Avant de faire maigre un Mardi gras – Recette Scarpégienne: Stuffi perugini – Castagnole di carnevale

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Tradition du Mardi gras , avant le Mercredi de cendres annonçant les 40 jours de carême (durant lequel les chrétiens observent en souvenir de la retraite de Jésus dans le désert)précédant les fêtes Pascale , il était une règle de  » liquider » les éléments qui ne prendraient plus place dans les repas « maigres » sans œufs ni viande.

Ce dernier jour voit fleurir selon les régions et les pays de nombreux mets à base d’œuf . Crèpes et beignets….
• Beugnets (Franche Comté), souvent aux pommes.
• Beugnons ( Le Berry)
• Bottereau (Pays Nantais, Anjou)
• Bougnettes (Pays catalan)
• Bugnes (Lyon), à base de pâte levée
• Chichi frégi (Provence)
• Craquelins (Savoie, Limousin, Bretagne)
• Corvechets (Lorraine)
• Croquignolles (Anjou)
• Crouchepette (Landes)
• Frappes (Corse) sont aromatisées à l’eau-de-vie de myrthe.
• Faverolles ou Frivolles (Champagne)
• Foutimassons (Vendée,Poitou)
• Fritelles (Corse)
• Ganses (Nice)
• Guenilles (Auvergne)
• Mascottes (Côte d’Azur)
• Merveille (Sud Ouest)
• Oreillettes languedociennes craquantes ou à base de pâte levée.
• Pets-de-nonne (Franche Comté)
• Rousettes (Alsace)
• Tourtisseaux (Vendée)
• Etc …..

Pour rendre honneur au travail d’archivage et de diffusion des meilleures recettes familiales , partager à mon tour ce cadeau offert par mon père
Préface du livre document adressé à tous les Scarpégiens , membres de la tribu famille et amis se retrouvant au cours des cousinades annuelles : cuisine des Scarpégiens

Ce sont des plats que les parents, grands parents, oncles et tantes de la famille de mon père aimaient préparer et dont ils nous régalaient.
Nombre de ces recettes sont la copie fidèle de manuscrits que nous ont laissés nos anciens et dans lesquels on retrouve leur touche personnelle et leur savoir-faire ; c’est ce qui en fait toute la valeur.
D’autres, peut-être un peu moins authentiques, sont la reconstitution dans nos mémoires (et parfois avec l’aide d’internet) de la manière et des tours de main qu’ils utilisaient pour préparer les spécialités qu’ils aimaient mitonner.
cuisine savoureuse, souvent d’inspiration italienne, qui n’avait d’autre objectif que de nous régaler.
Donc, à vos fourneaux et découvrez ou redécouvrez cet héritage somptueux que nous ont légué nos parents.
Bon appétit, les Scarpégiens ……..

Les castagnoles ou « stuffi perugini »
Les castagnoles ou « stuffi perugini » sont une spécialité en principe réalisée
pour le Mardi Gras que tantine Marie réussissait à la perfection.

Ingrédients
v 500 grammes de farine
v 6 œufs
v 50 grammes de beurre
v 125 grammes de sucre fin.
v 1 citron râpé
v ½ verre d’eau de vie
v Huile d’arachide
v 500 grammes de miel
Préparation
Mettre la farine, les œufs, le beurre ramolli, le sucre, le zeste du citron râpé et l’eau de
vie dans un saladier. Bien pétrir l’ensemble pour obtenir une pâte homogène.
Dans une poêle remplie aux ¾ d’huile d’arachide, déposer par petites cuillerées à café
la pâte dans l’huile bouillonnant à feu doux.
Les castagnoles ainsi cuites comme des beignets doivent se fissurer à la cuisson et
rester jaunes.
Ne pas aller trop loin dans la cuisson car cela voudrait dire qu’elles ont « pompé »
l’huile. Si elles deviennent brunes, c’est trop tard : la cuisson est allée trop loin et les
castagnoles seront moins présentables.
Les mettre dans un plat et les arroser avec 500 grammes de miel de lavande ou de
châtaigne chaud.
Si elles sont réussies, c’est un vrai délice, hélas un peu bourratif (d’où le nom de
« stuffi »).

Les recettes de famille sont agrémentées de quelques remarques ou anecdotes , comme une image saisie des petits secrets échangés, autour de la table, au coin de l’évier , les mains dans la farine, dans un petit coin de cuisine. Petit plaisir que de vous en divulguer certaines .   »  Magari  far piacere magro ma non  troppo stuffa , é  Martedi grasso!  « 

La « vierge pâle » parturiente, et Joseph dans tout ça, est- ce qu’il croyait au père Noel???

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Athée ou converti , croyant ou non, la fête de Noël reste un événement majeur dans le cœur de ceux qui y voient le symbole fort de la nativité. Loin du tumulte des hyperconsommateurs , ce moment se vit en famille , perpétue les traditions, les rites et le plaisir simple d’ accueillir le signe d’un renouveau , d’une naissance . Avènement , accouchement d’un enfant , d’un prophète , d’un mythe , d’un espoir unissant les femmes et les hommes dans un geste d’amour et de paix . La parturiente Marie ‘la vierge pâle » peinte, sculptée, couchée sur le papier , censurée dans son dernier baiser à son fils mourant, buvant d’entre ses lèvres les secrets , évangiles de ses mots écartés du droit à la connaissance des femmes . Joseph , simple homme détrôné de son rôle de père, apparait cependant dans un texte de Jean Paul Sartre , écrit en 1940, retranscrit ici . La « Vierge pâle » , une autre vision d’un Karl Marx, jeune poète avant son « capital » .

Interdire l’exposition d’une crèche de Noel ( après celle du conseil régional de Vendée, demande faite à la mairie de Béziers dans l’Hérault , symbole ostentatoire religieux au nom du respect des lois sur la laïcité) , mais étaler le luxe, la débauche de nourriture, d’objets de consommation souvent inutiles sous l »œil goguenard d’un gros bonhomme barbu aux habits rouges ( n’est-il pas lui-même symbole ostentatoire d’une religion mercantile?) , je vous laisse seul juge .

Nous sommes en 1940, en Allemagne, dans un camp de prisonniers français.
Des prêtres prisonniers demandent à Jean-Paul Sartre, prisonnier depuis quelques mois avec eux, de rédiger une petite méditation pour la veillée de Noël. Sartre, l’athée, accepte. Et offre à ses condisciples ces quelques lignes magnifiques. Comment douter que la grâce soit venu le visiter à ce moment là, même si le philosophe s’en défend ?
« Vous avez le droit d’exiger qu’on vous montre la Crèche. La voici. Voici la Vierge, voici Joseph et voici l’Enfant Jésus. L’artiste a mis tout son amour dans ce dessin, vous le trouverez peut-être naïf, mais écoutez. Vous n’avez qu’à fermer les yeux pour m’entendre et je vous dirai comment je les vois au-dedans de moi.
La Vierge est pâle et elle regarde l’enfant. Ce qu’il faudrait peindre sur son visage, c’est un émerveillement anxieux, qui n’apparut qu’une seule fois sur une figure humaine, car le Christ est son enfant, la chair de sa chair et le fruit de ses entrailles. Elle l’a porté neuf mois. Elle lui donna le sein et son lait deviendra le sang de Dieu. Elle le serre dans ses bras et elle dit : « mon petit » !
Mais à d’autres moments, elle demeure toute interdite et elle pense : « Dieu est là », et elle se sent prise d’une crainte religieuse pour ce Dieu muet, pour cet enfant, parce que toutes les mères sont ainsi arrêtées par moment, par ce fragment de leur chair qu’est leur enfant, et elles se sentent en exil devant cette vie neuve qu’on a faite avec leur vie et qu’habitent les pensées étrangères.
Mais aucun n’a été plus cruellement et plus rapidement arraché à sa mère, car Il est Dieu et Il dépasse de tous côtés ce qu’elle peut imaginer. Et c’est une rude épreuve pour une mère d’avoir crainte de soi et de sa condition humaine devant son fils. Mais je pense qu’il y a aussi d’autres moments rapides et glissants où elle sent à la fois que le Christ est son fils, son petit à elle et qu’il est Dieu. Elle le regarde et elle pense : « ce Dieu est mon enfant ! Cette chair divine est ma chair, Il est fait de moi, Il a mes yeux et cette forme de bouche, c’est la forme de la mienne. Il me ressemble, Il est Dieu et Il me ressemble ».
Et aucune femme n’a eu de la sorte son Dieu pour elle seule. Un Dieu tout petit qu’on peut prendre dans ses bras et couvrir de baisers, un Dieu tout chaud qui sourit et qui respire, un Dieu qu’on peut toucher et qui vit, et c’est dans ces moments là que je peindrais Marie si j’étais peintre, et j’essayerais de rendre l’air de hardiesse tendre et de timidité avec lequel elle avance le doigt pour toucher la douce petite peau de cet enfant Dieu dont elle sent sur les genoux le poids tiède, et qui lui sourit. Et voilà pour Jésus et pour la Vierge Marie.
Et Joseph. Joseph ? Je ne le peindrais pas. Je ne montrerais qu’une ombre au fond de la grange et aux yeux brillants, car je ne sais que dire de Joseph. Et Joseph ne sait que dire de lui-même. Il adore et il est heureux d’adorer. Il se sent un peu en exil. Je crois qu’il souffre sans se l’avouer. Il souffre parce qu’il voit combien la femme qu’il aime ressemble à Dieu. Combien déjà elle est du côté de Dieu. Car Dieu est venu dans l’intimité de cette famille. Joseph et Marie sont séparés pour toujours par cet incendie de clarté, et toute la vie de Joseph, j’imagine, sera d’apprendre à accepter. Joseph ne sait que dire de lui-même : il adore et il est heureux d’adorer ».
Note de Jean Paul Sartre à ceux qui reniaient , de sa part, ces écrits:
« si j’ai pris mon sujet dans la mythologie du Christianisme, cela ne signifie pas que la direction de ma pensée ait changé, fût-ce un moment pendant la captivité. Il s’agissait simplement, d’accord avec les prêtres prisonniers, de trouver un sujet qui pût réaliser, ce soir de Noël, l’union la plus large des chrétiens et des incroyants ».

 

La vierge pâle

« Ainsi j’ai perdu le ciel,
Je le sais très bien.
Mon âme naguère fidèle à Dieu
A été marquée pour l’enfer. »

Karl Marx

 

A vous toutes et tous, bonne préparation des fêtes de Noël. Qu’elles soient simples et vraies vécues en partage de  sérénité, de paix et d’amour.

Sugar Skull

Dia-De-Los-muertos

L’ escargot catalan des « al chemist »

Malaterra – Extrait de Film en occitan (provençal)

Agroécologie, quand le parlement joue au maitre d’école, logique !

188 La «loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt» a été adoptée au parlement, jeudi 11 Septembre 2014.
Hormis les loups qui ne hurlent pas de joie pour l’autorisation de leur abattage délivrée pour une durée d’un an par les préfets décideurs, les visionnaires et les pionniers français de l’agriculture raisonnée, intégrée et biologique ( biodynamique, cultures associées, utilisation des prédateurs naturels et micro-organismes limitant les pesticides et autres produits des groupes industriels de l’agrochimie) un peu plus de 10 000 sur les 500 000 exploitants agricoles en France voient aboutir leurs efforts en matière d’agro écologie. Pourtant, ils ne sont pas satisfaits de cette loi. Contraintes supplémentaires pour certains, bon sens pour d’autres qui n’attendent pas les lois et décrets des hautes autorités gouvernementales pour tester, expérimenter, mettre en action, en application leur conception d’exercer leur noble profession d’agriculteur, de paysans de la terre , de pourvoyeurs de matière première et essentielle à notre alimentation.
Ces irréductibles anti système imposé par le jeu des subventions, par les accords de l’union européenne, par le diktat des industriels et des maitres du jeu de casino financiers et boursiers ont mis en pratique leurs valeurs, leur credo, leur amour de la terre nourricière.
Respect de l’environnement, c’est avant tout le respect et la préservation des éléments de base : la terre, l’eau, l’air, la diversité biologique. A la rentabilité, ils préfèrent conserver et améliorer la qualité « primaire  » et primordiale du terrain ( la préservation des sols en limitant les risques de pollution ,maitrise des intrants agricoles, moyens appropriés de protection des cultures et des animaux tant pour leur bien-être que leur santé, contrôle des effluents et déchets produits par l’exploitation).

Loin de l’Integrated Farming, Agriculture Intégrée, « sponsorisée » par les industries de l’agrochimie ( Monsanto, BASF, DuPont, Bayer Cropscience etc.. Rivalisant d’ingéniosité à délivrer un message écologique auprès du grand public, dupant la masse en cherchant à se refaire une virginité sur le terrain « porteur » de l’environnement.
Les professionnels de la terre le savent bien. Rappelons que la France est toujours le premier pays consommateur de pesticides d’ Europe . Cette loi «loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt »représente le modèle typique des décisions gouvernementales au double langage. Seule la réduction de l’ emploi de pesticides aux abords de zones d’habitations ou de concentration humaine à risque ( Ecoles, hôpitaux) est soulevée. Le  » produire plus et produire mieux » n’a d’école logique que son rôle pédagogique dans l’enseignement de l’agronomie , la promotion de l’agroécologie et de l’agriculture biologique dans les établissements d’enseignement aux métiers de l’agriculture .

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Les trouvailles en biotechnologie, au service des industries agrochimiques proposent par exemple des distributeurs, diffuseurs de phéromones artificielles d’insectes nuisibles . Les mâles déboussolés, à la recherche vaine des femelles en perdraient toute leur vigueur et leur nocivité. Les agriculteurs bio , lion de la monoculture utilisent un subterfuge plus naturel . Associant différentes espèces végétales sur la même parcelle ou à proximité, ils rétablissent l’équilibre et le cycle naturel par la diversité et la présence d’insectes entomophages ( se nourrissant des insectes ravageurs ). L es rotations des cultures et le travail des sols par des techniques plus en superficie et en douceur comme le sarclage et loin du gros ferraillage mécanisé, le purin d’ortie et la putréfaction naturelle des déchets de paille favorisent la fertilisation azotée croisée, luttent contre les maladies, les ravageurs et les adventices (mauvaises herbes des cultures).

La principale innovation de la loi est la création de groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE), collectifs d’agriculteurs qui pourront bénéficier de majorations dans l’attribution des aides publiques lorsqu’ils mettent en place des projets agroécologiques.
Agroécologie , jolie terminologie d’ experts, de membres de commission d’évaluation et de certification . « C’est simplement du bon sens » répond l’amoureux de sa terre. La lecture du rapport préliminaire de l’Office Parlementaire d ‘Evaluation des choix Scientifiques et technologiques, Rapport Pesticides et Santé présenté par M. Claude Gatignol, Député, et M. Jean-Claude Étienne, Sénateur en 2010 en est une parfaite illustration . Les points de vue, les résultats de certaines études ( demandez-vous qui les a initié et l’intégrité et la liberté d’action des différents protagonistes) montrant la dangerosité des pesticides sont contre balancés par des éléments de doute, de modulation et de modération. Certains modèles d’agriculture, dans d’autres pays y sont abordés comme piste de réflexion. Gageons que celui sur l’agriculture biologique , chez nos voisins italiens en aient inspiré certains.

Extrait: Le nouveau programme de développement rural 2007-2013 lancé en Italie prévoit que chaque région italienne adopte un plan de développement rural (PDR) et en définit les axes sur la base du plan stratégique national (PSN) arrêté par le ministère de l’agriculture.
Diverses mesures de soutien ont été mises en place progressivement pour encourager la conversion des agriculteurs à l’agriculture biologique. La loi régionale LR 28/98 met en place un service d’aide au développement : la vulgarisation des techniques est financée à hauteur de 50 %. La région finance également les certifications.
Les aides accordées à l’agriculture bio sont importantes : 5 millions d’euros en 2005, 10 millions d’euros en 2007. A noter que les fonds dédiés à l’Agriculture Biologique sont également alimentés pour partie, depuis la loi de finances pour 2004, par une taxe de 2 % sur les pesticides commercialisés, destinée à subventionner les recherches en faveur de l’agriculture biologique.

Dans le même temps, les 150 premières vaches sont arrivées à la « Ferme des mille vaches » pouvant accueillir dans un premier temps 500 animaux et quelques centaines de génisses, à Drucat, prés d’Abbeville dans la Somme. Le produire plus et produire mieux pour la filière laitière ne semble pas tenir compte , par ce gigantisme des éléments dangereux pour l’environnement (nuisances olfactives, épandages) et contraire au bien-être des animaux, concentrés et élevés hors sol. Agroécologie, avez -vous dit ? Quand le parlement français joue au maitre d’école, il y a toujours les exceptions qui confirment les règles !

Ma loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt .

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