifestations d’unité nationale.L’écoute administrative et la surveillance d’un individu, sur le territoire français seront justifiées par une des 7 causes
Indépendance nationale , intégrité du territoire et la défense nationale.
Les intérêts majeurs de la politique étrangère et de la prévention de toute forme d’ingérence étrangère.
Les intérêts économiques , industriels et scientifiques majeurs de la France
La prévention du terrorisme
Prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions, des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ou a la re constitution ou d’actions tendant au maintien de groupements dissous en application de la loi L 212-1
Prévention de la criminalité et de la délinquance organisée prévention de la prolifération des armes de destruction massive.

Pour cela l’utilisation de nouveaux outils sera autorisée : récupération des métadonnées téléphoniques et numériques , poser un micro , traqueur GPS sur le véhicule, emploi d’ Imsi catcher ( antenne relai pouvant capter tous les numéros de téléphone à proximité ainsi que les métadonnées de communication de l’individu « sur écoute » mais également de toutes les personnes alentour) .Dérive aisée pour basculer d’une surveillance d’un suspect à un contrôle de masse lorsque le peuple descend dans la rue : Vive le droit de manifester et de s’exprimer « librement » . Cette proposition de loi va plus loin . Pour pouvoir identifier des  » suspects » encore inconnus , l’état français devient expert post-crash aéronautique par la mise en place de la « boite noire » .. Tout le trafic internet par l’intermédiaire des operateurs sous contrainte, transitera par ce dispositif ( immense filet) .Par l’intermédiaire d’un algorithme alertant les membres d’une commission de contrôle sur un comportement suspect .Un conseil, retournons dans les bibliothèques plûtot que de surfer sur les moteurs de recherche en cas de besoin de documentation, de recherche de références pour les articles ou l’étayage d’exposés ou d’interventions pour soutenance de mémoires, de thèses ou tout autre exposé( lycéens, étudiants, journalistes et nous, Madame et Monsieur tut le monde , nous sommes suspects!).Surveillance de masse mais chut tout ceci est et sera Secret Défense .
Les bien pensants ou dits libre penseurs , les « intellectuels « de l’hexagone étaient les premiers à s’insurger des contrôles dictatoriaux de l’accès internet dans certains pays . De la filtration ou voire même interruption d’accès comme en Corée du Nord ou autre nations lors des événements et troubles ( à retrouver les références vous-même, je n’ose plus taper certains mots-clés à moins que je ne sois déjà fichée ) .

Liberté d’échanges . Le libre échange et les traités . Un article à part entière y sera consacré. La marchandisation de l’humain, de ses productions et de ses créations. Liberté de vendre, d’acheter , d’exposer . D’un traité à une traite , du pis au pire autre traitement et pas de faveurs que celui de la femme :

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Liberté et égalité d’être femme en France.
Liberté de se vêtir à son gré et d’être féminine . Oui mais au risque de se faire siffler , insulter, tripoter, harceler, réprimander, vilipender . Attitude paternaliste lubrique des hommes politiques comme le montre leur attitude vis-à-vis de leurs coreligionnaires féminines dans la tribune politique de l’Assemblée Nationale . Qu’une élue ose porter une jupe ou une robe , elle se voit couper la parole sans ménagement , ou de façon plus insidieuse , les hommes s’empressent d’adresser des remarques sexuelles .Ils déploient une attitude de condescendance ou de pression sexuelle plaçant la gente féminine en position de subordination . Du harcèlement à la « représentation » machiste de la femme objet sexuel conscient ou inconscient, objetisation ou instrumentalisation d’un être humain dont on dispose, dont on use l’image à travers les publicités, les clichés, qu’on victimise . 100% des jeunes filles et femmes françaises reconnaissent avoir été l’objet de gestes ou de paroles déplacées lors des trajets en métro , un exemple parmi d’autres.

Comme le chantait Le forestier  » je demande à voir l’égalité
L’égalité qui était gravée
Sur le fronton de ma mairie.
Égaux, ta femme et toi
Mais pas la paie de fin de mois. »

Egalité des salaires et de condition d’avancement , obligation de l’application de la parité institutionnalisée pour voir des femmes à des postes de cadre, de représentants des élus , combien à la tête de directoire, de conseils d’administration ?

Egalité des chances en toute fraternité : un exemple comme la dérive supposée à Béziers du maire, élu avec les voix du front national , de ficher les élèves inscrits dans les écoles de la ville de par l’origine de leur prénom et d’une conclusion hâtive quant à leur appartenance à une communauté religieuse associée . Statistique ethnique , discrimination positive et égalité des chances ( exigence qui veut que le statut social des individus d’une génération ne dépende plus des caractéristiques morales, ethniques, religieuses, financières et sociales des générations précédentes) .Or la République française fait des distinctions parmi ses enfants . 20130219112008H

Je voudrais voir la fraternité,
La fraternité racontée
Dans le linteau de cette église.
Fraternel dans les moeurs,
Mais en tenant compte de la couleur.
Fraternel avec celui
Qu’a pu apprendre à dire merci.
Fraternel, on est tous frères,
Mais à la guerre comme à la guerre… Continuent ainsi les paroles de Maxime Le forestier.

Fraternité : Geste fraternel et compassionnel de venir en aide et en soutien logistique et armé pour des opérations de maintien de la paix , lutter contre le terrorisme comme le fait l’armée française sur le sol africain . Paradoxe de ce pays qui s’enorgueillie encore d’être terre des droits de l’homme et du citoyen et qui viole les enfants. Action humanitaire ? Mais que fait encore l’armée française sur le sol africain ? La françafrique toujours vivante ? Terrain de jeu expérimental de certains laboratoires, pillage à huit clos des richesses du sol africain, post colonisation , le rôle et les responsabilités de la France et des autres pays industrialisés dans le mouvement d’immigrants clandestins de l’autre côté de la Méditerranée n’est plus à démontrer. Dénoncer les guerres et les conflits, chercher à se poser en médiateur, en chevalier blanc salvateur ou réprobateur tout en étant pourvoyeur d’armes , c’est cela la fraternité?
Fraternité : les actes antisémites, homophobes, islamophobes, anti ceci, anti celà , autant de faits divers banalisés et pourtant preuve irréfutable d’une guerre quotidienne fratricide contre ces valeurs républicaines , citoyennes et simplement humaines ensanglantant honteusement la bannière dont la nation veut voiler les frontons des bâtiments , la laïcité.

L’instrumentalisation du concept de l’insécurité , les techniques de manipulation, domination et soumission , les représentations mentales ,les habitus et reproductions des inégalités sociales sont autant de rouages et de mécanismes expliquant les limitations et les fausses croyances de liberté au sein de la société . Esclaves du système , égaux devant la loi sans oublier les passe droits, les exceptions, les exclusions, solidaires dans l’individualisme et dans l’acceptation de la dévaluation de la devise Liberté Egalité Fraternité. Quant à vous, Mr Maxime , je ne m’en fous pas de la France, même si comme à vous , » on a profité de mon enfance pour me faire croire à des conneries « .
Pour aller plus loin : Liberté, Egalité, Fraternité l’autre intervention Eric De Mongolfier en novembre 2006 à l’ université de Bordeaux
https://www.canal-u.tv/video/universite_bordeaux_segalen_dcam/liberte_egalite_fraternite.3950

La quadrature du Net :
https://www.laquadrature.net/fr/lassemblee-nationale-vote-la-surveillance-de-masse-des-citoyens-francais