Case 18 :NASA – Song of Earth (Voyager Space Sounds)

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Jardins partagés: creuser, planter du savoir faire au faire savoir – Graines d’idées, graines de paix.

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« Il faut cultiver notre jardin  » écrivait Voltaire dans Candide. Cultiver au sens agraire mais aussi partager les savoirs , savoir faire et savoir être. Les jardins partagés, jardins communautaires , jardins solidaires poussent comme des champignons et réinvestissent les terrains vagues, les cours et petit lopin d’espace vert publics ou privés, les toits des gratte-ciels. La ceinture verte entourant les zones urbaines voit désormais de nombreux micro-poumons apparaitre. Simples bacs mis à disposition ou foret-jardin , de l’expérimentation de la permaculture à la culture de l’expérience partagée, plantons les graines.

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Historiquement, dés le Moyen-âge, des femmes et des hommes se sont rebellés et se sont regroupés en cultivant ensemble des lopins de terre pour préserver leurs droits d’usage sur les terres détenues par les seigneurs. Champs ou jardins des pauvres sont mis à disposition pour permettre à la population la plus défavorisée pour pouvoir survivre en récoltant fruits et légumes de base pour leur alimentation . En France, dans les zones minières du Nord, afin d’améliorer le quotidien des familles de mineurs entassée dans de minuscules maisonnettes accolées les unes aux autres et leur permettre de voir un peu le gris du ciel , les « jardins ouvriers  » se développent. D’ouvriers, ils deviennent « familiaux » lorsqu’ils s’ouvrent à d’autres tranches de la population . Leurs statuts et moyens d’attribution évoluent avec le temps .
Rébellion contre la société individualiste et de consommation, ils reprennent du terrain en fleurissant dans les quartiers urbains au sein des terrains abandonnés. Quelle belle symbolique que ces bombes de graines « seed bombs » lâchées au dessus des grillages comme l’a fait Liz Christy, à l’origine des mouvements comme les guerillas vertes . Le « jardin dans tous ses états » reprend possession de terrains ou de petites parcelles s’institutionnalise, permettant son développement à l’échelon national et son essor .
A l’initiative de quelques personnes, ces havres de paix deviennent des lieux de rencontres, d’échanges et de partages des savoirs, savoir faire et savoir être.
Retour à la terre, creuser, bécher, planter , voir germer et pousser , puis récolter les fruits de son travail ( loin d’être une corvée !) permet de recréer le lien social, le dialogue intergénérationnel. Les enfants, en effet découvrent en pratique l’origine des produits de base . Etonnement d’apprendre que les frites ne poussent pas sur des arbres telles quelles . Redécouvrir la saveur d’un fruit gorgé de soleil, qu’on peut cueillir et dévorer sans avoir à craindre d’absorber en même temps les effets néfastes des pesticides et autres produits chimiques dangereux pour la santé. Compostage , recyclage des déchets verts, mais aussi utilisation des cultures associées, captage des eaux de pluie et de ruissellement, rythme des saisons, notions écologiques, scientifiques mais aussi anecdotes, contes et légendes, maximes seront abordées lors des discussions partagées .

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En fonction de la taille du terrain mis à disposition et des connaissances des jardiniers en herbe ou émérites, ce sont des bacs souvent fabriqués à partir de palettes de bois récupérés permettant aux plus âgés ou aux personnes à mobilité réduite d’accéder au plaisir de replonger les mains dans la terre nourricière et d’en ressentir les bienfaits. Les espaces verts de zones à forte urbanisation ou les cours d’immeuble voient cette activité se développer. Ces jardins communautaires sont également des terrains d’expérimentation à l’échelle humaine. Hormis les différences d’age, chacun apporte ses expériences issues de sa propre culture, de son passé, de son histoire personnelle et familiale ou de ses recherches, les met en commun. Graines d’humanité plantées , espoir à voir germer et pousser, apprentissage de la patience, de la tolérance, de la diversité, ce savoir vivre ensemble se retrouve dans l’application plus terre à terre de la permaculture ( permanent agriculture) , association de plantes diverses pour leurs interactions bénéfiques entre elles, mais aussi des micro organismes, vers et insectes permettant la fermentation naturelle , la structure mécanique au travers des racines et mycellium, création d’une autorégulation. Les plantes à grandes racines remontent en surface les nutriments dont bénéficieront celles plus superficielles. Certaines variétés sont propices à attirer et faire se reproduire des insectes prédateurs de nuisibles. Par exemple, des plants de fèves sont une très bonne nurserie pour les coccinelles qui se nourriront avec délectations des pucerons du jardin. Ombrage des feuillus protégeant les plantes plus petites , qui en échange confèrent un certain niveau d’humidité pour tous. Dans ces échanges vertueux, les minéraux sont aussi de la partie; des pierres disposées aux endroits les plus ensoleillés restituent la chaleur accumulée dans la journée. Interdépendances et inspirations du cycle de la nature , création d’écosystème très riche au niveau biodiversité où s ‘entremêlent les variétés végétales ( arbres fruitiers, légumes, fruits, fleurs, plantes médicinales et aromatiques) , les jardins partagés en sont les échos au niveau humain dans une démarche citoyenne du bien vivre ensemble , véritable démonstration d’écologie humaine dans une activité organisée, sociale et individuelle autour de la culture , œuvrant pour la qualité de vie et l’environnement .

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Loin des zones ombragées de son propre jardin secret, ces jardins partagés recèlent bien plus de trésors et de petits moments de bonheur s’égrenant au fil des saisons et des générations . Il faut cultiver notre jardin , notre terre, nos racines, nos histoires, nos savoirs. Monsieur Voltaire, candides ou ingénus, en toute simplicité retrouvée, comme dans le cycle de la nature, nous en prenons de la graine, nous creusons, bêchons et apprenons ensemble dans la tolérance pour une magnifique récolte de ce qu’on sème.

Agriculture , de la grêle qui met sur la paille et des vaches folles de colère.

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Va-t-on revoir une flambée des matières premières agricoles comme en 2012 ?
Encore des sceptiques sur le réchauffement climatique ? Regardez donc en France si l’herbe est toujours aussi verte comme chez nos voisins . Le tour de France cycliste , bien médiatisé dans de nombreux pays , offrira des vues aériennes de la campagne ou devrait-on dire des campagnes françaises . Cette année encore , les moissons ont commencé plus tôt que sur le calendrier traditionnel, en réponse aux conditions météorologiques . La sécheresse n’a pas permis une deuxième pousse de fourrage et a considérablement réduit le rendement au M2 de terre cultivée. Les agriculteurs, éleveurs d’ animaux à viande ou allaitantes (production laitière et dérivés)cherchent désespérément des aides et des solutions pour assurer l’ alimentation de leur bétail ou cheptel ainsi que l’irrigation de leurs cultures.
Cette chère viande. Trop chère, trop goulue en eau . Il est vrai que les français ont diminué leur consommation de viande , mais que cette particularité de régime alimentaire est en train de voir des transformations dans certains pays émergents. Quelques chiffres à rappeler et qui font réfléchir :
Les chiffres fréquemment cités d’une consommation de 1 500 litres d’eau pour produire un steak (ou 15 000 litres d’eau par kg de bœuf) sont issus de la méthode Waterfootprint  appliquée aux bovins. Cette méthode comptabilise 3 types d’eau :
• « L’eau bleue », qui représente 3 à 4 % des 1 500 litres évoqués. Il s’agit du volume d’eau douce capté dans les eaux de surfaces et nappes phréatiques. Pour la filière bovine, cela correspond principalement à l’eau d’abreuvement des animaux, l’eau d’irrigation des cultures fourragères qui nourrissent les animaux et l’eau nécessaire à la transformation de la viande. L’Institut de l’Elevage évalue cette consommation d’eau en France à 20 litres par steak de viande bovine.

• « L’eau grise », qui représente 3 % des 1 500 litres évoqués. Il s’agit du volume d’eau théorique requis pour maintenir la qualité de l’eau aux normes en cours, dans les systèmes de production de viande.

• « L’eau verte », qui représente 94 % des 1 500 litres évoqués. Il s’agit du volume d’eau de pluie stocké dans le sol sous forme d’humidité et qui s’évapore via les surfaces cultivées ou surfaces de prairies qui alimentent les troupeaux.
En France, les fermes d’élevage produisent sur l’exploitation 90 % de l’alimentation destinée à leurs troupeaux. Ce sont donc 13 millions d’hectares de prairies, 2 millions d’hectares de maïs et 1,5 millions d’hectares de céréales qui réceptionnent naturellement l’eau du ciel. Sur l’ensemble de ces surfaces, seules 8% sont irriguées.
Une de ces études concerne la consommation d’eau. Cependant, l’étude de la bibliographie internationale montre de fortes variations dans les ratios calculés : 210 litres d’eau par kg de bœuf selon Foran et al (2005) ; 410 litres d’eau par kg de bœuf selon Peter et al (2010), 1800 selon Beckett and Oltjen (1993) et 17000 selon Hoekstra et Chapagain (2007).

La prise en compte de l’eau de pluie dans le calcul de l’impact environnemental de l’élevage aboutirait paradoxalement à élever les bovins en bâtiments et à cesser de les alimenter à l’herbe. Souhaitons nous voir pousser des fermes « industrielles » comme celle de la Somme surnommée Ferme des 1000 vaches ? La confédération paysanne est là pour se battre et préserver les emplois dans le monde agricole.

• 13.500 litres d’eau pour 1 kg de viande de bœuf ;
• 5.263 litres d’eau pour 1 kg de coton ;
• 5.000 litres d’eau pour 1 kg de riz inondé ;
• 900 litres d’eau pour 1 kg de soja ;
• 590 litres d’eau pour 1 kg de pomme de terre
• 590 litres d’eau pour 1 kg de blé ;
• 524 litres d’eau pour 1 kg d’orge ;
• 454 litres d’eau pour 1 kg de maïs grain ;
• 238 litres d’eau pour 1 kg de maïs ensilage ;

7 à 16 kg de céréales ou produits végétaux pour produire 1kg de viande ..1/2 hectare de terre cultivable est nécessaire pour produire 70 kg de bœuf. Cette même surface permet de récolter 10.000 kg de pomme de terre .
Autant d’exemples à méditer .
La paille s’invitait même dans un problème mathématique à l’épreuve du BEPC,
brevet d’études du premier cycle du second degré . Cependant , l’utilisation de celle-ci , non pas en alimentation animale , est décrite comme isolant naturel dans la construction d’un toit.

Exercice 7 : (7 points) Un agriculteur produit des bottes de paille parallélépipédiques.
Information 1 : Dimensions des bottes de paille : 90 cm´45 cm´35 cm.
Information 2 : Le prix de la paille est de 40 € par tonne.
Information 3 : 1 m cube de paille a une masse de 90 kg.
1)Justifier que le prix d’une botte de paille est 0,51 € (arrondi au centime).
2)Marc veut refaire l’isolation de la toiture d’un bâtiment avec des bottes de paille parallélépipédiques. Le bâtiment est un prisme droit dont les dimensions sont données sur le schéma joint.. K J G  5m I F 7,7 m 15,3 m A 3,6m B etc…
Il disposera les bottes de paille sur la surface correspondant à la zone grisée, pour créer une isolation de 35 cm d’épaisseur. Pour calculer le nombre de bottes de paille qu’il doit commander, il considère que les bottes sont disposées les unes contre les autres. Il ne tient pas compte de l’épaisseur des planches entre lesquelles il insère les bottes. a)Combien de bottes devra t’il commander ?
b)Quel est le coût de la paille nécessaire pour isoler le toit ?
« Ah, la vache  » se sont dits certains élèves . Ils ont sué ou séché sur leur copie, ce jour là .
Autre effet météorologique, autre calamité venue du ciel, les orages et les grélons étaient de la partie pour saccager les plants juste sortis, les fleurs et fruits portés par les arbres. Apres le Bordelais et sa région de Médoc à Cognac, au tour de la Bourgogne de voir ses futures récoltes compromises .
La grêle est tombée notamment sur les communes de Santenay, Meursault, Volnay, Pommard et Beaune pour la troisième année consécutive.

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Des récoltes qui tombent à l’eau , de l’eau qui refuse de tomber du ciel sauf sous la forme de balles de tennis ou de golf. Des vaches en colère qui ne veulent pas être internées en batterie industrielle. Des éco-citoyens qui veulent apprendre toujours plus sur l’origine des produits alimentaires. Même, l’image d’ Epinal, le cliché du français franchouillard , béret vissé sur la tête , baguette de pain et litron de « rouge » va se transformer. Surveillez donc la valse des étiquettes de tous les produits de consommation issus des céréales, des produits laitiers . Effet coupe du monde de football, les pizzas et la bière font recette . Combien de litres d’eau pour une petite mousse ? Combien de terres agricoles transformées en monoculture de soja au Brésil ou de quantité d’eau pour irriguer les pelouses des stades sportifs ? Mais revenons à nos moutons (enragés) , vaches ( ne sont plus folles mais en colère), cochons( qui s’en dédit) , couvées de cette bonne Perette et de son pot de lait. Monsieur de la Fontaine en avait fait une fable , à défaut d’un fromage. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse , tout comme ceux qui se cassent pour voir si à côté l’herbe est plus verte… Une question de dynamique agricole peut -être ?

Pour comprendre le fonctionnement de l’usine à gaz des 1000 vaches :

http://enviedepaysans.fr/blog/2013/10/tout-comprendre-aux-1000-vaches/

Qu’avez-vous en perspective le 25 Mai 2014 ?

monsanto-797f9A vous de vous forger votre idée, à vous de voir et d’anticiper votre avenir et celui que vous léguez à vos enfants. Une journée pour la Terre, un vote pour l’ Europe le 25 Mai, une marche mondiale contre Monsanto. Chaussez vos escarpins ou vos bottes, vos tongs ou vos charentaises, vos espadrilles ou bien pieds nus… » Pour ou contre les O.G.M » devient un slogan électoral pour certains tirant parti des questions sociétales , les simplifiant à l’ extrême pour glaner vos voix. Oui, il y a de quoi en perdre son latin entre les décisions prises par les commissions européennes comme celle d’autoriser la culture dans l’ union Européenne de 5 plantes Génétiquement modifiées comme le Maïs MON810 alors qu’il est interdit par la France , décision du ministère de l’Agriculture le 15 Mars 2014( proposition de loi adoptée par l’Assemblée Nationale le 15 Avril 2014) 19 pays membres sur 28 s’étaient prononcés contre la mise en marché et la culture des plantes transgéniques de l’entreprise Pioneer Hi-Bred. Maïs BT176 et T25, pomme de terre Amflora , condamnation d’un viticulteur bio des Côte d’Or refusant de traiter chimiquement ses vignes ( jugement du 07/04/2014). Dans le même temps l’Etat français est condamné en appel à indemniser un agriculteur atteint d’un cancer provoqué par les pesticides et herbicides ( cour d’ appel de Nancy , le 21 Mars 2014). Rappel : En février 2012, un céréalier charentais atteint de troubles neurologiques, avait fait condamner le groupe américain Monsanto pour intoxication aigüe à un pesticide. Le semencier a fait appel de la décision du tribunal de grande instance de Lyon.
Certes des efforts sont faits pour lutter contre les géants américains et leur dictature des semences « non renouvelables » sanitaires , contrôlées , à usage unique et éviter de les voir pousser en pleine terre.

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Mais , plus pernicieux sont leur utilisation en produits transformés de la consommation qui pullulent sur les rayonnages des super et hypermarchés . Une piqure de rappel , en cette semaine de sensibilisation à la vaccination en France , consultez la liste des denrées alimentaires contenant des O.GM , des traces que met à jour Greenpeace sur son site http://guideogm.greenpeace.ca/browse.php     , ainsi que le reportages effectués par Marie Monique Robin ( Youtube les fait régulièrement disparaitre .Merci à ceux qui les remettent avec obstination en ligne )
Ah , le bien fondé de certains vaccins ou plutôt des supports utilisés et de leur innocuité. Encore un sujet d’actualité.. Décidément , tous les œufs de Pâques n’ont pas été ramassé . Il y en a certains qui pour quelques voix de plus ou pour leur crédibilité marchent dessus . On ne fait pas d’omelette sans les casser !

Le monde selon Monsanto – Marie Monique Robin

Suivre la route ou changer de voie, c’est à vous de voir !

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Comment suivre la route de la vie, faire son petit bonhomme de chemin en accord avec des principes , des idéaux qui varient des modèles transmis par l’éducation, la culture, les traditions, le système de pensées des siens ( famille, amis, collègues, voisins). Peut-on prendre un virage de sens contraire du troupeau qui suit  tête baissée la signalisation au sol sans tenir compte de l’environnement ambiant , source d’informations sensorielles contradictoires ?

Un exemple fort simple des perturbations sensorielles pouvant tromper le cerveau « pensant » : assis dans un wagon d’un train . Celui-ci s’immobilise lentement à la hauteur d’un autre sur le quai d’en face déjà arrêté en gare . Il redémarre progressivement avant le votre. Vous ne vous en êtes pas aperçu car plongé dans la lecture du quotidien de presse gratuit, votre regard s’en détache quelques secondes pour regarder par la fenêtre. Votre œil capte immédiatement le déplacement .. Ah ça y est , nous repartons , pensez-vous faussement . Il vous faut quelques secondes pour vous rendre compte de l’illusion .

  1. Soit le train d’en face gagne de la vitesse et vous constatez à son départ que le votre n’a pas quitté sa position initiale ( repère visuel)
  2. Vous avez enfin intégré les autres informations que vous donnait votre corps au moyen de l’oreille interne et des capteurs sensitifs en contacts avec le siège que vous ne subissiez pas une accélération de mouvement, une modification d’état et que votre position était toujours statique.

Changer de comportement ou d’habitude de vie tient du même processus. Se fier aux sources d’informations extérieures qui vous sont bombardées par les médias, les professeurs, les médecins, les juristes,  les leaders de groupes  sociaux, politiques,  les bien- pensants ( ceux qui savent la vérité ou leur vérité et qui veulent justifier leur volonté de vous y faire adhérer à tout prix , vous pauvre ignorant ) ou écouter activement ce que vous murmure à l’intérieur de vous cette petite voix sur vos besoins, vos déséquilibres et tous ces petits messages annonciateurs de troubles de régulation de votre organisme ( fonctionnel, relationnel, autonome).decrescita-730x365

  Française , de racines familiales italiennes, élevée et éduquée dans le modèle traditionnel catholique de l’obéissance silencieuse liée au sexe féminin , les valeurs du sacrifice, de la bonne épouse parfaite ( ménagère accomplie, cuisinière hors pair sans ambition, sans passion, respect des rites et coutumes d’une petite bourgeoisie ayant connu les heures de gloire des trente glorieuses, de la modernité, de la croissance etc…), l’enfance et l’adolescence auraient été imprégnées du sceau de la continuité et de la transmission à ma propre filiation si le chemin emprunté n’avait pas été jonché , par bonheur de pavés et cailloux différents rencontrés sous les pas . Autant de croisées de chemin , de sentiers parallèles, de voies parfois taillées coups de machette dans la jungle citadine, ce sont les personnes, les livres, les idées qui font parfois trébucher et tomber les notions pré établies ou inculquées, ce qu’on enseignait et transmettait pour vrai , des fondements pris pour base de sa propre construction ou de ses échafaudages .  Rien n’est immuable , n’est statique à jamais . Le mouvement , le changement c’est le sel et l’énergie de la vie .

Une maladie doit poser la question de son apparition , des éléments déclencheurs. Fatigue, lassitude, baisse de réponse du système immunitaire, agression répétée d’éléments allergisant ou toxiques ? Comment aider son corps à lutter , renforcer ses armes de lutte et de prévention pour éviter la réapparition ou que d’autres germes , bactéries ne profitent de la fissure dans la carapace? Lentement , la connaissance vient nourrir la démarche de vouloir changer les habitudes alimentaires, les addictions, les gestes associés à une surconsommation de substance empoisonnant l’organisme au long cours. Chercher un équilibre intérieur (dans tous les sens du terme) met en place un autre cheminement. Il devient si logique et nécessaire d’éviter les mêmes embûches , les obstacles parfois si difficile à contourner et plus facile alors de montrer le raccourci pour que d’autres évitent ce douloureux dérapage en économisant leur propre énergie pour mieux avancer .Certains sujets abordés ici sont comme un marquage de sentier de randonnée intellectuelle à partager . Petits panneaux accrochés sur le tronc des arbres , plantés dans une dune de sable, gravés dans la roche ouvrez les yeux , à vous de les trouver. Un jeu de piste ou un parcours d’orientation où vous serez vos propres maitres à établir les cartes . La boussole s’affole , pourquoi toujours définir le Nord comme repère ?

Se nourrir est le premier besoin fondamental de l’être humain. La voie de la connaissance par la nourriture spirituelle et intellectuelle, source créative de tout pays et de toute religion, de toute culture , point n’est besoin de le re-signaler .Comme pour les nourriture terrestres, varier en est le secret .

Il faut manger pour vivre. Encore faut-il que les produits et la façon de les produire soient sains . Laissons -nous la possibilité à la Terre, les mers, océans et rivières de nous apporter encore ce dont nous avons besoin ? Pollution, construction à outrance, exploitation des sols et des ressources de l’eau gaspillée, prélevée sans tenir compte des délais de régénération. Régénération , que restera t’il pour les générations futures si nous rendons infertiles la terre  coups de produits chimiques (qui nous empoisonnent, nous rendent nous même infertiles au quotidien )?

Nous avons rendus les animaux cannibales en les nourrissant de farines issues de leurs congénères, déclenchant leurs destructions massives pour endiguer la propagations de prions et autres facteurs d’ épidémie . Certains , par peur ont modifié leur habitude de  consommer de la viande, d’autres le font par obligation économique, d’autres encore par rite religieux, par mode . Le mouvement des végétariens et végétaliens voient le nombre de leurs adeptes augmenter à chaque gros scoop médiatique annonçant des chiffres alarmants d’une nouvelle calamité ou plaie s’abattant sur terre . La vache folle, la tremblante du mouton , la dioxine des poulets, des porcs… aucun animal n’est épargné dans la longue liste .Les poissons ne sont pas à la fête non plus  chargés de métaux lourds. Les éléments contaminants se retrouvent dans toute la chaine alimentaire et produits dérivés. Les fromages , crèmes, beurres et autre produits laitiers , rappelez-vous qu’ils sont issus des pis des « allaitantes » ( vaches, brebis, chèvres, chamelles, bufflonnes, yacks  et tout mammifère utilisé par l’homme à cet usage .) Nul n’est besoin de rappeler les conditions de détention et d’abattage des animaux d’élevage industriel. Malgré les règlements officiels, les antibiotiques, hormones et autres médications engraissant les industries pharmaceutiques sont toujours d’usage et retrouvées dans les analyses ( les rares  réalisées dans les laboratoires ou centres d’expertises vraiment indépendants).

Troubles d’apparition de la puberté chez les filles, diminution de la fertilité chez les garçons, augmentation notable d’intersexués ( terme plus approprié qu’hermaphrodites) sont reconnus liés aux polluants véhiculés par la chaine alimentaire. Nos enfants peuvent déjà nous reprocher ce que nous leur faisons subir dés leur conception .

Respect de l’humain, des droits de l’homme, de la femme et de l’enfant alors pourquoi ne pas respecter aussi la cause animale ? Bon , j’avoue : loin de moi l’image du gavage forcé du canard dont le foie gras a fait avec ses magrets le délice du réveillon de Noël. Le chapon a été épargné, faute d’appétit. Ah les traditions familiales, difficile d’y couper et de dire  » non merci , pour moi ce sera caviar d’aubergine! » . Demander à un français gourmand d’arrêter la charcuterie, les plats de viande en sauce, les fromages, les pâtisseries , entremets et tout autre met à base d’œuf, lait, beurre, crème, viande ou produit issus d’animaux… C’est un peu prêcher dans le dessert , désert. Sans être aussi radical, il est possible de trouver des recettes de plats délicieux utilisant le gout sucré naturel des fruits, les épices, les huiles d’origine végétales , les protéines des légumineuses. Sains et équilibrés , répondant aux besoins journaliers en protéines, lipides et glucides facilement assimilables par l’organisme , les produits devront cependant être trouvés sans trace chimique. Un autre combat à mener en privilégiant les sources locales sans intermédiaire vantées depuis longtemps dans ces pages (AMAP et autre ).

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Le cout de la vie , la flambée des prix des matières premières alimentaires ( liée au jeu « monopoly » version financiers et parieurs sans scrupule) est déjà une amorce de modification des habitus alimentaires pour chercher un équilibre de sa bourse. L’estomac et le système digestif s’en porte plus mal ? La prise de conscience des excès se fait petit à petit. c’est à la vitesse d’un escargot  (hoo  vous vous en êtes régalés en persillade, de ces petites bêtes protégées maintenant en France comme celui de Bourgogne et que nous faisons venir de Roumanie ou d’ailleurs ?) que le cheminement se fait vers le changement . Il peut se faire dans la sérénité et la joie. Manger en protégeant son capital santé, en protégeant la biodiversité, en faisant des économies pour soi, mais aussi économie d’eau liée à l’élevage d’animaux à viande est un choix de vie, un virage à négocier en douceur et en lenteur programmée.

2014, année du cheval de bois pour les chinois, ne laissons pas le cheval de Troie  envahir nos caddies de supermarché, nos réfrigérateurs avant qu’il ne pollue plus encore nos estomacs, nos cerveaux et la planète. Escargot, symbole de la décroissance heureuse et joyeuse, du bien vivre en consommant moins mais mieux, j’en bave d’envie. Petit à petit, il est facile de modifier son comportement alimentaire , ce premier besoin, alors pourquoi pas les autres ? Et oui , se faire envie et non pitié, répondre aux besoins , non aux désirs parfois capricieux c’est penser nous plutôt que  je . Un Oui aujourd’hui à la place d’un « je m’y mets demain c’est promis ».

De l’Epiphanie à l’ épi, du grain au pain , cultivons la biodiversité

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Alors que des scientifiques essaient par croisement de trouver le blé le plus chargé en grains et en matière nutritive, le plus résistant aux attaques naturelles ( insectes, champignons, modification climatique) , une poignée d’irréductibles gaulois cherchent à replanter des parcelles de terre réhabilitent les céréales locales en collectant et semant de précieuses semences de variétés anciennes. Le mouvement de préservation des semences paysannes lutte contre la standardisation et l’usage des produits chimiques nécessaires à la culture moderne et rentabilisée ( car loin d’être si rentable que ça ).

Chaque agriculteur adhérant au réseau Semences paysannes possède un petit trésor contenus dans des sachets de papier: des grains de variétés anciennes , qui malgré leur faible rendement offrent des qualités incontestables d’adaptations aux contraintes climatiques, moindre besoin en eau, qualités gustatives  et nutritionnelles et de plus convenant pour certaines aux personnes allergiques au gluten . Des associations se montent pour diffuser, sauvegarder, promouvoir et développer ce patrimoine génétique . Les nombreuses actions locales voient un effet boule de neige par des liens de plus en plus nombreux et des échanges de savoir , savoir faire dans ce même dénominateur commun de savoir- être respectueux de la terre et de l’environnement. Des particuliers viennent enrichir la collection des semences en léguant certaines semences retrouvées par hasard dans la grange, la vieille ferme , le petit lopin de terre dont la cabane à jardin recelait des petits sachets oubliés . Avec l’avènement des semences commerciales (pour pallier au départ au problème de disette et ayant entrainé l’utilisation à outrance d’engrais et de pesticides)on estime à 75% de disparition de variétés cultivées entre 1900 et 2001 (chiffre donné par la FAO ( Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)

En perpétuant ce geste de préservation, en ressemant et en échangeant leurs propres grains,  ces acteurs pour la biodiversité deviennent des hors la loi aux yeux de l’ Etat français. Soumis aux directives et règlements de l’Union Européenne sur  la commercialisation de semences ( catalogue définissant les graines biologiques recensées à la vente) et sur la certificat d’obtention végétale et brevet sur les gènes ou procédés  d’obtention , le gouvernement protège les « droits de la propriété industrielle « mais surtout bafoue ainsi ceux des agriculteurs les transformant en consommateurs forcés de semences et produits chimiques industriels.

Du grain au pain, certains agriculteurs ont pris la décision de devenir responsable de chaque étape de transformation et se sont formés à la minoterie et au travail de boulanger. Les paysans boulangers  mettent ainsi la main à la pâte après les avoir mis dans la terre. Afin de pouvoir utiliser les grains issus de la culture locale des variétés anciennes de céréales , ils en assurent la meunerie (utilisation de petites  meules en pierre). La farine est vendue aux particuliers ou aux boulangers des communes environnantes. Et pourquoi ne pas assurer la panification. De l’art de savoir conserver le levain dune génération de pain à une autre et le ferment assure ainsi son rôle. Pétrissage, repos de plusieurs heures pour que farine et eau prennent forme de boules, de bâtons, de baguettes et de miches , prennent couleur et texture au four (mie plus ou moins dense selon le temps de fermentation, d’aération et de malaxage, croustillance d’une croute dorée et brunie ).La commercialisation est assurée sur place ou sur l’étal du marché extérieur le plus proche.

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Autonomie, contrôle qualitatif de chaque étape afin d’assurer un produit biologique (moins dépendant des intrants chimiques) et garantissant des qualités nutritionnelles, filière de proximité, production équilibrée, conservation et retour au développement de la biodiversité .La culture paysanne et artisanale, dans une approche participative en réseau( à noter la contribution de l’ INRA  Institut National de la recherche agronomique et  en se battant contre les lois et les injustices protégeant les dictature du capitalisme libéral à l’effigie des nantis du milieu industriel et financier, commence à récolter les graines semées à la culture du nourrir autrement en préservant toutes les ressources et énergies de la planète. De la fourche aux fourchettes, la biodiversité , ça se cultive aussi !

Exemple pour la région Midi- Pyrénées d’un collectif Ferm’en terre, Arbres et Paysages d’ autan, APIFERA, ARESO, AVEM, CETAB, Erables31, Ethik’et toques, FRAB Midi Pyrénées, Partageons les jardins, Le Pain’Art, Pétanielle, RENOVA, Réseau semences Paysannes, Rucher partagé, simples, Soleil Levain , Syndicats des apiculteurs de Midi Pyrénées, Terre de Liens, Toulouse et 2 chercheurs de l’ INRA . Ce collectif a entamé une réflexion commune et élaboré une plateforme portant sur une vision du terroir et des valeurs . Il constate que l’agriculture locale doit être repensée en fonction des besoins du territoire, que de nombreux projets agricoles à petite échelle sont économiquement et socialement viables, et que ces projets préservent l’environnement en même temps qu’ils cultivent des liens de respect et de solidarité entre ville et campagne, ou entre paysans et citadins.

Plus d’informations sur Réseau Semences Paysannes.org