Andrei Molodkin

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Voile et transparence

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La statue d’un homme, hommage au « petit taureau » Claude Nougaro

statue-s-langloys-webLe monument , Claude Nougaro est toujours vivant et flamboyant dans la ville de Toulouse. Apres son immense portrait, photographie d’Odile Mangion , rue Pargaminière , une statue grandeur nature de l’artiste a été dévoilée au public, le 09 septembre 2014, square Charles de Gaulle . Elle représente le chanteur-poète en mouvement, «comme s’il marchait au milieu des Toulousains, comme un passant», a déclaré le sculpteur Sébastien Langloys.

Ce sculpteur toulousain était prédisposé à réaliser le bronze du  » petit taureau » tel qu’on appelait Nougaro . En effet , il avait déjà proposé, il y a 6 ans, un projet d’une statue de l’artiste assis sur un banc en train de rédiger les paroles de sa chanson Nougayork pour l’ aéroport Toulouse Blagnac . Pour son Nougaro , marcheur pour l’éternité dans la ville rose , il en partage la paternité avec plus de 400 sculpteurs en herbe. « J’ai demandé aux Toulousains d’apporter leur touche pour qu’elle soit aussi la leur ». Chacun a pu déposer sa pincée d’argile sur le bonhomme d’un mètre soixante-dix. En accord avec la famille Nougaro, il a immortalisé  » l’enfant des Minimes , à 40-45 ans dans la force de l’âge, marchant les bras entrouverts, on pourra lui prendre la main. Je veux qu’il swingue, que l’on voit le petit taureau roulant des épaules ».

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Lui qui souhaitait être , plutôt qu’une statue, une stature dans la chanson française aurait été fier , du haut de ses 85 ans de la présence de sa famille , femmes et filles , après Cécile et Fanny, Théa sa troisième fille. Hommage émouvant pour les 10 ans de sa mort que les vers d’un de ses poèmes méconnus : La statue de l’homme

Faut il briser la statue
La statue de l’homme
Si je la casse je me tue
J’hésite en somme

L’homme est absurde
Bon c’est dit
C’est comme ça, rien à faire
Il invente un paradis
Il te le tend, c’est l’enfer
Que faire, que faire
Que faire, que faire
Devenir fou comme Antonin ?
J’aimerais tant boire un peu d’air
Et je m’écroule dans du vin

Bientôt quatre heures du matin
Toutes mes filles sont au diable
D’amour pourtant j’avais si faim
L’amour ce divorce à l’amiable

Allez chanteur il faut chanter
Si y a pas de joie chante ta peine
Ce vieux pain de l’humanité
Pour certains affamés
C’est encore une aubaine

Faut il briser la statue
La statue de l’homme
Si je la casse je me tue
J’hésite en somme .

Sébastien Langloys sur TLT , sculpture hommage à Nougaro.

Serrures et clés – Les portes mentales vers les mystères intérieurs.

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Être un tout et pourtant morcelé . Accepter les forces et les faiblesses. Qui dicte les lois ? Définissent-elles des droits et des devoirs ? Qui a le doit de les contourner , qui a le devoir de les modifier ? Existe-t-il une loi immuable comme celles de la Nature ? Des lois, des devoirs dictés par notre Nature profonde . Comment être un tout , dans un infini , un univers de sciences , de connaissance, d’expérience à vivre . Doit-on se laisser porter par ses sens , par l’expression de ses besoins primaires à toujours satisfaire ou accepter d’être faillible ? Accepter la chute rédemptrice par la duplicité  , c’est tomber, c’est être en perte d’un équilibre momentané. C’est bouger , rien de statique et de fixé et quelle force de pouvoir se relever et de se sentir grandi . Un obstacle de vie , un accident , une perte ouvrent les voies diverses devant vous . Prendre la route de la désespérance ou s’armer d’une machette et ouvrir un passage étroit entre les ronces , les arbres épineux , les lianes unies aux racines pour vous compliquer la tache . De l’effort d’avancer  encore et toujours , de prendre en main dans la sueur et les larmes , dans ces gouttes de sang des griffures occasionnées,  nait une voie de changement. Changement ou avancée dans votre jungle intérieure , votre forêt aux arbres caduques ou persistant . S’engager sur le chemin de découverte, d’exploration de la nature profonde  voit les raies de clarté percer à travers la canopée , éclairer votre progression , chasser les doutes  et les ombres . Prendre des risques et oser s’aventurer dans l’inconnu .Mais est-ce vraiment l’inconnu ? Ne pas appréhender la découverte à l’angle d’une paroi minérale et végétale de son labyrinthe intérieur un cadavre caché dans un placard , souvenir désagréable d’un passé qu’on avait soigneusement enfoui . Le faire jaillir de l’oubli , le laver de la culpabilité ou de la honte et l’ accompagner alors dans le sanctuaire du cœur . Tu étais tapi dans un coin de ma tête à me jeter comme des maléfices , à m’envoyer des images spectrales que je n’arrivais pas à déchiffrer (j’avais perdu les clefs) . J’ose t’affronter dans toutes les visions . Illusion qui me dictait des actes inconscients ou pire  qui me freinait dans l’ascension de mon escalier interne , tu étais .Par mon acceptation , tu deviens expérience qui forge la rampe en fer du présent et facilite alors le cheminement . Car nous forgeons notre propre enfer en conservant des souvenirs pénibles , en les ressassant en s’y replongeant pour vouloir expliquer une nouvelle erreur de jugement , une action jugée  » négative » . Point de justification à donner sur les bases de ce qui est révolu et qui n’avait pas été digéré et évacué. Le ruminer encore et encore ou le stocker dans un coin noir , c’est une stase intestinale de matière fécale fétide , l’occlusion intestinale , la péritonite et la septicémie de l’âme.

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Faire le ménage , ranger , ordonner , trier et évacuer les mauvaises pensées , les idées erronées, le trop plein d’activités désordonnées qui ne remplissent pas un vide , mais bouchent des horizons nouveaux, parasitent les possibilités de synthèse et d’analyse . Chercher la clé qui ouvre enfin la serrure d’une porte dérobée et fait entrer un air nouveau. . Accepter d’être , son être avec ses défauts et ses qualités , avec son ignorance qui ne demande qu’à être nourrie , abreuvée et savoir qu’on ne sera jamais rassasié, que la satiété du corps charnel est comme oasis ou mirage  dans le désert.

Je suis comme un monument architectural qui ne peut être fini . Ce temple, ce musée vivant, cette cathédrale est un lieu de culte ou plutôt d’inculture . Il peut renfermer des joyaux, des tableaux d’un art dont les critères ne sont pas encore définis. Qui peut en voir la laideur ou la beauté? Qui a le droit d’en porter un jugement de valeur, y apposer une étiquette , en dresser un catalogue, un inventaire de ce qu’il recèle ? Y a-t-il des canons, des lois humaines pour en dicter les droits et les devoirs , les heures d’ouverture au public , les jours de fermeture ? L’architecte, le géomètre , les ouvriers d’un tel chantier en connaissent-ils les mystères , les secrets que pourraient dévoiler les fouilles archéologiques . Même moi , je n’en possède pas encore les formules mathématiques ou chimiques , les principes et règles physiques. Qui en fixe les dogmes ?

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Ce cheminement intérieur se fait tout en douceur depuis peu . Les méandres de la vie , les pièges , les chutes successives n’ont rouverts certaines plaies que pour mieux les traiter . On m’a tendu des béquilles, des orthèses  . Les médecins et leur progrès en science et en technologie ont œuvré . Ceux de l’âme étaient à ce moment muets ou j’étais sourde à leur message codé en une langue inconnue . Seule dans la foule , il me fallait quitter la mégapole , ses tentations, son monde artificiel bardé de panneaux publicitaires géants où les néons aveuglants clignotaient comme autant d’attrapes- mouches et vous engluent, vous collent , vous  stoppent dans votre envol. Traversée d’un désert symbolique , retour aux sources du » dénuement », de la pauvreté originelle ( est ce pauvre que de ne rien posséder et ne rien vouloir , seulement une quête de vérité?) .Vérité sur les motivations, les forces, l’énergie qui vus pousse à continuer , qui transforme des combats impétueux en victoire sur soi même . Combien de portes mentales encore à ouvrir, c’est là tout l’intérêt, le piquant, le sel de la vie ? Celle de la sérénité , de la paix intérieure qui chassent les démons , les cauchemars, les obsessions délirantes apportent chaleur , lumière, réconfort . Quelle source d’énergie sans aucune facture, taxe, impôt à reverser? La gratuité , le don , la charité en sont les moteurs, les ailes des moulins, les pales de la roue à aube , le pot de la noria.

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Jugement, approbation ou réfutation, bien et mal , vice et vertu, la morale et les lois des hommes sont là pour « juger », décider . Jugement de l’image que vous montrez de vous ou que le reflet du miroir est perçu par les autres . Peut-on se montrer tel qu’on se perçoit ou voit soi-même? Les autoportraits des photographes ont cette diversité d’expression  dans l’instantané de la prise de vue, de la focale utilisée, du cadrage , de tous les réglages souhaités pour la qualité . Le choix du papier pour le tirage en modifie déjà un peu l’aspect  ( brillant ou mat, nombre de grains comme pour celui du peintre). Un visage ou de plein pied, vêtu ou dans sa nudité , autant de possibilités , autant de vision offerte aux perceptions et représentations propres à chaque spectateur de ce jeu d’acteur mis en scène par lui-même . Ce pourrait être un exercice , une expérimentation intéressante que de tracer son autoportrait en quelques mots spontanés qui vus viennent à l’esprit . Qualités/défauts ou forces/faiblesses seront dessinés. Demandez alors à quelques personnes différentes , une de chaque sphère (publique ou professionnelle, privée amis ou membres de la famille’, intime en relation d’amour ou de désamour qui a gouté votre chair ou votre sensualité). A vous d’en apprécier les similitudes et les contraires. Une partie, une pièce du puzzle de la dualité peut surprendre et vous guider vers une des portes cachées jusqu’à présent par un lourd rideau ou un voile, selon votre niveau d’avancée dans votre labyrinthe cérébral.

Ce cheminement , cette marche lente dans les terres inconnues (terra incognita) lie le corps et l’esprit, la matière et l’énergie. Il ne s’agit pas d’un revers de la main de faire table rase mais plutôt d’apprécier autrement chaque met, chaque élément qui peuvent vous nourrir. Une nourriture bio et variée intellectuelle a autant de bienfaits sur le corps et l’esprit. Je me libère des chaines et cordes des doutes, de le suspicion , de la jalousie, des remords et ouvre mon cœur plus que ma tête, le mental plus que la chair (cadavre en suspend dans le temps). Je deviens somnambule, funambule à la recherche de mon équilibre de vie et de pensées, d’actions et de mouvements perpétuels. Je deviens silence qui n’existe jamais au sein de la nature. Bruissement d’insectes, brise dans les branches, clapotis des gouttes d’eau, de rosée ou vague marine. Le flux et le reflux , le yin et le yang ne sont jamais en  lutte interne mais paix intérieure. Dualité ou non dualité, je deviens maitre et disciple, je ne suis plus esclave de moi-même car j’apprends à mieux me connaitre. J’accepte mes devoirs personnels . Je me respecte . Démarche égocentrée ou au contraire plus grande ouverture aux autres? Une sensation , une émotion , un sentiment d’être un avec tous, d’avoir déclenché le processus d’auto-guérison, de donner et d’accorder pleinement le droit et le devoir de se sentir, non , d’être  tout simplement ..ETRE . Force et puissance dans les résistances , dans le fait d’exister en pleine conscience, de s’ouvrir, se dilater à cette liberté enfin autorisée, cette volonté farouche qui donne cette chance incroyable de ne plus fragiliser , blesser, torturer son  » moi » intérieur , d’accepter et de s’accepter dans son passé, son présent et son devenir. Apprendre  encore et toujours, savoir qu’on ne sait rien et que cette source du savoir est le plus grand océan universel. Celui là  ne manque pas de poissons, petits ou grands , de plancton , de krills, d’iode. Autant de gouttes d’eau si semblables qui font un , mers ou océans, lacs ou rivières. Déluge primitif du volcan de la connaissance ou bombardement météorite issu d’un autre univers, ce cycle d’eau vitale tel qu’il est en nous ou sur notre belle planète s’écoule à travers les livres et les écrits, les partages oraux des contes et légendes , des mythes, des témoignages, des œuvres gravées, sculptées, peintes, imprimées. A fouiller dans le passé on y trouve des merveilles. Gardez l’esprit en alerte en toute objectivité en vous laissant charmer, séduire, amuser et rire , en se méfiant , en gardant sa réserve  de toute contrefaçon ou de grandes théories informatisées, générées de manière arbitraire où le mensonge, l’omission , les erreurs s’accumulent ; les gurus sont partout à vous fanatiser.  Enrichissez-vous sans fin de la beauté, de l’art et du savoir, des autres et de soi même . Quelle plus belle aventure, quelles plus belles découvertes que tous ces trésors immatériels que sont le ressenti , le vécu ? A vous de faire, d’agir , de vivre et d’être. Vous avez les outils, vous avez les manuels , vous avez les portes et les serrures . Saurez vous trouver les bonnes clés ?  Mystère, quant à moi , je me tais ! J’ouvre des portes mentales vers un voyage intérieur.

Photographie : 2 Moerkey   3,4  / Sculpture  Guy Baudat, Chateaubrun (36)

Hans Ruedi Giger

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Patrick Doutres

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