Larme des dieux, Perle gemme, as-tu une âme?

Perle-tahiti

Cette perle « noire » de forme irrégulière ou baroque est, pour moi, un cadeau précieux par la valeur affective qu’elle renferme. Née dans les eaux tahitiennes d’une particule particulière, elle est désormais et pour toujours associée à un prénom féminin Veena ( désignant aussi un des plus anciens instruments de musique d’Inde, cithare sur bâton vinâ , doté de 2 caisses de résonance , terminé par un long manche orné d’une tête de dragon,Sarasvati vînâ ; instrument de prédilection pour la musique carnatique indienne).

Poire, goutte ou larme  telle que la légende la décrit : Les perles sont les larmes des Dieux déposées dans les huîtres chaque jour au moment de la rosée.
Elle est présente dans le monde entier à travers l’Histoire de l’Antiquité à nos jours.
De la Chine et de l’Inde Antique en passant par l’Europe et l’Arabie médiévale et dans pratiquement toutes les cultures, les perles ont été employées dans des buts médicaux( aphrodisiaque en passant par les traitements pour la folie, la mélancolie, la démence, l’épilepsie les pertes de mémoire, l’insomnie, l’asthme, les ictères, les maux de foie, empoisonnement les problèmes de cœur,la phtisie, les problèmes oculaires, l’infertilité, les piqûres d’insectes, les morsures de serpent . Elles ont été aussi portées comme bijou pour leurs puissances curatives. Parfois elles étaient dissoutes dans des breuvages magiques, dans des baumes traitant une grande variété de maux et de conditions.
Ses bienfaits sont nombreux. Décrite par certains auteurs comme influencée par Vénus et Mercure, elle symbolise la vie éternelle. Elle apporte bonté, sérénité, pureté, sensibilité, chance, aiguise la prudence et l’intuition. Elle donne de la vitalité, apaise les sautes d’humeur et les angoisses. La Perle bleue donne aisance et légèreté, la Perle Rose incite à la persévérance et la fidélité, la Perle noire est un porte-bonheur et favorise l’amitié .
D’autres légendes ou mythes font naitre la perle de la lune. Immergée dans les eaux, trouvée dans une coquille, elle s’associe au principe Yin, féminité et créativité. Le symbolisme sexuel du coquillage confère à la perle par l’image du fœtus baignant dans l’écrin utérin et le liquide amniotique des propriétés curatives en gynécologie ou obstétrique ainsi que des vertus dans le domaine de la fertilité.Femme-Eau-Lune, il n’en faut pas plus pour comprendre la magie de ce gemme naturel.

Elle est constituée de couches successives d’aragonite (nacre) autour d’une particule « intruse » dans l’huitre, comme un grain de sable par exemple. Ceci explique , peut-être les images et croyances véhiculées à travers le temps . Comme l’huitre nous pouvons faire d’un événement intrusif dans notre vie un acte de création : Plus que de la tolérance, l’aide à cet « intrus » plutôt que l’ignorance ou le rejet nous donne protection contre d’autres blessures. Elle devient expérience existentielle, par son intégration propageant en nous une plus grande harmonie et une beauté intérieure.

Tahiti-forme-des-perles

Ne dit-on pas d’un être cher « tu es ma perle, mon joyau, mon trésor. »?
Comme la perle, nous sommes des gemmes crées sans artifice par dame Nature. Porteurs de bienfaits pour nous-mêmes et les autres, quelque soit notre forme, notre couleur, notre région d’origine, notre culture, nous portons nos couches successives de nacre, laissant ou non apparaitre nos reflets, notre transparence, notre chatoiement, notre  » nous » intérieur protégés dans une coquille. Symbole d’amour, de respect, d’harmonie loin de l’indifférence voire de haine mêlée au désir de vengeance , loin de la « perle » littéraire, parfois coquille , erreur spontanée, lapsus en écriture, consciente ou inconsciente qui fait rire le lecteur mais , souvent ôte tout crédit à celui qui l’a débité;  cette perle , pour moi, n’a aucune valeur marchande. Elle ne se monnaye pas. Joyau, trésor par les souvenirs qu’elle porte en elle, ses secrets, sa beauté naturelle issue des eaux, cadeau d’une femme tahitienne, elle est musique, elle est poème, elle est senteur des iles, elle est force dans son humilité, patience, persévérance dans la courtoisie, leçon de courage et de modestie. Elle est la mémoire de sa fille Veena. Cette perle, larme des dieux , loin d’être un objet « bijou » dans un écrin dévoile son âme à celui ou celle qui cherchera à faire scintiller toutes ces valeurs , au quotidien.
Vais-je la faire sertir d’une marguerite d’or, la transformer en pendentif, larme des dieux à porter sur le cœur, en ornement de bracelet comme un « charme » symbolique au poignet? Laissons ce choix à sa digne héritière, déjà détentrice du mystère de cette perle noire.

Texte et photo 1:Pascale Lafraise

photo2 : trouvée sur le Net

Réponse à la question : Avez-vous un objet familier ? Les objets inanimés ont-ils une âme ?

http://jeanpaulgalibert.wordpress.com/2014/07/24/avez-vous-un-objet-familier/
Oui forcément. Chacun le sien. Quel est le vôtre ? De qui vient-il ? Est-il posé là, devant vous ? Ou plus loin, ou enfoui ? Rien de plus aimé, ni de plus détesté. Certains font peur, d’autres rassurent. Tous racontent leur petite histoire, héritée, puis tissée avec la nôtre.
Alors quelques lignes, une photographie, et déposer le tout sur le musée de l’objet que vient d’ouvrir Ella Balaert :
http://objetsdefamille.wordpress.com/
Tous les objets sont à sauver. Et tout le monde doit le savoir. C’est un peu notre âme qu’ils transmettent…

http://interludephilo.wordpress.com/2014/07/24/avez-vous-un-objet-familier/

 

Quel sera le votre ?

Livre ouvert en suspension

jpg_CPLartangage3W« Je lis en toi comme dans un livre ouvert » m’a t’il dit. Se pourrait-il qu’une personne puisse vous connaitre à ce point alors que vous-même , vous ne vous connaissiez pas . Le Connais-toi toi même socratien , inscrit sur le fronton du temple de Delphes : connais toi toi-même et tu connaitras l’univers et les dieux. Toi qui pense tout lire en moi quel langage y vois -tu? Quel alphabet, quels signes, quels hiéroglyphes? Le corps parcheminé de cicatrices te livre des clés pour un des nombreux chapitres de cette biographie. Saurais-tu en le palpant, le caressant y décrypter en braille les passages raturés, censurés , omis volontairement ou cachés dans l’inconscient? Serais-tu plus clairvoyant pour prétendre ainsi savoir qui je suis? Aurais-tu ce sixième sens , un don de double-vue?
Alors uniquement pour toi, aujourd’hui, là, maintenant ,en cet instant je tourne la page et j’ouvre un nouveau chapitre. Il est sans titre puisque tu le connais déjà. Anticipation ou science- fiction, roman de gare ou bande- dessinée, je te laisse seul juge, seul critique pour le ranger dans le rayonnage de ta bibliothèque ou le garder un peu sur tes genoux avant de le jeter .

Lucynda LuIl était une fois …et c’est un conte, un mythe, une légende qui apparait entre les lignes. Toi qui connait l’histoire des divinités à travers les écritures anciennes et oubliées, à travers celles cachées, codées mais inscrites pour toujours dans les espaces incommensurables de l’ univers. Femme sans visage mais piolée de grains de beauté à la signification qui n’a pas de secret pour tes yeux, au parfum connu et reconnu par tes narines, aux murmures et bruits de respiration enregistrés dans ton lobe temporal, cette femme n’a plus de trait ou plus d’attrait. Elle peut pourtant lever le masque et te montrer parfois l’une de ses nombreuses expressions faciales. Méfie-toi cependant : son sourire a le gout salé des larmes si tu y poses tes lèvres, ses larmes celui du sang. Ses cils portent encore la trace d’une goutte de sueur. Qui est-elle ? Aphrodite, Barbara,Chloé,Desdémone,Electre,Fortuna, Gaia,Hélène,Iris,juliette,Kali, Lilith,Mélusine, Némesis,Ophélie, Psyché, Queen, Rhea, Salomé, Thérèse, Ursuline, Victoire, Wanda, Xanthia, Yolande, Zita.
Drôle d’énumération que les facettes et les risettes, les grimaces et les mimiques comme autant de personnages issus d’un opéra bouffe écrit par un compositeur mi profane mi sacré tombant dans la spirale d’un mélimélo chaotique sans fondement, sans règle ni loi.

KYUNGDUK-KimTu les vois , bien sûr ? Tu t’en rappelles sur le bout de tes doigts. Et pourtant, les mots s’effritent au fur et à mesure que tu les lis. Les lettres alphabétiques glissent du sablier de ton temps. Ils sont sans dessus -dessous, ils n’ont plus de sens. Ils sont exsangues. Ils ont perdu l’art et la manière de faire sourire et rire son auteur qui les a couché là par fatigue, par ennui, par dédain. Les phrases s’effacent et celle que tu pensais tenir au creux de la paume se joue de tout, de la ponctuation, de l’orthographe et de la grammaire. Ne restent que des illustrations, des enluminures majuscules, des entêtes, des épithètes, des peut-être. Etre ou croire que tu connais son être, son âme, son existant, son histoire , son présent, son passé. Etre ou ne pas être, vivre ou survivre, exister.
Oui elle existe pourtant cette femme, dans le livre que tu crois maitriser. Au cours de la lecture , tu y retrouveras quelques onces de toi, dans la strophe d’un poème, un paragraphe fantasque , dans le pied de nez d’une métaphore, un oxymore .
Elle est oxymore, antinomie, contradictoire. En voici , livrés clés en main quelques portraits .

B_fR3Oqw2kjYp6O0kjy-Ra_m3o0@800x795Assourdissante dans mes silences,je suis  inculte en le sachant, stérile dans l’humour grinçant, cinglante dans l’autodérision sans être dominante, je manie le fouet culinaire. Du martinet encore appelé le chat à neuf queues, je ne côtoie que l’ apus apus proche de l’hirondelle. J’en pince pour celles à molette et resserre les boulons plutôt que les tétons et si je frappe, ce n’est qu’en bagarre de polochon et d’oreiller. Griffer la terre du potager ça je sais faire, la bécher, mordre la vie à pleines dents.
Les larmes versées sont celles des fous rires qui me prennent en catimini. Chatouilleuse , je l’avoue sous cette douce torture , à toi, à vous , j’avoue ma culpabilité dans cette fragilité charnelle . Tombe alors en lambeau ma cuirasse protectrice, mon bouclier anatomique , je ne suis pas une bombe atomique, rien de nucléaire si ce n’est les noyaux, les protons, électron libre oui je le suis.
Page blanche qui se noircit , crayon graphite et graffiti, tatouage dans la marge , je copie et recopie, m’inspire et m’exaspère de mots des autres , de clichés et déjà vu, de buzz, de base, de data. Joli cet autoportrait, non? Le livre , sur tes genoux n’est pas une autobiographie ou alors le nègre n’a rien compris aux notes , aux émotions, aux sentiments. Il n’a pas su retranscrire les anecdotes, les détails, les descriptions des lieux, les ambiances. Il doit souffrir d’un Alzheimer précoce ou du syndrome de la crampe de l’écrivain.
Un corps qui se dessine ou se peint à coups de pinceau sensuels, sans queue ni tête et un visage qui devient blême, dont les traits disparaissent, qui se taisent . Ces lèvres dont tu connais la suavité et qui susurrent des mots qui ravissent ton âme, peut -être. Il ya des endroits, des coins et des recoins qui prennent la tangente. Cela devient mathématique, géométrique entre nous. Loin de la romance que la trigonométrie, les rappels des axiomes , loin la magie d’une poésie. Suis -je donc femme rebelle, qui en veut aux féministes destructrices , à ces femmes infidèles à leur propre parfum, à leur propre essence de la féminité et qui arborent des slogans agressifs et répulsifs contre la gente masculine ?
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Tu as de quoi en perdre ton latin . Tu as de quoi aller te réfugier dans de virtuels fantasmes machistes et te contenter d’onomatopées sexuées, stéréotypées, pixélisées.. Contente- toi d’un son mono, la stéréo n’est pas gravée entre les mots, entre les lignes de ce livre. Effet rétro , comme pour l’attaque d’une bille ( on ne dit pas boule, on n’est pas au bowling!) de carambole, de billard avec ou sans poche ; ta queue , de poudre bleue, sur ton procédé devra enduire pour mesurer la juste quantité, la force et le point d’impact, question de pente , d’angle d’attaque . Un massé, queue verticale, un coulé, horizontale et ce point c’est certainement par la bande que tu dois le viser. A toi d’en apprécier l’angle et le rebond!
Les pages se tournent et s’arrachent une à une . Elles s’envolent ? Tu le connais toujours , ce livre ouvert ? Point de mensonges, point de duperie, de cachoterie. Des cachots et pourquoi pas des cachalots ? Les seules baleines sont celles d’un parapluie qui se métamorphosent en ballerines..Une baleine rit , échappée au massacre organisé par nos amis , les japonais. Ni en soupe, ni en cosmétique, elle finira. Baleine sous caillou, anguille sous roche à la mode du Sud Ouest , oui, là bas tout devient disproportionné. Trop , c’est trop et même en visée anamorphique , le cylindre ne vous dévoilera pas l’harmonie du yin-yang , du sourire ou de la moue d’un enfant, pas laid, même s’il ment.

J’ai le cœur sur la main ; je l’ai parfois au bord des lèvres. J’ai un cœur qui bat la chamade, qui chavire, qui chaloupe dans un charivari. J’ai un chat dans la gorge, comme une boule de poils qui ne veut pas sortir, qui m’étouffe parfois. Besoin d’un shaman, d’éviter le chaland qui passe , je suis chafouin et même un cha-cha entre tes bras n’y pourra rien. Les chats de gouttière, les chats huants et les chats perchés pourront bien chercher à transformer des chapiteaux en château, sache que ce livre risque de disparaitre sous une chape de béton armé, de bâtons armant les chasseresses à la recherche des chamois. Arrête ton char, ton charabia et chavire moi plutôt avant la 4éme de couverture. 677ddec56af212ac59c8098d69f22317Sois charmant , je te laisse être le narrateur ou le lecteur. A toi le libre arbitre d’écrire , dans ce livre de la vie , le prologue ou l’épilogue, la préface. Tu seras l’épigraphe , mon homme objet, mon homme esprit de ce livre ouvert dont tu déchiffres en braille les silences délibérés dans toutes mes pages blanches . A toi d’interpréter .N’est pas encore posé le point final, laissons planer le doute . Points de suspension …..

Du néant à Babel

D’un babillage d’enfant au jargon incompréhensible

D’un château de sable, de cartes ou de briques

De la genèse du déluge à la tour de Babel

Parfaite imperfection si l’incompréhension

S’installe entre les hommes

Si les langues varient

Si les chants s’ennuient

De n’être partagés

Esperanto sans espoir de souder

Fermer la porte et disparaitre

Ou choisir de renaitre.

De langue morte aux voies palatines

Du son des nuages

Angéliques bruissements d’ailes

Comme ceux de bas de soie

Gainant les jambes de donzelle

De Tomek à Brueghel

Des châteaux dans le ciel

A quoi ça rime

Les larmes des dieux

Coulent en flots

Brouillant le visage de l’innocence

Noircissant la page blanche

Effaçant la transcendance

Désenchanter les lieux communs

Eparpiller les peuples

Diversifiés, altérité

De cette eau versée

Créatures et créations

En vagues et en dunes

En Soleil et en Lune

S’ériger du néant

Pour vivre intensément

Peintures : Pieter Brueghel , Tomek Setowski , Jacek Yerca

Texte : Pascale Lafraise

Stephanie Pui Mun Law

 

La Révélation des Pyramides – Documentaire pour journée pluvieuse. Questionnement

Miroir réfléchissant: de l’humain au divin

Un jour, bien avant que le temps soit né,  le dieu suprême avait un miroir particulier appelé  Vérité.. Parmi les dieux, il en existait un qui croyait que , posséder ce miroir le rendrait roi des dieux. Il essaya de s’en emparer. Ainsi débuta une guerre entre les divinités. Tonnerre et éclairs grondaient pendant qu’ils guerroyaient. Leur sang immortel aspergea Gaia et c’est ainsi que les hommes et les femmes apparurent à la surface de dame Terre.

Pendant qu’ils se battaient, ils oublièrent la cause initiale : le miroir. Et le miroir tomba par erreur sur Terre et se brisa en des millions de fragments. Les hommes et les femmes apprirent la  nouvelle.  » La vérité est quelque part sur notre terre. Il est de notre devoir de la trouver ».

Ils commencèrent à courir à travers les pays, cherchant sous les pierres plates des torrents, les galets des plages, grimpant au sommet des monts aux neiges éternelles et des volcans . Tout ce qui brillait et reflétait un peu de lumière fut exploré. Ils retournèrent ciel et terre . Et tout ce qu’ils touchaient , que ce soit naturel ou créé de leur main perdait à leur contact la brillance , devenant terne ou tombait en poussière. Le bronze et l’airain se changeaient en boue, en cendre. Plus aucun éclat, plus un seul signe d’idée avisée. Les êtres humains devenaient insensés, coléreux, envieux, jaloux, menteurs, violents envers leurs voisins, leurs frères, leurs pères et mères. Aveuglés et sourds par leur quête de pouvoirs, personne ne pouvait distinguer l’étincelle d’espoir , de paix et de vérité, qu’elle soit sur la lame d’une vague de l’océan des émotions, dans les étoiles du firmament des rêves  projetés. Personne ne pensait à regarder au-dedans , à l’intérieur même de ce qui constitue le plus beau miroir de la Vie : l’âme.

Celui ou celle qui sait prendre le temps de s’arrêter, de se poser , de s’accorder un instant rien que pour soi . La méditation, la prière, la concentration, la contemplation , simplement ouvrent la porte sur les richesses intérieures , sur les forces et énergies inépuisables dont chacun regorge s’il se donne la peine de les chercher.

Au fond de soi, ne peut -on lire la vérité? Rappelez-vous que le miroir fut éclaté en millions de pièces! Chaque homme, femme, enfant porte en lui un bout de vérité, de l’origine de la Vie. Réunir ces esprits, ces forces, ces réflexions serait peut- être ce que les dieux cherchent à nous dire à travers l’image inversée que chaque surface miroitante nous renvoie : un peu de divinité dans l’humain , un peu d’humain dans le divin. Le miroir réfléchit ,sur le réel en lui-même, les certitudes prises pour vérités, les images et les « représentations mentales et sociales » associées à nos pensées. Autant d’interprétations qui ouvrent au questionnement plus qu’elles n’apportent de réponses. Symbolique bouclier poli en facette brillante, miroir des âmes, réflexion , fragment de vie…

Photographies: dessin Escher, peinture Magritte

Texte: Pascale Lafraise

Hylonomé , quand la femme-cheval devient stellaire.

Mythe quand tu nous tiens . En écho au minautore , la femme- cheval . Sagittaire ascendant sagittaire , comment ne puis-je pas vous parler d’ Hylonomé, une des filles de centaure, femme au corps de cheval , elle séduisit son congénère cyllare. Il fut traversé par un javelot lors d’un combat au mariage de Pirithous( roi des lapithes) avec Hippodamie. Hylonomé ne voulant survivre à la perte de son amour s’empala alors pour mourir avec lui. Ce « il était une fois… » apparait dans : Les métamorphoses d’Ovide.

Extraits :

 » Mais la seule Hylonomé obtint de lui un tendre retour. De toutes ses compagnes, hôtesses des forêts, elle est la plus aimable. Son amour, ses serments, ses caresses, ont subjugué Cyllare. Elle est aussi belle que lui. L’ivoire lisse ses cheveux légers ; elle y place le romarin, ou la violette, ou les roses ; quelquefois des lis blancs les couronnent. Chaque jour, dans l’onde pure d’une fontaine qui rafraîchit les bois de Pagasa, deux fois elle plonge sa tête, deux fois elle baigne son corps. Une riche fourrure s’attache avec grâce sur son épaule, ou descend à gauche sur son sein. Une tendresse égale unit les deux amants ; ils errent côte à côte sur les montagnes ; la nuit, le même antre les réunit. Ils étaient venus ensemble au festin des Lapithes, et côte à côte ils combattaient tous deux… »

Il s’y enfonce au-dessous du sein de Cyllare ; il effleure son cœur : à peine est-il retiré, son cœur et son corps sont glacés par le froid du trépas. Hylonomé le reçoit mourant dans ses bras. Elle étend sa main sur sa blessure et cherche à la fermer ; elle joint sa bouche à sa bouche, et veut retenir son âme fugitive. Il expire : soudain elle remplit l’air de ses plaintes douloureuses, que les cris des combattants empêchent d’arriver jusqu’à moi. Elle incline son sein sur le fer qui vient de percer Cyllare, et tombe et meurt en embrassant son époux.  »

Hylonomé est le 6eme élément du groupe des centaures , en astronomie.  Elle fut découvert le 27 février 1995 à 12 : 05 AM, heure  d’Hawaii, par David C. Jewitt et Jane X. Luu à l’observatoire de Mauna Kea, Hawaii, États-Unis ~ 155 O 28 – 19 N 49. Le petit astre reçut alors l’étiquette temporaire 1995 DW2. Il se situait alors 4° 42 en Balance (tropical), signe sous la régence traditionnelle de Vénus, ésotérique d’Uranus, et hiérarchique de Saturne. 1er décan jupitérien. Ellle possede une orbite instable entre 2 planètes jumelles géantes, bleues, Uranus et Neptune.

Double nature que les centaures , symbolisme de l’être humain, une face animale assujettie à la matière, bestiale dans ses excès allant jusqu’à l’ignominie dans se instincts primitifs et violents. L’autre part se tourne vers le divin, la spiritualité de l’âme. Cette lutte incessante intériorise le besoin de maitriser ses pulsions, de contrôler les penchants égoïstes pour autoriser une évolution de l’être spirituel. Chiron, descendant du dieu et titan Cronos ( saturne) fut le seul centaure immortel , sage et bienveillant.

Autre mythe, autre animal fantastique  » il était une fois le dragon d’eau… » . Mais pour ce conte et pour y peindre les yeux et vous ouvrir les vôtres , encore un peu de patience ..Le 23 Janvier devrait faire l’affaire .