Saint Valentin J-1

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Enki Bilal- Tu m’aimes

A un jour de la Saint Valentin , il est toujours temps d’exprimer ses envies .

Plutôt que des chocolats,offrez moi  une poésie.

Plutôt qu’un cadeau matériel , une petite touche de surréel . Je vous laisse les poussins, les ‘ma biche”, les mon loup, mon nounours, mon lapin et autres surnoms d’un bestiaire empégué dans de la guimauve marshmallow, du mâche moelleux ( traduction française issu d’un des livres d’Howard Buten , clown Buffo, écrivain, psychologue, à l’initiative du centre  IME Adam Shelton , en région parisienne , St Denis  : accueil en semi-internat de jeunes autistes de 10 à 20 ans).

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Plutôt que la science infuse, un conte semi- sérieux d’un petit génie avec des éclairs d’imbécilité . Mi manchi, il gatto !!!

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Plutôt ou moins tard, comme sur le fil du rasoir , l’âme d’un escargot qui, de sa lenteur et de sa persévérance prône l’excellence et la fragilité d’un “made in France’ pas toujours mérité !

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Plutôt que des liquidités de cette société et sa mémoire de poisson rouge , sortir de son bocal, quitter le sablier et faire de son imaginaire ou de ses rêves une réalité .

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De la Saint Valentin  , d’autres dates à ne pas oublier : la Saint Aimée (20 Février), St Modeste (24 Février) les Roméo  (25 Février) Félicité (7 mars)),  St Fidele (24 Avril)  à défaut de la St Parfait (18 Avril), St Désiré ( 8 Mai) St Honoré (16 Mai) la Saint Amour (9 Août) dont l’ Aimé sera souhaité le 13 Septembre . Du Léger, Fleur et Bienvenue , en Octobre seront fêtés. Autant de rappels sur l’éphéméride pour mettre à l’honneur ce qui ne remplacera jamais une attention de tous les jours lorsque la guimauve de la sortie de phase “lune de miel’ transforme en gélatine insipide les belles promesses  , qu’en fiel les belles paroles se teintent et qu’envie et désirs ne se noient que par faim ou pire encore ne se fêteront alors que pour la Saint Glinglin

Photos 2,3,4 Susan ( Nancy) Fouts

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Imagine -Light in Babylon

Tuais-Je « Elle » ? Femme plurielle, je, Tu, Elle .

Marie Madeleine Vitrolle - femme unique, femme multiple. sculpture la marche

Quand « je » tue « elle , quand la femme blessée ou simplement égratignée ne dévoile pas  son quant à soi , elle prend alors toutes les nuances, toutes les ressemblances et les différences qui font de la Femme majuscule un être paradoxal . Tu es cette femme aussi , tu te reconnaitras dans ce jeu de miroirs illusions de l’Histoire. Car de l’intemporelle , elle garde du réel ce qui n’est pas fantasmo-fictif, songes ou rêves , faux -semblants et leurres cognitifs .Féminin minéral , végétal ,humaine j’en tuerai ,au-delà des métaphores les blâmes et les coups de plume ou de glaive et forte de mes fragilités, animale instinctive, en images mentales  par le jeu des ailes déployées, je dessinerai ici , pour toi , pour vous, pour elles ce que du moi, sur moi d’habitude est tû.

 

Toujours la petite fille en nous , celle à qui on déchirait les pages de cahier .Apprentissage de l’écriture, pattes de mouche ou trop gros caractère de la cursive si tu ne suis pas la ligne de conduite. Tu deviens insoumise sous tes allures d’élève modèle! Les règles d’orthographe et de grammaire avec cette rengaine de l’exception qui confirme la règle à  française; loi d’exception, de restriction. Exceptionnel oh non! et de cette règle en fer ou double-décimètre , mains tendues , à genoux elle  s’abattait . Ce temps est révolu et du châtiment corporel , écoles et maison familiale seule la fessée coquine n’est pas encore légalisée! Sermon et remontrances, réflexion désobligeante, insulte, humiliation sont désormais légion .Plus cinglants que des coups de fouet mentaux , ils ensanglantent  celle qui ne veut rentrer dans le rang, dans les cases et ne pas brouter avec les rampants, les ventre à terre, les tètes baissées.

 

Je suis adolescente, première cigarette , petit gout d’interdit que l’on fume en cachette . En volute de fumée, je dessine en plein ciel une silhouette d’un seul trait comme alinéa , tatouage éphémère et bulle de savon qui éclate éclaboussant de ses couleurs irisées le plafond d’un château dans les brumes posé sur un nuage d’hormonale tempête. Je suis celle qui ponctue les songes de points de suspension ou dans des parenthèses d’un hypothétique demain zebre alors le ciel d’une exclamation au silence, au vide, au rien . Femme vaurienne, à l’orée de l’adulte adultère, Femme ponctuation

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Tu es travailleuse acharnée éjectée de l’échiquier d’une pichenette dédaigneuse. Inaptitude, invalidité d’une âme blessée, torturée par l’implacable machine infernale , consumée parles flammes du dragon intérieur. Pour te reconstruire après cette déchirure ,  tu dévoiles parfois dans la nudité du corps les cicatrices charnelles. Tu les livres en images symboliques, en les couvrant de glaise , de couleurs aquarelle, acrylique pour mieux les camoufler  derrière la toile tendue, à quoi elle, à cri lit qui le veux !

 

Une elle crue, du nu à je combien de photos, de lettres, de feuilles de papier griffonnées dans l’urgence d’écrire, de tracer, d’esquisser dans un accès de fièvre de frénésie, de ferveur , de bouffées passionnelles puis effacées, déchirées, brulées qui n’arriveront jamais à leurs destinataires, leurs inspirateurs/trices ? Combien de toiles ne sécheront pas, ni ne s’afficheront sur un mur recouvertes  d’une couche de noirceur. Par lâcheté  ou par pudeur  je suis toi , femme qui retiens tes larmes, tes cris, ton sang, ta sueur et dans un sourire offre ton sourire, tes murmures, tes soupirs .Tu es femme pardon , femme rédemption.

Elle est ange et démon , en accepte l’alternance. C’est ainsi qu’elle est complémentaire et entière  succombant à la douce torture qui lui fait franchir la ligne courbe de l’invisible .De la pleine conscience à l’infernale déraison, elle fait tomber les barrières volontaires et écrouler les briques de votre mur intérieur. Exploration de l’intime, de l’être, de l’essence quand les fibres du tissu charnel se tissent et se dénouent et que la broderie, dentelle complexe du mental  pare d’un fil d’or l’âme . Femme spirit loin du Bien et du Mal, ondulante énergie en vagues de lumière, femme hypnotique aux parfums sonores et saveurs tactiles. Vos sens exacerbés en dupés volontaires par l’anarchique force vitale destructrice de certitude trouvent le chainon manquant, la fission fusionnante nucléaire, cataclysmique. Femme astrale métaphysique , origine du monde, de son humanité, épiphénomène ,endémique. Quand de l’implosion nait un vide sidéral, de la sidération elle devient aspiration, charge électrique et qu’en son noyau, son cœur atomique attire à elle un électron libre .Femme déesse païenne, astronomique , collusion d’univers parallèles.

Alessandro Gatto

Je suis roc, femme château ,citadelle  imprenable. Que la tempête guette et cherche à attaquer mes remparts contre vents et marées.les lames de fonds, vagues déchainées peuvent bien s’acharner .Sur mes parois lisses , elles ne feront que glisser. S’infiltrer peut-être dans les failles, entailles de la femme minérale. Malgré l’érosion les blessures silencieuses , je laisse couler les eaux tumultueuses sans broncher. Piton rocheux aiguisé par le temps, de mon indifférence , je confierai au vent mes grains de sable qui, sur la plage immaculée de la psyché, rejoindront les galets de la sérénité. Femme enceinte de l’humanité, maternelle , protectrice.

 

Tu es ile vierge, collines et vallées, désert aride ou précipice, gorges profondes et lit d’une rivière dont la source secrète cachée dans une grotte désaltère , abreuve et nourricière. Tu es océanique  quand, iodée et saline, tu noies de tes baisers , du flux et du reflux les naufragés égarés, ahuris. Tu es brise légère , tornade , vents déchainés .Tu es foudre guerrière, éruption volcanique, braises incandescentes quand ta langue de lave apporte le fertile limon et tu deviens gonade , grenade ou drapeau blanc quand de l’anthropomorphiste carte du tendre pirates et flibustiers, en preux chevaliers s’y attardent et dessinent de nouveaux chemins sur toi .Un continent contenu tout en toi , Femme géographie du monde.

 

Elle est, tu es, je suis et de suivre les périples et péripéties, les expériences aux confins des parenthèses et points de suspension de la vie quotidienne, elle est escapade, tu es escale, je suis évasion .escalade vers les cieux Liberté .Femme libératrice des prisons dorées, des convenances, des connivences, de l’hypocrisie , des codes et règles et des tabous. Elle est celle salie et trainée dans la boue, dans la fange des fantasmagoriques perversités machistes. Elle est cette femme objet usée et abusée , piétinée et jetée . Tu es celle qui attend les mots, les gestes qui ne viennent jamais , rêveuse éveillée, utopique pacifiste , abyssale entropique .

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Végétale et sucrée, je suis gitane baie rouge. Légèrement acidulée et saveur plus prononcée traversant vos étés. Faisant voleter une jupe d’écailles bien alignés, pâle piteuse quand déconfite, je me tais et me terre, préférant du terre à terre abandonner les sous-bois .Sobre , coiffée du silence de l’indifférence, j’abandonne les griefs  incertains, les non fondés de formes et de matières , les agressions spasmodiques déversant à flots noirs la bile et le fiel. En condiment, je préfère le miel, le vinaigre balsamique et d’un voile poivré en relever ma jupe .Rougir de plaisir  vous voyant saliver , c’est dans vos yeux gourmands que je me sens belle à croquer . Mais ne vous fiez pas à cette brunette fruitée! Gariguette elle se marra lorsqu’à la proue de ma barquette en piment d’Espelette je me métamorphose .Femme fraise, femme poison violent si vous lui montrez les dents. Fatale féminité à la sensualité exacerbée, femme gourmande, convoitise, pèche reste pulpeuse vibration aux parfums capiteux  vénéneux.

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Du je à elle, du fruit elle a le sexe .gorgé et juteux quand le désir l’emporte et qu’elle s’offre pour être cueillie, dégustée, dévorée. Fente d’abricot, figue  à la peau foncée découvrant cette chair rosée ou pourpre parfumée et humide. Quand l’envie l’envahit et que murie, grandit la vague du plaisir, que les baies dressées des pommes ou des poires ,sous la gourmande bouche ou l’assaut pénétrant d’un sexe turgescent ,elle devient liane sauvage et s’enroule autour de la tige érigée ,qui, dans une jouissance végétale libère sa semence, sève de vie . Femme sexe dévotion, Femme calice, femme charnelle réceptacle, femme offerte  terre fertile.

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Tu es fleur se fanant inexorablement. Un à un tes pétales s’étiolent , plumes et duvet deviennent mordorés , aux couleurs de l’automne passent les années et se couvrent de givre au frimas d’un hiver annoncé. Pistil et étamines  asséchés et stériles subsiste toujours ton cœur de pollen .Du fruit de tes entrailles ne reste que les entailles de lame biseautée . Et de ces cicatrices du temps, de la vie, tu en fais des atours, des atouts des détours, des croisées de chemin, des carrefours .A l’heure du choix, se découvrir, s’accepter, se reconstruire ,s’instruire sans instrumentaliser, se dématérialiser et du voyage intérieur « re-naitre »,  » re-susciter » les émotions  Femme belle dans toute sa quintessence, Femme mature bientôt en hivernage , Femme sage  porteuse de l’espoir , des connaissances et du savoir .Femme Force et Pouvoir.

 

Courbes et rondeurs, du fruit de l’églantier ,  elle est cynorhodon. Elle peut  être Vitamine  et de ses graines et du poil à gratter  devenir urticaire ou simple démangeaison. Immunisée de longue date par bien d’autres poisons , cachant mes sentiments, d’une pirouette , de la rose canine , végétale, minérale, animale, la femme organique de ramener sa fraise et bien fait pour ta pomme! s’affiche en silhouette et d’un bouton de rose  aux épines de roche, de ses griffes ou ses ailes, elle protège son âme et vous montre son cul !

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Texte :Pascale Lafraise

Illustrations : Photo 1 Mari Madeleine Vitrolle-Sculpture; 2-5 Andriy Dykun : 3 Alessandro Gatto ;4 Image du Net envoyé par un ami « lynx »de Lafraise; 6 image du Net;

7 Peinture sur feuille de journal recyclé Acrylique et encre de chine pascale Lafraise

 

NOEL-Acte de deces

Never Sleep-Watch Out Cat

Nous sommes au regret de vous annoncer le décès, le 24 Décembre 2015 de Monsieur Chat, le Fraisy cat, mâle dominant de la famille Lafraise mère et fille. Politiquement incorrect, ce matou vu ici déjà,

Cool & Relax

ce matuvu n’attendait pas le jour de Noël pour donner sans rien attendre en retour, tous les jours, le cadeau de l’amour, de la vie.

Preparant Noel2015

Trop peinée pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année , en toute simplicité , quelques photos parleront mieux qu’avec un chat dans la gorge ou une langue de bois.

1Welcome kitty

De tes nombreuses vies, Monsieur le Chat , il faudra en conter tant , par ta présence, tu nous as enchanté.

Felin

Fidèle félidé, il est temps de se taire .Bientôt ici tu renaitras, mais quand ? j’en donne ma langue au chat !

 

FraisyCat last pic

 

Ciao,Shadow Cat

 

 

Première porte ouverte sur un calendrier de l’ Avent

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En ce jour Anniversaire inversons les rôles pour une fois . Laissez moi vous faire des petits cadeaux, des tout petits riens, de la musique et des paroles . » Encore heureux » que ces mots résonnent et donnent du sens à ce qui parait ne plus en avoir. En ce 1 er décembre, comme la première case, petite porte à ouvrir du calendrier de l’ Avent, je dis « oui-filles », hymne pour toutes les femmes et les filles, pour vos espoirs, votre force, votre énergie à faire bouger le monde des hommes, pour aller au-delà de vos rêves j’ose dire « I love you all » . 2 morceaux du nouvel album de Zazie  » Encore heureux » . Encore heureux que la langue française , au gré de mélodies puisse faire vibrer des textes. Mots  simples et percutants.

Zazie – Oui-filles
Tous les jours, tout cet amour
Toutes ces femmes comme des soleils
Qui se lèvent
Tous ces défis qu’on relève
Tous ces débats, ces enfants qu’on élève
Tous les jours
Toutes ces femmes, toutes ces mères
Chargent d’un poids lourd qu’on soulève
Tous les jours les mères restent des femmes
Reste à savoir celle dont tu rêves

On est des oui-filles
Oui la mère, la femme, la fille encore
Oui toutes ces elles dans le même corps
Oui c’est le problème, oui d’accord
On est des oui-filles
Oui dure à la peine, fille quand même
Oui le sexe faible, le sexe fort
Oui, quand on nous aime, c’est d’accord

Mais tous les jours, tout cet amour
Si tu savais toutes ces larmes qu’on ravale

Toutes ces tempêtes qu’on essuie
Passer l’éponge et laver le linge sale
Oui tous les jours tout ce qu’on fait bien ou mal
Tout ce qu’on fait c’est déjà pas mal
C’est peut être pas glorieux, pas glamour
Mais l’amour c’est du travail

On est des oui-filles
Oui la mère, la femme, la fille encore
Oui toutes ces elles dans le même corps
Oui c’est le problème, oui d’accord
On est des oui-filles
Oui dure à la peine, fille quand même
Oui le sexe faible, le sexe fort
Oui, quand on nous aime, c’est d’accord

On est des oui-filles
Et alors ?
Quoi encore ?
On est des oui-filles
Oui d’accord
Des oui-filles
Oui-filles

Zazie – I Love You All

A qui le dites vous
A qui le dites vous
A qui le dites vous
??
Où est l’amour ?
Où est l’amour ?
On fabrique les rois et les fous
Tant de débats, de discours
Puisque les hommes dirigent le bal
Ce souffle au coeur, ce serait pas mal
De l’entendre, oui ce coeur tendre
De l’entendre
Mais oui, on sait qu’au fond ça va pas fort
Oui c’est la crise, la crise
On se débat jusqu’à la mort
La bêtise, la bêtise
Vous autres qui dirigez le monde
Pouvez vous prendre quelques secondes
Pour prononcer le discours de l’amour
Annoncer juste
I love you, love you
I love you all

I love you all
I love you, love you
I love you all

Nul n’est prophète en son pays
Oui qu’on soit contre, qu’on soit pour
Ne faisons pas l’économie de l’amour
Oui de l’amour
C’est le seul lien qui nous unit
Autre croyance même pays
Autrement dit, autrement dit
L’autre n’est pas notre ennemi
Oui
I love, love you
I love you all
I love you all
I love you, love you
I Love you all
I love you, love you
I love you all
I love you all

 

Photographie : Porte ouverte, Pascale Lafraise

 

La guirlande de Julie – Extrait de fleurs.

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La guirlande de Julie est un florilège de madrigaux galants adressés à Julie Lucine D’Angennes, Mademoiselle de Rambouillet, par son amant et futur époux le duc  de Montausier . 90 feuillets le composent : 29 représentations des peintures de fleurs de  Nicolas Robert et 61 pour les madrigaux , en lettres rondes et bâtardes par le calligraphe réputé Nicolas Jarry , sur vélin pour l’un des 3 exemplaires in-folio. Cet ouvrage fut écrit par Mr de Montausier et ses amis poètes , fondateurs de l’ Académie Française, au milieu du XVIIeme  siècle. ( 1634-1641)

En introduction, la miniature de Zephire sur son nuage et ces mots : Zephire à Julie – Charles de Montausier

Recevez, ô nymphe adorable

Dont les cœurs reçoivent les lois,

Cette couronne plus durable

Que celles que l’on met sur la tête des rois;

Les fleurs dont ma main la compose

Font honte à ces fleurs d’or qui sont au firmament;

L’eau dont Permesse les arrose

leur donne une fraicheur qui dure incessamment,

Et tous les jours , ma belle Flore

Qui me chérie et que j’adore

me reproche avec   courroux

Que mes soupirs jamais pour elle

N’ont fait naitre de fleur si belle

Que j’en ai fait naitre pour vous.

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Liste des fleurs chantant les louanges de « l’incomparable Julie » et poètes associés :

La couronne impériale, Chapelain , de Malleville et de Scudery
la rose , Habert , abbé de Cerisy, de Malleville , de Montausier , Colletet
Le narcisse , de Montausier , Habert, capitaine d’artillerie Monmor
L’amarante de Gombaud
L’angelique, de Montausier , de Malleville
L’œillet de montausier
La fleur de thym , Andillly fils
Le jasmin de Montausier
L’anémone de Montausier
La violette Desmaret, de Malleville
Les lys , de Montausier , de Malleville , des Reaux Tallemant, Martin , Conrart, Desmaret
La tulipe , Godeau , Arnaud de Corbeville, Conrart ,de Montausier
La jonquille , de Montausier
L’hyacinthe , de Racant, de Montausier, Conrart
L’héliotrope de Montausier
Le souci de Montausier , Habert, capitaine d’artillerie Monmor, Colleret, de Scudery , de de Malleville
La fleur d’orange Conrart
Le safran de Montausier
La flambe de Malleville , de Montausier
Le muguet de Briottes
La fleur de grenade Conrart , de Briottes
La fleur d’adonis de Malleville
Le pavot de Scudery
L’immortelle de scudery

L’immortelle blanche Conrart , le Meleagre , de Scudery
La description et l’historique de ce petit bijou de galanterie baroque peuvent être retrouvés dans « Essai de curiosités bibliographiques » de Gabriel Peignot- 1804 ( p 62 à 67)

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Réédition moderne préfacée par Irene Frain , éditions Laffont et manuscrit original conservé à Bibliotheque Nationale de France.

2 extraits

La violette – Desmarets de Saint Sorlin

Franche d’ambition , je me cache sous l’herbe,

Modeste en ma couleur, modeste en mon séjour:

Mais  si sur votre front je me puis voir un jour,

La plus humble des fleurs sera la plus superbe;

La rose   Germain Habert de Cerisy

Alors que je me vois si belle et si brillante

Dans ce teint  dont l’éclat fait naitre tant de voeux,

L’exces de ma beauté moi-même me tourmente:

Je languis pour moi-même  et brûle de mes feux,

Et je crains qu’aujourd’hui la rose ne finisse

Par ce qui fit jadis commencer le narcisse.

Les 7 poêmes d’ amour en guerre -1943 Paul &Nusch Eluard

man-ray-et-nuschAu nom du front parfait profond
Au nom des yeux que je regarde
Et de la bouche que j’embrasse
Pour aujourd’hui et pour toujours
Au nom de l’espoir enterré
Au nom des larmes dans le noir
Au nom des plaintes qui font rire
Au nom des rires qui font peur
Au nom des rires dans la rue
De la douceur qui lie nos mains
Au nom des fruits couvrant les fleurs
Sur une terre belle et bonne

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Au nom des hommes en prison
Au nom des femmes déportées
Au nom de tous nos camarades
Martyrisés et massacrés

Pour n’avoir pas accepté l’ombre
Il nous faut drainer la colère
Et faire se lever le fer
Pour préserver l’image haute
Des innocents partout traqués
Et qui partout vont triompher.

Texte:Paul & Nusch Eluard

photos : Man Ray – Collage Nusch Eluard