Baraka

Un voyage pour celles et ceux qui ne partiront pas en vacances cet été gràce à ce film documentaire de Ron Fricke 1992.
Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Cambodge, Chine, Cuba, Egypte, Etats-Unis, France, Honk kong, Inde, Indonésie, Iran, Israel, Italie, Japon, Kenya, Koweït, Népal, Pologne, Tanzanie, Thailande et Turquie. Sans parole et sans commentaire, se laisser porter au rythme des images et de la bande -son (musique : Michael Stearn, Dead can dance). De sites naturels au grouillement des villes, de la sérénité au fracas du monde moderne, de rituels religieux, spirituels ou séculaires à la misère et la guerre, voilà la diversité de l’Homme. Prenez le temps de la contemplation avec les 7 parties sur dailymotion ( la France ne pouvant accéder à la version intégrale sur un autre site pour des raisons de droits d’éditeurs !)

A tire d’ailes , quand 3 papillons font s’exprimer le  » silencieux » .

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Un jour, un ami turc nous conta une histoire: Assis près d’un feu de camp , lors d’un séjour dans ses chères montagnes, il se met à contempler les flammes t part dans un temps de rêverie et de questionnement ‘intérieur ». Ce qui le sort de sa torpeur est le bruissement d’ailes, ce léger bruit de frémissement dans l’air . Il voit un papillon voleter autour du foyer de pierres où sont posées les buches de bois enflammées. Le paillon se pose sur l’une des pierres, déploie ses ailes somptueuses et s’envole vers les prés. Mon ami se dit alors : « je sais ». Mais un autre papillon s’approche de lui , volète autour de lui. Il se met à tourner autour des flammes et va se poser sur les cendres . Il y reste un petit instant , immobile et reprend son envol .  » Je sais maintenant ! « dit mon ami au vent. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, un troisième papillon apparait et se jette immédiatement dans le cœur du brasier , attiré irrésistiblement par les flammes. Alors mon ami se tourne vers la montagne et dit : « merci vous m’avez donné la réponse à la question que je me posais ». Son récit s’arrête là me laissant plus ou moins perplexe sur le sens à donner et la réponse trouvée dans ses montagnes . Doit-on comme le troisième papillon se jeter dans le feu et se bruler les ailes pour connaitre une vérité? Sait-on, de la vie , de l’amour, de la mort la signification qu’au moment ultime?
Que devais-je savoir de sa question initiale et de la réponse apportée par Mère Nature ? C’est à travers la recherche de traductions en français de poètes turcs dont il indiqua les noms que la clé de l’énigme fut résolue. La parabole des 3 paillons fait partie des poèmes et histoires que l’on répète depuis des millénaires dans le cercle des vrais amants comme le dit Attar, un des vieux sages d’ Orient ;
Une nuit les papillons se réunirent pour apprendre la vérité sur la lumière de la bougie.
Et ils décidèrent que l’un d’entre eux devrait aller recueillir des nouvelles de ce rougeoiement qui les intriguait. L’un d’eux s’envola jusqu’à ce qu’il discerne au loin une bougie brûlant à la fenêtre d’un palais. Il ne s’approcha pas et revint dire aux autres ce qu’il croyait savoir. Le chef des papillons écarta son témoignage en disant : « Il ne sait rien de la flamme. »
Un papillon plus passionné que le précédent partit et franchit la porte du palais. Il voleta à la lueur de la bougie ; confus, désireux d’en savoir plus mais craintif et il s’en retourna pour raconter jusqu’où il avait été et tout ce qu’il avait subi et vu ; après son récit, le mentor dit :
« Tu n’as pas les signes de celui qui sait pourquoi la bougie a une telle lueur. »
Un autre papillon s’envola d’un vol vertigineux, se mit à tournoyer ardemment près de la lumière, il s’élança et plongea dans une transe frénétique vers la flamme, son corps et le feu se mélangèrent. Le feu engloutit le bout de ses ailes, son corps et sa tête. Son être s’embrasa d’un rouge violent et translucide. Et lorsque le mentor aperçut ce flamboiement soudain ainsi que la forme du papillon perdue dans les rayons rougeoyants, il dit alors :
« Il sait, Il sait la vérité que nous cherchons,
Cette vérité cachée dont nous ne pouvons rien dire »

Un poète ,Mevlana Djalâl ad-Dîn Rûmî reprend cette image des 3 papillons dans un poème écrit au XIIIeme siècle.
Les personnes  de ce monde sont comme les 3 papillons devant la flamme d’une bougie .
Le premier s’approcha très prés et dit :  » je sais à propos de l’Amour »
Le second frôla délicatement la flamme de ses ailes et dit :  » je sais comment le feu de l’ Amour peut bruler ». Le troisième se jeta dans le cœur de la flamme et consuma .Lui seul sait ce qu’est l’Amour véritable.

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Symbolique du feu , des ailes dont le soufisme et les derviches expriment l’ amour divin. Les ailes coupées, le feu qui ne brule plus mais laisse la place aux cendres dans les périodes de doute , de vide intérieur, de peur , de confusion , de fatigue , ou d’ennui. Des voiles de perception tissés par notre Ego, notre  » moi ». Voiles d’illusion bâtis par le cerveau , ces voiles sont personnalités, concepts, caractères , tempéraments, modèles de fonctionnement , désirs inhérents aux personnes nous entourant de plaire ou au contraire de défier et de se rebeller . Il faut apprendre à se débarrasser de ces voiles obscurs pour retrouver le feu brulant coulant dans les veines pour le Bien aimé , Amour de dieu . Dans l’attente et la recherche nous tournons intérieurement sans cesse comme une toupie( comme le font les derviches dans leur rituel extatique) , nous brûlons intérieurement en fondant comme une bougie consumée par le feu. Rumi y fait référence très souvent .  » La lumière propre du visage vient de la chandelle de l’esprit »
Ne reste que parmi les amoureux, des autres éloigne-toi.
Bien que ta flamme embrase le monde,Le feu meurt par la compagnie des cendres.

Se consumer d’ Amour, Mevlana Rumi et ses 60 000 distiques ( poésie composée d’un groupe de 2 vers) se résumait ainsi :  » J’étais cru, je fus cuit , j’ai brulé » ..Le Khamûch .. Le silencieux tel était son nom de plume.

Feu , soleil et atome reviennent en écho dans les écrits, riches d’enseignement à qui sait s’y plonger comme dans les flammes de la bougie pour en déchirer un voile de perception.

« O jour, lève-toi ! des atomes dansent,
les âmes, éperdues d’extase, dansent :
tous les atomes dans l’air et dans le désert,
sache-le bien sont tels des insensés,
chaque atome, heureux ou misérable,
est épris de ce Soleil dont rien ne peut être dit. »

 » Si tu coupes un atome, tu y trouveras un soleil et des planètes tournant alentour,

et si tu coupes ce soleil, il en résultera un feu capable de réduire la Terre en cendres. »

« Tous les atomes qui se trouvent dans l’air, et dans le désert,
Sache bien qu’ils sont épris comme nous.
Et que chaque atome, heureux ou malheureux,
Est étourdi par Ie Soleil de l’âme inconditionnée. »

« La bien-aimée est devenue pareille au soleil,
L’amoureux, tel un atome, se met à danser.
Lorsque tremblote la brise du printemps d’amour,
Chaque branche qui a quelque feuille se met à danser. »

« Dès l’instant où tu vins dans le monde de l’existence,
Une échelle fut placée devant toi pour te permettre de t’enfuir.
D’abord, tu fus minéral, puis tu devins plante ;
Puis tu devins animal : comment l’ignorerais-tu ?
Puis tu fus fait homme, doué de connaissance, de raison, de foi.
Considère ce corps tiré de la poussière :
quelle perfection il a acquise !
Quand tu auras transcendé la condition de l’homme,
Tu deviendras sans nul doute un ange.
Alors tu en auras fini avec la terre ; ta demeure sera le ciel.
Dépasse même la condition angélique,
Pénètre dans cet océan,
Afin que ta goutte d’eau puisse devenir une mer. »

« Je suis l’Océan tout entier, non pas une goutte !
Je ne suis pas un orgueilleux aux faux regards.
Chaque atome à qui je parle en mon muet langage,
S’exclame sans tarder: « Je ne suis pas un atome! »

Goutte d’eau et océan, atome faisant partie d’un tout , des ailes du papillon à celles des anges , les poèmes persans du silencieux Rumi, d’ Attar ne finissent d’inspirer la plume des poètes orientaux. Et ne dirait-on pas à voir tourner les derviches que leurs longues tenues traditionnelles se déploient telles des ailes? Ange ou papillon , à vous d’en éclairer votre chandelle  et d’y trouver une réponse et dans le doute autour d’un feu de camp interrogez donc Mère Nature ! Le vent ou la montagne la souffleront peut-être…

Dans quel état J’erre.

Ahayuasca

Une date anniversaire se profile devant moi. Celle du diagnostic qui est tombé comme un couperet , qui a changé la vie , le sens de la vie, des réflexions, des recherches sur la mort, sur les religions, sur la spiritualité ou comment remplir ce fossé qui s’ouvre à ce moment là , ce présent à l’avenir si incertain voire même sans avenir terrestre. Date anniversaire qui rapproche de la délivrance du cap des 5 ans de rémission pour devenir guérison totale ( tel que la médecine le détermine). Le crabe, le dragon , le cancer . Ce mot qui fait si peur, ce mal qui devient si fréquent dans notre société industrialisée.

 

Cette maladie affecte autant le patient que son entourage. Celui qui le subit de plein fouet est certainement le conjoint, le ou la partenaire et compagnon de vie de couple, les parents, les enfants, les amis, les collègues de travail etc…On ne dira jamais assez le trouble et le désarroi dans lesquels sont plongés alors les personnes autour du patient lorsque celui-ci dévoile sa maladie. Elle est sienne car il l’a vivra activement dans sa lutte, dans les effets secondaires des traitements, dans les bouleversements physiques, psychiques et mentaux qu’il va affronter. Passifs , se sentant démunis, impuissants confrontés à leurs propres représentations mentales de la maladie, l’ invalidité, l’handicap et de la mort , certains fuient non par lâcheté ou par indifférence . Il est parfois difficile de trouver les mots et oser parler de ses propres angoisses, ses peurs, ses démons intérieurs. Quelle attitude adopter? L’établissement qui m’a pris en charge n’était consacré qu’à cette pathologie. Chaque membre du personnel hospitalier y travaillait par sensibilité propre, par choix. L’éducation en Santé et l’éducation du patient et de son entourage n’est pas un vain mot . Une discussion à bâtons rompus avec l’équipe « éducative » , une oncologue, une infirmière cadre, une psychologue a répondu à beaucoup de questionnements anticipant l’aide à l’annonce pour ma fille jeune pre-adolescente . Un livret illustré m’a été remis . Plusieurs chapitres détaillent , dans un vocabulaire adapté à chaque tranche d’âge , les symptômes, les traitements, les effets secondaires afin de préparer et de répondre aux grandes interrogations ou peurs des enfants et adolescents. Nous l’avons lu ensemble sans occulter le sujet de la mort. En toute honnêteté, il faut dire que cela a précipité toutes les démarches d’organisation de tout ce qu’un parent isolé doit prévoir en cas de décès : vérifier ses clauses d’assurance décès, crémation ou enterrement avec la prise en charge financière des frais occasionnés ( he oui , on n’y pense pas lorsqu’on se sent toujours jeune et en pleine santé!) mais surtout sereinement trouver les accords harmonieux pour celui ou celle qui accueillera son enfant, la chair de sa chair , définir ce futur tuteur légal .
Quelle paix intérieure une fois cette étape franchie. L’acceptation de ne pas être immortel , d’appréhender en toute conscience cette possibilité qui étonnamment déclenche une énergie de vie sous toutes ses formes. Un avantage certain de par ma profession para médicale , confrontée à Dame la mort en multiples occasions, les phases d’acceptation de la maladie , de sa morbidité ont été franchies à une vitesse record. Ceux qui ont eu plus de difficulté et certainement de souffrance morale dans cette épreuve sont mes parents . Ce n’est pas dans l’ordre des choses que de concevoir la perte d’un enfant , quelque soit son âge . Il n’y a rien de plus injuste, de plus inhumain . Volontairement, je suis restée géographiquement éloignée d’eux afin de leur éviter la vue d’une déchéance physique occasionnée et par la maladie et par la lourde artillerie mise en œuvre . Certains des lecteurs réguliers de ce blog ont certainement lus entre les lignes ce qui n’arrivait pas à être explicité ouvertement à cette période. Et pourtant , les clés y figuraient. Pudeur ou jardin secret , il en a été ainsi pour les amis, les connaissances.
Esprit positif ou ouverture de conscience, cet accident de parcours de vie m’a emmené et me guide encore sur une route incroyable. Il est devenu comme évidence de ne plus se projeter dans l’avenir mais de vivre pleinement le présent , le ici et maintenant . Sentir comme nécessaire de s’économiser , utiliser autrement son énergie vitale , la canaliser et découvrir en soi des ressources inestimées , des envies non , plus fort en soi des désirs , des forces , des besoins, des aspirations , de l’intention .

Devant une épreuve de vie se pose naturellement la recherche de vérité, la quête de réponse , d’espoir dans la religion ou la spiritualité. Peut-on opposer ces 2 mots alors qu’ils se complètent peut-être? Loin de moi l’idée de demander l’aide d’un dieu, de me mettre à prier , de réclamer un miracle. Les questions essentielles :pourquoi je vis? Y a-t-il un but? Ais je une mission à accomplir? Qu’y a-t-il après la mort? On ressent un sensation de soif de connaissances ou plutôt de décodage , décryptage de ce qui est inscrit au fond de soi même , cette partie d’iceberg immergé qu’est l’inconscient et qui possède tant de réponses, tant de connaissances , tant de savoirs: la sagesse diront certains.
Une personne ordinaire évite de se poser des questions sur la mort , dans ses préoccupations du quotidien. Abreuvée par les images incessantes de carnage, de charniers, de cadavres liés aux guerres, aux épidémies, à la famine et tous les fléaux du Monde clivé entre le Bien et le Mal, l’ Industrialisé, l’Emergent et le laisser pour compte, cette personne ordinaire se réfugie dans les images d’Epinal, les clichés , les représentations mentales( selon sa perception, ses croyances, son éducation, sa religion…) d’un paradis promis en attente d’une rédemption . Recherche d’un absolu d’un sens à l’abstraction : je vais mourir et après ? Ya t’il un après ? . Le fait de régler le « après » pour ma fille a balayé toutes les peurs, toutes les craintes . Et combien même il n’existe rien après , je n’en avais plus peur .Les angoisses centrées sur les mystères entourant le moment du passage de la vie à trépas laissaient place à un esprit serein . Cette quête obsessionnelle lorsqu’on l’arrête , lorsqu’on se pose pour un temps , lorsqu’on saisit sans savoir comment que la réponse ne vient pas de l’extérieur mais de son propre intérieur par un temps hors du Temps et des habitudes du quotidien ( relaxation, exercices respiratoires et d’écoute, méditation…). Ne plus écouter la petit voix intérieure, appelée différemment selon les croyances, les représentations mais s’ouvrir au contraire à un silence intérieur .

C’est la vie et non la mort qui est un défi , qui est une lutte. De patiente passive , je me transforme en guerrière . Concentrer son énergie , vaincre ses peurs , se laisser emportée par les rêves si nombreux en ces périodes de sommeil perturbés. Accepter les gênes, les incapacités , les impossibilités , les transformer en autre chose , faire à chaque instant un apprentissage sur le vif , ressentir une joie de passer chaque jour une marche de plus sur l’escalier de la vie … troubles de sensibilité fines des extrémités (fourmillements des pulpes des doigts empêchant de bien percevoir les objets) chute des ongles , ces magnifiques pinces à épiler naturelles qui vous permettent d’attraper les objets minuscules .. Au quotidien ne plus être capable de boutonner ses habits. Qu’à cela ne tienne , vive les vêtements amples qu’on enfile sans peine . Emprunter les chaussures à velcro de sa fille .. Et vous faites 2 heureuses , l’une se sentant utile à sa manière et l’autre ne faisant pas supporter le poids de la dépendance et ne se lamentant pas sur son sort , passant outre les difficultés du quotidien . Fini de lire compulsivement des écrits, des témoignages, des études scientifiques ou ésotériques mais vivre l’instant au jour le jour dans le « ici » et faire avec, faire autrement ou ne pas faire.
En relisant des écrits, en revoyant les peintures , sculptures , produits en cette période me vient la sensation de m’être échappée volontairement d’une réalité qui n’était plus mienne . Cette énergie créatrice, ce besoin vital d’exprimer , de noter, de métamorphoser une perception différente : sauter dans un espace temps ou sembler agir sous une conscience accrue , un peu comme ces témoignages de voyage psychédélique sous drogue psycho active … C’est parfois avec la sensation bizarre qu’une autre personne , qu’un autre moi-même ait tenue le pinceau ou pianoter sur les touches du clavier informatique. Serait-ce l’ effet des toxiques injectés ou effet rebond de l’organisme , de mon propre système cérébral en ébullition ? Comment expliquer rationnellement cet état de vigilance ou de conscience accrue , cette perception différente des éléments entourant par une sélection des informations comme le besoin d’aller à l’essentiel, de trouver et ressentir l’essence des êtres et des choses comme pour m’en imprégner avant de disparaitre .
Ne pas connaitre les mots pour exprimer les sensations , les émotions éprouvées par ce corps qui n’était plus vraiment le mien , je me vivais comme dépossédée de cette enveloppe de chairs et d’os appartenant désormais à la Médecine , touchée , par les seules mains thérapeutiques . Expérience qui n’avait pas d’écho dans mes souvenirs , mon vécu , mon histoire propre ne pouvant faire appel au cerveau cognitif .. Ce biais artistique , cette flambée intellectuelle était comme l’unique moyen de traduire les émotions, sentiments et pensées . Le corps physique défaillant déplaçait l’énergie vers d’autres modes d’expression, de communication.

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Narcissique , égocentrée ou au contraire sentiment d’indifférence, c’est un combat des nombreuses facettes du caractère ou de la personnalité qui se sont affrontées dans cette guerre. Ne pouvant faire preuve d’objectivité, seules les personnes de mon entourage, les amis, la famille, les « aidants » et les soignants pourraient décrire celle qu’ils ont entraperçu, « vu » ou ressenti . Non pas une victime qu’il fallait secourir mais plutôt une femme et une mère ne baissant pas les bras face à l’adversité, face à la fatalité cherchant à garder l’expression de son essence, la Femme au sens plein et vrai du terme, dans ses désirs, ses aspirations dans son  » être » et son  » devenir », dans son « intériorité » Un choix s’imposa d’emblée : essayer d’être le stratège pour cette bataille à mener. Privilégiant tant faire se peut l’hospitalisation de journée ( c’est-à-dire le maximum de bilans, de consultations avec les spécialistes, les soins, les interventions chirurgicales en déambulatoire avec le minimum de nuitées passées loin du domicile) le rôle primordial de mère a certainement été l’arme la plus redoutable contre la progression insidieuse du crabe. La volonté de ne pas montrer ou de ne pas laisser place à la souffrance morale afin d’en protéger au mieux celle qui vivait au quotidien, qui risquait de devenir l’éponge à émotions , ma fille .

Incroyable de voir ce que l’être humain est prêt à faire pour lui-même et pour les autres . Il est à la fois capteur et producteur d’énergie. Energie, élan vital , notion difficile à mettre en mot qui se perçoit comme un flux circulant, une pulsation interne qui pousse à agir , à mouvoir une force intérieure plaçant l’organisme en situation holistique, ouvrant une porte à l’auto- guérison . Ce terme ne signifie pas l’abandon des thérapeutiques mais la capacité mise en œuvre par l’individu à mettre en place toutes les ressources physiques, mentales et psychiques pour lutter efficacement contre les facteurs d’agression. L’état de rémission face à la maladie , par le choix en libre arbitre de vivre et non de survivre, d’accepter jusqu’au risque ultime qu’est la mort , d’agir en décisions et actes de responsabilité personnelle a ouvert des dimensions , des passages vers d’autres réalités , un autre état de conscience , un processus de changements dans les comportements et habitudes de vie (extérieur), une grande période d’errements intellectuel et spirituel menant à une voie de guérison. Dans quel état j’erre, sur quelle étagère de la bibliothèque intérieure que chacun a au fond de soi, se trouve une encyclopédie de connaissances dont on semble en ignorer l’existence et qui se manifeste pourtant au moment opportun en nous ouvrant un de ces volumes reliés à l’humanité toute entière. Dévoilant les capacités adaptatives à une situation ou l’influence du mental, de l’esprit, de l’émotion, de la pensée pouvant modifier complètement une expérience. Colère, peur, haine laissent place à une sérénité, une joie de profiter de chaque petit instant . Ces livres de sagesse posés comme autant de marches d’escalier s’ouvrent à nous cycliquement au travers des expériences, des accidents de parcours, des chutes sur le sentier tortueux de la vie. Schizophrénie, crise mystique ou crise de foi chacun y pose un nom . Dans la quête spirituelle, difficile de ne pas noter les lacunes dans nos connaissances actuelles des bases et fondements des religions. L’histoire ancienne par transmission orale puis écrites est déformée plus ou moins volontairement par le truchement des traductions approximatives ou d’interprétations de maitres à penser, la destruction ou la disparition pour censure de textes anciens . Il y a cependant beaucoup de vérité contenues dans les doctrines de toutes les religions, malgré les distorsions et les pures inventions narrées dans un mode de récit. Surprenant lorsqu’on s’y plonge de noter des points communs dans des événements « retranscris » comme l’épisode du déluge, des similitudes de symboles se retrouvant encore de nos jours dans des objets aussi anodins que peut l’être un chapelet catholique , tchotki ou lestovka pour les orthodoxes, le sabha ou misbaha des musulmans, lesbih turc, màlà ou nenju juzu ou yu dsu selon qu’il soit bouddhiste, hindouiste, amidiste ou sikhiste. Une corde, un collier , des grains et perles pour autant de prières. L’ère de la communication sous toutes ses formes, les gurus , faux prophètes, les bonnes âmes prêchent leur bonne parole et vous ouvrent les bras , à vous les victimes en vous promettant la félicité. Attention à l’embrigadement sectaire. Sous couvert d’un développement personnel , vous devenez soumis et esclave consentant soulageant votre porte-feuille plus que vos troubles de santé ou votre psyché.
Lecture conférence , discussions sont les bienvenues pour ouvrir des pistes de réflexions qu’il faut explorer ensuite en solitaire. C’est votre responsabilité personnelle que de mener ce voyage intérieur. La spiritualité , spiritus signifiant le souffle : trouver le souffle de vie intérieure. J’ai ressenti ce souffle , cette source d’énergie en contact avec la Nature mais ceci est une autre histoire. Elle est codée et répertoriée sur l’étagère  « jardin secret » .A vous d’en trouver et d’entrouvrir le livre.

Photographies :1 Alex Grey – 2 Sukhi Barber

 

La « vierge pâle » parturiente, et Joseph dans tout ça, est- ce qu’il croyait au père Noel???

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Athée ou converti , croyant ou non, la fête de Noël reste un événement majeur dans le cœur de ceux qui y voient le symbole fort de la nativité. Loin du tumulte des hyperconsommateurs , ce moment se vit en famille , perpétue les traditions, les rites et le plaisir simple d’ accueillir le signe d’un renouveau , d’une naissance . Avènement , accouchement d’un enfant , d’un prophète , d’un mythe , d’un espoir unissant les femmes et les hommes dans un geste d’amour et de paix . La parturiente Marie ‘la vierge pâle » peinte, sculptée, couchée sur le papier , censurée dans son dernier baiser à son fils mourant, buvant d’entre ses lèvres les secrets , évangiles de ses mots écartés du droit à la connaissance des femmes . Joseph , simple homme détrôné de son rôle de père, apparait cependant dans un texte de Jean Paul Sartre , écrit en 1940, retranscrit ici . La « Vierge pâle » , une autre vision d’un Karl Marx, jeune poète avant son « capital » .

Interdire l’exposition d’une crèche de Noel ( après celle du conseil régional de Vendée, demande faite à la mairie de Béziers dans l’Hérault , symbole ostentatoire religieux au nom du respect des lois sur la laïcité) , mais étaler le luxe, la débauche de nourriture, d’objets de consommation souvent inutiles sous l »œil goguenard d’un gros bonhomme barbu aux habits rouges ( n’est-il pas lui-même symbole ostentatoire d’une religion mercantile?) , je vous laisse seul juge .

Nous sommes en 1940, en Allemagne, dans un camp de prisonniers français.
Des prêtres prisonniers demandent à Jean-Paul Sartre, prisonnier depuis quelques mois avec eux, de rédiger une petite méditation pour la veillée de Noël. Sartre, l’athée, accepte. Et offre à ses condisciples ces quelques lignes magnifiques. Comment douter que la grâce soit venu le visiter à ce moment là, même si le philosophe s’en défend ?
« Vous avez le droit d’exiger qu’on vous montre la Crèche. La voici. Voici la Vierge, voici Joseph et voici l’Enfant Jésus. L’artiste a mis tout son amour dans ce dessin, vous le trouverez peut-être naïf, mais écoutez. Vous n’avez qu’à fermer les yeux pour m’entendre et je vous dirai comment je les vois au-dedans de moi.
La Vierge est pâle et elle regarde l’enfant. Ce qu’il faudrait peindre sur son visage, c’est un émerveillement anxieux, qui n’apparut qu’une seule fois sur une figure humaine, car le Christ est son enfant, la chair de sa chair et le fruit de ses entrailles. Elle l’a porté neuf mois. Elle lui donna le sein et son lait deviendra le sang de Dieu. Elle le serre dans ses bras et elle dit : « mon petit » !
Mais à d’autres moments, elle demeure toute interdite et elle pense : « Dieu est là », et elle se sent prise d’une crainte religieuse pour ce Dieu muet, pour cet enfant, parce que toutes les mères sont ainsi arrêtées par moment, par ce fragment de leur chair qu’est leur enfant, et elles se sentent en exil devant cette vie neuve qu’on a faite avec leur vie et qu’habitent les pensées étrangères.
Mais aucun n’a été plus cruellement et plus rapidement arraché à sa mère, car Il est Dieu et Il dépasse de tous côtés ce qu’elle peut imaginer. Et c’est une rude épreuve pour une mère d’avoir crainte de soi et de sa condition humaine devant son fils. Mais je pense qu’il y a aussi d’autres moments rapides et glissants où elle sent à la fois que le Christ est son fils, son petit à elle et qu’il est Dieu. Elle le regarde et elle pense : « ce Dieu est mon enfant ! Cette chair divine est ma chair, Il est fait de moi, Il a mes yeux et cette forme de bouche, c’est la forme de la mienne. Il me ressemble, Il est Dieu et Il me ressemble ».
Et aucune femme n’a eu de la sorte son Dieu pour elle seule. Un Dieu tout petit qu’on peut prendre dans ses bras et couvrir de baisers, un Dieu tout chaud qui sourit et qui respire, un Dieu qu’on peut toucher et qui vit, et c’est dans ces moments là que je peindrais Marie si j’étais peintre, et j’essayerais de rendre l’air de hardiesse tendre et de timidité avec lequel elle avance le doigt pour toucher la douce petite peau de cet enfant Dieu dont elle sent sur les genoux le poids tiède, et qui lui sourit. Et voilà pour Jésus et pour la Vierge Marie.
Et Joseph. Joseph ? Je ne le peindrais pas. Je ne montrerais qu’une ombre au fond de la grange et aux yeux brillants, car je ne sais que dire de Joseph. Et Joseph ne sait que dire de lui-même. Il adore et il est heureux d’adorer. Il se sent un peu en exil. Je crois qu’il souffre sans se l’avouer. Il souffre parce qu’il voit combien la femme qu’il aime ressemble à Dieu. Combien déjà elle est du côté de Dieu. Car Dieu est venu dans l’intimité de cette famille. Joseph et Marie sont séparés pour toujours par cet incendie de clarté, et toute la vie de Joseph, j’imagine, sera d’apprendre à accepter. Joseph ne sait que dire de lui-même : il adore et il est heureux d’adorer ».
Note de Jean Paul Sartre à ceux qui reniaient , de sa part, ces écrits:
« si j’ai pris mon sujet dans la mythologie du Christianisme, cela ne signifie pas que la direction de ma pensée ait changé, fût-ce un moment pendant la captivité. Il s’agissait simplement, d’accord avec les prêtres prisonniers, de trouver un sujet qui pût réaliser, ce soir de Noël, l’union la plus large des chrétiens et des incroyants ».

 

La vierge pâle

« Ainsi j’ai perdu le ciel,
Je le sais très bien.
Mon âme naguère fidèle à Dieu
A été marquée pour l’enfer. »

Karl Marx

 

A vous toutes et tous, bonne préparation des fêtes de Noël. Qu’elles soient simples et vraies vécues en partage de  sérénité, de paix et d’amour.

Trésor caché : Les cartes du ciel de Saint Sernin à Toulouse.

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La Basilique St Sernin à Toulouse recèle, dans une galerie inférieure un trésor caché , 2 cartes du ciel datant du XIIIème siècle.
La première partiellement détruite par l’érosion du temps est une représentation du microcosme et macrocosme posant schématiquement l’idée que Le corps humain est un résumé de l’Univers. Entre l’Univers et le corps humain , il y a des interpénétrations permanentes, des déterminismes, s’exprimant par les vents, les nuages pluvieux, les points cardinaux qui y sont représentés comme les éléments météorologiques qui vont influer sur le caractère de l’homme, ses actes et plus généralement sur son destin. Le microcosme (l’homme), le macrocosme (univers) sont absolument associés au Moyen Age.
La seconde carte a gardé beaucoup plus d’informations . Des cercles concentriques en représentation de l’Univers depuis la plus haute Antiquité , conservée au Moyen Age héritée grâce aux traductions arabes de la physique d’ Aristote qui donne une grande part à la connaissance de l’univers et de l’astronomie . Au milieu apparait la Terre en trois parties pour les 3 continents connus à cette période historique : l’ Europe, l’ Afrique et l’Asie ; manque l’ Amérique et l’Océanie , on pourrait y rajouter le sixième continent .
Les cercles concentriques sont censés représenter le « manège » des étoiles et des planètes autour de la terre qui en est le centre .

L’ univers constitué de douze cercles concentriques.
Sept d’entre eux portent un astre, du centre vers l’extérieur :
• Luna Lobus (la lune)
• Luna Mercuris (Mercure)
• Circulum Venusis (Vénus)
• Casa Solis (le Soleil)
• Sfera Martis (Mars)
• Celium Jovis (Jupiter)
Saturne, invisible sur la partie conservée du cercle, était vraisemblablement situé à droite du soleil.
A l’époque , ce sont les 7 corps célestes qui structurent visuellement la rotation des étoiles nocturnes. Cet univers composé d’étoiles en mouvement a sa limite qu’on appelait alors la barrière des étoiles fixes. C’était , d’une certaine façon , la fin de l’univers matériel habité par les planètes.

Au-delà, quatre cercles suivent pour l’univers stellaire : le Premier mobile,(principe de mouvement qui donne tout son mouvement rotatif à l’univers) .
Trois cercles ne sont pas affectés à une fonction précise. On s’approche de l’univers où trône Dieu , sur le douzième et dernier cercle, l’ Empyrée, entourées des sphères célestes où siègent les neuf catégories d’anges. Coutume iconographique et religieuse de faire trôner Dieu à la limite de l’univers.

Le motif d’étoile est traditionnellement très utilisé dans le décor des églises où il est souvent question de « ciel » et le retrouver ici est assez  » savoureux » avec la continuité de sa représentation scientifique de l’Univers. Ce qui est remarquable avec ce schéma, ayant prétention de représenter la totalité de ce système extrêmement complexe qu’est l’univers, c’est sa très grande simplicité. Schéma mis à l’épreuve du temps, il apparait bien avant Jésus Christ . Il durera jusqu’au XVIème siècle environ . Il rend compte de la structure et des mouvements des planètes de façon très facilement compréhensible.
Suite aux travaux de Copernic , son ouvrage de 1543 va mettre fin à ce schéma remettant en cause la terre centre de l’univers et y plaçant le Soleil .Malgré tout, cette cartographie va rester ancré dans la pensée, dans la mentalité et sera en usage jusqu’au XVIIIème siècle. Ces inscriptions sont caractéristiques dans leur morphologie du XIIIème siècle.
Le XIIIème siècle , à Toulouse est un moment d’essor du savoir et de la connaissance, puisqu’est créée en 1229 l’Université de Toulouse. A la différence de celle de Paris qui la précède de peu, l’enseignement de la Physique d’ Aristote est autorisée.
Ces cartes se trouvent dans un édifice religieux, la basilique Saint Sernin, un des plus brillants de son époque, montrant que ces lieux étaient également des lieux de savoir, de curiosité, de culture. Sans doute hormis la symbolique d’ornement , elles seraient un élément de transmission du savoir astronomique utilisé comme outil pédagogique au Moyen Age. Elles sont désormais un document archéologique d’une portée intellectuelle primordiale à Toulouse , trace de l’enseignement religieux et universitaire depuis des siècles.
Texte écrit d’après le commentaire du « guide » officiel du Musée Saint Raymond, musée des Antiques de Toulouse.
La galerie dont la paroi porte ces cartes n’est pas ouvert au public pour leur préservation ( peinture à l’ocre rouge sur chaux). Visite guidée sur youtube et Viméo.

Era – Cathar Rhythm.

Vœux pour le demain des femmes? Pensées pour le Présent, état des lieux dans un Hier à conserver en inventaire pour ne pas effacer des mémoires collectives le poids de leur réalité.

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Comme un petit colibri qui cherche à éteindre un incendie (cf le joli conte de Pierre Rabhi ), voici quelques gouttes d’eau versées sur les flammes.

Mes pensées, chaque jour, pour vous, pour nous, les femmes :

Les femmes en devenir et celles qui le sont déjà dans leur chair , exploitées, victimes silencieuses de la force, du pouvoir, des lois et des rites du mâle et du mal. Celles violées, torturées, avilies, asservies au « repos du guerrier », dans leurs bordels ambulants, mises sur le trottoir, en camp de redressement, en geôle , emmurées.

Les femmes Roms, qui de leur ghetto vont être parquées en grande concentration dans des « camps » étatisés tels qu’ils existèrent dans le passé.

Pensées à la mère qui voit mourir son enfant, vivant dans ses tripes et ses entrailles l’inversion d’une loi universelle : que survive la génération suivante pour porter plus haut le flambeau de l’espoir du renouveau. A celles qui ont dû abandonner leurs oisillons avant que l’œuf n’éclose ou de les voir voler de leur propres ailes. Fausses couches, mort neo et prenatale sans explication de la Science et pire conséquence d’un traitement « révolutionnaire » et du poison inoculé , ignorance ou complot des lobbies du silence.

Aux mères malades, invalides, handicapées qui cachent leur souffrance et offre, du lever au couchant le soleil de leur douceur, leur caresses , leur tendresse, sourires et rires , nourritures essentielles , compassion , à foison.

A ces mères de famille monoparentale, luttant contre l’inégalité des possibilités d’évolution professionnelle, augmentation de salaire, progression dans la hiérarchie et dans la reconnaissance de leurs compétences. Celles qui , par obligation , écorche les valeurs morales qu’elles cherchent à transmettre à la chair de leur chair, se prostituant, volant  ou faisant les poubelles, suicidant leur dignité pour pouvoir donner la becquée quotidienne à leur progéniture.

Pensées à ces femmes excisées, lapidées, emprisonnées et exécutées sous la vindicte populaire , par le jugement machiste , religieux, culturel ou sociétal au nom des traditions et des lois.

Pensées aux femmes subissant les violences conjugales, physiques et mentales comme le harcèlement, l’inceste, le viol autorisé de leur intimité et intériorité de l’âme, leur supplice au quotidien jusqu’à la tombe.

Pensées à ces petites-filles qui son t éloignées volontairement du droit à l’éducation afin de les maintenir dans l’ignorance…Silence. Enlevées à leur racine , pays et famille , leur ayant fait miroité l’honneur de pouvoir par leur sacrifice subvenir aux autres membres de la tribu, devenues esclaves des temps modernes d’une élite . Des ambassades, elles n’auront pas le visa ou le statut officiel , elles n’ont plus d’existence identitaire.

Pensées aux femmes  qui lèvent la voix, le poing, le crayon , le pinceau, qui collent des affiches, taguent les murs ou plus modestement s’expriment au noms de toutes les femmes, toutes les causes, montrent leurs seins ou leurs culs autrement que pour vanter un produit de consommation ou être consommé ( publicité, photographies, films ) pour une satisfaction voyeuriste , pornographiant leur intimité en cadavérique carcasse de viande étalée.

Une journée, une semaine, une année ne suffisent pas à dénoncer ou à mettre à l’honneur le quotidien, l’injustice, les actions, les combats, les joies, les souffrances des femmes.

A quand la reconnaissance de la Femme comme la plus belle des merveilles du monde, reconnaissance comme trésor immatériel de l’humanité par l’ UNESCO ou toutes organisations mondiales officielles , gouvernementales ou non. Avant qu’elle ne fasse partie de la liste des éléments vivants disparus de la biodiversité, il reste combien de temps , Messieurs ?

Pensées pour le Présent, comme un  état des lieux dans un Hier à conserver en inventaire pour ne pas effacer des mémoires collectives le poids de leur réalité.

Pensées, vœux pieux ? Non! Pensez Messieurs aux femmes.