janvier 16, 2017
Catégories : Musique, Uncategorized . Étiquettes : Grèce . Auteur : pascalelafraise . Comments: Laisser un commentaire


Grand frimas de l’hiver , en ce 1er Janvier , fractals de fleurs de givre sur un tout se déposent comme autant de bonnes résolutions et de vœux sur les carreaux du calendrier . Ah cueillir la nouvelle année , avenir incertain, des vœux pieux ou païens, du » je te veux … du bien, à toi et aux tiens ..Et à la tienne, comme on dit Santé, portez vous bien! »
Santé avec ou sans thé les sans toit, sans foi ni loi , ceux qui ne manquent pas d’air et d’autres qui suffoquent: réchauffement climatique, finis les sacs plastiques. Sans T, sans R et sans O sécheresse, terre aride, ah sans ride la peau lisse. Jeunesse de vos quelques Printemps sous Eté , éternelle jouvence souhaitée pour tous ces centenaires à venir
Quant à prospère ite missa est La messe est dite et celle du temps présent de Pierre Henry et Michel Colombiers fête , en 2017, ses 60 ans , métamorphosée cette messe et remixé il y a 20 ans par St Germain ( Ludovic Navarre)
Pour vous souhaiter, en cette nouvelle année , bonheur, amour et longue vie quoi de plus symbolique que des roses de Jéricho et à défaut de rose rouge un Jéricho jerkant sur ce mur dans sa version revisitée .

La rose-thé
La plus délicate des roses
Est, à coup sûr, la rose-thé.
Son bouton aux feuilles mi-closes
De carmin à peine est teinté.
On dirait une rose blanche
Qu’aurait fait rougir de pudeur,
En la lutinant sur la branche,
Un papillon trop plein d’ardeur.
Son tissu rose et diaphane
De la chair a le velouté ;
Auprès, tout incarnat se fane
Ou prend de la vulgarité.
Comme un teint aristocratique
Noircit les fronts bruns de soleil,
De ses soeurs elle rend rustique
Le coloris chaud et vermeil.
Mais, si votre main qui s’en joue,
A quelque bal, pour son parfum,
La rapproche de votre joue,
Son frais éclat devient commun.
Il n’est pas de rose assez tendre
Sur la palette du printemps,
Madame, pour oser prétendre
Lutter contre vos dix-sept ans.
La peau vaut mieux que le pétale,
Et le sang pur d’un noble coeur
Qui sur la jeunesse s’étale,
De tous les roses est vainqueur
Théophile Gautier Émaux et Camées (1852)