Univers, amour …Silence!

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Coucher sur un lit de papier

Des mots tendres, secrètes pensées

Tracer de pleins et de déliés

Sur la plage de ta peau juste effleurée

Concentrique cercle vertueux ou spirale déroulée,

Homéomorphie d’abord ,nœud gordien , sans trancher

Polyglotte insatiable à la source de ta nuque désaltérée.

Sentir sur l’eau de ta bouche , sans même parler

Que tu détiens les clés mentales , irraisonnées

d’une petite fille farouche ou éhontée.

74-05

Dressées les antennes de radioastronomie

Décrypter tes pulsations, en fixer les envies

Etoile blanche ou supernova

Cartographier sur l’onde de ta voix

lDélectable larme lactée

Ruisselante énergie

D’une galaxie naine  en poussière t’exposer

Masses , distances , durées;

Minuscules grains de riz

Parsemer la courbe de tes riens,

De tes reins, de tes mains,

Particules, mies de pain

Jetées par la Poucette

Loin des serres de fleurs

Artificiel paradis quand se meurt

Le soupir ébauché au creux de tes fossettes

De ton petit démon à la mine réjouie.

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En langueur s’en va

Dans le vide sidéral

De mes prunelles pâles

Cette sensation de fuite,

La course après le temps,

Le fil de l’attente qui se tend

Et se tord par le poids de trois mots,

Dégrisant l’incendiaire brûlot :

Absence

Soupir

Silence

 

 

Photos : Jan Saudek

Texte : P.lafraise

Ne crevez-pas les bulles…Be Dreamer..BD Faut Rêver toujours

Viens , entre dans mon rêve, celui que je peux te conter. Il m’en reste des bribes, des images et des sons, des odeurs, des frissons. Plonge dans cet univers onirique et surréaliste d’une bulle de savon irisée flottant, rebondissant sur des nuages poudrés d’or et de teintes pastel, reflet du couchant.

Position fœtale contre ces parois de soie et de velours, de cotonneuses caresses où les bruits étouffés des rumeurs des villes font place au souffle du vent dans les ramures des arbres mordorés. Vois tu ce tapis de feuilles d’automne, piste d’atterrissage, tarmac poétique pour des envies de pause? Loin ,les doutes et les questions sans réponse, les cris des hommes en fureur, les chiens enragés, les despotiques autorités statufiées, les idiocrates phallocrates, les faux démocrates hypocrites, les asphodèles , les Démocrite .

La bulle descend très lentement et se glisse furtivement dans l’ interstice d’une muraille fermant la crypte de ton cœur. Un silence, plus lourd que le plomb des alchimistes, plus épais que le brouillard de Londres, plus froid que la mort plane en volutes bleutées, écran de fumée, chemtrails menaçant le ciel de ton jardin secret. La protection bulleuse s’embue , s’opacifie en cornée cataracte. Un mucus catarrheux, sur les parois, s’écoule obstruant l’échappée du regard, la capture des images. Le rêve se poursuit et je deviens cellule gliale visitant ton esprit, y cherchant l’étincelle. Me faufilant dans le labyrinthe neuronal, j’y cherche une issue, une porte dérobée pour pouvoir m’éclipser avant de te troubler par cette insidieuse présence,  indécente violation de ton intériorité. Infiltrée sous ton cuir chevelu, me voici prête à ramper le long de ta boite crânienne .

A tâtons,  j’avance difficilement, me cogne à tes pommettes, me coupe en deux sur l’arête de ton nez. Pourtant , yeux, narines, oreilles et bouche… Autant d’orifices qui pourraient m’évacuer. D’un coup de langue, d’un éternuement , tu peux à tout moment me précipiter hors de toi, hors ta vie, hors la loi tous comptes faits … ou presque .  Tes os sont des échelles sans fin que je gravie et dont je tombe en enveloppantt ton squelette d’une caresse, tendresse . Chaque petite chose que je peux saisir, chaque petit soupir, chaque petit silence, chaque petit « qui n’a pas de nom « , chaque cycle d’attente, chaque… Chat qui me fait chatte et me fait ronronner dans ton cou , « shake » .. Je souris, sourie  à ta réaction épidermique ou ratiboise pour dératiser les mots franglais , les  » frenchies » qui chantent en anglais et qui t’horripilent ( sourire encore une question de poil ou de rasage !)

Tu me suis toujours dans cette narration ? Non , sourire franc et massif . Je sais que toi , oui toi , celui ou celle pour qui je dédie quelques microscopiques trucs, tu ne me lis pas ! Alors , je suis libre d’écouter mes voix intérieures ; je deviens skizophrène( hehe), ce qui zzzz ( sommeil ou abeille) , freine ! OUI , freiner et ralentir le cours du temps comme dans la nuit de Samedi à Dimanche… Attention à la fin de l’heure d’été… été, j’ai été et ne renie jamais le passé , au contraire je m’y replonge et j’en tire des leçons de vie avec des bonnes notes ( élève appliquée malgré son jeune âge, attention de ne pas vous faire submerger et de retomber trop vite en enfance !)

L’enfance de l’art ! Ah non , je les ai découvert bien plus tard ! Toujours en retard , dans tous les domaines ; peut être pour cela que mon appétit et ma soif sont toujours là , comme mon appétit et ma soif de toi !!!

Qui est-il ou elle , vous demandez-vous ??? Un rêve, pas un phantasme, un absolu, pas un reflet de miroir, ni un double, pas de gémellité, ni de clone…plutôt comme dans les souvenirs mathématiques un PPCM (plus petit commun multiple) ou PGCD ( plus grand dénominateur commun qui permettrait l’addition sans se soustraire , la multiplication des sentiments sans se diviser ; un deltaplane, ou Pythagore rencontrait Mendeleïev, Lou Andreas Salomé oubliait Nietzsche et Rilke pour Hopper et  Le Caravage . Ombres et lumières des corps et des esprits , muse dans le museau d’un animal . Oui, sois animal ! Quitte ton enveloppe corporelle de trop humain , trop vrai, trop pur !! Et marre , oui , j’en ai marre de ce silence si poli , si ….. Lecteur , oui toi ! Ou celui du silence des agneaux qui vont grandir en ce soir de fête pour la prochaine  ( je vous salue mes amis et bonne fête à celui qui a épargné son fils et égorgé le mouton , tant de moutons bêlant !!) mais Le silence des agneaux pendant que …..  Et ton silence à toi que je respecte comme autant d’espoir, de graines à semer , de racines, de rhizomes, de bulbes, de liens, de ponts  de briques … Les briques roses de ma ville , les briques .. Ne m’en veux pas .. Bricks in the wall !!!

Voyage au coeur d’un rêve

Oh Amour, laisse -moi te conter le rêve que j’ai fait.

Si loin de toi , mes songes au creux des draps ont fait voler le lit dans les méandres sensuels entre ton âme et ton cerveau. Contre ton torse endormi, mes mains se tordaient de vouloir se promener sur le grain de ta peau, le sable de ton désert aux creux de tes reins. Me pelotonner dans ce bras fort  qui me frôle en tendresse. Désirer grimper ces deux dunes modelées   par le souffle de mes caresses, y laissant leurs empreintes.  Mes lèvres se joignent à l’aventure  , découvrant les chemins escarpés du lobe de ton oreille, chuchotant , dans une langue baladeuse, des douceurs suaves ( ces mots  tendres ou païens, paillards mais pas piaillards).

Descendant la cascade de ton cou, elles visitent la salière au creux de ton épaule, y tatouent un signe cabalistique  tandis que mes mains avides de toucher et d’émouvoir ton cœur, épousent les reliefs de tes cuisses et s’arrêtent aux jarrets.

D’une pulpe légère , elles y dessinent une spirale d’envie et y tracent la vie en vers. De dunes en collines, de foret en vallon, la carte de ton corps s’imprime loin derrière mes rétines. Le feuillage et la mousse dégagent mille parfums chargés de la rosée perlant comme un ruban. Voluptés de tes hanches qu’il enserre en vague de frissons et en écume blanche.

Au creux de cette tiédeur animale, ta fourrure m’attire irrésistiblement. Y frotter ma nudité, dans un désir ardent, exaspérée et agacée, je m’éveille dans la trahison du néant, du silence , de ton absence.

texte: Pascale Lafraise

Le sens de la rupture : quand la cuirasse se fissure ou comment reprendre son autonomie.

La rancœur, la rancune, la tristesse, le désespoir  de se sentir abandonné, trahi, de n’avoir peut être qu’imaginé le sentiment d’avoir été aimé ou d’aimer. Quand la rupture est là, qu’un des 2 protagonistes écrit le mot fin …les habits de lumière dont nous avions revêtus  l’élu du cœur tombent . Et comme toute fin, toute séparation, un cheminement vers l’acceptation, dans le deuil se trace . Le choc de l’annonce, le refus , le déni, le marchandage affectif , le chantage avant d’accepter la décision sont des étapes incontournables. Elles se manifestent dans les mots et les gestes à travers les différentes voies de communication verbales et non-verbales lorsque le dialogue est possible . Elles se vivent plus confusément de l’intérieur lorsque l’être cher a disparu physiquement .

Quand les idées s’embrouillent  et que le mal fait son œuvre de destruction, le chaos des sentiments s’installe. Peines , remords, questionnements et désillusions se mêlent dans cet état de manque, ce sevrage biochimique d’un amour en berne. Le temps est profitable , vous dit-on. Il peut être destructeur , vous ronger , vous entrainer dans des ruminations , porte d’entrée à la dépression. Les doutes et les remises en question font surgir des scènes de ce grand film de la vie à 2 et chacun bascule tour à tour en victime et en coupable . Aucune objectivité dans les souvenirs engrangés, car les représentations , les interprétations laissent leur marque .

Arrive t’on jamais à trier, ranger ou effacer certaines séquences trop douloureuses comme on le ferait d’un clic de souris ? Le disc dur cérébral en garde toujours la mémoire , mais classe de façon sélective archivant parfois des dossiers trop dangereux d’un traumatisme et qu’il saura faire extraire les données en vrac à un moment inattendu ou qu’il sera très difficile à atteindre , faute d’avoir perdu le mot de passe ( manifestations psycho corporelles post traumatiques à distance de la cause initiale s’extériorisant lors d’un effet rebond, quelques années après ou  effet rétroactif lors d’un événement de moindre amplitude affective ).

Placée sur un piédestal, par l’aimant, la statue est ensuite déboulonnée, jetée à terre et souvent détruite à coups de masse. D’adulé, l’objet de désir et d’attention devient pestiféré, gênant, perturbateur,   » persona non grata  »  . Celui , instigateur de la rupture  , si la profondeur du sentiment amoureux existait ne vit pas cet événement en toute sérénité . La souffrance est présente mais canalisée par l’action . Il est l’élément actif , décisionnel . Le laisser pour compte subit la  » sentence » de mort  de l’unité  » couple  » . Une déchirure dans l’estime de soi et la confiance . Il  cherche dans les lettres, les  mails, les films vidéos ou tout élément à sa disposition les clés de cette chute  , cette perte d’emprise  de n’être plus épris , compris, aimé.

Chercher à se réchauffer par la tendresse des mots jetés sur le papier, y faire renaitre l’émotion qu’ils dégageaient ou s’infliger une torture. Sommes -nous donc  masochistes ? S’ infliger des souffrances , comme une auto flagellation en s’acharnant à trouver une raison , une cause , une explication , à trouver le geste, la phrase, l’attitude qui a commencé à éteindre l’étincelle dans les yeux, la chaleur dans le cœur, les frissons dans le corps .

Se taire , rester prostré , se cloitrer dans le silence , il vous est reproché alors une fierté mal placée, un orgueil démesuré par celui qui souhaite établir un autre niveau de relation que l’amour . Le refus d’interaction est une solution de « conservation, de repli sur soi même . Rentrer dans sa coquille, éviter tout contact physique et mental devient un mode de preservation, comme de partir faire une « retraite » dans un lieu isolé propice à la méditation, devenir Hermite pour un temps .

Comment trouver les mots justes dans ce champs de tir miné quand l’un des deux « acteurs » passe du paradis à l’enfer . La période transitoire qu’est le purgatoire a parfois été occulté par celui qui ne voulait croire en l’apparition plausible ou évidente sur l’écran .  » Les histoires d’amour finissent toujours mal , en général » chantaient les Rita Mitsouko.   » Il n’y a pas d’amour heureux » Louis Aragon ,  » Ne me quitte pas » Jacques Brel . Autant de souvenirs dans la littérature, la musique, la poésie qui pourraient être cités. Le sentiment amoureux  autant que la souffrance d’une séparation inspire l’esprit créatif. Un salutaire exutoire à mettre des mots , des couleurs ou des notes sur les états émotionnels .

Faire le deuil d’une relation amoureuse et apprendre à accepter qu’un autre type d’ interaction puisse prendre place est une démarche parfois impossible. Si facile de dire  » restons amis », après avoir été amants, miroir de l’âme, moitié de toi moitié de moi qui créait un être suprême : L’AMOUR. Cette  valeur abstraite : naissance et mort de faux espoirs, de rêves, de mensonge à l’autre et surtout à soi même par l’interprétation subjective et erronée d’impressions et d’émotions ressenties par des sens trompés.

 » Je ne vois plus »  . L’ amour rendait aveugle mais rendait extra lucide créant un accord et une compréhension mutuelle tacite. Je ne te comprends plus , je ne vois plus ce que tu exprimes, je n’imprime plus .Je ne pose plus le même regard que toi sur le monde . Je ne vois plus au-delà et ferme la porte aux émergences d’idées que l’autre faisait germer . La vision devient alors une hallucination , je ne me fais plus aucune idée sur ce que tu envoies comme message .

 » Je n’entends plus ». Plusieurs sens à cette surdité sélective . Je n’ entends pas ce que tu dis , je n’y prête plus le même intérêt et je ne m’entends plus avec toi , je n’ai plus d’affinités communes. Cela n’est plus entendu comme un accord parfait. Je deviens loin de tout entendement en m’enfermant dans ma seule perception des événements.

« Je ne sens plus »  . Cette anosmie et anesthésie ôtent toute saveur , tout gout , toute inclination vers toi. Je deviens insensible à tes phéromones, à la valeur affective de ton toucher. Tu ne me touches plus , tu ne m’émeus plus au moindre de tes actions ou expressions corporelles . Je ne décrypte plus ton langage non verbal. Je me sens mal avec toi , j’ai des douleurs physiques et morales  . Je ne t’ai plus dans la peau mais dans le nez. J’ai du ressentiment vis-à-vis de toi . Les idées négatives ont pris le relai et je ne perçois que tes failles et tes faiblesses qui deviennent des défauts.

 » Je n’ai plus de gout » . L’agueusie ne me permet plus de partager des envies, des désirs. Je n’ai plus faim de toi, je n’ai plus une soif intarissable de partager avec toi .

Etonnant , cette similitude entre les voies d’entrée extéroceptives des informations perçues par les organes des sens, afférents et leur traduction en langage imagé. La Programmation Neuro Linguistique (PNL) décrit parfaitement l’accord ou non , la relation ou la rupture entre le langage verbal et les expressions du corps. La valeur du silence est aussi représentatif, rien qu’à en juger l’utilisation dans l’art oratoire maitrisé tant dans le monde politique, les médias , les membres du barreau, les acteurs, les Docteurs es… toutes spécialités confondues…Le silence ne  révèle ou ne trahit pas toujours une émotion. La position du corps , dans l’espace, l’expression du visage, le rythme respiratoire et cardiaque, la coloration de la peau , la présence de mouvements parasites autant d’indices que la cuirasse  caractérielle , comme l’ a  décrit Wilhelm Reich.

Apprendre à accepter, à digérer et à exprimer les émotions et sentiments liés à cette épreuve de la vie pour éviter d’ attraper la peste émotionnelle. Savoir lâcher les tensions accumulées, fissurer et craquer sa coquille pour s’ouvrir de nouveau aux autres . Laisser circuler le flux énergétique biologique et sexuel loin de toute répression fasciste. Ne plus être fâché avec la terre entière en croyant que L’AMOUR est vain , qu’il est mort. Devenir partisan autonome sous son étendard pour lutter activement, pour oser plus que l’indignation d’avoir été rejeté. Non pas ,  » un de perdu, dix de retrouvés  »  , mais se retrouver soi même , dans ses libertés, sa légèreté, sa souplesse d’esprit, sa créativité, son bien être, libérant son corps et sa psyché des cuirasses d’enfermement, pour mieux faire circuler cette énergie de VIE, pour mieux donner encore et toujours  !

Courbettes et courbures, Merci à vous pour l’ énergie

Fatiguée par des mois de traitement, fonte des muscles par le manque d’exercices physiques, diminuée psychiquement et intellectuellement par une routinière mise au repos forcé, elle perdait l’inspiration, l’élan vital. Des rencontres amicales, des échanges, des partages lui ont rendu le sourire, l’envie, le désir. Flûte  aux paresthésies, aux fautes et aux erreurs. Ne rien tenter , ne pas oser est pire que de se planter. La critique est aisée, elle est la bienvenue en feedback. Oui , elle nourrit et fait croitre les minuscules graines et fournit l’ énergie. Pour Marie, Jimfre, Cynthia, Pierre, pour les amis italiens, pour Jean Paul &co, pour Per et Pehr,pour la Belgique flamande et wallonne, pour un indien et mon cousin, pour celles et ceux, lui, elle et toi… je reprends les crayons, la glaise et l’argile, la gomme et les ciseaux et je vous dis : Merci et pour cette énergie Bravo !

En courbe et en rondeur, vous présenter la dernière née. Ah non encore en gestation, la voici avant le passage tant redouté à la cuisson. A vous de proposer un nom !

Source d’inspiration, une photographie de Sascha Huttenhain :

Mort annoncée 2011- Naissance programmée 2012- Début de la fin ou bien …

Parler d’amour est très aisé; donner au cœur le pouvoir d’ouvrir sans  jamais fermer   les volets du mot espoir: âme et corps en total accord, aimer l’autre , non pas un soir .. Eternité retrouvée, paix intérieure. Apprendre à s’aimer soi même pour ne pas s’oublier en cours de route. Peut être le bilan de cette année qui s’éteint et voir les lueurs de l’année nouvelle. D’un monocycle en déséquilibre imparfait sur le fil de la vie, ces 365 jours me mèneront , si je ne tombe avant, vers un tandem : un VelovelO. Aimer la vie même si elle ne vous ménage pas, qu’elle vous écorche le dos, la poitrine, le cœur. Elle vous fait tomber à genoux et vous broie tel un étau. Mais elle vous remet en selle parfois en insufflant un élan, une énergie insoupçonnée face à des épisodes tragicomiques qui vous changent en ombre de vous-même, en fantôme. Coup du sort ou destinée, quel bilan en retirer?

Une année difficilement débutée, un veuvage, un deuil d’amour qui fendille l’âme, une voie d’entrée pour une vague d’écume marine et ses crustacés. Le crabe , de ses pinces en déchet toxique, vous mine. Bombardement nucléaire comme la centrale de Fukushima  suivi du tsunami qui fera que rien ne sera plus comme avant. Le cancer du zodiaque a décoché la flèche du sagittaire.

Un Don Quichotte a pour quelques temps adouci d’un regard , d’un geste, d’une ébauche de sentiment le zombie pour le rendre plus humain , plus souffreteux encore. Réveiller la douleur lancinante de refaire une à une les erreurs de jugement, les divagations , les errances d’une carte du tendre qui se serait trompée d’échelle, de légendes. Les moulins de mon cœur seraient des moulins à vent, à prières, à grain de poivre. Le blé en herbe, quant à lui, de homard en rebelle pousse et ne plie pas sous le vent et la houle. Des tempêtes s’amoncellent, des zébrures volontaires sur sa carapace si fragile, si jeune . D’automutilation , de signes d’appel vers l’anorexie, de fugues en désaccord mineur, il cherche à résister sans se résigner, occupé qu’il est à croitre , à défaut de croire que plus loin , l’herbe est plus verte. Que de mini victoires remportées , chaque jour que Dieu fait, à chaque bouffée d’air, à chaque note de musique égrenée, à chaque nouvel ami rencontré,  à chacune des peines essuyées.

Les champs de radiation ont, eux aussi , laissé des traces. Malhabile de ne plus sentir, de ne plus offrir de discrimination fine , je parle de sensibilité non politique , plus poétiquement ou anatomiquement sémantique, romantique, épicrytique avant de l’être en état critique de paralysie. Monoplégique, je ne puis être adroite de cette main gauche qui se creuse mais qui se tend encore, simiesque et si plate, simagrée parétique apocalyptique, elliptique risque de ne pouvoir redonner la vertu du salut, du retour à la profession de foi, une fois , ma fois. De quoi seront fait les lendemains qui déchantent ou  enchantent , qui rejouent ou déjouent les tours de   » passe passe  » du temps? Nerfs et récepteurs à fleur de peau, cette peau qui demain s’offrira au bistouri et d’une amputation  d’auréole, la sainte ou l’ange ,en poupée Barbie relookée en sera pour ses frais.

.  » Jamais de chirurgie esthétique avait -elle dit, jamais de tatouage  » . Ne jamais dire jamais, fontaine , je boirais de cette eau de jouvence et d’un grand dorsal , en faire le berceau d’un nouveau sein dessein , dessin, d’essaimer un chant d’espoir de renouveau à défaut de chant d’amour. Et si le ramage se rapporte au nouveau plumage, sans laisser de ravage, devenir le phénix des hôtes de vos bois, et aux abois, si la caravane passe, quitter le sérail , et enfin peut être trouver l’oasis en plein désert. La cerise , sur le gâteau, en grand dessert, suivre le lit de la rivière ou remonter son cours jusqu’à la montagne d’où elle est issue . La gravir , franchir le col enneigé et au sommet de cette nuit de passage d’un an à l’autre regarder les étoiles du firmament, faire un seul vœu solennel : résister encore et toujours, lutter non pour la survie mais pour la pleine vie, pour voir se lever les lunes et autre galaxie et vous donner son cœur palpitant, son espoir, sa prière universelle, sa paix intérieure, son amour , ce soir, cette nuit, cette année, cette décennie, ce siècle, ce millénaire, ce …………ce sera toi , mon sauveur. Non ce sera moi. Allez bon réveillon de la saint Sylvestre, Titi n’est pas loin , il a cru voir un gros minet passer par là. N’abusez que de l’ amour sans modération et bon réveil en 2012. Bonjour chez vous !!!

Photographie 2012 Tandem et texte :  Pascale lafraise

Autres photographies: anatomy back – diana Eastman;  Don Quichottte Fernando Vicente  ; autopsy – ? trouvé sur le Net

L’art de la manipulation

« L’ homme est comme un pantin , accroché à l’occiput par ses fascias . » A.T.Still

Andrew Taylor Still (1828-1917), à l’origine de l’ostéopathie, souffrait de migraines. Il se soigna en posant la tête sur une corde à linge tendue, idée inspirée par ses contacts réguliers avec les indiens shawnee qu’il côtoyait avec son père. Une nouvelle approche médicale respectant les lois de la nature et de la vie prit forme entre ses mains . Se promenant souvent avec un sac rempli d’os, son excentricité a laissé la porte ouverte à ses techniques de thérapie manuelle. Il crée la première école d’ostéopathie à Kirksville (Missouri). Un élève anglais John Martin Little John part enseigner son art et sa philosophie de soins en Angleterre. Un autre de ses disciples, William Garner Sutherland établit une corrélation entre les mouvements des os du crâne et un mouvement respiratoire primaire. L’ostéopathie crânienne est née. Les lois  de l’esprit, de la matière et du mouvement s’écrivent en s’appuyant d’abord, encore  et toujours sur l’anatomie. Elle mêle la philosophie, la science et l’art.

Le rôle de la thérapie manuelle est de normaliser les différentes parties du corps, appareil locomoteur, viscéral, crânien et holistique pour permettre à l’organisme de redonner la possibilité d’homéostasie ( capacité et besoin de répondre aux éléments environnant et assurer un équilibre dynamique.) Cette interdépendance des systèmes autour et en l’homme, dans son unité totale , est l’holisme. Ce terme est emprunté à la philosophie grecque. Still  soutient que :

-Les cellules vivantes préfèrent la persuasion à la force;

-La considération à l’obligation

-l’intelligence à l’énergie sans contrôle

-laisser faire ceque les tissus et les os veulent faire.

Les adeptes des corrections douces des lésions traumatiques ou physiologiques remettent en cause certains gestes de manipulation, techniques structurelles directes ou indirectes de mobilisation forcée dans le sens de la limitation du mouvement en exerçant une force avec notion de vitesse, pour gagner une amplitude et passer le cap du blocage. La thérapie manuelle (école Bob Bénichou par exemple) préfère, suivant les principes de Still, poser ses mains et être à l’écoute en ayant les doigts qui pensent, qui sentent puis qui agissent. Les techniques fonctionnelles vont du sens de la lésion vers le sens de l’aisance. Apres avoir accumulé les tensions, on passe la limite physiologique en se rapprochant de la limite anatomique. Des manœuvres en sensoriel permettent de passer le point neutre de la « maladie » pour tendre au plus prés du point neutre de santé.

Le « fluidique » permet de diagnostiquer et de soigner sans l’imposition directe des mains . La distance entre paumes  et téguments à traiter autorise la propagation des informations. S’inspirant et retrouvant les gestes des rebouteux, shamans et autre guérisseur, le soin ou le soulagement se ressent par onde. Photographie, contact téléphonique, mails pourquoi pas, visualisation et perception pour des actes de manipulations extra corporelles. « Pseudo » médecine , charlatanisme, sorcellerie, maraboutage ou fumisterie ? Usurpation de pouvoir extra sensoriel, point de guerre des « ni-ni » ici, lutte intestine entre les mouvances et les diktats des diplômés es médecine, seuls maitre absolu du « savoir » pour pratiquer et rejeter les ni médecins, ni kinés qui osent s’aventurer dans les méandres du geste qui soigne , qui fait du bien. Lecture et appréciation des nombreux articles sur leur conflit , sur leur « jeu » mensonges-vérités. Ne faut-il jamais faire confiance à qui que ce soit ????

De l’art de la manipulation: Venant du latin manipulum « poignée », l’exécution de diverse opérations et gestes en chimie, médecine, pharmacie, ingénierie génétique, remise en place des articulations, les domaines en sont plus vaste.
Le prestidigitateur, pour son habileté manuelle les pratique en « close up ». Le coté sombre intéresse les manœuvres et calculs malhonnêtes. Le dictionnaire Le Robert ,de citer alors les manipulations électorales comme exemple. En un tour de passe passe, déplacer le centre du débat, faire tourner en spirale un hémicycle et rendre extrême le sens de l’équilibre nouveau. réduire le polygône de sustantation pour faire chuter le bon sens : Quand les blancs et les nuls comptent pour du beurre, la manoeuvre n’en a plus, de sens ! Manipuler des chiffres, escamoter des zéros et ceux là avant la virgule comme désinformation du nombre des « indignés » dans les rues de certaines villes du monde . Comme par magie , les millions deviennent quelques milliers  au lendemain, dans la presse ou l’art de faire disparaitre les « maux » de 99% pour soulager la conscience ou l’inconscience du petit 1% de nantis, de la bonne santé du Monde . Décidément, résonne, pour certains, les mots appris  au catéchèse et entendus en contrition, en » mea culpa » catholique  confessé :   » Seigneur , je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri ! ».