Signal To Noise – Peter Gabriel

 

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La guirlande de Julie – Extrait de fleurs.

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La guirlande de Julie est un florilège de madrigaux galants adressés à Julie Lucine D’Angennes, Mademoiselle de Rambouillet, par son amant et futur époux le duc  de Montausier . 90 feuillets le composent : 29 représentations des peintures de fleurs de  Nicolas Robert et 61 pour les madrigaux , en lettres rondes et bâtardes par le calligraphe réputé Nicolas Jarry , sur vélin pour l’un des 3 exemplaires in-folio. Cet ouvrage fut écrit par Mr de Montausier et ses amis poètes , fondateurs de l’ Académie Française, au milieu du XVIIeme  siècle. ( 1634-1641)

En introduction, la miniature de Zephire sur son nuage et ces mots : Zephire à Julie – Charles de Montausier

Recevez, ô nymphe adorable

Dont les cœurs reçoivent les lois,

Cette couronne plus durable

Que celles que l’on met sur la tête des rois;

Les fleurs dont ma main la compose

Font honte à ces fleurs d’or qui sont au firmament;

L’eau dont Permesse les arrose

leur donne une fraicheur qui dure incessamment,

Et tous les jours , ma belle Flore

Qui me chérie et que j’adore

me reproche avec   courroux

Que mes soupirs jamais pour elle

N’ont fait naitre de fleur si belle

Que j’en ai fait naitre pour vous.

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Liste des fleurs chantant les louanges de « l’incomparable Julie » et poètes associés :

La couronne impériale, Chapelain , de Malleville et de Scudery
la rose , Habert , abbé de Cerisy, de Malleville , de Montausier , Colletet
Le narcisse , de Montausier , Habert, capitaine d’artillerie Monmor
L’amarante de Gombaud
L’angelique, de Montausier , de Malleville
L’œillet de montausier
La fleur de thym , Andillly fils
Le jasmin de Montausier
L’anémone de Montausier
La violette Desmaret, de Malleville
Les lys , de Montausier , de Malleville , des Reaux Tallemant, Martin , Conrart, Desmaret
La tulipe , Godeau , Arnaud de Corbeville, Conrart ,de Montausier
La jonquille , de Montausier
L’hyacinthe , de Racant, de Montausier, Conrart
L’héliotrope de Montausier
Le souci de Montausier , Habert, capitaine d’artillerie Monmor, Colleret, de Scudery , de de Malleville
La fleur d’orange Conrart
Le safran de Montausier
La flambe de Malleville , de Montausier
Le muguet de Briottes
La fleur de grenade Conrart , de Briottes
La fleur d’adonis de Malleville
Le pavot de Scudery
L’immortelle de scudery

L’immortelle blanche Conrart , le Meleagre , de Scudery
La description et l’historique de ce petit bijou de galanterie baroque peuvent être retrouvés dans « Essai de curiosités bibliographiques » de Gabriel Peignot- 1804 ( p 62 à 67)

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Réédition moderne préfacée par Irene Frain , éditions Laffont et manuscrit original conservé à Bibliotheque Nationale de France.

2 extraits

La violette – Desmarets de Saint Sorlin

Franche d’ambition , je me cache sous l’herbe,

Modeste en ma couleur, modeste en mon séjour:

Mais  si sur votre front je me puis voir un jour,

La plus humble des fleurs sera la plus superbe;

La rose   Germain Habert de Cerisy

Alors que je me vois si belle et si brillante

Dans ce teint  dont l’éclat fait naitre tant de voeux,

L’exces de ma beauté moi-même me tourmente:

Je languis pour moi-même  et brûle de mes feux,

Et je crains qu’aujourd’hui la rose ne finisse

Par ce qui fit jadis commencer le narcisse.

Nouvelle rubrique : Voyage et partage d’archives photographiques familiales d’une petite fraise pour ne jamais oublier ses racines.

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 » Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre ; la France en ce temps là ….. »C. Aznavour

Barbara – Chapeau bas

Quand les cons sont braves- Reprise G.Brassens, version ukulélé

Plume d’ ange – Claude Nougaro


Vous voyez cette plume ?
Eh bien, c’est une plume…d’ange.
Mais rassurez vous, je ne vous demande pas de me croire, je ne vous le demande plus.
Pourtant, écoutez encore une fois, une dernière fois, mon histoire.

Une nuit, je faisais un rêve désopilant quand je fus réveillé par un frisson de l’air.
J’ouvre les yeux, que vois-je ?
Dans l’obscurité de la chambre, des myriades d’étincelles…Elles s’en allaient rejoindre, par tourbillonnements magnétiques, un point situé devant mon lit.
Rapidement, de l’accumulation de ces flocons aimantés, phosphorescents, un corps se constituait.
Quand les derniers flocons eurent terminé leur course, un ange était là, devant moi, un ange réglementaire avec les grandes ailes de lait.
Comme une flèche d’un carquois, de son épaule il tire une plume, il me la tend et il me dit :

 » C’est une plume d’ange. Je te la donne. Montre-la autour de toi.
Qu’un seul humain te croie et ce monde malheureux s’ouvrira au monde de la joie.
Qu’un seul humain te croie avec ta plume d’ange.
Adieu et souviens toi : la foi est plus belle que Dieu.  »

Et l’ange disparut laissant la plume entre mes doigts.
Dans le noir, je restai longtemps, illuminé, grelottant d’extase, lissant la plume, la respirant.
En ce temps là, je vivais pour les seins somptueux d’une passion néfaste.
J’allume, je la réveille :
 » Mon amour, mon amour, regarde cette plume…C’est une plume d’ange! Oui ! un ange était là… Il vient de me la donner…Oh ma chérie, tu me sais incapable de mensonge, de plaisanterie scabreuse… Mon amour, mon amour, il faut que tu me croies, et tu vas voir… le monde !  »
La belle, le visage obscurci de cheveux, d’araignées de sommeil, me répondit:
 » Fous moi la paix… Je voudrais dormir…Et cesse de fumer ton satané Népal !  »
Elle me tourne le dos et merde !

Au petit matin, parmi les nègres des poubelles et les premiers pigeons, je filai chez mon ami le plus sûr.
Je montrai ma plume à l’Afrique, aux poubelles, et bien sûr, aux pigeons qui me firent des roues, des roucoulements de considération admirative.
Je sonne.
Voici mon ami André.
Posément, avec précision, je vidai mon sac biblique, mon oreiller céleste :
 » Tu m’entends bien, André, qu’on me prenne au sérieux et l’humanité tout entière s’arrache de son orbite de malédiction guerroyante et funeste. À dégager ! Finies la souffrance, la sottise. La joie, la lumière débarquent !  »
André se massait pensivement la tempe, il me fit un sourire ému, m’entraîna dans la cuisine et devant un café, m’expliqua que moi, sensible, moi, enclin au mysticisme sauvage, moi devais reconsidérer cette apparition.
Le repos… L’air de la campagne… Avec les oiseaux précisément, les vrais !

Je me retrouvai dans la rue grondante, tenaillant la plume dans ma poche.
Que dire ? Que faire ?
 » Monsieur l’agent, regardez, c’est une plume d’ange. »
Il me croit !
Aussitôt les tonitruants troupeaux de bagnoles déjà hargneuses s’aplatissent. Des hommes radieux en sortent, auréolés de leurs volants et s’embrassent en sanglotant.
Soyons sérieux !
Je marchais, je marchais, dévorant les visages. Celui ci ? La petite dame ?
Et soudain l’idée m’envahit, évidente, éclatante… Abandonnons les hommes ! Adressons-nous aux enfants ! Eux seuls savent que la foi est plus belle que Dieu.
Les enfants…Oui, mais lequel ?
Je marchais toujours, je marchais encore. Je ne regardais plus la gueule des passants hagards, mais, en moi, des guirlandes de visages d’enfants, mes chéris, mes féeriques, mes crédules me souriaient.
Je marchais, je volais… Le vent de mes pas feuilletait Paris…Pages de pierres, de bitume, de pavés maintenant.
Ceux de la rue Saint-Vincent… Les escaliers de Montmartre. Je monte, je descends et me fige devant une école, rue du Mont-Cenis.
Quelques femmes attendaient la sortie des gosses. Faussement paternel, j’attends, moi aussi.
Les voilà.
Ils débouchent de la maternelle par fraîches bouffées, par bouillonnements bariolés. Mon regard papillonne de frimousses en minois, quêtant une révélation.
Sur le seuil de l’école, une petite fille s’est arrêtée. Dans la vive lumière d’avril, elle cligne ses petits yeux de jais, un peu bridés, un peu chinois et se les frotte vigoureusement.
Puis elle reprend son cartable orange, tout rebondi de mathématiques modernes.
Alors j’ai suivi la boule brune et bouclée de sa tête, gravissant derrière elle les escaliers de la Butte.
À quelque cent mètres elle pénétra dans un immeuble.
Longtemps, je suis resté là, me caressant les dents avec le bec de ma plume.
Le lendemain je revins à la sortie de l’école et le surlendemain et les jours qui suivirent.
Elle s’appelait Fanny. Mais je ne me décidais pas à l’aborder. Et si je lui faisais peur avec ma bouche sèche, ma sueur sacrée, ma pâleur mortelle, vitale ?
Alors, qu’est-ce que je fais ? Je me tue ? Je l’avale, ma plume ? Je la plante dans le cul somptueux de ma passion néfaste ?
Et puis un jeudi, je me suis dit : je lui dis.
Les poumons du printemps exhalaient leur première haleine de peste paradisiaque.
J’ai précipité mon pas, j’ai tendu ma main vers la tête frisée… Au moment où j’allais l’atteindre, sur ma propre épaule, une pesante main s’est abattue.
Je me retourne, ils étaient deux, ils empestaient le barreau
 » Suivez nous « .

Le commissariat.
Vous connaissez les commissariats ?
Les flics qui tapent le carton dans de la gauloise, du sandwich…
Une couche de tabac, une couche de passage à tabac.
Le commissaire était bon enfant, il ne roulait pas les mécaniques, il roulait les r :
 » Asseyez vous. Il me semble déjà vous avoir vu quelque part, vous.
Alors comme ça, on suit les petites filles ?
Quitte à passer pour un détraqué, je vais vous expliquer, monsieur, la véritable raison qui m’a fait m’approcher de cette enfant.
Je sors ma plume et j’y vais de mon couplet nocturne et miraculeux.
– Fanny, j’en suis certain, m’aurait cru. Les assassins, les polices, notre séculaire tennis de coups durs, tout ça, c’était fini, envolé !
Voyons l’objet, me dit le commissaire.
D’entre mes doigts tremblants il saisit la plume sainte et la fait techniquement rouler devant un sourcil bonhomme.
– C’est de l’oie, ça… me dit il, je m’y connais, je suis du Périgord
Monsieur, ce n’est pas de l’oie, c’est de l’ange, vous dis je !
Calmez vous ! Calmez vous ! Mais vous avouerez tout de même qu’une telle affirmation exige d’être appuyée par un minimum d’enquête, à défaut de preuve.
Vous allez patienter un instant. On va s’occuper de vous. Gentiment, hein ? gentiment.  »

On s’est occupé de moi, gentiment.
Entre deux électrochocs, je me balade dans le parc de la clinique psychiatrique où l’on m’héberge depuis un mois.
Parmi les divers siphonnés qui s’ébattent ou s’abattent sur les aimables gazons, il est un être qui me fascine. C’est un vieil homme, très beau, il se tient toujours immobile dans une allée du parc devant un cèdre du Liban. Parfois, il étend lentement les bras et semble psalmodier un texte secret, sacré.
J’ai fini par m’approcher de lui, par lui adresser la parole.
Aujourd’hui, nous sommes amis. C’est un type surprenant, un savant, un poète.
Vous dire qu’il sait tout, a tout appris, senti, perçu, percé, c’est peu dire.
De sa barbe massive, un peu verte, aux poils épais et tordus, le verbe sort, calme et fruité, abreuvant un récit où toutes les mystiques, les métaphysiques, les philosophies s’unissent, se rassemblent pour se ressembler dans le puits étoilé de sa mémoire.
Dans ce puits de jouvence intellectuelle, sot, je descends, seau débordant de l’eau fraîche et limpide de l’intelligence alliée à l’amour, je remonte.
Parfois il me contemple en souriant. Des plis de sa robe de bure, il sort des noix, de grosses noix qu’il brise d’un seul coup dans sa paume, crac ! pour me les offrir.

Un jour où il me parle d’ornithologie comparée entre Olivier Messiaen et Charlie Parker, je ne l’écoute plus.
Un grand silence se fait en moi.
Mais cet homme dont l’ange t’a parlé, cet homme introuvable qui peut croire à ta plume, eh bien, oui, c’est lui, il est là, devant toi !
Sans hésiter, je sors la plume.
Les yeux mordorés lancent une étincelle.
Il examine la plume avec une acuité qui me fait frémir de la tête aux pieds.
 » Quel magnifique spécimen de plume d’ange vous avez là, mon ami.
Alors vous me croyez ? vous le savez !
Bien sûr, je vous crois. Le tuyau légèrement cannelé, la nacrure des barbes, on ne peut s’y méprendre.
Je puis même ajouter qu’il s’agit d’une penne d’Angelus Maliciosus.
Mais alors ! Puisqu’il est dit qu’un homme me croyant, le monde est sauvé…
Je vous arrête, ami. Je ne suis pas un homme.
Vous n’êtes pas un homme ?
Nullement, je suis un noyer.
Vous vous êtes noyé ?
Non. Je suis un noyer. L’arbre. Je suis un arbre.  »

Il y eut un frisson de l’air.
Se détachant de la cime du grand cèdre, un oiseau est venu se poser sur l’épaule du vieillard et je crus reconnaître, miniaturisé, l’ange malicieux qui m’avait visité.
Tous les trois, l’oiseau, le vieil homme et moi, nous avons ri, nous avons ri longtemps, longtemps…
Le fou rire, quoi !

Trésor caché : Les cartes du ciel de Saint Sernin à Toulouse.

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La Basilique St Sernin à Toulouse recèle, dans une galerie inférieure un trésor caché , 2 cartes du ciel datant du XIIIème siècle.
La première partiellement détruite par l’érosion du temps est une représentation du microcosme et macrocosme posant schématiquement l’idée que Le corps humain est un résumé de l’Univers. Entre l’Univers et le corps humain , il y a des interpénétrations permanentes, des déterminismes, s’exprimant par les vents, les nuages pluvieux, les points cardinaux qui y sont représentés comme les éléments météorologiques qui vont influer sur le caractère de l’homme, ses actes et plus généralement sur son destin. Le microcosme (l’homme), le macrocosme (univers) sont absolument associés au Moyen Age.
La seconde carte a gardé beaucoup plus d’informations . Des cercles concentriques en représentation de l’Univers depuis la plus haute Antiquité , conservée au Moyen Age héritée grâce aux traductions arabes de la physique d’ Aristote qui donne une grande part à la connaissance de l’univers et de l’astronomie . Au milieu apparait la Terre en trois parties pour les 3 continents connus à cette période historique : l’ Europe, l’ Afrique et l’Asie ; manque l’ Amérique et l’Océanie , on pourrait y rajouter le sixième continent .
Les cercles concentriques sont censés représenter le « manège » des étoiles et des planètes autour de la terre qui en est le centre .

L’ univers constitué de douze cercles concentriques.
Sept d’entre eux portent un astre, du centre vers l’extérieur :
• Luna Lobus (la lune)
• Luna Mercuris (Mercure)
• Circulum Venusis (Vénus)
• Casa Solis (le Soleil)
• Sfera Martis (Mars)
• Celium Jovis (Jupiter)
Saturne, invisible sur la partie conservée du cercle, était vraisemblablement situé à droite du soleil.
A l’époque , ce sont les 7 corps célestes qui structurent visuellement la rotation des étoiles nocturnes. Cet univers composé d’étoiles en mouvement a sa limite qu’on appelait alors la barrière des étoiles fixes. C’était , d’une certaine façon , la fin de l’univers matériel habité par les planètes.

Au-delà, quatre cercles suivent pour l’univers stellaire : le Premier mobile,(principe de mouvement qui donne tout son mouvement rotatif à l’univers) .
Trois cercles ne sont pas affectés à une fonction précise. On s’approche de l’univers où trône Dieu , sur le douzième et dernier cercle, l’ Empyrée, entourées des sphères célestes où siègent les neuf catégories d’anges. Coutume iconographique et religieuse de faire trôner Dieu à la limite de l’univers.

Le motif d’étoile est traditionnellement très utilisé dans le décor des églises où il est souvent question de « ciel » et le retrouver ici est assez  » savoureux » avec la continuité de sa représentation scientifique de l’Univers. Ce qui est remarquable avec ce schéma, ayant prétention de représenter la totalité de ce système extrêmement complexe qu’est l’univers, c’est sa très grande simplicité. Schéma mis à l’épreuve du temps, il apparait bien avant Jésus Christ . Il durera jusqu’au XVIème siècle environ . Il rend compte de la structure et des mouvements des planètes de façon très facilement compréhensible.
Suite aux travaux de Copernic , son ouvrage de 1543 va mettre fin à ce schéma remettant en cause la terre centre de l’univers et y plaçant le Soleil .Malgré tout, cette cartographie va rester ancré dans la pensée, dans la mentalité et sera en usage jusqu’au XVIIIème siècle. Ces inscriptions sont caractéristiques dans leur morphologie du XIIIème siècle.
Le XIIIème siècle , à Toulouse est un moment d’essor du savoir et de la connaissance, puisqu’est créée en 1229 l’Université de Toulouse. A la différence de celle de Paris qui la précède de peu, l’enseignement de la Physique d’ Aristote est autorisée.
Ces cartes se trouvent dans un édifice religieux, la basilique Saint Sernin, un des plus brillants de son époque, montrant que ces lieux étaient également des lieux de savoir, de curiosité, de culture. Sans doute hormis la symbolique d’ornement , elles seraient un élément de transmission du savoir astronomique utilisé comme outil pédagogique au Moyen Age. Elles sont désormais un document archéologique d’une portée intellectuelle primordiale à Toulouse , trace de l’enseignement religieux et universitaire depuis des siècles.
Texte écrit d’après le commentaire du « guide » officiel du Musée Saint Raymond, musée des Antiques de Toulouse.
La galerie dont la paroi porte ces cartes n’est pas ouvert au public pour leur préservation ( peinture à l’ocre rouge sur chaux). Visite guidée sur youtube et Viméo.