Bohemian Rhapsody- great Cover from Queen by Lake Street Dive

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Paul Mc Cartney -Fuh You

Zazie – Chanson d’Ami

The police – Synchronicity

Novelists-L’appel du vide

You’ll never walk alone, dear Diva A. et par ce que Franklin!!



Chercher le buzz en annonçant en premier qu’une incroyable voix est partie faire un gig in the sky ??  Respect  comme on dit La Callas , on dira La Franklin, Diva du Soul  au vrai sens  et par ce que…. You »ll never walk alone… How happy they are and what a party where tou are now !!!!!!

Solitude – Tu Solide Amour

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“On parle pour rompre la solitude; on écrit pour la prolonger “ Edmond Jabès

 

C’est avec ma solitude, comme seule compagne que je t’écris . Que l’encre des yeux ou le sang du coeur couvrent de mots d’amour les plages de ton île déserte, silence .Qu’ils soient couchés sur un papier à lettre parfumé et décoré en épistolaire déclaration adressée au singulier, qu’ils soient enlacés par une mélodie et emphatiquement déclamés ou qu’ils soient publiés en livres brochés, en écriture électronique  s’affichant ici en public ou ignorés, ils signent un acte d’amour: défricher les terres intérieures d’un univers, qui inlassablement sort d’une boîte crânienne ou de pandore.

 

La sonorité de ces mots et leur résonance sont l’expression d’une musique intérieure, reflet d’un état d’âme, de l’humeur de l’instant ou pire d’un sentiment qui grandit . harmonique, dithyrambique, simplicité complexe, répétition, hypnotique , elle est partie intégrante  de la symphonie du coeur et ne joue que quelques mesures de la partition de l’âme. Te l’écrire, c’est peut-être m’en détacher, en larguer les amarres, couper le noeud gordien.

Ces mots, je les ai portés en moi, gestation silencieuse.Aujourd’hui je leur donne vie, les lâche et te les livre  pour les laisser s’épanouir et mourir. Peu importe ce qu’il en adviendra, qu’ils imitent ,plagient ou motivent et inspirent. Peu importe qu’on s’y identifie ou reconnaisse ou qu’un érudit  y retrouve des traces d’un “ déjà-vu, déjà-lu,déjà-dit”, il ait des coïncidences, des similitudes, des ressemblances dans nos chemins de traverse.

Grâce à toi, je suis en amour de l’amour, amoureuse ; d’amour heureuse: d’affect tueuse en affectueuse; d’amitié ami t’y es !

J’ai l’honneur, par cette missive de ne pas te demander en union, en fusion. Loin de moi, le désir d’être une moitié et toi le tout ou de ne faire qu’un avec toi par acte de sacrifice ultime  : cannibalisme que d’absorber et de faire disparaître pour soi l’être aimant. Quant à la moitié, ce n’est guère mieux : devenir un demi toi, un écho, une contrefaçon et ne plus être entière et singulière . Si l’amour consiste à trouver chez l’autre le miroir de soi même , à attendre que tu me dises ce que je souhaite entendre rien ne vaut l’or de ton silence ! et plutôt que de demander ta main, je préfère en toute liberté te tendre la mienne .

T’aimer c’est te rendre encore plus libre d’exprimer ou non , d’éprouver , de sentir et de vivre , c’est de relier 2 univers en y donnant de la distance, en respectant les frontières, les expansions et compressions .

Ton univers : Tu ouvres les portes de ta maison et me fais visiter ton espace, ton cocon, ton sanctuaire , tes amis et connaissances, tes passions . Tu me donnes le droit d’en explorer la surface et me sers de guide vers les profondeurs tout en délimitant le jardin secret. T’aimer c’est ne pas faire acte d’ingérence, au contraire y respecter tes frontières, s’enrichir et cultiver les différences. Ni maître, ni prison, pas de lutte, de conquête de territoire, d’annexation ou colonisation.T’aimer c’est nos 2 univers, 2 solitudes, 2 humanités qui s’inclinent  respectueusement l’une vers l’autre pour un rapprochement et continuent leur périple. Elles sont porteuses de nos singularité.Malgré des éphémères failles temporelles lors de ces explorations de trous de vers, elles nous réjouissent et nous donnent ce cadeau ultime qu’est la sérénité infinie de se savoir ensemble partie intégrante du même cosmos.

 

Te livrer mes émotions, mes sentiments, te dire  aujourd’hui je t’aime sans t’enchainer ou t’attacher, sans  te restreindre ou réclamer en retour, c’est accepter ce lien affectif qui ne ligote pas . Je revendique ma seule responsabilité  dans ce droit de t’aimer, d’aimer seule en toute liberté sans besoin d’appartenance ou de possessivité, d’approbation ou de reconnaissance , ne t’en déplaise.

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En toute légitimité , je peux exprimer mes désirs, mes envies, écrire, chanter ce que nourrit l’absence  loin de la notion du manque ou du vide à combler. Ton amour-heureuse , solitaire n’a rien d’un ermite ou d’une nonne et sur sa planète naine , elle caresse de ses mots le papier quand elle déborde de gestes de tendresse à donner . C’est un papier buvard, pas bavard qui absorbe l’expression des désirs refoulés et l’argile ou les toiles , les rimes ou l’effleurement d’un pinceau, le frôlement des cordes de guitare  qui changent en expressions créatives les tensions pulsionnelles.Les sons, les couleurs et les mots du sensuel caressant, excitant se transforment en énergie. Les doigts ne martèlent plus le clavier.Leur pulpe en effleure les touches comme ta peau métaphorique et les mots s’y tatouent. L’absence de toi n’en est point souffrance mais naissance d’un élan , elle n’est pas source d’isolement mais fait briller ma solitude de cette liberté d’ouverture pour l’imprévu et pour le monde.

Contradiction ou paradoxe que ton vibrant silence nourrissant la liberté, tissant un lien qui délie . T’aimer c’est se libérer de la dépendance, c’est aimer l’amour, aimer sans ce besoin aliénant de d’abord vouloir être aimée .

En d’autres temps, pas si lointains, j’aurais été dans l’attente de tes mots cajolants, sécurisants dans l’attente de gestes de tendresse, d’invitation et plus,  comme autant de preuve d’un sentiment en retour. Le silence n’est pas de l’indifférence et parce que je t’aime, je ne suis jamais seule.

Noctambule, funambule, j’erre sur le fil tendu entre 2 mondes et tu es mon balancier . Une nuit de canicule, je suis partie à tâtons me promener dans le noir et le semblant de fraîcheur avant que le soleil ne se lève . Mes pas m’ont mené dans un champs au voisinage. En toute liberté, mes sens  et la conscience en éveil, j’ai perçu un bruissement d’insectes, les senteurs des herbes séchées et la chaleur diurne accumulée par les pierres, une brise légère me faisant parcourir la peau de frissons agréables. Toutes ces sensations me faisaient voyager vers toi. J’y ressentais ta présence , mon cœur empli de pensées pour toi. . Je ne suis pas seule dans cette solitude et riche de l’amour que j’ai pour toi . J’en apprécie chaque petit moment, petit bonheur, l’imprévisible, la joie, le ravissement et l’étonnement. C’est être dans l’échange même à distance à défaut du partage.

T’aimer c’est respecter ta liberté, ton indépendance, ton autonomie, ton auto-suffisance. C’est ne pas s’immiscer dans ton environnement , ton cercle d’amis ou de s’imposer comme spectatrice de tes faits et gestes , c’est au contraire apprécier et se réjouir  de tes nouvelles rencontres, centres d’intérêt et passion. T’aimer, c’est exprimer de l’admiration pour ta curiosité en toute chose, tes talents et tes compétences .C’est écouter sans être dans le jugement mais donner un avis , le sien propre et unique sans flatter, ni flagornerie, sans duperie , sans jalouser ou envier.C’est te souhaiter une multitude  de moments de joie, de découverte, de surprise, d’étonnement loin de la routine et du banal . C’est être heureuse de ta félicité, de tes amours, de ta verticalité , d’un envol vers une quête d’absolu. T’aimer c’est aussi rester entière et singulière, ne pas chercher à te ressembler ou à changer pour te plaire , éviter le mimétisme et te laisser libre de poursuivre l’exploration planétaire ou de changer de période orbitale.

Dans la solitude , on peut lire  solide tu. Le  » tu » est aussi la quête du “soi”, la rencontre avec ses fragilités et faiblesses, sa part d’ombre, ses blessures /On y puise alors ses forces, son amour, son énergie, sa solidité. C’est ce sentiment riche et si particulier du sodade

Solide et libre alors de te dire, de t’écrire. Finis les interdits, le contrôle source de frustration de ne pas être soi dans son intégralité, finis de s’effacer, de s’oublier.

De l’aspect extérieur de ces phrases, tu en percevras la gnose . Dans le respect de ton cocon, sanctuaire de tes secrets, de ton être intérieur, aimer la métamorphose encore inachevée.Tenir sous silence tes doutes ou taire tes sentiments . Retranscrire  au travers d’un vocabulaire de couleurs sonores dont toi seul connais le code et l’offrir en écoute ; libre à toi d’en expliquer le fondement ou de garder le silence. Chacun y trouvera sa propre traduction. Solitude chérie dans l’acte de création.

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T’aimer, c’est ne rien demander de plus que ce que tu offres. C’est ne pas oublier d’être seulement dans le présent , la rencontre fortuite , tu es tel que tu étais avant cet événement et c’est ce tout  avec tes différences, ton altérité qui m’a fait m’arrêter , m’étonner, me ravir et t’aimer. T’aimer en toute liberté , c’est aussi accueillir chaque opportunité et faire un don anonyme d’amour universel dans ce lien sans entrave et sans  engagement qu’est l’ amitié. C’est, dans ce cheminement solitaire volontaire d’être ouvert à tous en ce monde, c’est fraterniser et se sentir relié.

Solitude, on te nomme folie, asociale, non conforme lorsque tu quittes la boite d’un collectif à la pensée unique, lorsque tu n’ adhères ou ne colles à aucune des étiquettes d’un type de société, de religion, de philosophie, de culture, de mode de pensée. Solitude, tu es nécessaire pour  apprendre à se connaître, à découvrir toutes les facettes qui fait être unique et singulier en étant unifié et être partie d’un tout. , tout le contraire du manque, de l’isolement et de l’abandon . Solitude , tu m’as appris la valeur du silence, de la distance, de l’absence et toi , amour, tu m’apprends la patience, la bienveillance, la compassion, la constance et les frontières de la liberté.