Téléportation sur un chemin musical de vie: Chris Hernandez aka Offerus Fouquet

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Lafraise continue, de temps en temps à promener ses pixels d’avatar dans des univers paralleles , réseaux sociaux ou plateformes de partage créatifs.C’est Via Second life qu’elle y a entendu un musicos francophone présentant la particularité de jouer et chanter ses propres compositions. Endossant pour un instant le rôle de journaliste, sans se prendre au sérieux ( Incarner un personnage virtuel , vivre une seconde vie .. Tel est le concept de ce métaverse en 3D), elle vous livre l’interview de Christophe hernandez plus connu dans le monde SL comme Offerus Fouquet

PL( Pascale Lafraise) :Quand, comment, pourquoi ..La genèse de ton aventure musicaletes racines, influences?

OF(Offerus Fouquet aka Christophe Hernandez) :Génèse :C’est vers l’age de 14 ans que j’ai demandé à mes parents une guitare en cadeau. Je n’en avais jamais fait et personne de mon entourage n’en jouait. Ils ont cru à un caprice mais y ont cédé… Je pense que c’est en écoutant l’énergie que dégageait la musique de Elvis Presley, que j’écoutais en boucle, que l’idée d’en faire m’a prise… On est au tout début des années 80, et toute l’influence des 60’s et 70’s bouillonnait en moi.Je n’ai pas pris de cours, les tutos d’internet n’existaient pas… Pour apprendre, j’allais dans les bals de villages avec mes copains et nos mobylettes, et là, au lieu de draguer comme les autre, je me plantais devant la scène, et je repérais 2 ou 3 plans que faisait le guitariste, que je passais ensuite à reproduire les jours suivants… Au bout d’un moment, ça a commencé à sonner.En fin d’année scolaire au collège, j’emmenais la guitare pour gratouiller entre midi et 14h, histoire de rattraper le temps perdu à apprendre et charmer quelques demoiselles 😉 J’avais un professeur de Français qui avait édité 2 recueils de Poésie, et qui m’a demandé si je voulais bien mettre une de ses poésie en musique. Avec les 4 ou 5 accords que je connaissais, j’ai choisi un de ses textes et en ai fait une chanson qui s’intitule « Jean la déprime » et je chante toujours plus de 35 ans après.Comme ça sonnait et que ça plaisait, il m’a demandé si je voulais bien la chanter dans un bar ou il devait y avoir une soirée avec d’autres poètes. Comme à cet âge on a peur de rien, j’ai accepté… je n’avais jusqu’à présent chanté et joué que pour des amis très indulgents :-)Quand je suis entré dans ce bar, mes jambes ont commencé à trembler, la peur au ventre m’a prise et pour la première fois j’ai ressenti ce malaise qu’on appelle le trac… Dès le premier accord, il a disparu, j’ai fermé les yeux et chanté la chanson… Ce qui s’est passé à ce moment là, ce moment de grâce, est l’expérience la plus puissante que j’ai vécu… La chanson a eu du succès et on m’a encouragé à poursuivre dans cette voie, ce que je fais depuis…

Plus tard j’ai eu des groupes avec lesquels on se produisait sur scène, j’ai fait du café-concert, et pendant 1 an, j’ai accompagné une troupe de théâtre qui se produisait tous les week end au profit des Resto du Cœur. Pendant qu’ils changeaient de décors, je chantais mes chansons…

Influences : Au début des années 80, la mode était au retour des 60’s. A cette époque j’écoutais beaucoup de Rock N Roll : surtout Presley, Jerry Lee Lewis, Eddy Cochrane, Chuck Berry, Bill Haley, etc… Mais aussi des chansons françaises comme, Ferret, Férat, Brel, Brassens… Je pense être issu de ces 2 écoles (US pour la musique et Français pour les paroles). c’était aussi la fin des années 70 avec sont foisonnement de groupes Rock et Hard Rock, et de nouveaux courants musicaux comme le Reggae et le Punk par exemple. Tout cela a donc fait parti de mon éveil musical… Sans parler de la musique classique qu’écoutait ma mère dès qu’elle le pouvait…

Un jour, pendant les vacances, un animateur d’un centre ou je passais 1 mois, a mis un 45 tour de Springsteen sur le tourne disque. Le morceau, c’était « The River »… J’ai laissé tombé ce que je faisais à ce moment et j’ai été emporté par la chanson… Je n’avais jamais entendu rien de tel… C’était mélodieux, ça racontait une histoire et il y avait une énergie contenue phénoménale qui m’a fait hérissé tous les poils de mon corps. Je venais de trouver celui qui allait me guider dans mon parcours musical, mon modèle : Bruce Springsteen. Il m’a ouvert à la Folk, à Dylan, Joan Baez, Simon & Garfunkel, à la Country… Il m’a montré à travers ces chansons, une Amérique plus vrai, plus humaine, plus réaliste que l’image toute faite des chansons de Presley par exemple…

Plus tard il y a eu l’influence des Artistes français comme Balavoine, Berger, Cabrel, Goldman, Téléphone et bien d’autres… De la chanson populaire avec des textes forts, bien faits…Ce que j’essai de faire depuis toujours…

PL :Tes sources d’inspiration?

OF: L’amour, la vie… Dans sa biographie, Springsteen parle d’autobiographie sentimentale. C’est tout à fait ça. Même si mes chansons ne parlent pas forcement de moi, je puise dans mes sentiments pour raconter des histoires, décrire un état, extérioriser un sentiment…

PL: Ton mécanisme de création ..musique ou texte en premier?

OF: D’abord, une mélodie… Je grattouille jusqu’ à trouver des accords qui vont bien ensembles et me donne une mélodie que je mets de côté. Puis il y a une accroche. Ce peut être une phrase ou un sentiment fort dont je veux parler. Je met ça de côté aussi… Puis un jour, je prends la guitare, un bloc note et un stylo et la chanson sort toute seule, d’elle même… Je garde ou je ne garde pas. Si je la garde, je la travaille ensuite, je corrige un mot, une phrase et je la fait tourner jusqu’à ce qu’elle devienne naturelle pour moi… C’est assez magique et difficilement explicable. C’est comme un fil qui dépasse d’une pelote de laine et qu’on tire. Si j’arrive à démmeller la pelote, une chanson est née.

PL: Offerus, le bon géant avant de devenir Saint Christophe, faisant traverser un enfant- le monde sur son dos ..De cette rivière , quelle destination de voyage proposes-tu via tes compositions?

OF:A travers mes chansons, j’essai d’embarquer les personnes avec moi, sur un chemin sentimental dans lequel ils peuvent se retrouver, retrouver des états… Je mets des mots et des notes sur ce qu’on vie tous, l’amour, l’échec, l’envie, le bohneur, la tristesse, etc… Je n’ai aucun message, je n’essai pas de convaincre. Je raconte tout simplement ce que je vois sur mon chemin et je demande : avez vous vu la même chose ?

PL:Tes rêves, tes envies, tes projets?

OF:Je n’ai jamais vécu de ma musique et je n’ai jamais voulu en vivre… C’est quelque chose de complètement détaché.. j’ai fait de la scène, du café concert… Aujourd’hui je diffuse mes chansons à travers Internet et je joue en live sur une plate forme qui est Second Life.

Mon projet immédiat est de faire un live sur les réseaux sociaux moins fermé que Second Life et jouer en réel dans des bars près de chez moi..A moyen terme ce serait d’enregistrer une dizaine de chanson sur un CD avec des musiciens de Studio et des arrangements plus sophistiqués.

PL: Liens pour te découvrir , t’écouter

OF:On peut écouter mes titres sur ma page Facebook : @hernandezsongs / Sur ma chaine Youtube : https://www.youtube.com/user/OfferusFouquet

sur Soundcloud : https://soundcloud.com/chris-hernandez-71

Sur Second Life on peut m’écouter en live. Le nom de mon avatar : Offerus Fouquet.

PL : Dressons un portrait chinois.SI tu étais un animal … Un ….

OF :Si tu étais un animal : Le loup, je suis fasciné par cet animal et son mode de vie.

Un végétal : Un arbre, ancré dans la terre et ouvert sur le ciel…

Un minéral : Un galet. Le genre de pierre qui n’a pas de valeur, mais qu’on ramasse n’importe ou parce que la forme plait.

Un titre de livre : Dalva de Jim Harrison, une magnifique histoire.

Un titre de film : Breaking Heart avec Jeff Bridges.

Un album ou un morceau musical : Born to be run de Springsteen, le Rock à l’état pur.

Une peinture, sculpture ou photographie d’art : La fameuse photo ou Brel, Brassens et Ferre sont assis autour d’une table

Un personnage fictif : Robin des bois qui prends aux riches pour donner aux pauvres.

Un personnage réel : Mandela. Un modèle d’humanité pour l’humanité.

La qualité de tes défauts : Faire de moi un être humain imparfait

Le défaut de tes qualités : Vouloir tendre vers la perfection. Ce qui est vain.

Une phrase célèbre ou dicton ou maxime : Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnait (Audiard)

Un concept : La téléportation. qu’est ce que ça serait bien…

Ce pour quoi tu te bats ou te battrais : contre l’injustice sous toute ses formes.

 

PL : merci d’avoir pris le temps de  répondre .Je te laisse  conclure

Offerus Fouquet :

Conclusion : La musique est comme la vie. Ce n’est pas une fin en soi mais un chemin qui nous transporte, où l’on donne et on reçoit, où on apprend à connaitre et où les rencontres peuvent être magiques.

Derniere vidéo mise en ligne le 26 Juin 2017 : Ecris -moi ( accoustic session)

 

Otaku… nippon ni mauvais, mais qu’est-ce que c’est ?

ichigo-6Otaku aujourd’hui, qu’est-ce que c’est ?  .. Des nerds , des passionnés du Japon , de mangas, films d’animations, jeux vidéos en ligne , d’une musique , d’une culture … Ils ne restent pas enfermés devant leur écran d’ordi , mais se retrouvent pour des événements locaux ou nationaux .. La Japan Expo , à Paris début juillet , le Toulouse Game Show en décembre en sont des exemples . Les jeunes y retrouvent leurs « idoles » infographistes, créateurs de jeux en lignes , joueurs réputés, dessinateur , éditeurs de mangas …. Mais aussi membres de leurs communautés pas si virtuelles que cela .. La France est le deuxième pays au monde , distributeur et consommateur de ces japonaiseries .
Ne vous fiez pas à certains sentiments négatifs véhiculés dans les dramas ou certains jeux et séries animées hyper violentes ou à connotation sexuelle. Le transgressif est souvent de rigueur . Ce sont des des masques , des déguisements comme ceux portés par les cosplayers cherchant à ressembler pour le fun à leurs idoles . Une complicité s’installe entre Otaku . Ils dénoncent à leur façon les intolérances , le manque de fraternité
Micro industrie s’intensifiant de plus en plus … Certains ont trouvé le filon du porte feuille des adolescents , jeunes adultes .
Rites de passage dans la phase de métamorphose vers l’âge adulte , certains se réfugient dans ces univers loin de toute responsabilité ..Les adulescents sont très nombreux . Refus d’entrer de plein pied dans la société et le monde du travail où ils ne se reconnaissent pas , ils en sont cependant esclave .. Hyper consommation d’images , de sons , de publicités cachées ou non , d’offres éphémères .
C’est leur façon de lutter contre l’anonymat des grandes villes, l’individualisme poussé au paroxysme , les difficultés à communiquer parfois avec leurs semblables dans leur environnement du quotidien. Par le choix de partage , par provocation  , les jeunes cherchent à échanger des points de vue . Ils communiquent via Twitter, tumblr … se retrouvent à partager des streams . Les  » chats  » écrits , les conférences en Voice résonnent dans leur chambre comme s’ils organisaient des fêtes internationales . Retrouver un esprit collectif , les jeunes , par le biais de leur passion abordent entre eux les problèmes et questionnements qu’ils n’arrivent pas à verbaliser sans gêne avec leurs parents, proches ou connaissances d’école. Solidarité lorsqu’un de leur clan ne va pas bien, entraide qu’ils savent dissimuler . Sous leur masque de provocateurs, de leur désobéissance à l’autorité , qu’elle soit parentale, scolaire , ils n’en perdent pas les valeurs qu’ils s’approprient . Plus intuitifs que raisonnables, émotions à fleur de peau , ils utilisent leurs armes, leur langage de geeks , leurs moyens de communication .
Parents, difficile de décoder ces messages quand une odeur de fennec , des borborygmes, des bruits d’enfer , des rires hystériques s’échappent de leur antre alors qu’avec vous ce ne sont que silence, soupirs et haussement d’épaule au moindre  » effort » que vous leur demandez d’exécuter : assister à l’intégralité du repas familial , respecter des horaires de veille et de sommeil , entretenir l’état de propreté ou du moins d’hygiène sur et et chez eux .
Vivre à travers l’expérience des autres ou apprendre de l’autre , Ils sont vécus comme inactifs . Le sont-ils vraiment quand ils bricolent, ils inventent et échangent leur montage-photos, leurs clips, leur propre personnage de manga ? Ils prennent la vague et surfent dessus accumulant des expériences en infographie , en langues étrangères, en échange de culture. Des projets prennent forme au travers des contacts virtuels qui se concrétisent au cours de rencontres en chair et en os autour d’un évènementiel. L’otaku, monomaniaque, l’obsessionnel envahi par une seule passion lui faisant perdre le fil avec la réalité tel qu’il avait été caricaturé dans les années 90 a changé . Sa version du XXIéme siècle est bien ancré dans les réalités de la vie, conscient des mondes d’illusion, il a sût apprivoiser en sa faveur les réseaux sociaux et utiliser toutes les ficelles des nouvelles technologies .

Cependant , pour mémoire voir ou revoir ce documentaire français réalisé par l’homme de cinéma Jean Jacques Beinex et diffusé en 1994 pour le cinéma du réel : Otaku : fils de l’empire virtuel .

Cadeau pour fan de Blues

Un nouveau lien vers une petite station radio du Net à découvrir pour fan de blues sur Laut.fm , Blues station 4 you. Cadeau de Noël à découvrir  sur la colonne de droite de ce blog .

http://laut.fm/bluesstation4you

LOCKED OUT OF HEAVEN (Bruno Mars) by MaFaMily Trio

Question …. on les aide à faire leur C.D avec des créations originales via mymajorcompany.com ??? moi, j’ai envie  et vous ???

 

 

Une contre-histoire de l’Internet – English Subtitles

Joyeux Anniversaire , Empire Google.

A l’heure du Bash bug, du droit de l’oubli Google, des iPhone6 (affaire IOS 8.0.1), Hadopi et autres évènements info ou intox high tech et web business, il est bon de voir ou revoir ( comme une piqure de rappel) ce documentaire réalisé par Sylvain Bergère diffusé sur Arte France et dans certaines salles de cinéma été 2013. . Version sous-titrée en anglais pour les non francophones. Merci Vimeo. 87 minutes à creuser. Liberté ou censure du Net, régulation, contrôle, codage et décryptage, vulnérabilité, retour sur les mouvements de défense des libertés sur Internet, enjeux politiques et économiques où concepteurs, activistes et hacktivistes s’expriment.
Jean-Marc Manach et Julien Goetz interrogent John Perry Barlow ( Cofondateur d’ Electronic Frontier Foundation) , Richard Stallman ( Logiciel Libre , créateur de GNU, Linux) julian Assange,qu’on ne présente plus,(Wikileaks) Benjamin Bayart ( pionnier du Net français) ; Rickard Falkvinge( fondateur du parti pirate suédois) ; Philip Zimmermann, ( inventeur du système de chiffrement PGP) , Valentin Lacambre, (fondateur d’Altern.org puis de Gandi ), Bernard Benhamou,( à l’époque,délégué aux usages de l’Internet auprès du ministère de la Recherche) ; le hacker français Bluetouf ou encore Jérémie Zimmermann( cofondateur du collectif La quadrature du Net ) et d’autres . Liste complète dans l’article de wikipedia.
Phrase finale :  » Ce film n’est qu’un chapitre. A vous d’écrire la suite. »

Quand la Guitare Vibre , Carcassonne s’envole – Anouck André

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Anouck André, jeune virtuose prometteuse de la guitare , repérée sur le Net a conquis des partenaires de grandes marques pour faire les démos de leurs produits. Ils ne se sont pas trompés en faisant confiance à une jeune femme pour les représenter . La notoriété , via sa chaine youtube , son charisme et ses qualités intrinsèques de professionnelle de la guitare vont voir 2014 devenir année phare pour notre française . Elle va s’envoler pour Los Angeles et son fameux salon NAAM et enregistrer son premier album solo. Pour faire connaissance avec cette pétulante guitariste pleine d’humour et de réalisme sur sa profession et sa passion , il est bon de reprendre l’interview avec Pierre Journel de la Chaine Guitare(amplificateur de passion) sur le Web . A aller écouter pour les éclats de rire et le charmant accent local qui ponctuent ce reportage tourné lors du salon MusikMesse, en Aout 2013.

 » – Comment ça va en ce dernier jour de MusikMesse?

 -Bien , un peu fatiguée par le bruit ambiant, important néanmoins dans une telle manifestation musicale de cette envergure.

-Mais nécessaire , nous avons réussi l’exploit de trouver un endroit au calme pour pouvoir communiquer ensemble  ( sourire ).

  • Quelle était ta première guitare ?
  •  -Ma toute première était , je ne saurais pas me souvenir de la marque , une guitare folk que mes parents m’avaient offert dans mon adolescence et dans ma phase  » je veux faire de la guitare parce que ça donne un air trop cool  » et finalement je n’en ai pas fait ;  » j’ai eu l’air trop cool , mais sans le son » .
  • S’il fallait résumer ton parcours depuis  cette première guitare et ( ça fait pas mal de temps qu’on interagit via twitter , via tes vidéos sur youtube ), ton parcours, tes influences ?
  •  – Au niveau parcours : je me suis mise à la guitare de façon plus sérieuse quand j’avais 17 ans.
  • Toujours pour avoir l’air cool ?
  •  – Non (rire) j’étais passé au stade au-dessus . J’avais vraiment envie de faire un peu de musique et finalement , en fait , je me suis retrouvée prise dans les fils de la passion . Je ne pensais pas que cela allait arriver; j’ai commencé comme ça pour faire comme les copains et je me suis trouvée une véritable passion . J’ai commencé les cours de guitare pendant mon année scolaire de terminale et cette année là , j’ai dit à mes parents  » je suis désolée mais je veux vraiment faire de la musique . Je sais que pour l’instant , je joue 3 riffs de Nirvana, 2 riffs de Deep Purple mais je veux en faire mon métier . J’ai la chance d’avoir un papa musicien qui m’a dit » OK ,faudrait passer à 4 riffs de nirvana et 5 de Deep Purple ( gros éclat de rire ) » donc on s’est mis d’accord avec mes parents qu’après le baccalauréat , je pouvais commencer à faire de la musique . Mon père m’a dit « passe ton bac d’abord mais surtout après tu te lèves à 8 heures le matin , tu joues de la guitare jusqu’à 18 hures . Si tu travailles bien ,on te donnera à manger à Midi et le soir (rire ).
  • Et donc avec une formation académique? Comment ça s’est passé ?
  • -J’ai pris des cours particuliers , 2 heures par semaine et je bossais le reste du temps à la maison . j’ai fait ça pendant un an et demi . Pis je me suis mise à travailler dans l’espoir de préparer la MAI , la Musique Académie Internationale de Nancy  que j’ai intégré en 2006. J’ai eu mon diplôme en 2007. La MAI a ouvert énormément de portes , de pistes d travail , d’univers nouveaux . Je suis partie de là avec pleins de choses )à travailler . J’ai encore des classeurs que je consulte très régulièrement . La MAI est une étape très importante , permettant de voir aussi au niveau professionnel (tous les profs sont des musiciens actifs , ne sont pas que des pédagogues , ce que je ne critique pas du tout ) cela permettait de voir ce que faisaient les profs en tant que musiciens professionnels  , leurs actualités à côté , d’avoir une vision du métier dans sa réalité en plus de la vision purement scolaire .
  • Est-ce qu’il y a des musiciens de références qui t’ont accompagné , guidé pendant tout ce temps là?
  • C’est vrai que celui que j’ai eu comme prof le plus longtemps , Eric qui est devenu depuis mon compagnon, (il a un peu outrepassé ses fonctions de prof de guitare , sourire ). C’est lui qui m’a  amené sur les chemins du jazz , de l’improvisation..;ce n’est pas le guitariste le plus connu du monde mais pour moi , c’est quelqu’un qui a énormément compté dans mon cheminement musical . Pour citer des noms , ils sont nombreux . Bien sùr , j’aime beaucoup Pat Metheny , Allan Holdsworth, . Il y en a tellement qui m’ont vraiment influencé . Dans les plus récents , on va dire en terme de notoriété , il y a Tom Quayle qui est un grand monsieur dans son approche , guitariste un peu hybride débarqué d’une autre planète . Par Internet , il sont nombreux à ne pas encore avoir la notoriété qu’ils méritent mais qui sont des influences , Martin Miller , Jack Gardina qui est un super guitariste . C’est vrai que je suis l’actualité de ces gens là , ça influence forcément .
  • La question à 200 dollars qu’on a dû te poser cent mille fois : est ce que c’est un avantage ou un inconvénient d’être une femme dans un milieu qui est quand même hyper macho?
  • Les 2, car d’un coté cela va attirer un peu l’œil . Les gars qui passent et qui voient une  » nana » sur un stand jouant de la guitare  se disent ‘tiens ! » (cela commence à se démocratiser . On voit de plus en plus de filles  mais cela reste encore un peu  » étrange » . Il y a ce coté qui va attirer , mais à l’inverse on voit certains des spectateurs qui se tiennent les bras croisés , qui vous toisent et se disent  » vas y , tu fais ta maline , mais joue maintenant ! » J’ai l’impression qu’on va plus en demander à une fille qu’à un garçon . Dés qu’on sort du ‘ je joue 3 accords, je m’accompagne avec cet instrument » , qu’on commence à faire des solos et des improvisations , les gars ne sont pas toujours sympas et bienveillants .
  • Nous sommes là au MusikMesse , as -tu vu des choses , des avancées matérielles qui te font dire : ça , il faut absolument que j’ai cette nouvelle technologie ?
  • -au niveau des guitares , je tombe souvent amoureuse des nouveaux modèles , je change beaucoup d’ailleurs . J’ai eu un petit coup de cœur . Je ne sais pas si on peut parler d’avancée technologique. Au niveau matériel , je n’ai pas essayé sur le salon beaucoup de choses . J’ai préféré jouer avec des musiciens à droite, à gauche, faire des liens avec des personnes et profiter d’être ici pour pouvoir jammer avec des personnes différentes  , ça n’arrive pas si souvent que ça .
  •  –  il y a une bonne concentration ici ! 
  •  – voilà . J’ai plus profité des musiciens que du matériel exposé.
  • Est-ce facile de rentrer en contact avec les personnes , de jammer ? c’est dans le cadre d’une démo et puis hop , le contact établi on te dit  » viens , on va jouer tel morceau  » comment ça se passe ?
  •  -ça peut arriver comme ça . Je jouais sur le stand de Groove Gear , il y avait un bassiste , excellent qui s’appelle Federico Malaman , je lui ai dit  » entre ta performance et la mienne on pourrait se jouer un petit quelque chose  » et cela a commencé comme ça . C’est vrai qu’en général on se rejoint sur des standards de jazz soit sur des riffs de blues.
  • -Pour avoir un point commun , un sujet de discussion musical ?
  •  – Voilà ! (rire)
  • Quels sont tes projets, ton actualité qui se préparent , c’est quoi 2013,2014 pour Anouck André?
  • -2013 youtube qui marche pas trop mal avec un peu de visibilité , ça commence à s’ouvrir un petit peu plus .Il y a toujours les partenariats en cours avec les marques comme groove gear et TC electronic pour lequel je fais des démos en français  et relaient beaucoup les vidéos que je fais pour eux . c’est un grand avantage .  C’était déjà le cas et ça va continuer . Dans les événements nouveaux , il y a des projets qui devraient naitre après le MusikMesse , mais étant un peu superstitieuse ,
  • Donc on ne saura rien (rire )
  • -On se reverra pour les scoops ( grand sourire ).
  • Tu parlais que tu tombais amoureuse de guitares, à part celle de ton coup de cœur  , lesquelles  en ce moment ?
  • -Ma guitare principale , celle dont je joue depuis assez longtemps c’est la Suhr  standard , la jolie guitare bleue . Pour l’instant , je n’ai pas trouvé de guitare qui ait conquis mon cœur plus que celle là .
  •  – C’est juste une passade ?
  • -Rire .C’est ma principale , mais j’ai aussi une tom Marceau  modèle rose .Malheureusement tom a arrêté de faire ce modèle . Dommage elle était super .
  • J’aime aussi les guitares Marceau . Et ça fait du bien d’avoir des français dans ce domaine .
  •  – Absolument , il ne faut oublier d’en parler .
  • Voilà ! Tom fait un super boulot . Il est très accessible, tes humain , ses guitares sont magnifiques . Je jongle avec la Tom Marceau et la Suhr . J’attends pour la suite si les projets qui doivent se faire se feront .
  • Où te retrouve t’on sur Internet , compte twitter , facebook etc ?
  • Je suis nulle pour les adresses , je suis obligée à chaque fois d’aller les regarder . En tapant mon nom sur Internet , on me retrouve assez facilement .  Je crois qu’il y a une sportive qui s’appelle aussi comme ça .
  • -Alors , ce n’est pas la sportive , c’est l’autre ! Rire – malheureusement non , je ne suis pas très, très sportive .
  • Pour finir , aurais-tu un conseil pour les guitaristes pour s’améliorer , ta vérité ultime ?
  • Ce qui m’a aidé, c’est me rendre compte que la plupart des problèmes n’étaient pas dans les doigts mais dans la tête . J’ai eu longtemps ce problème , je ne dis pas que j’en suis guérie ( on se remet souvent en question lorsqu’on est guitariste, il ya des barrières . On se compare un peu comme dans le sport en fait ) Il faut laisser tomber tout ce qui se passe dans la tête . Quand on est en train de jouer , c’est le moment qui est en train de s’écouler et non pas ce que peuvent penser les gens  . Je recommande un auteur qui s’appelle Dan Milman qui a écrit de manière intéressante pour les artistes, pour les sportifs notamment un livre  » l’athlète intérieur » pour débloquer des énergies en soi . Il y a des personnes qui ont cette confiance en soi naturelle. Pour moi , ce n’est pas le cas , je dois travailler sur moi autant que la guitare. Le conseil que je donnerai : ne pas se poser de question , arriver à rester dans l’instant et dans la musique . Ce qui compte est ce que nous sommes en train de faire . Des guitaristes meilleurs , il y en aura toujours .Essayer de trouver sa place et de se trouver légitime dans la musique c’est le plus dur mais c’est vraiment le but .
  •  -Merci beaucoup pour ton temps et pour cette belle conclusion . « 

 Pour montrer à ces messieurs machos que les filles guitaristes , il faut compter avec ..4 pour le prix d’une: Female Guitar Jam avec Anouck Andre, Laura Jaramillo, Irene Ketikidi & Louise Maggs lors d’un moment hors compétition pour le fun et la musique lors d’un petit jazz fusion jam ;

The Carol Of The Bells -Marillion

Marillion, avec humour nous offre leur version d’un chant traditionnel de Noël anglo-saxon assaisonné à leur sauce. Un cadeau qui s’accompagne d’une action d’entraide . La vente de leur titre via Itunes et Amazon est entièrement versée via un site Justgiving.com ( à visiter et à découvrir toute action, toute cause, tout pays ), à une entraide du Worldwide ( permettre de financer des soins très lourds pour un enfant souffrant d’une tumeur cérébrale ). Les U.S.A ne possèdent pas encore un système de prise en charge de remboursement des traitements et chirurgies, même lourdes . Un avant goût peut -être de ce qui nous attend , en France .Allez , gardons le sourire !