Téléportation sur un chemin musical de vie: Chris Hernandez aka Offerus Fouquet

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Lafraise continue, de temps en temps à promener ses pixels d’avatar dans des univers paralleles , réseaux sociaux ou plateformes de partage créatifs.C’est Via Second life qu’elle y a entendu un musicos francophone présentant la particularité de jouer et chanter ses propres compositions. Endossant pour un instant le rôle de journaliste, sans se prendre au sérieux ( Incarner un personnage virtuel , vivre une seconde vie .. Tel est le concept de ce métaverse en 3D), elle vous livre l’interview de Christophe hernandez plus connu dans le monde SL comme Offerus Fouquet

PL( Pascale Lafraise) :Quand, comment, pourquoi ..La genèse de ton aventure musicaletes racines, influences?

OF(Offerus Fouquet aka Christophe Hernandez) :Génèse :C’est vers l’age de 14 ans que j’ai demandé à mes parents une guitare en cadeau. Je n’en avais jamais fait et personne de mon entourage n’en jouait. Ils ont cru à un caprice mais y ont cédé… Je pense que c’est en écoutant l’énergie que dégageait la musique de Elvis Presley, que j’écoutais en boucle, que l’idée d’en faire m’a prise… On est au tout début des années 80, et toute l’influence des 60’s et 70’s bouillonnait en moi.Je n’ai pas pris de cours, les tutos d’internet n’existaient pas… Pour apprendre, j’allais dans les bals de villages avec mes copains et nos mobylettes, et là, au lieu de draguer comme les autre, je me plantais devant la scène, et je repérais 2 ou 3 plans que faisait le guitariste, que je passais ensuite à reproduire les jours suivants… Au bout d’un moment, ça a commencé à sonner.En fin d’année scolaire au collège, j’emmenais la guitare pour gratouiller entre midi et 14h, histoire de rattraper le temps perdu à apprendre et charmer quelques demoiselles 😉 J’avais un professeur de Français qui avait édité 2 recueils de Poésie, et qui m’a demandé si je voulais bien mettre une de ses poésie en musique. Avec les 4 ou 5 accords que je connaissais, j’ai choisi un de ses textes et en ai fait une chanson qui s’intitule « Jean la déprime » et je chante toujours plus de 35 ans après.Comme ça sonnait et que ça plaisait, il m’a demandé si je voulais bien la chanter dans un bar ou il devait y avoir une soirée avec d’autres poètes. Comme à cet âge on a peur de rien, j’ai accepté… je n’avais jusqu’à présent chanté et joué que pour des amis très indulgents :-)Quand je suis entré dans ce bar, mes jambes ont commencé à trembler, la peur au ventre m’a prise et pour la première fois j’ai ressenti ce malaise qu’on appelle le trac… Dès le premier accord, il a disparu, j’ai fermé les yeux et chanté la chanson… Ce qui s’est passé à ce moment là, ce moment de grâce, est l’expérience la plus puissante que j’ai vécu… La chanson a eu du succès et on m’a encouragé à poursuivre dans cette voie, ce que je fais depuis…

Plus tard j’ai eu des groupes avec lesquels on se produisait sur scène, j’ai fait du café-concert, et pendant 1 an, j’ai accompagné une troupe de théâtre qui se produisait tous les week end au profit des Resto du Cœur. Pendant qu’ils changeaient de décors, je chantais mes chansons…

Influences : Au début des années 80, la mode était au retour des 60’s. A cette époque j’écoutais beaucoup de Rock N Roll : surtout Presley, Jerry Lee Lewis, Eddy Cochrane, Chuck Berry, Bill Haley, etc… Mais aussi des chansons françaises comme, Ferret, Férat, Brel, Brassens… Je pense être issu de ces 2 écoles (US pour la musique et Français pour les paroles). c’était aussi la fin des années 70 avec sont foisonnement de groupes Rock et Hard Rock, et de nouveaux courants musicaux comme le Reggae et le Punk par exemple. Tout cela a donc fait parti de mon éveil musical… Sans parler de la musique classique qu’écoutait ma mère dès qu’elle le pouvait…

Un jour, pendant les vacances, un animateur d’un centre ou je passais 1 mois, a mis un 45 tour de Springsteen sur le tourne disque. Le morceau, c’était « The River »… J’ai laissé tombé ce que je faisais à ce moment et j’ai été emporté par la chanson… Je n’avais jamais entendu rien de tel… C’était mélodieux, ça racontait une histoire et il y avait une énergie contenue phénoménale qui m’a fait hérissé tous les poils de mon corps. Je venais de trouver celui qui allait me guider dans mon parcours musical, mon modèle : Bruce Springsteen. Il m’a ouvert à la Folk, à Dylan, Joan Baez, Simon & Garfunkel, à la Country… Il m’a montré à travers ces chansons, une Amérique plus vrai, plus humaine, plus réaliste que l’image toute faite des chansons de Presley par exemple…

Plus tard il y a eu l’influence des Artistes français comme Balavoine, Berger, Cabrel, Goldman, Téléphone et bien d’autres… De la chanson populaire avec des textes forts, bien faits…Ce que j’essai de faire depuis toujours…

PL :Tes sources d’inspiration?

OF: L’amour, la vie… Dans sa biographie, Springsteen parle d’autobiographie sentimentale. C’est tout à fait ça. Même si mes chansons ne parlent pas forcement de moi, je puise dans mes sentiments pour raconter des histoires, décrire un état, extérioriser un sentiment…

PL: Ton mécanisme de création ..musique ou texte en premier?

OF: D’abord, une mélodie… Je grattouille jusqu’ à trouver des accords qui vont bien ensembles et me donne une mélodie que je mets de côté. Puis il y a une accroche. Ce peut être une phrase ou un sentiment fort dont je veux parler. Je met ça de côté aussi… Puis un jour, je prends la guitare, un bloc note et un stylo et la chanson sort toute seule, d’elle même… Je garde ou je ne garde pas. Si je la garde, je la travaille ensuite, je corrige un mot, une phrase et je la fait tourner jusqu’à ce qu’elle devienne naturelle pour moi… C’est assez magique et difficilement explicable. C’est comme un fil qui dépasse d’une pelote de laine et qu’on tire. Si j’arrive à démmeller la pelote, une chanson est née.

PL: Offerus, le bon géant avant de devenir Saint Christophe, faisant traverser un enfant- le monde sur son dos ..De cette rivière , quelle destination de voyage proposes-tu via tes compositions?

OF:A travers mes chansons, j’essai d’embarquer les personnes avec moi, sur un chemin sentimental dans lequel ils peuvent se retrouver, retrouver des états… Je mets des mots et des notes sur ce qu’on vie tous, l’amour, l’échec, l’envie, le bohneur, la tristesse, etc… Je n’ai aucun message, je n’essai pas de convaincre. Je raconte tout simplement ce que je vois sur mon chemin et je demande : avez vous vu la même chose ?

PL:Tes rêves, tes envies, tes projets?

OF:Je n’ai jamais vécu de ma musique et je n’ai jamais voulu en vivre… C’est quelque chose de complètement détaché.. j’ai fait de la scène, du café concert… Aujourd’hui je diffuse mes chansons à travers Internet et je joue en live sur une plate forme qui est Second Life.

Mon projet immédiat est de faire un live sur les réseaux sociaux moins fermé que Second Life et jouer en réel dans des bars près de chez moi..A moyen terme ce serait d’enregistrer une dizaine de chanson sur un CD avec des musiciens de Studio et des arrangements plus sophistiqués.

PL: Liens pour te découvrir , t’écouter

OF:On peut écouter mes titres sur ma page Facebook : @hernandezsongs / Sur ma chaine Youtube : https://www.youtube.com/user/OfferusFouquet

sur Soundcloud : https://soundcloud.com/chris-hernandez-71

Sur Second Life on peut m’écouter en live. Le nom de mon avatar : Offerus Fouquet.

PL : Dressons un portrait chinois.SI tu étais un animal … Un ….

OF :Si tu étais un animal : Le loup, je suis fasciné par cet animal et son mode de vie.

Un végétal : Un arbre, ancré dans la terre et ouvert sur le ciel…

Un minéral : Un galet. Le genre de pierre qui n’a pas de valeur, mais qu’on ramasse n’importe ou parce que la forme plait.

Un titre de livre : Dalva de Jim Harrison, une magnifique histoire.

Un titre de film : Breaking Heart avec Jeff Bridges.

Un album ou un morceau musical : Born to be run de Springsteen, le Rock à l’état pur.

Une peinture, sculpture ou photographie d’art : La fameuse photo ou Brel, Brassens et Ferre sont assis autour d’une table

Un personnage fictif : Robin des bois qui prends aux riches pour donner aux pauvres.

Un personnage réel : Mandela. Un modèle d’humanité pour l’humanité.

La qualité de tes défauts : Faire de moi un être humain imparfait

Le défaut de tes qualités : Vouloir tendre vers la perfection. Ce qui est vain.

Une phrase célèbre ou dicton ou maxime : Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnait (Audiard)

Un concept : La téléportation. qu’est ce que ça serait bien…

Ce pour quoi tu te bats ou te battrais : contre l’injustice sous toute ses formes.

 

PL : merci d’avoir pris le temps de  répondre .Je te laisse  conclure

Offerus Fouquet :

Conclusion : La musique est comme la vie. Ce n’est pas une fin en soi mais un chemin qui nous transporte, où l’on donne et on reçoit, où on apprend à connaitre et où les rencontres peuvent être magiques.

Derniere vidéo mise en ligne le 26 Juin 2017 : Ecris -moi ( accoustic session)

 

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David Gilmour – In Any Tongue . (Animation : Danny Madden)

Alessandro Bosetti – Lisa Gerrard: Musicalité des langages

 

Pendant 2 mois de voyage aux frontières de la France, l’Italie et la Slovénie, Alessandro Bosetti enregistre des séries de mots prononcées en 5 langues , dialectes ou patois de la région alpine.
Chaque mot change légèrement ou radicalement de sonorité quand nous passons de vallée en vallée. La délocalisation de mots cause un re-locution qui est en effet une nouvelle énonciation.
Le choix de l’artiste est au travers de ces fragments des Alpes où aucun pin, vaches ou sommets neigeux ne sont visibles de montrer à travers son corps un paysage purement linguistique. Le paysage alpin est ici défini par les métamorphoses linguistiques du son q dansées.
Les langues que nous rencontrons comme nous nous déplaçons vers l’est sont : Franco-provençal une langue Gallo-romaine parlée dans les vallées italiennes Valle D’Aosta. Walser une variété de germanique nordique parlé au sud de Monte Rosa . Romanche, langue rhéto-romane parlée en Suisse, Cimbrian, une langue germanique liée au bavarois parlé en Italie du Nord-Est et Resian un dialecte distinct de Slovènie parlé dans la Vallée Resia, Province d’Udine en Italie, près de la frontière avec la Slovénie.

Alessandro Bosetti travaille sur la sonorité des langues et décline aussi sa recherche sur le langage à la radio en jouant à la limite de celle-ci, sur l’incompréhension linguistique. De l’ art de l’onde  radiophonique, art sonore et musique expérimentale ~ il ne souhaite pas être associé à un domaine en particulier, l’important pour lui étant de trouver du musical là où on ne l’imagine pas : “dans les vocalises d’une personne qui chante faux, dans la langue parlée, dans les cris des enfants, dans le chant d’un handicapé, dans les instruments cassés, dans une pause entre deux phrases, dans les sons qu’on jette à la poubelle…”

Musicalité des langages , des dialectes . Incompréhension linguistique ou création pure comme un chant sacré universellement perçu au-delà de toute traduction impossible par le biais du magique, du mystique, du mystère en glossolalie ou langue idiosyncrasique .En exemple Lisa Gerrard connue et reconnue , fondatrice du groupe Dead Can Dance .Elle explique ainsi :  » Je chante dans le langage du cœur. C’est une langue inventée que j’ai depuis très longtemps. Je crois que j’ai commencé à la chanter quand j’avais 12 ans, à vue de nez. Et je croyais que je parlais à Dieu quand je chantais dans ce langage.  »

Lisa Gerrard – Come Tenderness

 

Première porte ouverte sur un calendrier de l’ Avent

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En ce jour Anniversaire inversons les rôles pour une fois . Laissez moi vous faire des petits cadeaux, des tout petits riens, de la musique et des paroles . » Encore heureux » que ces mots résonnent et donnent du sens à ce qui parait ne plus en avoir. En ce 1 er décembre, comme la première case, petite porte à ouvrir du calendrier de l’ Avent, je dis « oui-filles », hymne pour toutes les femmes et les filles, pour vos espoirs, votre force, votre énergie à faire bouger le monde des hommes, pour aller au-delà de vos rêves j’ose dire « I love you all » . 2 morceaux du nouvel album de Zazie  » Encore heureux » . Encore heureux que la langue française , au gré de mélodies puisse faire vibrer des textes. Mots  simples et percutants.

Zazie – Oui-filles
Tous les jours, tout cet amour
Toutes ces femmes comme des soleils
Qui se lèvent
Tous ces défis qu’on relève
Tous ces débats, ces enfants qu’on élève
Tous les jours
Toutes ces femmes, toutes ces mères
Chargent d’un poids lourd qu’on soulève
Tous les jours les mères restent des femmes
Reste à savoir celle dont tu rêves

On est des oui-filles
Oui la mère, la femme, la fille encore
Oui toutes ces elles dans le même corps
Oui c’est le problème, oui d’accord
On est des oui-filles
Oui dure à la peine, fille quand même
Oui le sexe faible, le sexe fort
Oui, quand on nous aime, c’est d’accord

Mais tous les jours, tout cet amour
Si tu savais toutes ces larmes qu’on ravale

Toutes ces tempêtes qu’on essuie
Passer l’éponge et laver le linge sale
Oui tous les jours tout ce qu’on fait bien ou mal
Tout ce qu’on fait c’est déjà pas mal
C’est peut être pas glorieux, pas glamour
Mais l’amour c’est du travail

On est des oui-filles
Oui la mère, la femme, la fille encore
Oui toutes ces elles dans le même corps
Oui c’est le problème, oui d’accord
On est des oui-filles
Oui dure à la peine, fille quand même
Oui le sexe faible, le sexe fort
Oui, quand on nous aime, c’est d’accord

On est des oui-filles
Et alors ?
Quoi encore ?
On est des oui-filles
Oui d’accord
Des oui-filles
Oui-filles

Zazie – I Love You All

A qui le dites vous
A qui le dites vous
A qui le dites vous
??
Où est l’amour ?
Où est l’amour ?
On fabrique les rois et les fous
Tant de débats, de discours
Puisque les hommes dirigent le bal
Ce souffle au coeur, ce serait pas mal
De l’entendre, oui ce coeur tendre
De l’entendre
Mais oui, on sait qu’au fond ça va pas fort
Oui c’est la crise, la crise
On se débat jusqu’à la mort
La bêtise, la bêtise
Vous autres qui dirigez le monde
Pouvez vous prendre quelques secondes
Pour prononcer le discours de l’amour
Annoncer juste
I love you, love you
I love you all

I love you all
I love you, love you
I love you all

Nul n’est prophète en son pays
Oui qu’on soit contre, qu’on soit pour
Ne faisons pas l’économie de l’amour
Oui de l’amour
C’est le seul lien qui nous unit
Autre croyance même pays
Autrement dit, autrement dit
L’autre n’est pas notre ennemi
Oui
I love, love you
I love you all
I love you all
I love you, love you
I Love you all
I love you, love you
I love you all
I love you all

 

Photographie : Porte ouverte, Pascale Lafraise

 

LOCKED OUT OF HEAVEN (Bruno Mars) by MaFaMily Trio

Question …. on les aide à faire leur C.D avec des créations originales via mymajorcompany.com ??? moi, j’ai envie  et vous ???

 

 

Lakmé – Flower Duet

La Belle Mixtape | Summer Memories | Henri Pfr